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Éléments biographiques de quelques personnages évoqués

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Ibrâhîm Haqqî : éminent savant turc et ascète soufi qui a vécu au douzième siècle de l’hégire. Il a passé ses dernières années à Tîllû, au sud-est de la Turquie. Le plus célèbre de ses écrits est le « Marifatnameh ».

Ibn Hajar al-Haythamî (1503-1566) : Ahmad Ibn Muhammad Ibn ‘Alî Sheikh al-Islâm Abû al-‘Abbâs était un jurisconsulte et un chercheur Egyptien, auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels « Al-fatâwâ al-haythamiyya », « Sharh al-arba ‘în an-nawawiyya », « Tuhfa al-muhtâj », « Sharh al-minhâj fî fiqh ash-shâfi‘iyya » et « Sharh mishkât al-masâbîh littibrîzî ».

Al-Imâm ar- Rabbânî: Ahmad Ibn ‘Abd al-Ahad as-Sirhindî al-Farûqî (1564-1624). Il fut surnommé à juste titre le « Rénovateur du deuxième millénaire ». Il se distingua dans les sciences de son époque. Il s’illustra en outre par son esprit éduqué, son âme policée, sa sincère consécration à Dieu, sa présence de cœur et son refus des postes officiels qui lui furent proposés. Il combattit la sédition du « Très-grand Roi» qui menaçait d’anéantir l’islam. Le Seigneur lui permit par Son concours providentiel de sortir les Mongoles de leur impiété et de leur paganisme pour embrasser l’islam, grâce à l’ordre fondé sur l’allégeance, la fraternité et la guidance qu’il répandit parmi les gens. Il libéra la source du soufisme de ses impuretés. Il entama de prêcher en Inde et un de ses fruits apparut à travers le roi vertueux Urnak Zîb à l’époque duquel les musulmans connurent la victoire sur les impies. La voie naqshabandiyya qu’il servait se répandit aux quatre coins du monde islamique par l’intermédiaire de l’illustre Sheikh Ash-Shahrazûrî, connu sous le nom de Mawlânâ Khâlid (1778-1827). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont le plus célèbre s’intitule « Al-Maktûbât », traduit en arabe par Muhammad Murâd en deux tomes

Tawfîq ash-Shâmî (1887-1965) : Il fut un des premiers « Étudiants de la lumière » et un des rédacteurs des « Épîtres de lumières ». Il était surnommé Al-Hâfiz (qui mémorise), parce qu’il connaissait le Coran par cœur, et ash-Shâmî, parce qu’il avait séjourné longtemps dans le Shâm avec son père qui y était officier. Il était connu pour sa vertu, sa science et sa piété. Il resta en compagnie du professeur an-Nûrsî à Barlâ et en prison.

Al-Jibâ’î (916-849) : Abû ‘Alî Muhammad Ibn ‘Abd al-Wahhâb Ibn Salâm al-Jibâ’î était un des grands savants de la doctrine mutazilite et un des grands théologiens de son temps. La faction dite Jabâ’iyya lui doit son nom. Il exprimait des avis et tenait des positions marginales au sein de cette doctrine. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont la plupart sont perdus. Parmi ces ouvrages comptent un long commentaire coranique, un traité de théologie, des épitres en réponse à an-Nazzâm et ar-Râwandî.

Hâfiz ash-Shîrâzî (1320-1389) : Il est le plus célèbre poète de langue persane.

Al-Hâfiz Khâlid : Khâlid ‘Umar Lutfî Efendi est un des premiers « Étudiants de la lumière » et un des rédacteurs des « Épîtres de lumière ». Il est né en 1891, à Barlâ et il est mort en 1946 à Istanbul. Il travailla d’abord comme enseignant puis il abandonna cette activité pour assumer la fonction d’imam dans une mosquée de Bârlâ. Le professeur an-Nûrsî lui adressa une épître pour lui transmettre ses condoléances pour son fils Anwâr mort en 1930 à un âge proche de huit ans, suite à une grippe aviaire. Il s’agit de l’ « Écrit » 17.

Al-Hâfiz ‘Uthmân al-Khattât : ‘Uthmân Ibn ‘Alî Qâyshzâda était un des plus illustres calligraphes arabes. Il naquit en 1642 à Constantine. Le Très-Haut lui accorda par sa providence de calligraphier un exemplaire du Saint Coran qui devint célèbre dans le monde islamique sous le nom de « Mushaf al-Hâfiz ‘Uthmân » et qui fut copié des centaines de fois. Il mourut en 1698.

Husayn al-Jisr (1845-1909) : Savant et lettré de la maison des sciences de Tripoli du Shâm. Il est l’auteur de nombreux écrits. Il intégra al-Azhar de 1861 à 1867. Puis il retourna à Tripoli où il fut l’homme important de son époque en termes de science et d’influence. Parmi ses ouvrages : « Ar-risâla al-hmîdiyya fî haqîqa ad-diyâna al-islâmiyya » ; et « Al-husûn al-hamidiyya fî al-‘aqâ’id al-islâmiyya ».

Khulûsî Yahyakîl : Il fut un des premiers étudiants du professeur an-Nûrsî à Barla. Il était à cette époque officier, au grade de lieutenant. Il envoyait ses questions et ses interrogations sur la religion par courrier au professeur. Les réponses à ces questions furent rassemblées sous la direction du professeur lui-même et elles furent intitulées « Les Écrits ». Ce qui correspond au présent ouvrage. Il est mort en 1986 à l’âge de 91 ans.

Rahmat Allâh al-Hindî (1818-1891) : Il est l’auteur du livre Izhâr al-Haqq qui est considéré comme une des études critiques de la Thora et de l’Évangile les plus rigoureuses. S’il écrivit ce livre, c’est parce que durant l’occupation anglaise des Indes, les prédicateurs chrétiens attaquaient vigoureusement l’islam. De nombreux savants se dressèrent contre eux. Le 10 mars 1854, le premier débat officiel fut organisé entre le chef des évangélistes et lui-même. Les discussions où participèrent les hommes éminents de l’Inde furent consignées. Le résultat fut que l’évangéliste se retira après avoir été confondu par des arguments indiscutables, si bien que la discussion ne fut même pas achevée. Rahmat Allâh émigra à la Mekke après la révolution indienne contre les Anglais en 1857. Il fut contacté par le Sultan ‘Abd al-‘Azîz Khân, ainsi que par le Sultan ‘Abd al-Hamîd II. Il écrivit l’ouvrage « Izhâr al-haqq » à Istanbul. Celui-ci fut traduit ensuite en de nombreuses langues. Il est aussi le fondateur de l’école as-Sawlatiyya de la Mekke, laquelle demeure en activité à ce jour.

Jalâl ad-Dîn ar-Rûmî (1273-1207) : Il était un savant en jurisprudence hanafite en controverses et en d’autres sciences. Il était aussi un grand soufi, fondateur de la confrérie Mawlawiyya et auteur du très célèbre « Mathnawî », ouvrage de 26000 vers en langue persane.

Il naquit à Balkh, en Perse, et s’installa à Konya en 1226. Il se distingua par sa connaissance de la jurisprudence et des sciences islamiques et il enseigna dans quatre écoles après la mort de son père en 1230. Parmi ses ouvrages : « Dîwân Kabîr » ; « Fîhi mâ fîhi » et « Maktûbât ».

Az-Zamakhsharî : Abû al-Qâsim Mahmûd Ibn ‘Umar Ibn Muhammad az-Zamakhsharî Jâr Allâh est né à Zamakhshar en 1074. Il est mort après son retour de la Mekke en 1143. Il était le plus grand savant en langue arabe et en exégèse de son temps. Parmi ses ouvrages : « Al-kashshâf ‘an haqâ’iq at-tanzîl », « Al-fâ’iq fî gharîb al-hadîth », « Al-mufassal », en grammaire, « Asâs al-balâgha », etc.

Sa‘d at-Tiftâzânî : Mas‘ûd Ibn ‘Umar Ibn ‘Abd Allâh est né à Tiftâzân dans la région du Khorâsân en 1312 ou 1326. et il est mort en 1390. Il était un savant en langue arabe, en logique et en jurisprudence. Il œuvra à revivifier les sciences islamiques à une époque où elles étaient agonisantes en raison des invasions mongoles. Il rédigea un grand nombre de livres fondamentaux. Il est même considéré comme l’intermédiaire entre les savants anciens et les savants nouveaux. Parmi ses livres : « Tahdhîb al-mantiq » ; « Sharh al-maqâsid » ; « Sharh al-‘aqâ’id an-nasfiyya » ; et « Al-mutawwal ».

Sa‘dî ash-Shîrâzî : Mushrif ad-Dîn Ibn Muslih ad-dîn était un grand poète soufi, de poésie extrêmement délicate. Il naquit en 1184, vraisemblablement à Shîrâz. Il se rendit à Baghdâd pour compléter ses études en sciences religieuses à l’école an-Nazzâmiyya. Il faisait partie des disciples du Sheikh ‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî. Il passa trente ans à voyager et à composer de la poésie. Son ouvrage intitulé « gulistan » est très connu. Il trouva la mort à Shîrâz entre 1283 et 1291.

Sulaymân Jalabî : Il est le premier à avoir composé un poème sur le thème de la naissance du prophète en turc. Il intégra ce poème admirable à l’ouvrage intitulé « Wasîla an-najât ». C’était un homme de sainteté et de vertu. Il est mort en 780.

Sulaymân Karwânjî : Il était surnommé le Très Sincère, en raison de sa franchise, de sa loyauté et de sa sincérité. Il fit partie des serviteurs de la foi de la première heure à Barla. Il est mort en 1965.

Sulaymân (al-Mubârak) : Il fait partie des premiers élèves du Professeur an-Nûrsî à Barla, et des copistes des « Épitres de lumière ». Il demanda au professeur, lorsqu’ils trouvèrent le pain (mentionné dans l’Écrit 16) : nous est-il permis de manger ce pain ? Et le professeur déclara : « Cette question qu’il pose lui est d’un plus grand bénéfice que les dix ans qu’il a passé à copier. » Il est mort en 1963.

Sharaf ad-Dîn al-Bûsîrî (1212-1296) : Muhammad Ibn Sa‘îd Ibn Ibn Hammâd Ibn ‘Abd Allâh as-Sanhâjî al-Busîrî sharaf ad-Dîn Abû ‘Abd Allâh était un poète subtil et raffiné. Il venait de Bûsîr en Égypte d’où était originaire sa mère. Mais l’origine de son père était de la tribu des Babû Habnûn de Qar‘a Hammâd au Maroc actuel. Il est mort à Alexandrie et nous a légué un recueil de poésie.

‘Abd ar-Rahmân : Il était le neveu du Professeur an-Nûrsî, ‘Abd Allâh. Il est né en 1903 à Nûrs et il est mort en 1928 près d’Ankara. Il a écrit une biographie du professeur an-Nûrsî retraçant sa vie depuis son enfance jusqu’en 1918. L’ouvrage a été imprimé à Istanbul.

‘Abd al-Karîm al-Jîlî : ‘Abd al-Karîm Ibn Ibrâhîm Ibn ‘Abd al-Karîm al-Jîlî était apparenté au Sheikh ‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî. Il naquit en 1366 et mourut en 1428. Il était un savant en jurisprudence et un soufi. On lui doit de nombreux ouvrages dont le plus connu est « Al-insân al-Kâmil fî ma ‘rifa al-awâkhir wa-l-awâ’il ».

‘Abd Allâh Jâwish : Il est le premier à avoir servi de postier aux « Épîtres de lumière » : Il prenait les brouillons du professeur an-Nûrsî et voyageait toute la nuit dans les montagnes sur une longue distance pour les apporter à al-Hâfiz ‘Alî qui se chargeait de les recopier dans leur forme finale. Puis il faisait parvenir les copies au professeur an-Nûrsî de la même façon. Il mourut en 1960 à l’âge de 65 ans.

‘Abd al-Majîd an-Nûrsî : Il était le plus petit des frères du professeur an-Nûrsî. Il traduisit un grand nombre de ses petites épîtres en arabe. Il traduisit également les ouvrages « Ishârât al-i‘jâz » et « Al-mathnawî » en turc. Il enseigna les sciences islamiques puis devint Mufti. Il mourut en 1967 à quatre-vingt-trois ans. Que Dieu lui accorde une large miséricorde.

Fakhr ad-Dîn ar-Râzî (1150-1210): Muhammad Ibn ‘Umar Ibn al-Hasan Ibn al-Husayn at-Taymî al-Bakrî est l’imam est exégète célèbre.

Il était le plus savant de son époque dans les sciences transmises et les sciences rationnelles. Descendant de la tribu de Quraysh, il était originaire du Tabaristân. Il naquit à Rayy et mourut à Hurât en 1210. Parmi ses ouvrages : « Mafâtih al-Ghayb », dans le domaine de l’exégèse du Saint Coran ; et « Lawâmi‘ al-bayân fî sharh asmâ’ Allâh ta‘âlâ was-sifât ».

Finzîlûs (1864-1936) : politicien grec parmi les hommes de pouvoir connu. Il a joué un rôle important dans la révolution de crête (1896-1897) contre l’état ottoman. Il a organisé un certain nombre d’insurrections armées contre le gouvernement royal en 1910, mais elles furent réprimées. Il s’est alors réfugié en France où il est mort l’année suivante.

‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî : Ibn Abî Sâlih Abû Muhammad al-Jîlânî naquit à Jîlân en 1084. Il entra à Bagdad où il étudia le hadith et la jurisprudence sous la direction d’Abû Sa‘îd al-markhamî al-Hanbalî. Il fut un des pôles connus chez les sunnites, ainsi qu’un immense restaurateur de la religion entre les mains duquel un grand nombre de musulmans trouvèrent la voie juste et un grand nombre de juifs et chrétiens embrassèrent l’islam. Parmi ses ouvrages : « Kitâb al-Ghunya » ; « Futuh al-Ghayb » ; et « Al-fath ar-rabbânî ». Il mourut à Bagdad en 1166.

David Lloyd George (1863-1945) : Il était un politicien britannique, président du parti libéral, né d’une famille pauvre. Il fit connaitre très jeune son aversion pour le colonialisme. Il se fit remarquer par sa qualité d’orateur. Il occupa de nombreux postes ministériels jusqu’à celui de premier ministre de 1916 à 1922. Et il continua à faire partie des membres du conseil populaire jusqu’à peu de temps avant sa mort.

Muhyî ad-Dîn Ibn ‘Arabî (1165-1240) : Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Muhammad Ibn ‘Arabî Abû Bark al-Hâtimî at-Tâ’î al-Andalûsî, surnommé le plus grand des Maîtres, était un philosophe comptant parmi les grands savants s’étant exprimés sur toutes les sciences. Il naquit à Murcie, en Andalousie, puis s’installa à Séville. Il visita le Shâm, les terres byzantines, l’Irak et le Hijâz. Les Égyptiens lui reprochèrent certains propos inconvenants, au point que certains voulurent le faire exécuter. Il fut emprisonné, mais ‘Alî Ibn Fath al-Bijâ’î parvint à le faire libérer et à le sauver. Il s’installa ensuite à Damas où il trouva finalement la mort. Il est l’auteur d’environ quatre cents ouvrages et épîtres, parmi lesquels « Al-futuhât al-makkiyya », dans le domaine du soufisme et des sciences de l’âme, et « Fusûs al-hikam ».

Mustafâ Jâwûsh : Son vrai nom est Khulûsî Mustafâ. Il est né en 1882. Il demeura au service du professeur an-Nûrsî à Barla. Il fut rappelé à la miséricorde divine en 1939, à l’âge de 57 ans.

Naqshaband (Shâh) : Muhammad Bahâ’ ad-Dîn était le fondateur de la confrérie Naqshabandiyya. Il naquit dans le village de Qasr al-‘Arifîn près de Bukhâra. Il étudia à Samarkand et se maria à l’âge de 18 ans. Il se lia à plusieurs Sheikhs puis retourna finalement à Bukhârâ, qu’il ne quitta pas jusqu’à sa mort. C’est là qu’il fonda et diffusa sa confrérie. Il mourut en 1389, à l’âge de 73 ans.

Niyâzî al-Masrî (1618-1694) : Poète soufi turc, qui étudia à al-Azhar et fut surnommé l’Égyptien (al-Masrî). On lui doit un recueil de poésie et plusieurs ouvrages parmi lesquels : « Risâla al-Husnayayn » ; « Mawâ’id al-‘irfân » ; « ‘Awâ’id al-ihsân » ; et « Hidaya al-ikhwân ». Il fut chargé de l’éducation religieuse dans les écoles scientifiques d’Istanbul.

Al-Hamadhânî : Badî‘ az-Zamân Abû al-Fadl Ahmad Ibn al-Husayn naquit à Hamadhân en 969, au sein d’une famille arabe savante, distinguée et de haut rang. Il fut un des précurseurs du thème littéraire des Maqâmât et un poète émérite. Il nous a légué les ouvrages suivants : Ar-rasâ’il ; Al-maqâmât ; et Ad-Dîwân. Il marqua la littérature arabe d’une forte empreinte et fut l’un des représentants les plus illustres de celle-ci.

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924) : Président des États-Unis. Il étudia le droit et exerça le métier d’avocat. Il fut le directeur de l’université de Brinston de 1902 à 1910. Il lutta avec acharnement contre toutes les formes de colonialisme. Il publia de nombreux livres sur les systèmes politiques, dont le plus important est « A History of the American People» en 5 tomes (1902).