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Écrit 19
Cette épître met en évidence plus de trois cents miracles du plus noble des messagers d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) qui confirme l'authenticité de sa prophétie et de son statut de messager de Dieu. Cette lettre est aussi en elle même un prodige et une grâce d'Allah, elle est extraordinaire sur au moins trois aspects.
Premièrement : Sa composition est un événement prodigieux sans aucun doute, du fait que cette lettre qui cite de nombreuses traditions prophétiques « hadîths » sur plus de cent pages, a été écrite uniquement de mémoire, sans avoir sous la main un ouvrage de référence. En effet, elle a été écrite sur le sommet des montagnes, au fond des vallées et des jardins, en quatre jours à raison de trois heures par jour, ce qui nous fait douze heures !
Deuxièmement : les copistes ne se lassent pas de la recopier. Malgré sa longueur, cette épître est très agréable à lire. Même les plus paresseux des copistes, se sont mis au travail et en seulement une année, soixante dix copies ont été produites et ce, dans des conditions très difficiles. Enfin, tous ceux qui connaissent nos conditions de travail, s'accordent à dire que cette lettre est un véritable prodige.
Troisièmement : L'expression « le plus noble des messagers » (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'est utilisée qu'une fois dans la lettre. Dans l'une des copies, au sein de la cinquième partie de la lettre, cette expression se retrouve réunie avec l'expression « noble Coran » sans que le copiste ne se rende compte de cette coïncidence. Coïncidence qui s'est reproduite dans les huit autres copies alors que les copistes ne se connaissaient pas et qu'il n'y avait aucun contact entre eux avant de découvrir cette coïncidence. Toute personne honnête ne dira pas que cela n'est que pur hasard, mais, au contraire, reconnaîtra que cela relève du monde invisible « ghayb » et que cette épître a un caractère miraculeux propre à la prophétie d’Ahmed, que les meilleures prière et salutations soient sur lui.
Aussi, cette lettre a été composée sur des bases très solides. En effet, les traditions prophétiques « hadîths » citées sont toutes classées authentiques « Sahih » et sont acceptées par les théologiens spécialistes du hadîth. De plus, les versions de ces hadîths qui sont mentionnées dans la lettre, sont celles qui sont les plus communément admises.
Si nous avions voulu mettre en évidence tout les bienfaits spirituels de cette épître, il nous aurait fallu écrire une autre épître. C'est en ce sens, que nous conseillons, à toute personne qui désire profiter des bienfaits spirituels de cette lettre, de la lire ne serait-ce qu'une fois.
Saîd NÛRSI
AVERTISSEMENT AU LECTEUR
J’ai cité de nombreux hadîths dans cette épitre, sans avoir à disposition les recueils de hadîths. Si j’ai modifié les mots de certains hadîths cités dans cette lettre, leur sens n’a pas été altéré conformément au principe suivant : Il est licite de rapporter un hadîth, en employant ses propres mots pour exprimer sa signification. Donc, pour toutes les citations qui se trouvent dans cette épître, le lecteur devra s’attacher à la signification, et non aux termes de ces citations.
Saîd NÛRSI
LES MIRACLES AHMADIENS
Que les meilleures prières et salutations soient sur lui.
بِاسْمِهِ سُبْحَانَهُ · وَاِنْ مِنْ شَىْءٍ اِلاَّ يُسَبِّحُ بِحَمْدِهِ
·
هُوَ الَّذِۤى اَرْسَلَ رَسُولَهُ باِلْهُدٰى وَدِينِ الْحَقِّ لِيُظْهِرَهُ عَلَى الدِّينِ كُلِّهِ وَكَفٰى باِللهِ شَهِيدًا · مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللهِ
En Son nom, Gloire à Lui
« Il n’y a aucune chose qui ne chante Sa louange »
« Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ! »
« C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidance et la religion de vérité [l'Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin. Muhammad est le Messager d'Allah …». ( 48 ; 28 – 29 )
[Pour compléter ce que nous avons dit dans les dix neuvième et trente et unième écrits, concernant l’épître Ahmadienne et sa par des arguments tranchants, nous allons mettre en évidence dix neuf preuves éloquentes.]
PREMIERE PREUVE ELOQUENTE
Nul doute, que le Roi et Seigneur de l’univers crée selon une science et gère Ses affaires selon une sagesse, avec une vision globale et absolue, et Il mène chaque chose à son terme avec science et clairvoyance, de manière à révéler les sagesses, les finalités et les intérêts qui sont derrière toute chose.
Si on sait que le Créateur est infiniment Savant et qu’Il parle, on peut comprendre que Sa parole va s’adresser forcément à celui qui a l’intelligence, la perception et les sensations pour comprendre et appréhender cette parole, c’est à dire le genre humain qui est doté de ces attributs. Aussi, si le Créateur parle avec le genre humain, Il s’adresse à ceux qui sont dignes de Son discours, les êtres humains accomplis et réalisés, qui sont dotés des prédispositions requises et des nobles caractères, et qui sont dignes d’être des modèles et Ses guides pour l’humanité.
On peut, sans aucun doute, dire que le Créateur va parler à Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue). En effet, ses sympathisants et ses détracteurs ont témoigné de ses qualités très élevées et de ses excellentes prédispositions, un cinquième de l’humanité l’a pris comme modèle, la moitié de la Terre s’est rangée sous son étendard, il a éclairé de sa lumière avec laquelle il a été envoyé les treize siècles suivant le sien, les gens de foi et de lumière ne cessent de prier sur lui en évoquant pour lui la miséricorde, le bonheur, les éloges et l’amour, ils renouvellent leur allégeance avec lui cinq fois par jour. Et il en fut ainsi, le Créateur a parlé avec lui, Il en a fait Son messager et Il a fait de lui un modèle et un guide pour l’humanité entière.
DEUXIEME PREUVE ELOQUENTE
Le noble Messager, qu’Allah prie sur lui et le salue, a proclamé au grand jour sa mission et sa prophétie, avec une preuve éclatante : Le noble Coran. Il a manifesté environ mille miracles merveilleux, comme cela a été établi et confirmé par les théologiens. Ainsi, tous ces miracles ont été établis de manière formelle, comme des miracles de Prophète. Et le fait que les plus irréductibles des incroyants ont attribué l’accomplissement de ces miracles à la sorcellerie, comme le mentionne le Saint Coran à plusieurs reprises, montre qu’ils n’ont pas nié la réalisation de ces miracles car ils n’étaient pas en mesure de le faire. En attribuant ces miracles à la sorcellerie, ils se sont fourvoyés et ont fourvoyé leurs acolytes.
En effet, les miracles Ahmadiens sont des preuves décisives, extrêmement fortes, qu’il n’est pas possible de récuser. Et le miracle en lui-même est une confirmation par le Seigneur de l’univers de l’authenticité de Son Messager. C’est comme si Allah disait : « Mon serviteur dit la vérité, obéissez-lui ».
Exemple pour illustrer cet argument : Si tu faisais partie de l’entourage du Sultan ou de sa cour, et que tu dises à tes proches : « Le Sultan m’a désigné à telle fonction » et que ceux-ci te demandent les preuves de ce que tu prétends et que le Sultan lui-même dise : « Oui, c’est vrai, je l’ai désigné à telle fonction », cela ne serait il pas une attestation de la véracité de ta fonction ? Et que dire si le Sultan pour toi, déroge à ses habitudes et modifie ses lois ? Cela ne serait-il pas une authentification plus forte que tes affirmations et tes paroles ? Bien-sûr que oui !
De la même manière, lorsque le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue), dit : « Je suis l’Envoyé du Seigneur des mondes, et ma preuve est qu’Allah, qu’Il soit glorifié, change ses lois universelles, lorsque je Lui demande et m’oriente vers Lui. Voyez comment jaillit de l’eau de mes doigts, comme si c’était cinq sources. Voyez comment la lune se fend en deux parties lorsque je pointe mes doigts vers elle. Voyez comment cet arbre vient à moi pour confirmer mon statut de Prophète et témoigner pour moi. Voyez comment cette petite quantité de nourriture a rassasié deux cents ou trois cents hommes ! » C’est ainsi, que le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, a réalisé des centaines de prodiges de ce genre.
Et sache que les signes de la véracité du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et les preuves de sa prophétie, ne se limitent pas à ses miracles. En effet, pour ceux qui ont fait des études approfondies sur le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), ses faits et gestes, ses états d’âme, ses paroles, son évolution, ses vertus, sa biographie et sa physionomie, tout cela, confirment sa sincérité et son authenticité. Ainsi, beaucoup de théologiens israélites ont cru en lui, seulement en le voyant. On peut citer par exemple, Abdallah Ibn Salam qui a dit : « Lorsque j’ai contemplé son visage, j’ai su que ce visage n’était pas le visage d’un menteur. »
Les théologiens spécialisés ont mentionné environ un millier de signes de la prophétie et de miracles. En fait, il y en eu beaucoup plus que cela, on les estime à cent mille. De plus, des centaines de milliers de personnes appartenant à des écoles de pensée différentes, ont cru dans la prophétie de Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue). Le Coran, à lui tout seul, révèle mille miracles de la prophétie de Mohammed, qu’Allah prie sur lui et le salue, sans parler des quarante aspects du miracle coranique.
Aussi, la prophétie est un phénomène qui est établi et vérifié dans le genre humain. En effet, une centaine de milliers d’hommes s’est proclamée Prophète de Dieu et ont réalisé des miracles extraordinaires pour confirmer leur prophétie. On peut donc dire, avec certitude, que la prophétie de Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue), est la plus flagrante et la plus éclatante. En effet, toutes les caractéristiques de la méthodologie propre à l’ensemble des Prophètes comme Moïse et Jésus (que la paix soit sur eux) par exemple dans leurs relations avec leurs nations, avec tout ce que cela comporte comme signes, faveurs et miracles, sont représentées et manifestées par excellence chez Mohammed, (qu’Allah prie sur lui et le salue). De ce fait, le statut de Prophète de Dieu de Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue), est plus évident et éclatant que celui de l’ensemble des Prophètes.
TROISIEME PREUVE ELOQUENTE
Les miracles du Messager, (qu’Allah prie sur lui et le salue), sont très nombreux et très diversifiés. En effet, son message est global et universel, il s’adresse à l’ensemble des créatures. C’est pour cette raison, que ses miracles ont été relatifs à toutes les catégories de créatures. Pour éclaircir ce point, nous allons donner un exemple :
Si un prestigieux ambassadeur est envoyé par un grand Sultan, pour visiter une ville habitée par divers peuples, et que cet ambassadeur apporte des cadeaux précieux diversifiés, chaque communauté va déléguer des représentants pour accueillir, en son nom, cet ambassadeur et lui souhaiter la bienvenue dans sa langue.
De la même manière, le monde a été honoré par l’ambassadeur suprême, (qu’Allah prie sur lui et le salue), du Souverain Eternel. Ses pas ont illuminé le monde, il a été envoyé par le Seigneur de l’univers à l’ensemble des gens de la Terre. Il a apporté avec lui des « cadeaux », des réalités spirituelles lumineuses en relation avec les réalités de toutes les catégories d’existants. Chaque catégorie d’existants a délégué un représentant pour lui souhaiter la bienvenue et le féliciter dans son propre langage, et participer à la réalisation d’un miracle, accueillant ainsi chaleureusement la prophétie, à commencer par les pierres, l’eau, les arbres, les êtres humains en passant par la lune, le soleil et les étoiles. C’est comme s’ils disaient : « Bienvenue à toi, Ô, Envoyé d’Allah ».
Il serait trop long de passer en revue tous les miracles du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). En effet, ils sont très nombreux et diversifiés. Les théologiens ont écrit des volumes énormes recensant les miracles du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), dans les moindres détails. Ici, nous nous contenterons d’aborder les différents miracles selon une classification établie, qui les regroupe en plusieurs catégories.
Les signes de la prophétie de Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue), se divisent en deux catégories :
Ce que l’on appelle les ouvertures c'est-à-dire les événements extraordinaires qui se sont produits avant la prophétie pendant son enfance.
Les signes de la prophétie, qui se subdivisent en deux parties :
Première partie : Les faits extraordinaires qui se sont déroulés après le décès du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) pour confirmer sa prophétie.
Deuxième partie : Les faits extraordinaires qui se sont déroulés durant sa vie bénie (qu’Allah prie sur lui et le salue). Ceux-ci se subdivisent en deux groupes :
Les signes de la prophétie qui se sont manifestés dans sa personne (qu’Allah prie sur lui et le salue), dans sa biographie, sa physionomie, sa noblesse de caractère et dans la perfection de son intelligence.
Les signes de la prophétie qui se sont manifestés dans la création, qui se subdivisent aussi en deux catégories : Les miracles spirituels et coraniques, et les miracles physiques et cosmiques. Ces derniers se subdivisent en deux parties :
Première partie : les miracles qui se sont déroulés pendant la période de prédication prophétique, qui avaient pour but soit de ridiculiser l’incrédulité des infidèles, soit de renforcer la foi des croyants. On peut citer par exemple, la lune qui s’est fendue en deux, l’eau qui a jaillit de ses nobles doigts (qu’Allah prie sur lui et le salue), le rassasiement d’un grand nombre de personnes avec une petite quantité de nourriture, le fait de parler aux animaux, aux arbres et aux pierres. On a établi une classification de ce genre de miracles en vingt catégories, chaque catégorie représentant une classe de miracles bien spécifiques de même nature qui ont été reproduits plusieurs fois.
Deuxième partie : Ce sont les événements dont le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous a informés avant leurs apparitions. Et ces événements se sont déroulés tels qu’il les a prédits.
Nous achevons ici cette classification pour enchaîner sur la suite de notre démonstration.
QUATRIEME PREUVE ELOQUENTE
Aussi, le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous a rapporté une quantité indéterminable d’informations du monde de l’invisible (de ce qu’Allah, Le Connaisseur des mystères l’avait informé). Nous avons abordé cette sorte de miracles dans le « vingt cinquième propos » relatif au miracle coranique. En effet, dans ce propos, nous avons mis en évidence cet aspect miraculeux du Coran dans ce qu’il nous rapporte des informations de l’invisible, concernant les histoires des Prophètes précédents, les réalités de la fonction divine, les réalités cosmiques et les réalités de la vie future.
Nous allons aborder, ici, une partie représentative de ces informations de l’invisible, celles relatives à des événements qui ont impliqué la famille du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) et ses compagnons (qu’Allah les agrée tous), et qui se sont déroulés après le décès du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Afin d’appréhender cette réalité de manière complète, nous allons, en introduction, poser six fondements.
Premier fondement
Si la manière d’être du noble Messager, (qu’Allah prie sur lui et le salue), témoigne de sa sincérité et de l’authenticité de sa prophétie, cela ne veut pas dire que tous ses faits et gestes relèvent du miracle. En effet, Allah a choisi comme messager un être humain, afin qu’il soit, à travers ses actions et ses gestes, un guide et une direction pour tous les êtres humains dans toutes les situations, ce, afin de les mener vers la félicité de ce bas monde et de l’au-delà, pour leur montrer l’harmonie et la perfection de la création et la puissance divine dans des choses habituelles, choses qui sont miraculeuses en elles-mêmes.
Si toutes les actions du noble Messager, (qu’Allah prie sur lui et le salue), étaient miraculeuses, sortant du possible pour l’être humain, il n’aurait pas pu être un modèle à suivre, il n’aurait pas pu être, à travers ses actions et sa manière d’être, un guide pour les autres. C’est pour cette raison, qu’il n’a manifesté des miracles, que de temps en temps, au besoin et pour confirmer aux infidèles obstinés sa prophétie.
Aussi, Allah a assigné une responsabilité à l’être humain. Cette responsabilité implique des épreuves divines et des tests divins. Le secret de ces épreuves et la sagesse de cette responsabilité reposent sur le fait qu’Allah a doté l’homme de la raison et d’une volonté. Ainsi, face au miracle, l’homme est confronté à un choix. La croyance aux miracles ne lui est pas imposée, et le miracle ne saurait être un phénomène logique et intelligible, afin que la raison humaine n’ait d’autre choix que d’y croire. Dans ce cas, Abou Jahl aurait cru comme Abou Bakr Siddiq (qu’Allah l’agrée), la responsabilité et la finalité et l’épreuve n’auraient plus de raisons d’être et le vulgaire charbon aurait la même valeur que la pierre précieuse !
Parmi les choses qui m’étonnent et me rendent perplexes, est le fait que malgré que des milliers de personnes d’origines diverses ont cru à ses miracles (qu’Allah prie sur lui et le salue), ont cru à ses paroles simplement en le voyant ou en voyant les signes de la prophétie, que des milliers de savants, penseurs et intellectuels ont cru au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) par le biais des textes authentifiés qui ont été rapportés sur lui, de pauvres malheureux se sont crus intelligents, en réfutant ces preuves flagrantes et soient ainsi tombés dans le gouffre de la perdition.
Deuxième fondement
Le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) est avant tout un être humain, qui entretient avec ses semblables des relations normales. Mais il est aussi Messager, il délivre fidèlement un message au nom d’Allah, qu’Il soit exalté, il est le transmetteur sincère des commandements d’Allah, qu’Il soit glorifié. Son message relève de la révélation. Il existe deux types de révélations :
La révélation objective comme le Saint Coran et certaines traditions sanctissimes « Hadîths qudussiya ». Dans ce type de révélation, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) n’est qu’un transmetteur, sans que sa personne n’intervienne en quoi que ce soit.
La révélation subjective : C’est une révélation et une inspiration qui passe par la subjectivité du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) peut manifester ce type de révélation de plusieurs manières : par l’inspiration, par son pouvoir de discernement, par son effort de réflexion et d’interprétation. Il peut l’exprimer aussi par le biais d’une force spirituelle élevée, inhérente au statut de Messager de Dieu, ou par ses qualités humaines surnaturelles et sa connaissance des us et coutumes des gens ou de leurs mentalités.
Ainsi, il ne faut pas aborder le hadîth en le prenant comme une révélation en absolu, et il ne faut le prendre qu’en tenant compte à ce qui à trait à l’humanité et la personnalité du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) comme sa manière d’être dans ses relations humaines et sa mentalité.
En effet, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) reçoit une révélation, et à son tour il traduit cette révélation par son pouvoir de discernement et sa connaissance générale des us et coutumes, en l’exprimant sous une forme appropriée. C’est pour cette raison, que le hadîth nécessite parfois un commentaire, surtout lorsqu’il a été formulé de manière équivoque et problématique.
Aussi, pour certaines réalités spirituelles, il faut avoir une approche symbolique et métaphorique. Par exemple :
Un jour, les compagnons étaient assis auprès du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et ils entendirent un grand bruit, et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) leur dit alors : « Ceci est une pierre qui a été jetée en enfer, il y a soixante dix années, et maintenant elle vient d’atteindre le fond de l’enfer ». Il ne s’écoula pas une heure que l’explication nous parvint, quelqu’un arriva pour annoncer la mort d’un hypocrite bien connu qui était âgé de soixante dix ans et cet hypocrite était voué à l’enfer éternel. Ceci était l’exégèse des propos métaphoriques tenus par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Troisième fondement
Les récits rapportés et les traditions orales ont été authentifiés et établis avec certitude. Cependant, il faut distinguer deux sortes de récits rapportés :
Les récits qui ont été rapportés fidèlement tels qu’ils ont été formulés (au mot près).
Les récits dont le sens a été préservé tout au long de la transmission, mais qui n’ont pas été rapportés dans les mêmes termes. Ce genre de récits se répartit en deux catégories.
Première catégorie : Le récit où le sens est rapporté de manière implicite. Le sens du récit est retenu et accepté car il n’y a pas eu de démenti. Par exemple, si quelqu’un informe un groupe de personnes d’un événement qui est survenu en présence de ce groupe de personnes, et que ces personnes restent silencieuses et ne démentent pas l’information, cela confirme la véracité de l’occurrence de cet événement, surtout si celui-ci a un lien étroit avec les personnes présentes. Ceci d’autant plus que, ces personnes étaient en mesure de réfuter ou rectifier l’information erronée. Donc leur silence vaut confirmation.
Deuxième catégorie : Le récit où il faut prendre en compte le sens général. Bien qu’il y ait des versions très différentes du même récit, les différents rapporteurs sont d’accord sur le sens général. Par exemple, si on dit qu’une « ouqiya » (unité de mesure) de nourriture a rassasié deux cent hommes, ceux qui vont relater cet évènement vont le formuler de manière très différente. Celui-là va dire qu’il y avait cent hommes, celui-ci va dire trois cents. Un autre va parler de deux « ouqiyas » de nourriture et ainsi de suite. On voit donc, que les rapporteurs s’accordent sur l’occurrence de l’évènement c'est-à-dire qu’une petite quantité de nourriture a rassasié un grand nombre de personnes. Ce qu’il faut retenir ici, c’est l’évènement, la multiplicité des versions et leurs différences, ne remet pas en cause la véracité du récit. Parfois l’authenticité d’une version est vérifiée car elle remplit tous les critères établis d’authenticité ou bien son authenticité est démontrée à l’aide d’autres méthodes.
Ainsi, les grandes catégories de textes relatant les signes prophétiques et les miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) sont : ceux qui sont été rapportés tels qu’ils ont été énoncés, ceux dont le sens a été rapporté. Dans ces derniers, on distingue ceux dont le sens est implicite et ceux à multiples versions dont il faut prendre en compte le sens général. Et il se peut qu’une version remplisse tous les critères établis par les théologiens spécialisés dans le « hadîth ». Alors cette version est classée authentique et devient ainsi un argument scripturaire. De toutes façons, à partir du moment qu’un récit a été accepté par un des six piliers de science du « hadîth », et surtout si c’est Boukhari ou Muslim, qui ont mémorisé pas moins de cent mille « hadîths », et que ce récit a été agréé par des milliers de savants très pieux qui pendant cinquante ans, ont prié la prière de l’aube « fajr » avec les ablutions de la prière de la nuit « ‘icha », l’authenticité de ce récit ne fait plus aucun doute. Et ce récit n’a pas moins de valeur que le récit qui a été rapporté fidèlement tel qu’il a été énoncé.
En effet, les théologiens qui se sont spécialisés dans l’analyse et la critique du hadîth, ont atteint une telle maîtrise dans la connaissance des propos du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), dans l’éloquence de ses expressions et son style, qu’ils sont capable de distinguer un faux hadîth d’un vrai, de repérer parmi cent hadîths un hadîth inventé en disant : « Ce hadîth est inventé ! Il n’est pas possible qu’il s’agisse d’un propos prophétique! ». Ainsi, ils ont obtenu une telle qualification qu’ils peuvent déceler dans un hadîth prophétique ce qui fait partie du hadîth prophétique et ce qui a été rajouté.
Aussi, certains spécialistes du hadîth ont exagéré dans leurs critiques du hadîth comme Ibn Jawzi qui a classé certains hadîths authentiques comme « Inventés ». Il faut préciser, ici, que « inventés » veut dire que le propos n’a pas été tenu par le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). On ne veut pas signifier que le propos est faux ou erroné.
Question : Quel est l’intérêt de mentionner la longue chaîne de transmission d’un hadîth : « Selon untel qui le tient d’untel d’après untel.. untel.. et untel ?
Réponse : Cela présente un grand intérêt. Le fait de mentionner la longue chaîne de transmission d’un hadîth permet de mettre en évidence l’ensemble de tous les rapporteurs dignes de confiance, et cela permet de nous mettre en relation avec les grands savants de cette chaîne de transmission et en quelque sorte, de participer à celle-ci. C’est comme si chaque rapporteur rajoutait de la crédibilité au hadîth pour aboutir à son authentification.
Question : Pourquoi les miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) n’ont pas été retranscrits avec des méthodes aussi rigoureuses que celles utilisées pour les commandements fondamentaux de la Loi sacrée ?
Réponse : Parce que, la plupart du temps, les gens ont besoin des commandements de la Loi sacrée dans leur vie quotidienne pour s’acquitter de leurs obligations individuelles « Fard ‘ayn », tandis que les miracles ne sont pas un besoin pour chaque individu et à chaque instant. De plus, si la connaissance de ces miracles était une obligation religieuse, il aurait suffi d’en avoir entendu parler au moins une fois. Les miracles sont de l’ordre des obligations collectives, c'est-à-dire que si une partie de la communauté musulmane prend connaissance de ces miracles, cela suffit à acquitter la communauté de cette obligation.
Ceci est la raison pour laquelle il suffit d’une ou deux personnes pour établir l’authenticité du déroulement d’un miracle, alors qu’il faudra une dizaine voire une vingtaine de rapporteurs pour établir un commandement de la Loi sacrée.
Quatrième fondement
Le Messager de Dieu (qu’Allah prie sur lui et le salue) a prédit certains événements futurs. Et ces évènements prédits ne sont pas des évènements qui vont se dérouler de manière ponctuelle et singulière, mais qui vont se répéter à des époques différentes. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous a donnés des informations partielles sur ces événements. En effet, ces évènements sporadiques ont plusieurs aspects et à chaque fois le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous dévoile un des aspects. Mais il se peut que si on rassemble tous les hadîths évoquant les aspects d’un même événement, on puisse trouver des divergences. Pour illustrer cela, nous allons donner un exemple:
Il y a beaucoup de hadîths autour du « Mahdî » et ces hadîths fournissent des détails et des descriptions. Donc, d’après la révélation, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous a informé de l’apparition du « Mahdî », pour consolider la force de la Foi des croyants de chaque époque, et afin qu’ils ne sombrent pas dans le désespoir face aux événements terrifiants qu’ils vont vivre et pour établir un lien spirituel entre la « communauté » et la famille du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). D’ailleurs, nous avons développé cela dans le « vingt quatrième propos ». Ainsi, à chaque époque de l’histoire de l’Islam, est apparu un « Mahdî » issu de la famille prophétique, et à la fin des temps apparaitra le grand « Mahdî ». Et tout ces « Mahdîs », y compris le « Mahdî » ‘Abbasside qui fait partie de la famille prophétique, avaient beaucoup de caractéristiques du grand « Mahdî » de la fin des temps.
Ainsi, tout ces « Mahdîs » qui ont précédé le grand « Mahdî » final, comme les califes bien guidés et les pôles bien guidés, n’étaient que ses représentants à leurs époques. De ce fait, leurs caractéristiques singulières se sont confondues avec les caractéristiques qu’ils ont en commun avec le grand « Mahdî » final. C’est ce qui explique les divergences entre les différents hadîths relatifs au « Mahdî ».
Cinquième fondement
Le plus grand des Messagers ne connaissait pas l’Invisible, si ce n’est concernant ce dont Allah (qu’Il soit glorifié) l’avait informé. En effet, seul Allah connait l’Invisible. Et donc, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a transmis aux gens ce dont Allah l’avait informé. Allah est l’infiniment Sage et le Très Miséricordieux. De Sa sagesse et Sa miséricorde, découle le fait de ne pas dévoiler la plus grande partie des choses de l’Invisible, et de les maintenir cachées et inaccessibles. Car la plus part du temps, connaître les évènements avant qu’ils arrivent, est un inconvénient majeur.
C’est en raison de cette sagesse divine, que la mort et le terme de la vie restent non connus de l’être humain, que les malheurs et les calamités qui s’abattent sur l’être humain, restent du domaine de l’inconnaissable. Ainsi, la sagesse seigneuriale et la miséricorde divine impliquent le fait qu’Allah (qu’Il soit glorifié) n’informe pas Son Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) de la totalité des détails des évènements douloureux et tragiques que vont vivre, sa famille, ses compagnons et sa nation « oumma » après lui. Allah (qu’Il soit glorifié) ne l’a informé que de certains évènements importants. Cela repose sur des principes bien déterminés et est l’expression de Son immense miséricorde, de Sa grâce infinie envers la « communauté » de son Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), sa famille et ses compagnons. Aussi, Allah (qu’Il soit glorifié) a annoncé la bonne nouvelle d’évènements réjouissants et heureux. Certains de ces évènements ont été annoncés de manière globale, d’autres de manière détaillée. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a informé sa « oumma » de ce que lui a appris son Seigneur, et les rapporteurs de hadîths sincères et justes, nous ont transmis ces connaissances à travers des récits authentifiés. Ces rapporteurs étaient les personnes les plus pieuses, les plus scrupuleuses, et qui avaient extrêmement peur de se retrouver concernés par la parole du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) : وَمَنْ كَذَبَ عَلَىَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ‘Que celui qui ment sciemment à mon sujet, qu’il se prépare une place dans le feu de l’Enfer’, et par le verset coranique : فَمَنْ اَظْلَمُ مِمَّنْ كَذَبَ عَلَى اللهِ « Est-il homme plus injuste que celui qui invente des mensonges sur Allah » (Zumar, V.32).
Sixième fondement
La personnalité et les traits de caractère du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ont été mis en évidence dans sa biographie et son histoire. En effet, la personnalité du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) est exceptionnelle et même surhumaine. En plus d’un corps béni, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a été doté d’une nature sainte et lumineuse, et d’une moralité extrêmement élevée. Sa moralité a atteint un degré si élevé que l’on ne trouve pas son équivalent dans l’Histoire. Toute la vie du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) est à la lumière du principe « celui qui est la cause d’une bonne action est comme s’il en était l’auteur ». Et jusqu’aujourd’hui ce principe s’applique en faveur du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). On ne saurait donc estimer la valeur spirituelle du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) vu les innombrables individus qui l’ont suivi. En effet, sa prédisposition et son potentiel spirituel sont sans limite. Il reçoit constamment les souffles de la miséricorde divine sous des formes infiniment variées, et dans des proportions illimitées. Ceci est le résultat des prières quotidiennes des innombrables fidèles qui composent sa nation.
Ainsi, ce Prophète béni (qu’Allah prie sur lui et le salue) est la plus parfaite et la plus nobles des créatures. Il est le Bien aimé du Seigneur des mondes. Tout ce qui a été écrit dans ses biographies et les livres d’Histoire, concernant sa haute moralité et sa grandeur d’âme, ne peuvent cerner la totalité de sa nature ou atteindre la réalité de sa perfection. Il ne faut pas restreindre cette personnalité bénie qui était assistée par les anges comme Jibrîl et Mikaïl lors de la bataille de Badr, aux différentes situations dans lesquels elle évoluait ou à certains évènements comme par exemple l’histoire de l’homme qui avait vendu une monture au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et qui avait nié avoir vendu cette monture. Il demanda au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) d’amener un témoin de cette vente et c’est le valeureux compagnon « Khouzayma » qui se porta témoin.
Donc, pour ne pas se tromper sur la véritable dimension du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), il faut aller au-delà de la description de la personnalité du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il s’agit de prendre en considération sa réalité spirituelle, sa personnalité intellectuelle et lumineuse, ainsi que l’éminence de son rang qui est le summum du degré de la prophétie. Sinon, on risquerait de manquer de bienséance vis-à-vis du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et de tomber dans la confusion et le doute.
Pour illustrer cette idée, nous pouvons citer l’exemple du noyau de datte que l’on enfouit dans le sable. Ce noyau se fend et en sort un palmier dattier, en pleine croissance, qui ne cesse de s’épanouir. On peut citer aussi l’exemple de l’œuf de paon. Une fois que cet œuf sera couvé, il se fend pour laisser apparaitre un poussin. Au fur et à mesure que ce poussin paon grandit, il se voit habillé de magnifiques motifs colorés, il en devient de plus en plus beau et splendide.
Ainsi, le noyau et l’œuf de paon ont des caractéristiques et des attributs bien spécifiques. Chacun est une substance bien distincte. De même, le palmier et le paon ont des caractéristiques et des attributs qui leurs sont propres, en comparaison avec la graine et l’œuf de paon. Mais à partir du moment que l’on parle du noyau de datte et de l’œuf de paon, il faut évoquer le palmier et le paon. Car il faut considérer le fait que le palmier est issu du noyau, et que le paon est issu d’un œuf. Il ne faut donc pas s’étonner d’entendre dire : « J’ai pris une tonne de datte dans une poignée de noyaux » ou bien « Cet œuf est le plus majestueux des oiseaux ».
Donc, pour reprendre nos exemples, l’aspect humain du plus noble des messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue) est comme le noyau ou l’œuf de paon. Et l’aspect de sa nature lié à la prophétie est comme Touba, l’arbre du paradis et comme un oiseau du paradis qui vole dans les hauts cieux.
Pour toutes ces raisons, lorsqu’on médite sur l’histoire du bédouin dans le marché, il faut élever son imagination, et se représenter la créature lumineuse, éblouissante « Bouraq » décollant pour se rapprocher d’Allah à « une distance de deux arcs ou plus proche », délaissant derrière elle Jibrîl (Sur lui la paix). Sinon, du fait de l’égo ou âme instigatrice du mal, on risquerait de manquer de bienséance, pour tomber dans le manque de considération et de respect, ou pire encore, dans l’incrédulité.
CINQUIEME PREUVE ELOQUENTE
Celle-ci est en relation avec les événements relatifs à l’invisible et l’inconnu, nous allons citer quelques exemples.
Premier exemple : Il nous a été rapporté dans un récit classé « authentique », que le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit, dans un discours en présence de ses nobles compagnons (qu’Allah les agrée) : اِبْنِى حَسَنٌ هٰذاَ سَيِّدٌ سَيُصْلِحُ اللهُ بِهِ بَيْنَ فِئَتَيْنِ عَظِيمَتَيْنِ ‘ Mon fils que voilà est un maitre, et peut être qu’Allah réconciliera par lui deux groupes de musulmans en conflit ‘ et dans une autre version « deux grands groupes’. Quarante ans plus tard, deux grandes armées musulmanes s’affrontaient, et c’est Hassan qui établit un traité de réconciliation avec Mou’awiya (qu’Allah les agrée), réalisant ainsi, la prédiction miraculeuse de son glorieux grand-père (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Deuxième exemple : Il a été rapporté dans un récit authentifié que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit à Ali (qu’Allah l’agrée) : سَتُقَاتِلُ النَّاكِثِينَ وَالْقاَسِطِينَ وَالْمَارِقِينَ ‘Tu combattras les infidèles, les dissidents et les déviants‘. Ce fut une prédiction de la bataille du chameau, celle de Siffin et celle des khawaridjs.
Et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit à Zoubir en parlant d’Ali : « Tu le combattras et seras injuste envers lui.’
Et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit à ses épouses pures : « Je ne sais sur laquelle d’entre vous aboieront les chiens de Hawab.’ « Un grand nombre de personnes seront tuées à sa droite et à sa gauche.’
Trente ans plus tard, ces évènements se sont réalisés tels qu’ils ont été prédits, à la bataille du chameau qui opposait ‘Ali à ‘Aïcha accompagnée de Talha et Zoubir (qu’Allah les agrée tous), lors la bataille de Siffin qui opposait ‘Ali à Mo’awiya (qu’Allah les agrée) et lors des batailles de Haroura et Nahrawan qui opposait ‘Ali (qu’Allah l’agrée) aux khawaridjs.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a informé ‘Ali de celui qui allait le tuer. Il lui dit : « Ô ‘Ali ! Celui qui te frappera te donnera un coup sur celle-ci (désignant sa tète) et celle là (désignant sa barbe) sera trempée.’ C’est à dire que le sang coulera de sa tète jusqu’à tremper sa barbe. Et Ali connaissait celui qui allait l’assassiner, Abderrahmane Ibn Mouljem le kharidjite.
Il l’a aussi informé de « l’homme à la mamelle » qui fera partie du groupe des dissidents. Effectivement, « un homme noir, avec un bras qui ressemble à une mamelle de femme » a combattu aux coté des khawaridjs. ‘Ali s’est appuyé sur cette prédiction pour prouver qu’il était dans la vérité et mettant en évidence ce miracle du plus noble des Messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Dans un récit authentifié, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a informé Oum Salama et d’autres du meurtre de Husein à Karbala. Cinquante ans plus tard, cette tragédie douloureuse se produisit, confirmant la prédiction.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit aussi : « Les gens de ma famille seront après moi combattu par ma nation et seront dispersés’. Il en fut tel que le Messager l’avait prédit.
A ce niveau une question importante se pose : ‘Ali (qu’Allah l’agrée) était le plus méritant et le plus digne pour le califat, du fait de sa proximité avec le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), de courage rare et exceptionnel et de son savoir immense. Pourquoi n’a-t-il pas été désigné Calife ? Et pourquoi la situation des musulmans était elle si troublée durant son califat ?
Réponse : Un grand pôle de la descendance prophétique a dit : « Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) espérait que Ali accède au califat, mais il a su par inspiration que ce n’était pas la volonté d’Allah. Il s’est donc détaché de son désir pour se soumettre à la volonté d’Allah (qu’Il soit glorifié et exalté).
Il y a une sagesse dans la volonté divine concernant cette affaire :
Après que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ait quitté ce monde, les nobles compagnons (qu’Allah les agrée tous) étaient dans la nécessité de s’unir et de se mettre d’accord. En effet, si ‘Ali avait été désigné Calife, du fait de sa personnalité exceptionnelle, son état d’esprit d’indépendance, son ascétisme rigoureux, sa témérité rare, du fait qu’il puisse se passer des gens sans parler de son courage extraordinaire, cela n’aurait pas été adapté à la situation des musulmans. Ses qualités exceptionnelles auraient suscité la rivalité de certaines personnes et de certaines tribus. Cela aurait créé des divisions dans les rangs des musulmans, comme cela s’est produit lors de son Califat qui a été marqué par les séditions.
Pour en venir aux causes du retardement du califat d’Ali (qu’Allah l’agrée), une des causes est la suivante :
Les tempêtes de la sédition se sont déchainées sur la « Oumma » la nation de l’Islam, jusqu’à faire apparaitre soixante treize groupes dissidents, chacun ayant sa compréhension de la religion, comme le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’avait prédit. Il fallait donc une personnalité très forte et imposante, impressionnante, dotée d’un courage hors normes et d’une perspicacité profonde, issue d’une bonne lignée, de la famille du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), du clan des Banou Haschem. Il fallait une telle personnalité pour faire face à ces séditions.
Seul ‘Ali (qu’Allah l’agrée) avait une telle stature. Et cela s’est démontré dans ces temps très troublés. D’ailleurs, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’avait informé qu’il serait combattu pour son exégèse du Coran, comme lui-même Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a été combattu pour sa révélation. Peut être que s’il n’y avait pas eu ‘Ali (qu’Allah l’agrée), les Omeyades auraient totalement succombé à la tentation du pouvoir temporel et se seraient écartés définitivement du droit chemin. Mais comme ils avaient à faire face à Ali et aux gens de la famille prophétique, ils ont tenté de rivaliser avec eux et d’être à leur niveau, pour ne pas tomber en disgrâce aux yeux de la communauté. Donc la majorité des rois de la dynastie Omeyade ont été forcés d’inciter leurs sujets à préserver les valeurs spirituelles, de les répandre et de maintenir les commandements du Coran et de l’Islam, bien qu’ils n’en faisaient rien. C’est pour cette raison, qu’à l’ombre de l’état Omeyade, il y a eu des milliers de Théologiens spécialisés et habilités dans l’interprétation des textes, d’imams spécialistes du hadîth, de saints vertueux, de justes, de gens qui œuvraient dans le bien. Donc, si ce n’avait été l’intégrité et les vertus des gens de la famille prophétique, et leur proximité d’Allah, les Omeyades seraient tombés dans la perdition et se seraient totalement écartés du droit chemin, comme cela est arrivé aux derniers rois de leur dynastie. Il en fut de même pour les derniers jours de la dynastie Abbasside.
Question : Pourquoi n’a-t-on pas placé les gens de la famille prophétique au pouvoir, sachant que ce droit leur revient ?
Réponse : Car le pouvoir temporel est trompeur et illusoire. Les gens de la famille prophétique ont la responsabilité de préserver les valeurs spirituelles de l’Islam et les principes du Coran. Celui qui tient les rênes du Califat ne doit pas être corrompu et trompé par ce bas monde tel que les prophètes infaillibles. Il doit avoir une grande crainte d’Allah et un ascétisme très strict tel que celui des Califes bien guidés, d’’Omar Ibn Abdelaziz et du Mahdi abbasside. Le pouvoir temporel ne convient pas à la famille prophétique, car il leur fait oublier leur fonction principale, qui est de défendre la religion et d’être au service de l’Islam.
Le califat de la dynastie Fatimide en Egypte qui s’est fait au nom de la famille prophétique, le gouvernement des Almohades en Afrique du Nord, la dynastie Safavide en Iran, chacune de ces dynasties est une preuve que le pouvoir temporel ne convient pas à la famille prophétique. On a pu constater que dès qu’ils ont perdu le pouvoir, ils ont changé d’orientation pour se consacrer au service de l’Islam et de porter l’étendard du Coran.
Si tu veux, considère les pôles de la descendance de Hassan (qu’Allah l’agrée) et surtout les quatre grands pôles, et plus particulièrement le cheikh Kilanî. Si tu veux, considère les imams de la descendance de Husein (qu’Allah l’agrée), surtout Zein Abidin, Ja’afar Sadeq et leurs semblables. Chacun d’entre eux, étaient les guides spirituels, qui ont dissipé les ténèbres de l’injustice, en répandant les lumières du Coran et les valeurs spirituelles de la Foi. Car ils sont les héritiers de leur glorieux aïeul, sur lui les meilleures prières et plus complètes salutations.
Question : Quelle est la sagesse de cette terrible sédition, qui a fait couler beaucoup de sang et qui a touché la nation de l’Islam à l’époque des califes bien guidés et pendant les meilleurs siècles ? Comment de telles calamités se sont abattues sur une telle génération de braves et justes ? Où est la miséricorde divine dans cela ?
Réponse : Les pluies abondantes qui accompagnent les tempêtes du printemps ont un effet sur chaque catégorie de plantes en révélant leurs différentes aptitudes. En effet chaque plante va disséminer ses graines ou lâcher son noyau, et des fleurs propres à chaque catégorie vont pousser, révélant ainsi leurs natures. De la même manière, la sédition qui a éprouvé les nobles compagnons el la génération suivante (qu’Allah les agrée tous) a mis en évidence leurs potentialités en révélant leurs différentes aptitudes. En fait une faction était en alerte et avait peur du danger imminent qui menaçait l’Islam et les musulmans. Chaque faction voulait préserver la religion et se voulait gardienne de la Foi. Chacune d’entre elles s’est jurée de préserver la foi et d’empêcher la désintégration de l’Islam. Tout en ayant son point de vue, ils se sont engagés avec sincérité et sérieux dans cette voie. Certains se sont fait les gardiens de la tradition prophétique (hadîths), d’autres se sont chargés de la Loi (Charia). Certains se sont spécialisés dans les dogmes et le crédo. D’autres ont œuvré pour la mémorisation du Coran. Ainsi, chaque groupe s’est acquitté d’une obligation nécessaire pour la préservation de la Foi et la conservation de l’Islam. Ces époques de trouble et de violence ont fait germer les graines, et de magnifiques fleurs aux couleurs resplendissantes sont apparues, faisant du monde islamique un jardin fleuri plein de roses et de myrtes. Mais malheureusement, sont apparues aussi dans ce jardin merveilleux, des épines : Les innovateurs. La puissance divine a marqué cette époque par la majesté divine et la crainte révérencielle, cela s’est traduit par les difficultés et la violence. Mais cela a aussi suscité l’ardeur et réveillé les sentiments religieux des gens de la ferveur. Cela a induit un mouvement à travers le monde musulman avec plusieurs centres : Les théologiens, les spécialistes du hadîth, les mémorisateurs du Coran, les justes, les pôles et les saints. Beaucoup ont dû émigrer. Il y eut un éveil des consciences des musulmans, et leurs visions s’éclaircirent. Ils purent accéder aux trésors du Coran. Maintenant, revenons à notre sujet et refermons cette parenthèse.
On compte à plusieurs milliers les prédictions du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui se sont réalisées. Nous n’avons cité que quelques exemples, celles qui ont été authentifiées par les six grands rapporteurs de hadîths comme Boukhari et Muslim. Mais au-delà de cela, beaucoup de récits ayant trait à des prédictions prophétiques nous ont été transmis, et ont été authentifiés par les théologiens spécialisés dans l’authentification des récits.
Les grands rapporteurs de hadîths ont rapporté que : « Parmi les choses que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a prédit et promis à ses compagnons : La victoire sur leurs ennemis, la conquête de la Mecque et celle de Jérusalem, du Yémen, de la Syrie et de L’Irak, la prise de Khaybar. Il leur a prédit aussi, qu’ils se partageraient les trésors de Kisra et César. » Il faut savoir que la Perse et Byzance était les deux grandes puissances de l’époque. Et quand le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) faisait ces prédictions, il ne disait pas : « je pense que, je crois que, peut être que.. », mais il parlait avec certitude comme s’il le voyait. Et tout s’est réalisé tel qu’il l’avait prédit. Il faut préciser aussi, qu’au moment de ces prédictions, les musulmans étaient peu nombreux et en situation de faiblesse, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) reçut aussi l’ordre d’émigrer à Médine qui était encerclée par les ennemis.
D’après un hadîth authentique, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) disait souvent : عَلَيْكُمْ بِسِيرَةِ الَّذَيْنِ مِنْ بَعْدِى اَبِى بَكْرٍ وَعُمَرَ ‘Prenez exemple après moi sur Abou Bakr et ‘Omar. ' Il savait qu’ils allaient vivre après lui, qu’ils seraient ses deux successeurs et qu’ils s’acquitteraient de leur fonction de Calife comme Allah et son Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’agrée. Effectivement, il en fut ainsi. Abou Bakr fut calife pendant une courte période, tandis qu’’Omar fut calife pendant une longue période, durant laquelle il y eut beaucoup de conquêtes.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :
زُوِيَتْ لِىَ اْلاَرْضُ فَاُرِيتُ مَشَارِقَهَا وَمَغَارِبَهَا وَسَيَبْلُغُ مُلْكُ اُمَّتِى مَا زُوِىَ لِى مِنْهَا
‘ Allah a plié devant moi la Terre, de sorte que j’ai vu son Orient et son Occident. Ma communauté parviendra là où j’ai porté mon regard.‘ Et il en fut ainsi.
Dans un hadîth authentique, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a prédit avant la bataille de Badr, la mort des principaux chefs mécréants à Badr, et a même désigné les endroits où ils seraient abattus :
هٰذَا مَصْرَعُ اَبِى جَهْلٍ هٰذَا مَصْرَعُ عُتْبَةَ هٰذَا مَصْرَعُ اُمَيَّةَ هٰذَا مَصْرَعُ فُلاَنٍ وَفُلاَنٍ
‘Ici sera abattu Abou Jahl, ici sera abattu ‘Otba, ici sera abattu Oumaya, ici sera abattu untel et untel.’, et il a prédit la mort de Oubay Ibn Khalaf, et il en fut tel qu’il l’avait prédit.
Il a été rapporté dans un récit authentifié que c’était comme si le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) voyait ses compagnons à la bataille de mou’ata, qui se trouve à un mois de marche de la frontière de la Syrie :
اَخَذَ الرَّايَةَ زَيْدٌ فَاُصِيبَ ثُمَّ اَخَذَهَا جَعْفَرُ فَاُصِيبَ ثُمَّ اَخَذَهَاۤ اِبْنُ رَواَحَةَ فَاُصِيبَ ثُمَّ اَخَذَهَا سَيْفٌ مِنْ سُيُوفِ اللهِ
‘Zayd prit l’étendard et il tomba, ensuite Ja’afar a prit l’étendard et il tomba à son tour, ensuite Rawha a pris l’étendard et il tomba lui aussi, et il perdit ses yeux. Ensuite, une épée parmi les épées de l’Islam prit l’étendard jusqu’à la victoire. » Après quelques semaines, Ya’la Ibn Mouniba revint du champ de bataille, et avant qu’il ne fasse son rapport au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), celui-ci lui raconta la bataille dans ses moindres détails. Ya’la s’exclama : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, tu n’as omis aucun détails.’
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit aussi, qu’après lui, il y aurait trente ans de califat et qu’ensuite, il y aurait une monarchie autoritaire.
(اِنَّ الْخِلاَفَةَ بَعْدِى ثَلٰثوُنَ سَنَةً ثُمَّ تَكُونُ مُلْكًا عَضُوضًا) (وَاِنَّ هٰذَا اْلاَمْرَ بَدَاَ نُبُوَّةً وَرَحْمَةً ثُمَّ يَكُونُ رَحْمَةً وَخِلاَفَةً ثُمَّ يَكُونُ مُلْكًا عَضُوضًا ثُمَّ يَكُونُ عُتُوًّا وَجَبَرُوتًا)
‘Cette affaire a commencé par une prophétie et une miséricorde, s’ensuivra une miséricorde et un califat, ensuite une monarchie autoritaire, et ensuite il n’y aura que violence, tyrannie et corruption dans la communauté.’ Il y eut exactement trente ans de califat juste, si on compte les six mois du califat d’Hassan (qu’Allah l’agrée). Ensuite il y eut un régime autoritaire, une tyrannie et la corruption de la nation islamique ; Ce fut exactement, tel que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’avait prédit.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait prédit aussi, qu’Othman (qu’Allah l’agrée) serait assassiné pendant qu’il lirait le Coran. « Peut être qu’Allah va l’habiller d’une tunique qu’ils voudront lui ôter.’ Il en fut ainsi.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était en train de se faire poser les ventouses, et Abdallah Ibn Zoubayr bu son sang pur (au lieu de le jeter), pour en tirer bénédiction. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : وَيْلٌ لِلنَّاسِ مِنْكَ وَوَيْلٌ لَكَ مِنَ النَّاسِ ‘Malheur au gens à cause de toi, malheur à toi à cause des gens !’ En fait le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui prédisait qu’il prendrait courageusement le commandement des gens, et qu’il subirait une attaque violente suite à laquelle les gens connaitront des malheurs terribles. En effet, cela arriva ; Abdallah ibn Zoubayr se proclama calife à la Mecque à l’époque des Omeyades. Suite à cela, Hadjadj Ibn Youssouf fit marcher une très grande armée à la Mecque. Abdallah Ibn Zoubayr, après un combat acharné avec un courage rarissime, dans une bataille qui fit couler beaucoup de sang, tomba martyr.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a parlé aussi de « la royauté des Banou Oumaya » c’est à dire l’avènement de la dynastie Omeyade. Il a évoqué la gouvernance de Moawiya et l’a conseillé en lui disant : وَاِذاَ مَلَكْتَ فَاَسْجِحْ ‘Si tu deviens roi, alors donne le bon conseil’. En effet, les rois et dirigeants de cette dynastie étaient des oppresseurs. Elle a fait émerger des gens comme Yazid et Walid.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a évoqué aussi la
يَخْرُجُ وَلَدُ الْعَبَّاسِ بِالرَّايَاتِ السُّودِ وَيَمْلِكُونَ اَضْعاَفَ ماَ مَلَكوُا
‘sortie du fils de Abbas avec des étendards noirs, et de sa dynastie qui sera plus longue que celle des Omeyades. » Effectivement, les Abbassides ont succédé aux Omeyades, et sont restés plus longtemps au pouvoir, comme le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’avait prédit.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait annoncé la destruction de la dynastie arabe Abbasside et la sédition de Gengis Khan, lorsqu’il avait dit : وَيْلٌ لِلْعَرَبِ مِنْ شَرٍّ قَدِ اقْتَرَبَ ‘Malheur aux arabes d’un mal qui s’approche.’
Durant sa maladie, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit à Sa’ad Ibn Abi Waqas :
لَعَلَّكَ تُخَلَّفُ حَتّٰى يَنْتَفِعَ بِكَ اَقْوَامٌ وَيَسْتَضِرَّ بِكَ اٰخَرُونَ
‘Peut être que tu seras assigné à une fonction, ce qui sera profitable à beaucoup de gens et nuira d’autres.’ Il lui prédisait qu’il allait être un grand dirigeant, et sa conquête de plusieurs pays, ce qui sera d’un grand profit pour les peuples qui embrasseront l’Islam et nuisible à tout ceux qui perdront le pouvoir. Il en fut ainsi : Sa’ad Ibn Abi Waqas a été nommé chef de l’armée musulmane, il mena une expédition contre les Perses qui mit fin à leur régime. Des milliers de personnes se convertirent à l’Islam et leurs territoires furent intégrés au monde musulman.
Aussi, à la septième année de l’Hégire, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait annoncé la mort du Najachi (roi d’Abyssinie), le jour où il décéda, et il fit l’office mortuaire pour lui. Quelques semaines plus tard, l’information est venue annonçant la mort du Najachi. Celui-ci était décédé le jour annoncé par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Lorsque le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était sur la montagne Uhûd ou Hira avec l’élite de ses nobles compagnons, et que celle-ci s’était mise à trembler sous leurs pieds, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit : اُثْـبُتْ فَاِنَّمَا عَلَيْكَ نَبِىٌّ وَصِدِّيقٌ وَشَهِيدٌ « Cesse de bouger, il y a sur toi un prophète, un véridique et un martyr. » Ainsi, il avait prédit le martyr d’’Omar, ‘Othman et ‘Ali, ce qui se produisit.
Ô pauvre malheureux ! O toi dont le cœur est mort ! Peut être diras-tu que Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue) était un génie, et que c’est par son génie qu’il a pu prévoir ces événements qui ne pouvaient pas être connus. Tu persistes à fermer les yeux sur la réalité de la prophétie, alors qu’elle est plus claire que le grand jour.
Pauvre homme ! Sache que ce qui a été évoqué n’est qu’une partie parmi les vingt cinq catégories de miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Et les récits qui nous rapportent ces miracles, ont tous été authentifiés avec des chaines de rapporteurs bien établies. Malgré cela, tu conclues que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était un génie, et qu’avec sa clairvoyance, il a pu prédire l’avenir !
Même si nous admettions ce que tu dis, ne serait-il pas possible pour quelqu’un doté d’une intelligence exceptionnelle et d’un génie prodigieux, de manquer de clairvoyance ? N’est-il pas possible qu’une telle personne puisse se tromper et annoncer des choses qui ne se vérifieront pas ? Et que dire lorsque ce génie nous parle de la vie future ?!
SIXIEME PREUVE ELOQUENTE
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit à Fatima :
اَنْتِ اَوَّلُ اَهْلِ بَيْتِى لُحُوقًا بِى ‘Tu seras la première à me rejoindre’ c'est-à-dire la première de sa famille à décéder après lui. En effet, elle mourut six mois après le décès du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait prédit à Abi Dhar (qu’Allah l’agrée) son expulsion de Médine, et
سَـتُخْرَجُ مِنْ هُنَا وَتعِيشُ وَحْدَكَ وَتَمُوتُ وَحْدَكَ ‘qu’il vivrait seul et qu’il mourrait seul.’ Vingt ans plus, cela se réalisa.
Une fois, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) se réveilla soudainement, alors qu’il était dans la maison de Oum Haram (la tante maternelle d’Anas Ibn Malik). Il se mit à sourire et dit :
رَاَيْتُ اُمَّتِى يَغْزُونَ فِى الْبَحْرِ كَالْمُلوُكِ عَلَى اْلاَسِرَّةِ ‘On m’a fait monter des gens de ma Communauté, en expédition dans le sentier d'Allah et qui naviguent en pleine mer, tels des rois sur leurs trônes’. ‘Demande au Seigneur, Ô Envoyé d'Allah, que je sois parmi eux !’, reprit-elle. Il invoqua alors Allah en sa faveur. Quarante plus tard, elle accompagna son mari Oubada Ibn Samet dans l’expédition de la conquête de Chypre, où elle mourut. Son tombeau est connu là-bas et il est très visité (qu’Allah prie sur lui et le salue)
On rapporte aussi, que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : يَخْرُجُ مِنْ ثَقِيفٍ كَذَّابٌ وَمُبِيرٌ ‘A Thaqif, il y aura un menteur et un tyran.’ Il faisait allusion à l’imposteur bien connu qui a prétendu être un prophète, et à l’oppresseur Hadjaj Ibn Youssouf qui fit tuer cent mille personnes.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit aussi :
سَتُفْتَحُ الْقُسْطَنْطِينِيَّةُ فَنِعْمَ اْلاَمِيرُ اَمِيرُهَا وَنِعْمَ الْجَيْشُ جَيْشُهَا
‘Constantinople sera conquise par un émir et son armée, quel excellent émir et quelle excellente armée !’ Cette parole annonçait la prise d’Istanbul par les musulmans et mettait en évidence la valeur de Mohammed Fatih : ‘quel excellent émir‘.
On rapporte encore du Messager :
اِنَّ الدِّينَ لَوْكَانَ مَنوُطًا بِالثُّرَيَّا لَنَالَهُ رِجاَلٌ مِنْ اَبْنَاۤءِ فاَرِسَ
‘Si la religion atteignait les pléiades, un descendant des Perses la ramènerait sur Terre.», faisant allusion à tous les grands théologiens et saints d’origine perse comme par exemple Abou Hanifa Nou’mane.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a également dit :
عاَلِمُ قُرَيْشٍ يَمْـَلأُ طِباَقَ اْلاَرْضِ عِلْمًا ‘Le savant de Qoraych emplira la Terre de science.’ annonçant par cette parole l’imam Chafi’i.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous a informé que
سَتَفْتَرِقُ اُمَّتِى ثَلاَثًا وَسَبْعِينَ فِرْقَةً اَلنَّاجِيَةُ وَاحِدَةٌ مِنْهَا، قِيلَ: مَنْ هُمْ قاَلَ: ماَ اَناَ عَلَيْهِ وَاَصْحاَبِى
'La nation de l’islam se divisera en soixante treize groupes, un seul groupe sera sauvé, celui de la Sunna et du consensus.’
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :
اَلْقَدَرِيَّةُ مَجُوسُ هٰذِهِ اْلاُمَّةِ ‘Les Qadarites sont les mazdéens de cette communautés.’ faisant ainsi allusion à la secte des Qadarites qui niaient le Destin, et il nous a informé aussi de la secte des Rafidites qui s’est divisée en nombreux groupes.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a annoncé à ‘Ali : ‘Ton exemple est celui du Christ (sur lui la paix), tu seras la cause de la perte de deux catégories de personnes, ceux qui t’aimeront exagérément et ceux qui te haïront avec exagération’. Les Chrétiens ont dépassé les limites dans l’amour du Christ (Jésus) sur lui la paix, en disant qu’il est le fils de Dieu, et les Juifs ont exagéré dans la haine en niant sa prophétie (sur lui la paix) et son degré élevé. De la même manière, certains vont outrepasser les limites dans ton amour, « ils se feront appelés les Rafidites », et d’autres vont se permettre de te haïr, ce seront d’une part les Khawaridjs, et d’autre part une partie des dirigeants Omeyades : les Nassibis.
Question : Le Coran nous ordonne d’aimer la famille prophétique, et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) nous y incite également. De plus, l’amour est aveugle et provoque l’ivresse, donc on peut justifier les excès. Pourquoi, alors, les Chiites et particulièrement les Rafidites, ne tirent-ils pas profit de leur amour, et pourquoi le châtiment ne leur est pas épargné ? Au contraire, ils s’en rapprochent comme le précise le hadîth cité ?!
Réponse : Il existe deux catégories d’amour.
L’amour d’Ali, Hassan, Husein, et de la famille prophétique pour l’amour d’Allah et son Messager. Ce type d’amour nous rapproche du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), et est un moyen de parvenir à l’amour d’Allah (qu’Il soit honoré et magnifié). Ce type d’amour est celui qui est voulu par la Loi divine. Un excès de cet amour n’est pas malsain, dans la mesure où il ne dépasse pas les limites et qu’il n’incite pas à la haine et au dénigrement d’autrui.
Leur amour mais pour eux même. C'est-à-dire, aimer Ali pour son courage et sa perfection morale, aimer Hassan et Husein pour leur qualités exceptionnelles sans prendre en considération le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Certains vont même jusqu’à les aimer sans connaitre Allah et Son Messager. Ce type d’amour ne rapproche pas d’Allah et Son Messager, et conduit à la haine et au dénigrement d’autrui.
C’est donc de cette manière, que certains ont exagéré dans leur amour d’’Ali. Car cela les a conduits à détester Abou Bakr et ‘Omar. C’est un amour négatif et malsain, qui a causé leurs pertes.
On rapporte que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a mis en garde les fidèles de sa communauté que
اِذاَ مَشَوُا الْمُطَيْطَاۤءَ وَخَدَمَتْهُمْ بَنَاتُ فاَرِسَ وَالرُّومِ رَدَّ اللهُ بَاْسَهُمْ بَيْنَهُمْ وَسَلَّطَ شِرَارَهُمْ عَلٰى خِياَرِهِمْ
‘lorsqu’ils marcheront avec arrogance et vanité, et asserviront les filles des Perses et des Romains, Allah fera qu’Ils se combattront, et mettra à leur tête les plus mauvais d’entre eux.’ Trente ans plus tard, cela se produisit.
Il a été aussi rapporté que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a informé les compagnons que وَتُفْتَحُ خَيْبَرُ عَلٰى يَدَىْ عَلِىٍّ ‘ la prise de Khaybar se ferait par ‘Ali.’ Le lendemain de cette annonce, la prédiction se réalisa. ‘Ali prit la porte de la forteresse et s’en servit comme un bouclier, ce qui permit aux musulmans de pénétrer à l’intérieur et de s’emparer de la forteresse. Cette porte était si grande et si lourde qu’elle ne pouvait être soulevée par huit hommes (ou quarante hommes dans une autre version du récit).
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit aussi :
لاَ تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى تَقْتَتِلَ فِئَتَانِ دَعْوَاهُمَا واَحِدَةٌ
‘L’Heure ne viendra pas tant que deux grandes factions ne se combattent, chacune prétendant à la même chose.’ Ceci était la prédiction de la bataille de Siffin qui opposait ‘Ali à Mo’awiya (qu’Allah les agrée).
Il (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit aussi :
اِنَّ عَمَّارًا تَقْتُلُهُ الْفِئَةُ الْباَغِيَةُ ‘Amar sera tué par le groupe des transgresseurs.’ Ce qui arriva effectivement à Siffin. ‘Ali tira argument de ce hadîth pour désigner les partisans de Mo’awiya comme transgresseurs. Mo’awiya inversa le sens du hadîth à l’encontre d’Ali, et ‘Amr Ibn ‘As dit que les transgresseurs sont seulement ceux qui ont tué ‘Amar, et pas l’ensemble des partisans de Mo’awiya.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit :
اِنَّ الْفِتَنَ لاَ تَظْهَرُ ماَداَمَ عُمَرُ حَيًّا ‘Il n’y aura pas de sédition tant que ‘‘Omar sera en vie.’ Ce fut tel quel.
Lorsque que Souheil Ibn ‘Amrou fut capturé à la bataille de Badr (avant sa conversion à l’Islam), ‘‘Omar avait dit : « Ô, envoyé d’Allah ! C’est un homme éloquent, laisse moi en finir avec lui, il ne fera plus de discours contre toi à partir de ce jour. » Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) répliqua : وَعَسٰى اَنْ يَقُومَ مَقاَمًا يَسُرُّكَ ياَعُمَرُ ‘Peut être qu’il prendra une position qui te réjouira, ô ‘Omar !’ Il en fut ainsi au décès du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), qui fut un événement tragique, très difficile pour les compagnons. Abou Bakr, le véridique (qu’Allah l’agrée), présenta ses condoléances aux musulmans de Médine, et su réconforter les compagnons par un discours très éloquent. Souheil Ibn Amrou fit la même chose à la Mecque. Il fit un discours qui avait le même sens et la même portée que celui d’Abou Bakr.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit à Souraqa :
كَيْفَ بِكَ اِذاَ اُلْبِسْتَ سُوَارَىْ كِسْرٰى ‘Comment seras-tu Ô Souraqa si tu mets les bracelets de Kisrah (l'empereur Perse)?’ A l’époque d’’Omar, l’empire de Kisra s’effondra, et on ramena la parure et les bijoux de Kisra à ‘‘Omar, qui en revêtit Souraqa en disant :
اَلْحَمْدُ ِللهِ الَّذِى سَلَبَهُمَا كِسْرٰى وَاَلْبَسَهُمَا سُرَاقَةَ « Louange à Allah, qui les a ôtés à Kisra pour que Souraqa les revêtent. » Une fois de plus, la prédiction du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) s’était réalisée.
Il (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit aussi :
اِذاَ ذَهَبَ كِسْرٰى فَلاَ كِسْرٰى بَعْدَهُ ‘Si Kisra périt, il n’y aura plus de Kisra après.’ Il en fut ainsi.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait informé l’émissaire de Kisra : « Allah a fait périr Kisra par son fils qui l’a assassiné à tel moment. » Lorsque l’émissaire en question, confirma l’information, il put constater que cela était arrivé au même moment précisé par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il se convertit, alors, à l’Islam. Le nom de cet émissaire était « Fayrouz » comme il est rapporté dans certains récits.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dévoilé Hattab Ibn Abi Belta’ qui avait envoyé secrètement une lettre aux mécréants de Qoraych. Il (qu’Allah prie sur lui et le salue) envoya ‘Ali et Miqdad, dans une localité voisine où se trouvait la lettre. Ils partirent et trouvèrent la lettre à l’endroit précisé par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ; Ils rapportèrent la lettre et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) convoqua Hattab et lui dit : ’Qu’est ce qui t’a poussé à faire cela ? » Hattab présenta ses excuses et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) les accepta. Ce récit a été clairement authentifié.
Il a été rapporté que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit en parlant d’Otba Ibn Abi Lahab : يَاْكُلُهُ كَلْبُ اللهِ ‘Le chien d’Allah le dévorera.’ dévoilant ainsi sa fin terrifiante. En effet, quelque temps après, ‘Otba se dirigea vers le Yémen. Sur la route, il rencontra un fauve qui le dévora.
Il a été rapporté dans un texte authentifié, que lors de la prise de la Mecque, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna à Bilal (qu’Allah l’agrée) de monter sur le toit de la Kaaba pour faire l’appel à la prière. Abou Soufian Ibn Harb, Iteb Ibn Assid et Harith Ibn Hisham, les dirigeants de Qoraych, étaient assis dans la cour de la Kaaba. Iteb dit : « Allah m’aurait fait grâce, si je n’avais vécu ce jour. » Harith s’exclama : « Mohammedn’a trouvé que ce corbeau noir pour faire l’appel à la prière ! » Abou Soufian dit consterné : « Je n’ai rien à dire, et si j’avais quelque chose à dire, je l’aurais dit aux cailloux. » Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) arriva et leur dit : ’Je sais ce que vous avez dit.’ Et li leur répéta leurs paroles. Iteb et Harith dirent : ’Nous attestons que tu es l’Envoyé d’Allah, personne n’était avec nous pour entendre ce que nous disions.’
Ô toi qui ne crois pas à ce noble prophète, ô toi l’athée !
Considère comment ces deux entêtés parmi les chefs de Qoraych, ont dû se rendre à l’évidence et croire au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), seulement parce que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) leur a rapporté des propos dont personne n’était au courant. Et toi, tu as pris connaissance de milliers de miracles de ce genre, dont l’authenticité a été établie, et cela n’apaise pas ton cœur…Revenons à notre sujet.
Il a été rapporté que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait révélé le fait que son oncle paternel ‘Abbas avait dissimulé de l’argent chez son épouse Oum Fadhl. ‘Abbas avait été capturé à la bataille de Badr, et on lui a demandé une rançon. Il dit : « Je n’ai pas d’argent. » Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit alors : ‘Qu’est ce qui est arrivé à l’argent que tu as déposé chez Oum Fadhl.’ Abbas dit : « A part moi et elle, personne n’était au courant. » Il se convertit à l’Islam.
On peut rapporter aussi, l’histoire du vil sorcier juif, qui avait ensorcelé le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) à partir de cheveux noués sur un peigne, qu’il avait caché dans un puits. Le plus noble des Messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna à ‘Ali et à des compagnons d’aller à tel puits pour trouver la sorcellerie. Ils trouvèrent et rapportèrent le peigne. Et à chaque nœud qui était dénoué, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) se sentait de mieux en mieux.
Le plus noble des Messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue) s’était adressé à un groupe, dans lequel Abou Houreyra et Houdeyfa étaient présents : ضِرْسُ اَحَدِكُمْ فِى النَّارِ اَعْظَمُ مِنْ اُحُدٍ ‘La molaire de l’un d’entre vous, sera en enfer, de la taille d’Ôoud.‘, leur révélant ainsi la mauvaise fin et l’apostasie de l’un d’entre eux. Abou Houreyra dit : « Tous les hommes présents moururent sauf un, qui fut tué en apostat le jour de Yamama. »
Il y aussi l’histoire de ‘Oumeyr qui avait passé un accord secret avec Safwan pour assassiner le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), moyennant une grosse somme d’argent. Lorsque ‘Oumeyr se présenta au Messager pour accomplir son triste dessein. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui révéla son intention secrète, et mit sa main sur sa poitrine. ‘Oumeyr se convertit.
Il y eu beaucoup de prédictions de l’inconnaissable qui se sont réalisées. Ces prédictions ont été rapportées dans les six grands recueils de hadîths avec leurs chaines de rapporteurs. Et la grande majorité des hadîths que j’ai cités dans cette épitre, ont été authentifiés de manière catégorique et certaine. Boukhari et Muslim les ont rapportés dans leurs recueils de hadîths, qui sont reconnus comme les livres les plus authentiques après le noble Coran. De plus, ces hadîths ont été rapportés par les autres grands recueils de hadîths comme Tirmidhi, Nissai’, Abi Daoud, le Moustadrak de Hakim, le Mousnad d’Ahmed Ibn Hanbal et les Dalaîls de Bayhaqi avec leurs chaines de transmission.
Ô toi, l’athée insouciant, tu vas dire de manière irréfléchie :
Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue) était un homme sage et très intelligent. Et tu t’en arrêtes là. En fait pour expliquer ces prédictions du futur, il y a deux possibilités.
Soit tu dis : Cet homme avait une vue perçante et était doté d’un grand génie. C’est un visionnaire, qui a une vue d’ensemble du monde entier, sur le passé et l’avenir. Il est capable de prévoir des événements en Orient ou en Occident. Il est pourvu d’une telle clairvoyance, qu’il peut dévoiler les événements passés et futurs. Tu sais bien que cela n’est pas possible, et que cela relève du surhumain. Cela est un don du Seigneur de l’univers et constitue un miracle en lui-même.
Soit tu crois que cette noble personnalité est sous les ordres de Celui qui voit tout. Il reçoit les enseignements du Tout Puissant qui gère l’univers, et qui gère toutes choses, le Maitre du temps. Le destin de toute chose est inscrit dans Sa Table gardée, et Il en informe Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue) de ce qu’Il veut, quand il veut. Il apparait clairement donc, que Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue) transmet les enseignements du Maitre suprême (qu’Il soit glorifié).
On rapporte aussi, que lorsque le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait envoyé Khalid Ibn Walid combattre Akider – le chef de Douma Jandel-, il lui avait dit : اِنَّكَ تَجِدُهُ يَصِيدُ الْبَقَرَ ‘Tu le trouveras en train de chasser la vache sauvage.’ Il l’informa qu’Akider se rendrait sans aucune résistance. Khalid partit et trouva Akider dans la situation décrite par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et celui-ci n’opposa aucune résistance et fut fait prisonnier.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait informé Qoraych que les termites avaient mangé la feuille où ils avaient promulgué le boycott du clan des Banou Hashem, et qu’il ne restait de cette feuille que le nom d’Allah. Cette feuille était accrochée sur la Ka’ba, et ils la trouvèrent tel quel.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait prédit l’apparition de la peste, lors de la conquête de Jérusalem. A l’époque d’’Omar, le fléau de la peste se répandit. Soixante dix mille personnes périrent de la maladie en trois jours.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait évoqué Bassora et Bagdad, avant qu’elles ne soient de grandes cités connues. Il avait prédit l’acheminement à Bagdad des trésors du monde entier.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a informé les compagnons qu’ils combattraient les Turcs et les peuples qui vivent autour de la Mer Caspienne, et qu’ensuite ces nations rentreront dans l’Islam et auront l’autorité sur les arabes :
يُوشِكُ اَنْ يَكْثُرَ فِيكُمُ الْعَجَمُ يَاْكُلُونَ فَيْئَكُمْ وَيَضْرِبوُنَ رِقَابَكُمْ ‘Il se peut que les non arabes se convertissent en masse, jusqu’à l’emporter sur vous (numériquement) et qu’ils frappent vos nuques.’
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit ;
هَلاَكُ اُمَّتِى عَلٰى يَدِ اُغَيْلِمَةٍ مِنْ قُرَيْشٍ ‘Les dépravés de Qoraych causeront la perte de ma communauté.’ Il parlait de Yazid, Walid, et de leurs semblables parmi les mauvais dirigeants Omeyades.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a parlé des apostasies à certains endroits comme le Yamama.
Il (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit à la bataille du fossé :
اِنَّ قُرَيْشًا وَاْلاَحْزاَبَ لاَ يَغْزُونِى اَبدًا وَاَناَ اَغْزُوهُمْ ‘Qoraych et les tribus coalisées ne mèneront plus jamais d’expédition contre moi, mais c’est moi qui mènerait des expéditions contre eux.’ Il en fut tel quel.
Deux mois avant son décès le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : اِنَّ عَبْداً خُيِّرَ فاَخْتاَرَ ماَ عِنْدَ اللهِ ‘On donna le choix à un serviteur entre ce bas monde et ce qui est auprès d’Allah, il choisit ce qui est auprès d’Allah.’
Il avait dit au sujet de Zeyd Ibn Safwan : يَسْبِقُ عُضْوٌ مِنْهُ اِلَى الْجَنَّةِ ‘Son bras le précédera au paradis.’ En effet, sa main fut coupée au combat pour la cause d’Allah, le jour de Nahawand.
* * *
Ainsi, nous avons des miracles en rapport avec l’inconnaissable. Cela ne constitue qu’une seule catégorie de miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), parmi les dix catégories. Nous n’avons pas traité cette catégorie de miracles de manière exhaustive. Cependant, dans le vingt cinquième propos relatif aux miracles du Coran, nous avons défini de manière globale, quatre sortes de prédictions de l’inconnaissable.
Considère donc, cette catégorie de miracles (relatifs à l’inconnaissable) du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et ses sous catégories coraniques. Elles constituent des preuves flagrantes et éclatantes de l’authenticité de la prophétie de Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue), dans la mesure où elles concernent des choses que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ne pouvait imaginer ou concevoir. Cela confirme que ces informations et prédictions révélées par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), proviennent du Créateur, Celui qui connait toutes choses.
SEPTIEME PREUVE ELOQUENTE
Nous allons aborder ici les miracles prophétiques en relation avec la nourriture. L’authenticité des récits rapportant ces miracles a été fermement établie.
Introduction
Ces différents cas de miracles de bénédiction de la nourriture, nous ont été rapportés selon des modalités de transmission différentes. Une certaine catégorie de ce genre de miracles nous a été transmise selon seize modalités différentes. Les plus spectaculaires de ce genre de miracles se sont produits devant un grand nombre de compagnons, que l’on ne peut soupçonner de mensonge et qui sont absolument digne de confiance.
Exemple pour illustrer notre propos
Il a été rapporté que soixante dix hommes ont mangé d’un Sa (quantité minime) de nourriture et ils ont tous été rassasiés. Ces soixante dix hommes ont entendu l’un deux raconter cet évènement, et aucun d’entre n’a démenti ou réfuté. Par leur silence, ils ont confirmé l’authenticité de l’événement.
Les nobles compagnons étaient les gens les plus dignes de confiance. En effet, ils ont vécu à la meilleure époque et ils sont la meilleure génération. Ils ne pouvaient tolérer le moindre mensonge, aussi petit soit il. De ce fait, face à une contre-vérité, ils ne restaient pas silencieux.
C’est pour cela que nous disons, ces récits sont rapportés selon des modalités de transmission différentes. Certains ont rapporté ces récits oralement, et d’autres se sont tus. Ainsi, leurs silences ont la même valeur que les chaines de transmissions du récit, et établissent son authenticité.
Et l’Histoire (et particulièrement la biographie du Messager) témoigne pour les compagnons. En effet, après la compilation du Coran, les compagnons se sont efforcés de compiler les paroles, les faits et gestes du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), aussi bien ceux en rapport avec la Loi divine que ceux relatifs aux miracles. Ils ont établi la biographie prophétique bénie dans ses moindres détails - qu’Allah les récompense-, et ils ont composé leurs recueils rassemblant les récits au sujet du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). On peut citer par exemple le grand interprète du Coran Abdallah Ibn Abbas, et Abdallah Ibn Amrou Ibn ‘As. C’est ainsi, qu’ont été préservés les hadîths à l’époque des compagnons, jusqu'à la génération suivante trente ans ou quarante ans plus tard. Les meilleurs de cette génération reçurent en dépôt la tradition prophétique, et ils l’ont préservé avec sincérité en la retranscrivant. Ensuite des milliers de théologiens, de spécialistes du hadîth, ont conservé ce patrimoine et l’ont transmis à leur tour, jusqu’à ce que deux cents après l’Hégire, ils parviennent aux six grands rapporteurs et auteurs des recueils de hadîths authentiques, et en premier lieu, Boukhari et Muslim. Puis vint ensuite le rôle des spécialistes de l’analyse critique des hadîths, et des spécialistes de l’étude des rapporteurs et de leur degré de fiabilité. Certains parmi étaient très stricts, tel qu’Ibn Al-Jawzi. Ils ont permis de déceler les hadîths inventés et incorporés dans les hadîths classés authentiques par les ignorants et les hérétiques. Il y eu aussi des théologiens prestigieux, très pieux et très scrupuleux comme Jalal Eddin Souyouti. Il fut un grand savant et Imâm, il eu l’honneur de voir soixante dix fois le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) à l’état de veille (la vision du Prophète à l’état de veille est un phénomène confirmé par les gens du dévoilement parmi les saints). Ces savants ont établi les critères qui permettent de distinguer les hadîths authentiques des hadîths forgés.
Ainsi, nous constatons que les hadîths –et donc les miracles dont nous discutons- nous ont été transmis avec une rigueur scientifique, qui ne laisse pas de doute sur leur authenticité, par un nombre indéfini de personnes dignes de confiance. اَلْحَمْدُ ِللهِ هٰذَا مِنْ فَضْلِ رَبِّى « Louange à Allah ! Cela est la grâce de mon Seigneur. »
C’est pour cette raison que les suggestions qui traversent l’esprit, qui mettent en doute la véracité de ces événements, en supposant que depuis une telle époque reculée nous ne pouvons avoir aucune certitude, n’ont pas raison d’être.
Exemples de prodiges liés à la bénédiction de la nourriture
Premier exemple : Les six grands recueils de hadîths authentiques, dont ceux de Boukhari et Muslim, rapportent le hadîth d’Anas (qu’Allah l’ageée) : ‘Pendant les noces du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avec Zeineb, ma mère Oum Souleym mit des dattes, du beurre dans un plat et prépara une pate qu’elle mit dans un récipient. Elle me dit : ‘Ô, Anas ! Va chez le Messager et dis lui que c’est ta mère qui t’a envoyé cela, et elle te transmet ses salutations.’ Elle rajouta : ‘Cela est pour toi, Ô Envoyé d’Allah ! Mais cela est très peu.’ Je suis donc parti apporter le plat et j’ai dit ce que ma mère m’avait dit de dire. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit : ’Pose-le, et va chercher untel, untel et untel-il me nomma des personnes- et invite chaque personne que tu rencontres.’ Je m’exécutais et je partis chercher les personnes qu’il m’avait nommées, et j’invitais tout ceux que je rencontrais. Je laissais la pièce remplie de personnes.’ On demanda à Anas : ‘Combien y’avait il de personnes ?’ Il répondit : ’Environ trois cents personnes. J’ai vu le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) mettre sa main au dessus de la pate et réciter certaines paroles. Ensuite, il invita les gens à manger dix par dix, en leur disant : ’Evoquez le nom d’Allah, et que chacun mange à sa guise.’ Chacun mangea jusqu’à être rassasié. Dès qu’un groupe sortait, un autre rentrait, jusqu’à qu’ils eurent tous mangés. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit : ’Ô Anas ! Reprends le plat.’ Je ne sais plus s’il y en avait plus quand je l’avais posé ou quand je l’avais repris’.
Deuxième exemple : Abou Ayoub el Ansari avait invité le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). ‘Il avait préparé un plat pour le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et Abou Bakr (qu’Allah l’agrée). Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ‘Appelle trente personnes parmi les plus nobles Ansars !’ Il les convia, et ils mangèrent jusqu’à satiété. Ensuite le Messager lui dit : ’Appelle en soixante !’ Il les invita, et il en fut de même. Puis le Messager dit : ‘Invite en soixante dix !’ Ils mangèrent jusqu’à satiété. Et chacun ne sortait pas sans s’être converti à l’Islam, et avoir fait allégeance au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Abou Ayoub précisa : ‘cent quatre vingt hommes ont mangé de ma nourriture.’
Troisième exemple : Il s’agit du hadîth de Salma Ben Alakoua’, Abou Houreyra, ‘Omar Ben Khattab, et Abou Amra el Ansari (qu’Allah les agrée), où ils évoquaient une famine qui avait touché le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et ses compagnons pendant une expédition. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna que l’on amène le reste des provisions. Des hommes vinrent et posèrent des petites quantités de nourriture. La quantité la plus importante était un Sa de dattes. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) les rassembla. Salma précise : « Je surveillais la nourriture et était à l’affut tel que les chèvres ». Ensuite, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) appela les gens à venir avec leurs sacs de provision. Il n’y eut pas une seule personne de l’armée, qui n’ait rempli son sac de provision. Il restait de la nourriture, et on aurait pu encore remplir beaucoup de sacs. Et dans une autre version du hadîth, on aurait pu approvisionner le monde entier.
Quatrième exemple : Boukhari, Muslim, rapportent dans leurs « Sahih » que Abderrahmane Ibn Abou Bakr Siddiq a dit : ‘Nous étions cent trente personnes avec le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) » en voyage. Et le hadîth mentionne que l’on a préparé un Sa de nourriture, et on a fait rôtir le foie d’une brebis. Abderrahmane dit : ‘J'en jure par Allah, il n'y eut pas un seul de ces cent trente hommes qui n’eut pas un morceau de ce foie rôti. On fit remplir deux grands plats, nous en mangeâmes jusqu'à la satiété et il resta encore de la nourriture dans les deux plats, que je chargeai sur le chameau.’
Cinquième exemple : Il s’agit du hadîth de Jaber, où il est mentionné que le jour du fossé, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a nourri mille hommes avec un Sa d’orge et une chevrette. Jaber dit : ‘Je jure par Allah, qu’ils mangèrent jusqu’à être rassasié, et la pate à pain dans notre marmite est restée identique, on aurait pu faire encore du pain.’ Le plus noble des messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait mis de l’eau dans la pate à pain, et avait imploré Allah d’y mettre la bénédiction. Jaber avait juré par Allah et avait attesté de la véracité de ce miracle qui s’est produit en présence de mille compagnons. L’authenticité de ce récit a été fermement établie. En effet, mille personnes ont rapporté ce hadîth.
Sixième exemple : Abi Talha, l’oncle du serviteur du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) Anas (qu’Allah l’agrée), rapporte que le plus noble des messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue) a nourri environ quatre vingt personnes avec quelques pains d’orges qu’Anas avait apporté sous son bras. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait ordonné d’émietter les pains, et invoqua Allah d’y mettre la bénédiction. Ensuite, les personnes rentraient par groupe de dix dans la pièce, pour manger. Ils furent tous rassasiés.
Septième exemple : Il a été rapporté dans le « Sahih », le « Chifa » et d’autres ouvrages, que Jaber al Ansari a dit : ‘Un homme est parti chez le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) pour lui demander à manger. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui donna une demi-portion d’orge. Ils ne cessèrent d’en manger, lui, sa femme et son invité jusqu’à ce qu’il pesa, pour estimer la quantité restante. Ils s’aperçurent alors que la bénédiction disparut et que la portion diminuait peu à peu. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) vint et Jaber l’informa de ce qui s’était passé. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ’Si vous ne l’aviez pas pesé, vous en auriez mangé jusqu’à satiété.’
Huitième exemple : Les grands recueils de hadîths authentiques tels que celui de Tirmidhi, Nissa-i, Bayhaqi, et le « Chifa » rapportent que selon Samra Ibn Joundoub, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) apporta un plat avec de la viande, un grand nombre de gens en mangea jusqu’à la nuit tombée, et en défilant par groupes successifs.
Et comme nous l’avons dit précédemment dans l’introduction, ceci n’est pas le témoignage de Joundoub seulement, mais de tous ceux qui ont mangé cette nourriture, Joundoub étant en quelque sorte leur porte-parole.
Neuvième exemple : Des hommes intègres comme l’auteur du « Chifa », Ibn Abi Chayba, Tabarani et d’autres théologiens ont rapporté selon une bonne chaine de transmission, que Abou Houreyra a dit : ‘Le Messager m’a ordonné d’aller chercher les gens du banc - Les gens du banc sont les pauvres parmi les compagnons émigrés. Ils étaient au nombre de cent, et résidaient dans le banc de la mosquée - Je les ai rassemblés, et on nous a posé un plat, nous avons mangé autant que nous avons voulu, et le plat est resté tel que l’on avait posé, si ce n’étaient les traces de doigts.’
Dans ce hadîth, Abou Houreyra nous décrit les gens du banc, ce qui nous donne une indication sur leur sincérité. Ceci renforce le caractère authentique de ce hadîth. C’est comme si tout les gens du banc avaient explicitement rapporté le hadîth. En effet, comment ce hadîth pourrait-il être faux, alors qu’aucun de ces personnages fiables et dignes de confiance, n’ont apporté de démenti.
Dixième exemple : Il a été rapporté que l’imam Ali (qu’Allah l’agrée) a dit : ‘Un jour, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a rassemblé les Bani Abdelmoutaleb, qui étaient au nombre de quarante et les a invité à manger. Certains avaient l’habitude de manger des grands morceaux de viande de chameau et buvaient beaucoup de lait. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) prépara un Mod de nourriture, et chacun mangea à satiété, sans que la nourriture diminue. Ensuite, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) apporta un récipient (pour trois ou quatre personnes) contenant du lait, et tout le monde a bu, à volonté, jusqu’à étancher sa soif. Le récipient resta comme si personne n’avait bu.’
La valeur de l’imam Ali donne renforce l’authenticité de cet exemple de miracle de bénédiction de la nourriture.
Onzième exemple : Lorsque le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a marié sa fille Fatima à Ali, il ordonna Bilal de préparer un plat de quatre ou cinq Mods, et d’y découper une tête de chameau pour les noces de Fatima. Bilal dit : ‘J’apportai le plat, et les gens rentrèrent groupe par groupe pour en manger. Et dès qu’ils finirent, du fait de la bénédiction, il en restait une partie. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna qu’on porta le plat à ses épouses, et il leur dit : Mangez-en et donnez-en à vos proches.’ En effet, un tel mariage ne pouvait qu’avoir une bénédiction miraculeuse.
Douzième exemple : Ja’far As-sadeq rapporte de son père Mohammedel Baqer, qui le rapporte de son père Zein al Abidine, qui le rapporte d’Ali (qu’Allah l’agrée) que ‘Fatima avait préparé un repas, et envoya Ali au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) pour l’inviter à manger avec elle. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit d’amener la nourriture. Elle prépara un plat pour chacune de ses épouses, un plat pour le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), un plat pour Ali, et pour elle-même. Elle leva la marmite, et elle débordait de nourriture. Elle s’exclama : ‘A Dieu ne plaise, qu’est ce que nous avons mangé de cette marmite !’
Quelle chose étrange que tu ne crois pas à tout ces miracles éclatants, et à tous ces témoins ! Et ceci d’autant plus, qu’on t’a démontré la solidité et la fiabilité des chaines de transmission. Satan, lui-même n’oserait pas démentir ces miracles.
Treizième exemple : Des imams comme Abou Daoud, Ahmed Ibn Hanbal et Bayhaqi ont rapporté, selon Doukeyn al Ahmassi Ibn Saïd al Mazin, selon Moqran al Ahmassi al Mazin, le compagnon qui a été honoré, lui et ses six frères, de la compagnie du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), selon la version de Jarir et divers canaux de transmission, que le plus noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna ‘Omar Ibn Khattab d’approvisionner quatre cents cavaliers. Il dit : « Ô, Envoyé d’Allah ! Quelle quantité dois-je apporter ? Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : « Va chercher les provisions ! » ‘Omar s’exécuta et il apporta la charge de datte d’un petit chamelon et les approvisionna sans que la quantité de dattes ne diminue.
Cet autre exemple de bénédiction de nourriture s’est déroulé en présence de quatre cents hommes, et il a été rapporté par un grand homme : ‘Omar Ibn Khattab. Et aucun de ces hommes n’a démenti l’évènement. Bien qu’il y ait un seul rapporteur, ce récit est fiable car le silence des quatre cents hommes renforce le caractère authentique du hadîth. En effet, c’est une confirmation implicite.
Quatorzième exemple : Boukhari et Muslim, rapportent le hadîth de Jaber (qu’Allah l’agrée) concernant les dettes de son père. Pour couvrir sa dette, le père de Jabir n’avait que le rendement de ses dattiers, mais même le rendement de ses dattiers de deux années consécutives, ne suffirait pas pour couvrir ses dettes. Après avoir ordonné à Jaber de cueillir les dattes et de les rassembler en tas, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) vint marcha vers les tas de dattes et invoqua Allah. Jaber remboursa les créanciers et il resta autant de dattes que la palmeraie produisait chaque année, ou dans une autre version : il en restait autant que ce avec quoi il les avait payé. Jaber dit : « Les créanciers qui étaient juifs, étaient stupéfaits. »
Cette histoire de miracle liée à la bénédiction de la nourriture est très connue. Elle n’a pas été rapportée seulement par Jaber. Elle a été rapportée par un grand nombre de personnes, pas exactement dans les mêmes termes et avec les mêmes détails, mais l’histoire dans son sens général est la même.
Quinzième exemple : Les théologiens spécialistes du hadîth, comme Boukhari, Muslim, Tirmidhi et Bayhaqi, ont rapporté que selon Abou Houreyra (qu’Allah l’agrée) : ‘Une famine toucha les gens lors d’une expédition, et dans une version : lors de l’expédition de Tabouk. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ‘reste t-il quelque chose ?’ Je dis : ‘Oui, il reste quelques dattes dans le sac de provision.’, et dans une autre version : ‘quinze dattes’. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ’Apportez le moi.’ Il mit dans le sac, prit une poignée, étendit les dattes sur le sol, et invoqua Allah pour la bénédiction. Il fit appeler dix qui mangèrent jusqu’à satiété, ensuite dix autres, et ainsi de suite jusqu’à ce que toute l’armée fut rassasiée. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit : ’Prends le sac, mets ta main et prends une poignée, mais ne déverse jamais le sac.’ Je saisis une poignée de dattes, et il y en avait plus qu’au départ. Je me suis nourri de ce sac durant la vie du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), celle d’Abou Bakr, celle d’’Omar jusqu’à l’époque de l’assassinat d’Othman, où le contenu du sac m’échappé’, et j’ai perdu cette bénédiction, et dans une autre version du hadîth : ‘J’en ai donné telle et telle quantité en aumône.’
Ce prodige de bénédiction de la nourriture a été rapporté par Abou Houreyra. Et il ne faut pas oublier qu’Abou Houreyra a suivi l’école des gens du banc, celle du plus grand enseignant de l’univers, son Maitre Mohammed(qu’Allah prie sur lui et le salue), il s’est distingué dans cette école, par sa capacité exceptionnelle de mémorisation, suite à l’invocation qu’a faite le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) pour lui. Donc, ce hadîth a été rapporté par un compagnon éminent, mais en plus, le miracle a eu lieu dans une expédition (Tabouk), et en présence de beaucoup de personnes, qui donc de ce fait participent implicitement à la transmission de ce récit, et renforce donc l’authenticité de ce récit.
Seizième exemple : Dans le « Sahih » de Boukhari et d’autres grands rapporteurs, il a été rapporté qu’Abou Houreyra était tiraillé par la faim. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit de le rejoindre chez lui. Il y trouva un récipient de lait qu’on lui avait offert. Il ordonna à Abou Houreyra, d’appeler les gens du Banc. Abou Houreyra dit : ’Je me suis dit que j’avais plus besoin qu’eux de boire ce lait, pour retrouver mes forces, mais je partis les appeler.’ Les gens du banc étaient à peu près une centaine. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna Abou Houreyra de les servir. ‘Celui-ci raconte : ‘Je m’exécutais, Chaque homme prenait le récipient et buvait à satiété. Ensuite, il le remettait au suivant et ainsi de suite, jusqu'au dernier. Enfin, l'Envoyé d'Allah le prit dans sa main. II restait encore du lait. II leva la tête, me regarda et sourit. - Abou Houreyra ! dit-il. - Me voici, Envoyé d'Allah ! - Il ne reste que toi et moi. Assieds-toi et bois, me dit-il. Je m'assis et bus. - Bois encore, dit-il. Je bus. - Encore, me dit-il ! Je bus encore. II ne cessa de répéter cela, qu'à la fin je lui dis : Je jure par Celui qui t'a chargé de la mission de vérité, que je ne peux plus ! - Passe-moi le récipient me dit-il. II le prit et but du lait qui restait.’
Félicitations mille fois, Ô envoyé d’Allah !
Ce miracle a été rapporté dans tous les grands recueils de hadîths authentiques, comme celui de Boukhari, qui a mémorisé cinq cent mille hadîths. Et ce qui renforce encore le caractère authentique du hadîth, et dissipe totalement les doutes, comme si l’on avait assisté à l’événement, est le fait qu’il a été rapporté par l’excellent élève de la sainte école Ahmadienne, l’école des gens du banc, Abou Hourayra, le digne de confiance. Il a rapporté ce hadîth au nom des gens du banc, et son témoignage est le leur.
Donc, celui qui ne croit pas à ce récit, est dans l’une des situations suivantes : soit il manque d’intelligence, soit son cœur est perverti. En effet, comment se pourrait il qu’un compagnon aussi prestigieux qu’Abou Hourayra, qui a passé sa vie à mémoriser le hadîth prophétique, se mettrait à rapporter des hadîths douteux et équivoques, qui contredisent la vérité et le bons sens, alors qu’il a entendu le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dire :
وَمَنْ كَذَبَ عَلَىَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّاْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ’Que celui qui ment sciemment à mon sujet, qu’il se prépare une place dans le feu de l’enfer.’ ? Ce n’est pas concevable.
Ô Seigneur, par la sacralité de la bénédiction de ce noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), bénis ce que tu nous as accordés comme subsistances matérielles et spirituelles.
Point important
Il est évident que lorsqu’on rassemble des choses fragiles et faibles, elles deviennent fortes. Lorsqu’on tresse des fils fins, on obtient un câble solide qui ne se rompt pas. Ainsi, nous avons cité quinze exemples de prodiges, qui appartiennent à la même sous-catégorie parmi les quinze sous-catégories de l’une des vingt cinq catégories de miracles. Chaque exemple cité, est fort en lui-même et suffit pour confirmer à lui seul la prophétie.
Et même, s’il y avait eu certains exemples faibles (dans leurs chaines de transmission), on ne pourrait pas dire que ces exemples ne peuvent être pris en compte, dans la mesure où ils sont en concordance avec les exemples dont la chaine de transmission est forte.
Donc, si on prend en compte l’ensemble des ces exemples, cela constitue un grand miracle dont le caractère authentique est fort. Et si on rassemble ces miracles avec les miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) des quatorze autres sous-catégories (que nous n’avons pas évoquées), cela constitue un miracle éclatant, et argument aussi solide que les chaines de montagnes. De plus, si on met en relation tout ces miracles avec l’ensemble des miracles des vingt cinq autres catégories, cela établit de manière formelle et catégorique, la véracité de la prophétie.
Ainsi, l’ensemble de ces miracles constitue un des piliers de la prophétie Ahmadienne.
Ainsi, sans aucun doute, nous t’avons mis en évidence l’absurdité et la sottise de celui qui voit cet édifice solide et compact de la prophétie, comme quelque chose de fragile et équivoque, du fait qu’il porte son attention sur une partie infime de cet édifice.
Effectivement, ces miracles relatifs à la bénédiction de la nourriture, constituent un argument probant de la prophétie de Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il est le bien aimé et il a été ordonné par le Tout Miséricordieux, qui lui octroie sa subsistance et la crée. Il est Son noble serviteur et Il lui donne sa subsistance selon diverses modalités. Contrairement au commun des gens, Il lui donne sa nourriture à partir du néant, ou à partir de Ses Trésors du monde invisible qui ne s’épuisent jamais.
Aussi, la péninsule arabique est connue pour ses manques d’eau et l’insuffisance de son agriculture. En effet, ses habitants, surtout dans la période de l’avènement de l’Islam, ont connu des conditions de vie très difficiles, avec des pénuries d’eau. De ce fait, on comprend mieux la sagesse divine, la cause pour laquelle beaucoup de ces miracles Ahmadiens spectaculaires étaient en rapport avec l’eau et la nourriture.
En réalité, ces miracles sont l’expression de la générosité du Seigneur, de la bienveillance divine et de l’hospitalité du Très Miséricordieux envers le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), en répondant à ses besoins. C’est plus une manière d’honorer le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), qu’une confirmation de la prophétie. Car la majorité de ceux qui ont vu ces miracles, étaient des croyants qui avaient foi en la prophétie. Ces miracles ont augmenté et renforcé leur foi, et ont rajouté de la lumière à la lumière de leur foi.
HUITIEME PREUVE ELOQUENTE
Mettant en évidence les miracles relatifs à l’eau
Introduction
Les événements qui se sont déroulés en présence d’un groupe de personnes, qui n’ont qu’une seule chaine de transmission et qui n’ont pas été démentis, sont des preuves de la prophétie, car la nature humaine est encline à dénoncer et réfuter le mensonge. Cela est d’autant plus vrai, lorsqu’il s’agit des nobles compagnons et que l’évènement concerne le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), surtout lorsque le rapporteur est parmi les plus éminents compagnons. Ce rapporteur unique, devient en quelque sorte, le porte-parole du groupe de personnes qui ont été témoins de l’évènement. Il faut préciser que ces cas de miracles liés à l’eau ont été rapportés selon divers modes de transmission, par de nombreux nobles compagnons. Ensuite, les grands savants de la génération qui a succédé aux compagnons, ont pris le relais en les mémorisant, et les transmettant à la génération suivante. Celle-ci a reçu et pris soin de ce dépôt avec sérieux, et l’a transmis à leur tour, aux théologiens de la génération suivante. Ainsi, des milliers de prestigieux savants, à chaque époque, de toutes classes, se sont succédés pour ce dépôt jusqu’à ce qu’il nous parvienne aujourd’hui. Il ne faut oublier que ces hadîths ont été compilés à l’époque de la prophétie, et ont été transmis de génération en génération jusqu’aux imams spécialistes du hadîth comme Boukhari et Muslim, qui les ont analysés et classés. Ils ont donc consigné les hadîths classés authentiques dans leurs recueils. Ils nous ont mis sur la voie droite, qu’Allah les récompense en bien.
Exemple : De l’eau a jailli des doigts du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et a abreuvé beaucoup de gens. Un très grand nombre de personnes ont rapporté cet évènement, ce qui ne laisse pas de place au doute. L’authenticité de ce miracle a été fermement établi, et ceci d’autant plus, qu’il s’est produit trois fois avec trois grands groupes de personnes
Ces hadîths authentifiés nous ont été rapportés par un groupe de célèbres compagnons, dont Anas, le serviteur du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), Jaber et Ibn Messaoud, qui nous les ont transmis à travers des chaines de transmission passant par les grands rapporteurs de hadîths comme Boukhari, Muslim, l’imam Malik, Ibn chou’ayb et Qatada, (qu’Allah les agrée tous).
Nous allons donc, évoquer neuf exemples de miracles liés à l’eau.
Premier exemple : Il a été rapporté dans les « Sahih » de Boukhari et Muslim, entre autres, d'après Anas Ibn Malik : ‘Je vis le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) à l'heure de la prière du 'Asr (la prière de l'après-midi) à Az-Zaourâ (un endroit dans le marché de Médine). Les gens cherchèrent de l'eau pour les ablutions mais n'en trouvèrent pas suffisamment. On apporta au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) un peu d'eau dans un récipient où il immergea sa main. Puis, il ordonna aux gens de venir en prendre pour leurs purifications. Et, là, je vis l'eau jaillir de ses nobles doigts. Tous les gens purent accomplir leurs purifications. On demanda à Anas: " Combien étiez-vous?" Il répondit: " Environ trois cents.’
Constate comment Anas (qu’Allah l’agrée) rapporte ce hadîth, en représentant trois cent personnes. Si cet évènement n’avait pas eu lieu, est ce que ces trois cent personnes s’associeraient à la narration de cet évènement sans le démentir ? Ce serait un manque de respect vis-à-vis d’Anas, de dire que cet évènement n’a pas eu lieu.
Deuxième exemple : Il a été rapporté dans les « Sahih » de Boukhari et Muslim, entre autres, d'après Salim Ibn Abi Ja’d, d’après Jaber Ibn Abdallah al Ansari (qu’Allah les agrée) : ’Les musulmans eurent soif le jour d'Al-Houdaïbiyah. Alors que le Prophète avait devant lui un récipient avec un peu d'eau dont il se servait pour faire ses ablutions, les gens se précipitèrent autour de lui. Alors, il leur demanda: ‘Qu'y a-t-il?’ Ils dirent: ‘Ô Prophète de Dieu, nous n'avons plus d'eau pour faire nos purifications, ni même pour boire sauf le peu que tu as là.’ Alors le Prophète mit sa main dans le récipient et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts comme des sources. Alors nous bûmes et accomplîmes nos ablutions. Salim, celui qui rapporte ce témoignage de Jaber, s'enquit: ‘Combien étiez-vous?’ Jaber répondit: "Si nous étions cent mille, l'eau nous aurait suffit. Mais, nous n'étions que mille cinq cents.’
Considères que ce récit miraculeux a mille cinq cents rapporteurs, car l’être humain a tendance à ne pas rester silencieux face à un mensonge en disant : « Ceci est un mensonge. », à fortiori, lorsqu’il s’agit des nobles compagnons qui ont sacrifié leurs vies, leurs biens, leurs pères et mères, leurs enfants, leur tribus et leurs peuples dans la voie d’Allah et pour la vérité. De plus, ils ne pouvaient se taire, car ils avaient parfaitement connaissance de la menace terrifiante du noble hadîth qui dit que : ’Celui qui ment sciemment à mon sujet, qu’il se prépare une place dans le feu de l’enfer.’
Troisième exemple : Les grands recueils de hadîths authentiques (comme ceux de Boukhari et Muslim) mentionnent l’expédition de Bowat. Jaber dit : « L’envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit : ‘Ô Jaber ! Appelle les gens pour les ablutions.’ On lui dit : ‘Il n’y a pas d’eau’. Il demanda une petite quantité d’eau. On lui rapporta, et il y immergea ses mains et prononça des paroles. Il demanda un grand récipient et on lui rapporta. Il y mit sa main et écarta ses doigts, Jaber versa la petite quantité d’eau et le Messager dit : ’Au nom d’Allah !’ Jaber dit : ‘Je voyais l’eau jaillir des doigts du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) pour se déverser dans le récipient, jusqu’à qu’il se remplisse. Il ordonna aux gens de venir boire. Ils burent jusqu’à étancher leurs soifs. Je dis : ’Est-ce qu’il reste quelqu’un qui a besoin de boire ?’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) enleva sa main du récipient qui était encore plein.’
Ce miracle impressionnant nous a été relaté à travers une chaine de narrateurs très fiables. De plus, Jaber a été au premier plan dans le témoignage de ce miracle, il était le plus à même de rapporter ce récit, et ceci d’autant plus qu’il était au service du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Et dans la version d’Ibn Messaoud, dans le « Sahih » : « Je voyais l’eau jaillir d’entre les doigts du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). »
Prends en considération que d’éminents compagnons, dignes de confiance, comme Jaber, Anas et Ibn Messaoud ont affirmé avoir vu ces miracles de leurs propres yeux, et que leurs témoignages concordent, ce qui authentifie ce miracle. En effet, le fait que ce phénomène de jaillissement de l’eau des doigts du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), soit rapporté par trois chaines de transmission, établit fermement et catégoriquement la véracité de ce miracle. On peut même dire que ce miracle est plus grand et plus spectaculaire que celui de Moussa (que la paix soit sur lui), qui a fait jaillir douze sources d’un rocher, car que l’eau sorte de la roche relève du possible et existe dans la nature. Mais que l’eau jaillisse de la chair et des os comme une fontaine d’eau douce, cela n’a pas d’équivalent.
Quatrième exemple : L’imam Malik rapporte dans son précieux livre « al Mouwata », d’après d’éminents compagnons, selon Mou’adz Ibn Jabal dans l’histoire de Tabouk, où ils s’abreuvèrent à une source d’où coulait un mince filet d’eau. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna qu’on lui amène de cette eau. Les fidèles, quant à eux, se mirent à puiser de l'eau peu à peu, de sorte que lorsqu'ils en eurent assez, l'Envoyé d'Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) se lava le visage et les mains, rendant ensuite cette petite quantité d'eau à la source, qui coula à flots. Les hommes burent et donnèrent à boire à leurs montures. Et dans la version d’Ibn Ishaq, il y avait des éclats de lumière semblables aux éclairs dans l’eau, et l'Envoyé d'Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit: يُوشِكُ ياَ مُعاَذُ اِنْ طَالَتْ بِكَ حَيَاةٌ اَنْ تَرٰى ماَهٰهُنٰا قَدْ مُلِئَ جِنَانًا ‘O Mou'adz! Si une longue vie te sera accordée, tu verras qu’a cet endroit, il n’y aura que des jardins.’ Il en fut ainsi.
Cinquième exemple : Boukhari a rapporté selon Bara, Muslim selon Salama Ibn al Akwa’, et d’après d’autres chaines de narrateurs dans les autres recueils de hadîths : ’Nous étions mille quatre cents le jour de Houdeybiya, nous puisâmes l’eau du puits de Houdeybiya, jusqu’à qu’il ne resta plus une goutte. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) s’assit au bord du puits et demanda un peu d’eau. Il mit l’eau dans bouche et la recracha dans le puits. Peu de temps après, nous burent jusqu’à étancher notre soif et nous abreuvâmes nos montures.’ Bara a dit : ‘Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna qu’on lui apporte un seau d’eau. On lui apporta et il y mit sa salive bénie. Il déversa le seau dans le puits qui se mit à déborder. Nous nous abreuvâmes, et abreuvâmes nos montures.’
Sixième exemple : Ce hadîth est rapporté par Muslim, Ibn Jarir Tabari, ainsi que d’autres, selon Abi Qatada : ‘Lorsque le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) appris que ses émirs à Moata avaient été tués, il sortit en expédition. J’avais un bol pour faire les ablutions. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit ‘Garde ton bol, il nous sera utile.’ Ensuite, nous furent pris d’une grande soif. Nous étions soixante douze- et dans la version de Tabari, nous étions environ trois cents- Le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit : ‘Apporte ton bol.’ Je lui apportais, et il mit sa bouche au bord du bol, je ne sais plus s’il avait soufflé dedans ou non ; Les soixante douze hommes burent dans mon bol et remplirent leurs gourdes. Je récupérais mon bol et il était encore plein.’Considère la splendeur de ce miracle, et dis : اَللّٰهُمَّ صَلِّ وَسَلِّمْ عَلَيْهِ وَعَلٰۤى اٰلِهِ بِعَدَدِ قَطَراَتِ الْمَاۤءِ ‘Qu’Allah prie sur lui et le salue, ainsi que sa famille, autant de fois qu’il y a de gouttes d’eau.’
Septième exemple : Ce hadîth a été rapporté par Boukhari et Muslim, selon Imran Ibn Hosayn. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) était pris lui et ses compagnons d’une grande soif pendant un voyage. ‘Pendant que nous étions avec le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) lors d'un voyage, les gens se plaignirent de la soif. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) s'arrêta et demanda à Ali d'aller à la recherche d'eau. Il partit et tomba sur une femme qui transportait deux grandes outres d'eau sur son chameau. Il la conduisit au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). Alors le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) demanda un récipient où il versa un peu d'eau de l'ouverture des deux outres avant de les refermer. On appela les gens qui burent et abreuvèrent leurs bêtes. La femme était debout voyant ce qu'on faisait de son eau. A la fin, le Prophète demanda à ses compagnons d'apporter chacun quelque chose en guise de reconnaissance pour cette femme. Alors, on lui rassembla de la nourriture en quantité que l'on mit dans un vêtement. On le porta sur son chameau, et le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit: اِذْهَبِى فَاِنَّا لَمْ نَاْخُذْ مِنْ مَاۤئِكِ شَيْئًا وَلٰكِنَّ اللهَ سَقَانَا ‘Tu sais bien que nous n'avons pas diminué ton eau mais c'est Dieu qui nous a donné à boire.’
Huitième exemple : C’est un hadîth rapporté par Ibn Khouzeyma, dans lequel ‘Omar (qu’Allah l’agrée) évoque la grande soif dans laquelle était l’armée des musulmans. Un homme alla jusqu’à égorger son chameau pour boire l’eau de sa bosse. Abou Bakr demanda au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) de faire une prière. Alors le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) leva ses mains vers le ciel et ne les baissa pas avant que les nuages apparaissent dans le ciel et que la pluie tombe. Les troupes remplirent les récipients dont ils disposaient et levèrent les yeux vers le ciel pour s'apercevoir qu'en fait les nuages ne dépassaient pas leur camp.
Neuvième exemple : Selon Ben Chou’ayb (le petit fils d’Abdallah Ben Amr ben’As) qui est un rapporteur fiable d’après les quatre grands imams de la Sunna, ‘Abi Taleb dit au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui était derrière lui sur sa monture à Dzil Majaz (le marché de ‘Arafa) : ‘J’ai soif et je n’ai pas d’eau.’ Le Messager descendit de la monture, et frappa le sol avec son pied, et l’eau jaillit.’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ’Alors, bois.’
Un théologien a dit que ce miracle eut lieu avant la prophétie. C’est un signe précurseur de la prophétie. Mille ans après, une source jaillit à Arafat, ce qui est un miracle d’Allah réalisé par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Ces neufs exemples de miracles relatifs à l’eau ont été rapportés de quatre vint dix manières.
La chaine de transmission des sept premiers exemples est solide et établie. Pour les autres exemples, bien que les canaux de transmission ne soient pas forts et diversifiés et que les rapporteurs ne soient pas nombreux, certains grands imams du hadîth comme Bayhaqi et Hakim, ont rapporté selon ‘Omar (qu’Allah l’agrée) un deuxième miracle de nuage qui consolide le récit du miracle du huitième exemple, qui lui aussi est relaté par ‘Omar. Le récit est le suivant : ’Lors d’une expédition du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), les gens furent éprouvés par la soif. ‘Omar demanda au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) de faire une prière. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit une prière, et un nuage vint, déversa son eau jusqu’à combler leurs besoins en eau et partit.’C’est comme s’il avait été ordonné au nuage d’abreuver l’armée des musulmans. Il n’a plu que ce qu’il leur fallait comme eau. Ce récit consolide le huitième exemple, le renforce et lui donne une fiabilité. Même Ibn Jawzi qui est rigoriste et va jusqu’à réfuter des hadîths considérés comme authentiques en les classant comme inventés, dit que cet évènement est survenu lors de la bataille de Badr, et que c’est à cette occasion que le verset suivant fut révélé :
وَيُنَزِّلُ عَلَيْكُمْ مِنَ السَّمآءِ مآءً لِيُطَهِّرَكُمْ بِهِ « Et envoya une eau du ciel pour vous purifier » (Sourate « al Anfal » v.11).
A partir du moment où ce verset a été révélé dans le cadre de cet événement, et il y fait référence de manière explicite, il n’y a aucun doute sur la véracité de cet évènement.
Et le fait que la pluie tombe miraculeusement après que le prophète ait levé ses mains pour faire une prière, et avant qu’il ne baisse ses mains, s’est reproduit plusieurs fois et dans des circonstances différentes. Une fois, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était sur le minbar, il leva les mains pour invoquer Allah qu’il fasse tomber la pluie. La pluie tomba avant qu’il ne baissa ses mains. Ce fait a été authentifié à travers une chaine de narrateurs ininterrompue.
NEUVIEME PREUVE ELOQUENTE
Parmi les différentes sortes de miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), on cite l’exemple des arbres qui se plient à sa volonté (comme le ferait un humain) et leurs déplacements d’un endroit à un autre en se dirigeant vers lui. Les chaines de transmissions de ce type de miracles relatifs aux arbres sont fermement établies, comme celles des récits du jaillissement de l’eau des doigts bénis du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il existe plusieurs récits de ce genre de miracles, avec de nombreux canaux de transmission.
En effet, il n’est pas insensé de dire que ces récits de déplacement d’arbres vers le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) reposent sur des chaines de transmissions fiables, dans la mesure où ils sont rapportés par de nobles compagnons sincères et connus comme : Ali, Ibn Abbas, Ibn Messaoud, Ibn ‘Omar, Ya’la Ben Mora, Jaber, Anas Ben Malik, Boureyda, Oussama Ben Zeyd, Ghaylan Ben Salma et d’autres. Chacun d’entre eux a narré des miracles relatifs aux arbres. Et leurs récits ont été relatés par des centaines d’imams de la génération suivante, par des chaines de transmission différentes. Et au début de chaque chaine de transmission, on a un compagnon éminent. De ce fait, il ne reste plus de place pour le doute.
Ce genre de miracles s’est répété de très nombreuses fois. Nous allons citer quelques exemples.
Premier exemple : Ibn Majah, Darimi, Bayhaqi ont rapporté d’après Anas Ibn Malik et Ali Bazar et Bayhaqi l’ont rapporté d’après ‘Omar), que trois nobles compagnons (qu’Allah les agrée tous) dirent : « Le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était très affligé de voir les mécréants le démentir, il dit : ‘Ô Allah ! Montre-moi un signe après quoi je ne ferai plus attention à celui qui dément.’ Et dans la version d’Anas : ’Jibrîl voyant le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) triste, lui dit : ‘Voudrais tu que je te montre un signe ?’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ’Oui.’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) porta son regard vers un arbre qui était dans une vallée. Jibrîl lui dit : ’Appelle cet arbre ;’ Et l’arbre vint pour se présenter devant le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il lui dit : ’Ordonne lui de retourner.’ L’arbre retourna à sa place.’
Deuxième exemple : Qadi Iyadh, le grand savant du Maghreb, rapporte dans son livre « Chifa », à travers une chaine de transmission authentique, qu’Ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : ‘Pendant que nous étions avec le Prophète lors d'un voyage, un bédouin s'approcha de lui. Le Prophète lui demanda: ‘Où vas-tu?’ ‘Chez moi’, répondit le bédouin. ‘Veux-tu que je te montre le Bien?’, demanda le Prophète. Le bédouin dit: " ’Oui’. Le Prophète dit: ‘Que tu témoignes qu'il n'y a nulle autre divinité que Dieu et que MÔammad est le serviteur de Dieu et son Prophète.’ Le bédouin demanda: ‘Qui peut attester de ce que tu dis?’ Le Prophète dit: ‘Cet arbre là’ et montra un arbre au fond de la vallée. Alors, l'arbre fendit la terre avec ses racines et accourut vers le Prophète et s'arrêta devant lui. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui demanda trois fois de témoigner qu'il était bel et bien le Prophète de Dieu. L'arbre s'exécuta et retourna à sa place.’
D’après Boureydah, d’après Tariq Ibn Ashab al aslami : ‘Un bédouin demanda au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) un signe de sa prophétie. Il lui dit : ’Dis à cet arbre que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) t’appelle.’ L’arbre se pencha vers sa droite, vers sa gauche, vers l’avant, vers l’arrière jusqu’à que ses racines se détachèrent. Ensuite, l’arbre s’empressa d’aller vers le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), en trainant derrière lui ses racines et la terre. Il arriva au niveau du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et dit : ’Que la paix soit sur toi, Ô envoyé d’Allah !’ Le bédouin dit : ’Ordonne lui de retourner à sa place.’ L’arbre retourna à sa place, replanta ses racines dans la terre et se fixa dans le sol. Le bédouin dit : ‘Permets-moi de me prosterner devant toi.’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ’Si j’avais ordonné quelqu’un de se prosterner devant quelqu’un d’autre, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari.’ Le bédouin dit : ‘Permets-moi, alors d’embrasser tes mains et tes pieds.’ et il l’autorisa.’
Troisième exemple : Muslim, et les autres recueils de hadîths, rapportent que Jaber (qu’Allah l’agrée) a dit : ’Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah. Le Messager partit faire ses besoins, et il ne voyait rien qui pouvait le mettre à l’abri des regards, jusqu’à qu’il aperçut deux arbres dans une vallée. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) alla vers l’un des arbres, prit quelques unes de ses branches et lui dit : ‘Laisse toi faire, par la permission d’Allah.’ L’arbre se plia à la volonté du Messager comme le chameau que l’on tient par sa bride. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit le même miracle avec deux autres arbres, à la moitié du chemin. Il leur dit : ’Couvrez-moi, par la permission d’Allah.’ Les deux arbres s’abaissèrent, et le Messager s’assit derrière ces arbres pour faire ses besoins. Ensuite, il leur ordonna de retourner à leurs places.’
Et dans une autre version, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ’Ô Jaber ! Dis à cet arbre que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) t’as dit de rejoindre l’autre arbre afin qu’il puisse s’assoir derrière vous.’ L’arbre se déplaça et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) se mit derrière les deux arbres. ‘Je m’éloignais pour faire le guet, je m’asseyais en me parlant à moi-même. Ensuite, je me retournais, et je vis le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui se relevait et les deux arbres qui se séparaient revenant à leurs places. Il disait en hochant la tête : ‘Oui, comme ça à droite et à gauche.’
Quatrième exemple : Oussama Ben Zeyd, un des lieutenants du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et son bras droit, rapporte : ‘Nous étions en voyage avec le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), et il n’y avait pas d’endroit à l’abri des regards pour l’accomplissement des besoins. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ’Est-ce que tu vois un palmier ou un rocher ?’ Je dis : ’Je vois des palmiers rapprochés.’ Il me dit : ‘Dis leur que le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) vous ordonne de venir pour le mettre à l’abri des regards, et dis la même chose aux rochers.’ Je leur dis cela, et par Celui Qui l’a envoyé avec la Vérité, j’ai vu les palmiers se rapprocher les uns des autres, et les rochers se mettre les uns au dessus des autres derrière les palmiers. Lorsque le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) eut fini ses besoins, il me dit : ’Dis leurs qu’ils se séparent.’ Par Celui dont mon âme est entre Ses mains, j’ai vu les palmiers et les rochers se séparer et retourner à leurs places.’
Jaber et Oussama ont rapporté ces deux hadîths d’après Ya’la Ben Mora, Ghaylan Ben Salma Thaqafi et Ibn Messaoud lors de l’expédition de Houneyn.
Cinquième exemple : Le savant de son temps, l’imam Fourk, surnommé le deuxième Chafi’i (car il fait autorité dans l’effort d’interprétation) rapporte que ‘Lors de l’expédition de Ta-if, une nuit, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) commençait à s’assoupir, un buisson de jujubier s’écarta en deux parties pour que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) puisse s’y reposer. Et le buisson est resté tel quel jusqu’aujourd’hui.’
Sixième exemple : Ya’la Ben Siyabah a rapporté qu’un buisson est venu et a tourné autour de Talha ou Samora et est retourné à sa place. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ’Il demandait la permission de me saluer.’, c'est-à-dire qu’il demandait la permission au Seigneur de l’univers.
Septième exemple : Les deux cheikhs rapportent d’après Ibn Messaoud (qu’Allah l’agrée) qu’un arbre a informé le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) de la présence de djinns qui l’écoutaient. C’était la fois où des djinns étaient venus pour se convertir à l’Islam, et qu’ils s’étaient logés dans un palmier, qui a informé le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) de leur venue.
Et dans la version de Moujahed, d’après Ibn Messaoud : ‘Les djinns dirent : Qui atteste pour toi ?’ Il dit : ’Cet arbre.’ Il ordonna : ’Viens, ô arbre !’ et l’arbre vint en trainant ses racines.’
Ainsi, un seul miracle a suffi pour convaincre un groupe de djinns, alors que certains ont eu connaissance de mille et un miracles de ce genre, et cela ne les pas empêcher de mécroire et de s’enorgueillir. Ne sont-ils pas plus égarés que le démon auquel fait référence le Coran dans le verset : يَقُولُ سَفِيهُنَا عَلَى اللهِ شَطَطًا « Comme le prétendait notre insensé qui proférait des extravagances sur le compte du Seigneur ! » (Sourate Djinn, v.4)
Huitième exemple : Tirmidhi rapporte d’après Ibn Abbas que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit à un bédouin : ’Voudrais-tu voir si j’appelle le rameau de ce palmier, s’il venait attester que je suis l’Envoyé d’Allah ?’ Le bédouin répondit : ’Oui.’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) appela le rameau qui vient à lui en sautant. Il lui ordonna : ’retourne !’ et le rameau retourna à sa place’.
* * *
Il existe de très nombreux exemples similaires à ceux que nous avons évoqués, et qui sont relatés par de multiples canaux de transmissions, tout en précisant pour donner une image, que lorsqu’on réunit des fils, on obtient une corde solide. Ces miracles relatifs aux arbres ont été transmis par divers canaux et par des compagnons célèbres. Leurs chaines de transmission ont été fermement établies, écartant le doute. En effet, ces chaines aboutissent aux grands compilateurs de hadîths authentiques comme Boukhari, Muslim, Ibn Hibban, Tirmidhi, et d’autres. Lire un hadîth de Boukhari est comme avoir entendu directement le hadîth des compagnons.
Considère comment les arbres ont reconnu le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), ont cru en son message, se sont soumis à lui, l’ont visité et exécuté ses ordres, comme nous l’avons vu dans nos exemples. Alors, comment un être humain peut-il ne pas reconnaitre le Messager et mécroire ? Est-il dénué de raison et de cœur ? Est-il en deçà d’un arbre sec ? A t-il moins de valeur qu’un morceau de bois qui mérite d’être jeté au feu ?
DIXIEME PREUVE ELOQUENTE
Le célèbre miracle du gémissement du tronc de palmier renforce ces miracles relatifs aux arbres.
En effet, le hadîth du tronc dans la mosquée du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui pleurait parce que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’avait quitté temporairement (et cet évènement a eu lieu en présence de nombreux nobles compagnons), consolide les exemples de miracles relatifs aux arbres que nous avons cités. Le tronc est issu du palmier qui fait partie de la famille des arbres. Ce hadîth a une chaine de transmission bien établie et ininterrompue, contrairement à nos exemples qui ont plusieurs canaux de transmissions et chaque canal pris séparément n’aura jamais le même degré d’authenticité qu’une chaine de transmission ininterrompue.
Le toit de la mosquée du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) reposait sur des troncs de palmiers. Et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait l’habitude de faire ses discours sur l’un de ses troncs. On lui construisit un minbar. Alors que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était sur ce minbar, on entendit un son provenant de ce tronc semblable à celui des chamelles enceintes. Le tronc gémissait et pleurait. Le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se dirigea vers lui, mit sa main sur lui pour le consoler. Le tronc se tut. Ce miracle est rapporté par le biais de nombreuses chaines de transmissions ininterrompues.
Ce miracle de gémissement du tronc de palmier est très célèbre et très répandu. C’est un récit rapporté par un très grand nombre de personnes, il a été rapporté par une centaine d’imams de la génération qui a succédé aux compagnons par quinze chaines de transmissions, d’après de nobles compagnons (qu’Allah les agrée tous). Ensuite ce récit a été transmis aux générations suivantes. Parmi les compagnons savants qui ont transmis ce hadîth, on trouve : Anas Ben Malik, Jaber Ben Abdallah al Ansari, Abdallah Ben ‘Omar, Abdallah Ben Abbas, Souheil Ben Saad, Abou Saïd al Khoudri, Oubey Ben Kaab, Boureyda et la mère des croyants Oum Salama (qu’Allah les agrée tous), et chacun d’entre eux est à la tête d’une chaine de transmission de ce hadîth.
Boukhari et Muslim, ainsi que les autres spécialistes du hadîth, ont consigné dans leurs recueils « Sahih » ce miracle et nous l’ont ainsi transmis.
D’après Jaber (qu’Allah l’agrée) : ‘Le toit de la mosquée du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) reposait sur des troncs de palmiers. Et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait l’habitude de faire ses discours sur l’un de ses troncs. On lui construisit un minbar. Alors que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) était sur ce minbar, on entendit un son provenant de ce tronc semblable à celui des chamelles enceintes. Le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se dirigea vers lui, mit sa main sur lui et le tronc se tut.’ Le tronc n’avait pas supporté la séparation avec le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Et selon Anas : ’son mugissement a fait vibrer la mosquée.’
Et selon Souheil Ben Saad : ’son gémissement et ses pleurs ont fait pleuré beaucoup de gens.’
Et selon Oubey Ibn Kaab : ’Jusqu’à qu’il se fende et se brise’, tellement il pleura.
Un autre ajouta : Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : ‘Il a pleuré de ce qu’il a manqué comme évocation d’Allah.’Un autre ajouta : ’Par Celui qui mon âme entre Ses mains, si je ne l’avais pas consolé, il serait toujours en train de pleurer et ce jusqu’au jour de la résurrection» de tristesse pour le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue). Et dans une autre version du hadîth : Lorsque le tronc pleura, le Messager mit sa main bénie sur lui et lui dit : ’Si tu veux, je te remets dans le jardin dans lequel tu étais, tes racines repousseront, tu seras rétabli, tu auras à nouveau des palmes et des dattes, ou si tu veux je te planterai au paradis, et les amis d’Allah mangeront de tes dattes.’ Puis, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) s’approcha pour entendre sa réponse. Le tronc dit : ‘Plante-moi au paradis, que les amis d’Allah mangent mes dattes et que je sois dans un endroit où je ne me ferais plus de soucis.’ Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : ‘Je le ferai’ Puis, il ajouta : ‘Il a choisi la demeure qui dure à la demeure éphémère.’ L’imam Abou Ishaq Isfraani qui est un grand théologien a dit que le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) n’est pas allé vers le tronc, mais qu’il l’a appelé à venir à lui. Le tronc se déplaça en creusant la terre, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) le consola et lui ordonna de retourner à sa place.
Oubey Ibn Kaab a dit : « Après que ce miracle se soit produit, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna qu’on l’enterre sous le minbar. » Et quand le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) priait, il priait vers lui. Quand la mosquée fut détruite pour sa rénovation, Oubey prit le tronc chez lui. Ensuite, il se décomposa jusqu’à redevenir des cendres.
Lorsque Hassan Basri racontait cela à ses étudiants, il pleurait et disait : « Ô serviteurs d’Allah ! La buche gémit pour le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue), en déSirant ardemment être à ses cotés, alors que vous êtes plus à même de désirer sa rencontre. »
Et nous, nous disons que l’amour du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et le désir ardent de le rencontrer se traduit par la conformité à sa « Sunna »et à la Loi « Charia ».
Point Important
Question : Pourquoi les miracles relatifs à la bénédiction de la nourriture (comme celui de la bataille du fossé où un Sa de nourriture a suffit à nourrir des milliers de personnes) sont plus connus que les miracles relatifs à l’eau (des milliers de personnes ont été abreuvées par l’eau qui jaillissaient des doigts bénis du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Pourquoi pour ce type de miracles, on n’a pas autant de chaines de transmissions que le hadîth du tronc, alors qu’il semblerait qu’il y avait plus de personnes présentes aux miracles relatifs à l’eau, qu’au miracle du tronc?
Réponse : Les miracles sont de deux sortes :
Les miracles du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui ont pour finalité de confirmer la prophétie. Ce sont des preuves décisives. Ces miracles augmentent la foi des croyants, et guident l’hypocrite vers la sincérité et la foi. Ils invitent les incroyants à ouvrir leurs cœurs à la foi. Le miracle du gémissement du tronc de palmier fait partie de cette catégorie. Et toutes les catégories de gens ont assisté à ce miracle, ce qui explique pourquoi le récit a été si répandu.
Quant aux miracles relatifs à la nourriture et l’eau, ils sont plus des prodiges que des miracles. Ils sont plus des dons divins que des prodiges. Ils sont plus l’hospitalité du Miséricordieux – en fonction des besoins – que des dons divins. Ces deux types de prodiges (relatifs à la nourriture et à l’eau), même s’ils sont des preuves et des miracles de la prophétie, ils ont pour objectif principal de satisfaire les besoins en nourriture et en eau d’une armée d’environ mille hommes. Allah, qu’Il soit glorifié et exalté les a alimentés à partir de Ses trésors de l’invisible. Ainsi, un Sa de nourriture a rassasié mille hommes (On peut établir une analogie avec le noyau de datte à partir duquel Allah crée cinq cents kilos de dattes). De la même façon, environ mille combattants dans la voie d’Allah, qui étaient assoiffés, ont été abreuvés de l’eau bénie qu’Allah (qu’Il soit glorifié) a fait jaillir à profusion des doigts de leur grand guide (qu’Allah prie sur lui et le salue). Donc, ces miracles n’ont pas le même degré que le miracle du tronc, si ce n’est que ces deux types de miracles ont été rapportés par un grand nombre de personnes.
Aussi, ce n’est pas la totalité des individus présents qui a vu directement les miracles de la bénédiction de la nourriture et du jaillissement de l’eau des doigts. La plupart ont vu les effets de ces miracles. Par contre, tous ceux qui étaient dans la mosquée du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) ont entendu les pleurs du tronc. C’est pour cette raison que le hadîth est plus connu.
Question : Les nobles compagnons se sont consacrés à la collecte des éléments de la vie du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ses états d’âme, ses faits et gestes. Ils l’ont fait de manière scrupuleuse. Alors pourquoi ce genre de grands miracles ne dispose que de vingt canaux de transmission ? Ne devrait-il pas en avoir au minimum une centaine ? Et pourquoi la majorité des chaines de transmission passe par Anas, Jaber et Abou Houreyra, et très peu passent par Abou Bakr et Ali ?
Réponse : La première partie de la question a été traitée dans le « Troisième fondement » de la « Quatrième preuve éloquente ».
Quant à la deuxième partie de la question : Quand on a besoin de médicaments, on va voir le médecin, quand on veut construire on s’adresse à un architecte, quand on veut apprendre La Loi « Charia » on va chez le muphti et on lui demande son avis, et ainsi de suite. Ainsi, la mission de certains compagnons savants était limitée aux hadîths, à les faire connaitre et les retranscrire pour les générations ultérieures. Ils ont mis toutes leurs énergies au service de cet objectif. Ainsi, Abou Houreyra a passé toute sa vie à la mémorisation des hadîths prophétiques. A l’époque où ‘Omar assumait le fardeau du califat et de la politique de l’état, il s’est appuyé sur ces quelques compagnons pour la transcription des nobles hadîths pour la « oumma » : Abou Houreyra, Anas, Jaber et leurs semblables. C’est pour cette raison que les hadîths rapportés par lui sont rares. Et lorsqu’on a un rapporteur dont la fiabilité et la sincérité sont reconnues de tous, sa narration suffit et on ne va pas chercher d’autres narrateurs. C’est pour cela, que certains évènements importants n’ont que deux ou trois chaines de transmission.
ONZIEME PREUVE ELOQUENTE
Nous traiterons ici des miracles relatifs aux pierres, aux montagnes, et aux êtres inanimés, comme nous l’avons vu dans la « Dixième preuve éloquente » concernant les arbres. Nous avons choisi huit exemples.
Premier exemple : Boukhari et le grand savant du Maghreb : Qadi Iyadh ont rapporté que Ibn Messaoud, le serviteur du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), a dit : ’Nous entendions la glorification de la nourriture, alors que nous la mangions.’
Deuxième exemple : D’après Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) prit dans sa main une poignée de cailloux qui se mirent à glorifier Allah, et leurs glorifications nous étaient audibles. Ensuite, il les mit dans la main d’Abou Bakr et ils continuaient de glorifier Allah. Il les mit dans nos mains, et ils ne glorifiaient plus.
Abi Dhar (qu’Allah l’agrée) rapporte le même récit, et rajoute que « les cailloux ont glorifié Allah dans les mains d’’Omar. Ensuite, ils ont été posés au sol, et ils sont redevenus muets. Puis, on les a mis dans la main d’Othman, ils se remirent à glorifier Allah. On les mit dans nos mains, et ils redevinrent muets. »
Troisième exemple : il a été rapporté dans des récits authentifiés, d’après Ali, Jaber et Aïcha (qu’Allah les agrée) que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) ne passait pas devant une pierre, ou une montagne sans que celles-ci ne lui disent : اَلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَارَسُولَ اللهِ ’Paix sur toi, Ô Envoyé d’Allah.’ Dans sa version, Ali (qu’Allah l’agrée) dit : ’Nous étions à la Mecque, au début de la prophétie, et le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) sortait dans les environs de la Mecque. Il ne passait pas devant un arbre ou une montagne sans qu’ils disent :
اَلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَارَسُولَ اللهِ ‘Paix sur toi, Ô Envoyé d’Allah.’
Dans sa version, Jaber (qu’Allah l’agrée) dit : ’Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) ne passait pas devant une pierre ou un arbre sans qu’ils ne se prosternent devant lui.’ C'est-à-dire qu’ils se soumettent à lui, et disent : اَلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَارَسُولَ اللهِ ‘Paix sur toi, Ô Envoyé d’Allah.’
Dans la version de Jaber Ben Samra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : اِنِّى َلأَعْرِفُ حَجَرًا كَانَ يُسَلِّمُ عَلَىَّ ‘Je connais une pierre à la Mecque qui me saluait.’ c'est-à-dire avant la prophétie. On dit qu’il faisait allusion à la pierre noire.
Selon Aïcha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :
لَمَّا اسْتَقْبَلَنِى جَبْرَاۤئِيلُ بِالرِّسَالَةِ جَعَلْتُ لاَ اَمُرُّ بِحَجَرٍ وَلاَ شَجَرٍ اِلاَّ قَالَ اَلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَارَسُولَ اللهِ
‘Pendant la période (du début de la prophétie) où Jibrîl est apparu à moi avec le message, l’affaire a commencé avec les pierres et les arbres qui me saluaient en me disant : ‘Paix sur toi, Ô Envoyé d’Allah.’
Quatrième exemple : Un hadîth raconte que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) enveloppa Abbas (qu’Allah l’agrée) et ses fils Abdallah, Oubeydallah, Fadhl et Qitham dans son manteau en invoquant Allah de les protéger du feu. Il dit : ’Ô Seigneur, celui là est mon oncle, le frère de mon père, et ceux là sont ses fils, couvre-les et protège-les du Feu, comme je les ai couverts de mon manteau. Le seuil de la porte, le plafond et les murs de la pièce dirent : ’Amin, Amin’ et participèrent ainsi à la prière’.
Cinquième exemple : Ce hadîth est rapporté par les grands recueils de hadîths authentiques comme Boukhari, Ibn Hibban, Abou Daoud et Tirmidhi, d’après Anas, Abou Houreyra, Othman l’homme aux deux lumières, Saïd Ibn Zaydun des dix compagnons promis au paradis : ’Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), Abou Bakr, ‘Omar et Othman escaladèrent la montagne Ôoud, qui se mit à trembler de joie ou de crainte révérencielle. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit :
اُثْبُتْ ياَ اُحُدُ فَاِنَّمَا عَلَيْكَ نَبِىٌّ وَصِدِّيقٌ وَشَهِيداَنِ ‘Arrête de trembler, Ôoud ! Il y a sur toi un prophète, un véridique et deux martyrs.’
Dans ce hadîth, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait prédit le martyr d’’Omar et d’Othman.
On rapporte un récit qui appuie notre exemple. Lorsque le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) émigra de la Mecque, il était recherché par les Qouraych, il escalada la montagne Thubayr, qui lui dit : ’Descends, Ô Messager d’Allah ! Je crains qu’on ne te tue sur mon flanc, Allah me châtierai alors.’ La grotte Hira lui dit alors : ياَ رَسُولَ اللهِ اِلَىَّ ‘Vers moi, Ô Envoyé d’Allah !’
Ce récit fait ressentir à ceux qui sont dotés de cœur et de vertus, la crainte de la montagne Thubayr, et la confiance et la sérénité de la grotte Hira.
Ces exemples nous font comprendre que ces immenses montagnes sont sous les ordres et soumis à la volonté du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) comme le serait un individu. Elles sont comme tout individu croyant glorifiant Allah (qu’Il soit exalté) et ayant une fonction particulière. Elles connaissent le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), et l’aiment. Les montagnes n’ont pas été créées en vain…
Sixième exemple : Ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) récitait sur le minbar :
وَماَ قَدَرُوا اللهَ حَقَّ قَدْرِهِ وَاْلاَرْضُ جَمِيعًا قَبْضَتُهُ يَوْمَ الْقِيٰمَةِ وَالسَّمٰوَاتُ مَطْوِيَّاتٌ بِيَمِينِهِ
« Les hommes sauront-ils jamais estimer la puissance de Dieu à sa juste valeur?... » (Sourate Zumar, v.67). Ensuite, il dit :
اِنَّ الْجَبَّارَ يُعَظِّمُ نَفْسَهُ وَيَقُولُ اَنَا الْجَبَّارُ اَنَا الْجَبَّارُ اَنَا الْكَبِيرُ الْمُتَعَالْ
’Allah, Le Contraignant se glorifie lui-même et dit : Je suis Le Contraignant, Je suis Le Contraignant, Je suis L’Infiniment Grand, Je suis L’Exalté.’ Le minbar se mit à trembler à tel point que nus crûmes qu’il allait s’écrouler.
Septième exemple : D’après la force de la Oumma, l’interprète du Coran, je veux nommer Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée), Ibn Messaoud, l’un des savants parmi les compagnons (qu’Allah les agrée tous) : ’Il y avait trois cent soixante idoles autour de la Kaaba fixées dans les rochers avec du plomb. Le jour où le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) conquit la Mecque, il alla à la Kaaba. Sans toucher les idoles, il pointa chacune d'entre elles avec sa canne et dit: جَاءَ الْحَقُّ وَزَهَقَ الْباَطِلُ اِنَّ الْباَطِلَ كاَنَ زَهُوقاً ‘La Vérité est venue et l’erreur a disparu. Car l’erreur est vouée à disparaître.’ (Sourate Isra, v.81). Chaque fois que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) pointait une idole, elle s'écroulait.’
Huitième exemple : C’est l’histoire célèbre du moine Bahira. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) était parti, avant sa mission, en Syrie, avec son oncle Abou Talib et un groupe de Quraychites. Sur le chemin, ils passèrent près de l’ermitage d’un moine. Ce moine ne sortait jamais de son ermitage, pour aller à la rencontre des gens. Mais cette fois, il dérogea à son habitude et alla à leur rencontre, jusqu’à qu’il prit la main de l’Envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) et dit : ’Celui-ci est le Maitre de l’univers, Allah l’a envoyé comme une miséricorde pour l’univers.’ Les vieillards Qouraych lui dirent : » Qu’est ce que tu en sais ? » Il répondit : ‘Il n’y a pas un arbre, ou une pierre qui ne se prosterne devant lui, et ils ne se prosternent que devant un prophète.’ Il ajouta : ’Et il y a toujours au dessus de lui un nuage qui lui fait de l’ombre.’ Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) acquiesça. Le groupe de Qouraychs’éloigna pour se mettre à l’ombre d’un arbre. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) les rejoignit et s’assis sous l’arbre, et l’ombre alla de son coté.
Ainsi, on répertorie quatre vingt exemples, semblables à ces huit exemples. Si on considère l’ensemble de ces huit exemples, chaque exemple est consolidé par les autres. Le doute ne saurait y trouver place.
Cette catégorie de miracles relatifs aux êtres inanimés constitue une preuve catégorique de la prophétie, et ceci d’autant qu’ils ont été rapportés par un grand nombre de personnes. Ce qui appuie la véracité de chaque récit, c’est justement le grand nombre de ce type de miracles. Pour donner une image, c’est comme un homme de faible constitution physique qui va s’enrôler dans l’armée et s’entrainer, pour aller ensuite défier mille hommes, ou comme un fin bâton que l’on va joindre avec des mats solides, il en deviendra solide.
Et c’est encore plus vrai quand chaque récit a été classé authentique.
DOUZIEME PREUVE ELOQUENTE
Nous allons citer trois exemples importants en relation avec la onzième preuve éloquente.
Premier exemple : Eclaircissement du verset :
وَماَ رَمَيْتَ اِذْ رَمَيْتَ وَلٰكِنَّ اللهَ رَمٰى « Lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n'est pas toi qui lançais : mais c'est Allah qui lançait » (Sourate Anfal, v.17) Les commentateurs du Coran et les spécialistes du hadîth ont commenté ce verset en expliquant que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait pris une poignée de sable et de cailloux, à la bataille de Badr, et il la lança en direction de l’armée ennemi, en disant شَاهَتِ الْوُجُوهُ ‘Que leurs visages soient avilis’ Et le sable de la poignée atteint les yeux de tous les polythéistes, ainsi que leurs oreilles, en même temps que la parole شَاهَتِ الْوُجُوهُ ‘Que leurs visages soient avilis’. Après avoir commencé à attaquer les musulmans, ils fuyaient en essayant de soulager leurs yeux.
Et Muslim rapporte qu’à la Bataille de Houneyn, lorsque les polythéistes commençaient à charger les musulmans, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) pris une poignée de sable, qu’il jeta aux visages des polythéistes, en disant شَاهَتِ الْوُجُوهُ ‘Que leurs visages soient avilis’. Par la puissance d’Allah, il n’y eut pas un seul polythéiste qui n’avait pas les yeux remplis de sable. De plus, ils entendirent tous la parole du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), et ils tournèrent les talons.
Cet évènement extraordinaire se produit à Badr et à Houneyn. Le fait que le sable ait atteint tout les polythéistes, relève du surhumain. Il n’y a pas d’explication logique à cela, si ce n’est que c’est un évènement qui est du ressort de la toute puissance divine. C’est pour cela qu’Allah (qu’Il soit exalté) dit : وَماَ رَمَيْتَ اِذْ رَمَيْتَ وَلٰكِنَّ اللهَ رَمٰى « Lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n'est pas toi qui lançais : mais c'est Allah qui lançait »
Deuxième exemple : Boukhari, Muslim et les grands recueils de hadîths authentiques rapportent qu’une juive nommée Zeineb Bent Harith avait offert au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) une brebis rôtie empoisonnée. Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) en mangea, ainsi que ceux qui étaient avec lui, jusqu’à qu’il dise : ’Enlevez vos mains ! La brebis vient de m’informer qu’elle est empoisonnée.’ Ils ôtèrent leurs mains sauf Bachar Ben Bara qui mourut de l’effet du poison. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit appeler la juive et lui demanda: ‘Qu’est ce qui t’a poussé à faire cela ?’ Elle lui répondit : ’Si tu es un prophète, cela te nuira pas, et si tu es un roi, j’aurais débarrassé les gens de toi.’ Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) ordonna de la tuer. Et dans certaines versions du hadîth, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) n’aurait pas ordonné de la tuer. Certains théologiens ont dit qu’il n’a pas ordonné de la tuer, mais qu’il l’a remise aux membres de la famille de Bachar Ben Bara qui l’ont mise à mort.
Prends connaissance de trois points qui mettent en évidence le caractère miraculeux de cet évènement.
Premier point : Dans l’une des versions de ce hadîth, un grand nombre de compagnons ont entendu la brebis dire qu’elle était empoisonnée.
Deuxième point : Dans une autre version, après que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) ait été informé de l’affaire, il dit : ‘Dites : ‘Au nom d’Allah’, puis mangez, le poison ne vous nuira pas.’ Bien que cette version ne soit pas acceptée par Ibn Hajar el ‘Asqalani, d’autres théologiens l’acceptent.
Troisième point : Le propos du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) : ‘La brebis m’a informé qu’elle est empoisonnée’ ne suscite pas le doute dans la mesure où la réalité n’a pas démenti ce propos. Au contraire, la juive a avoué sa volonté d’empoisonner le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et ses nobles compagnons (qu’Allah les agrée tous), et son funeste projet a été dévoilé par une information qui relève de l’inconnaissable. Ainsi, la ruse et la manigance de la juive ont pu être déjouées, et l’information donnée par le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a été confirmée.
Troisième exemple : Cet exemple concerne un miracle qu’a fait le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lors de trois évènements, il ressemble aux miracles de la main blanche et du bâton de notre maitre Moussa (que la paix soit sur lui).
Premier évènement : L’imam Ahmed rapporte dans un hadîth authentique, d’après Abi Saïd Khoudri (qu’Allah l’agrée) que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait donné à Qatada Ben No’mane, après qu’ils eurent prié « l‘Icha », dans une nuit très obscure et très pluvieuse, un bâton, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ‘Prends-le, il éclairera ton chemin de dix devant toi, et de dix derrière toi. Quand tu rentreras chez toi, tu verras une noirceur, frappe-la avec le bâton jusqu’à ce qu’elle sorte, car c’est le diable. Qatada rentra chez lui, et le bâton éclaira sa route comme la « main blanche » de Moussa (que la paix soit sur lui). Quand il pénétra dans sa maison, il trouva la noirceur qu’il frappa avec le bâton jusqu’à qu’elle sorte’.
Deuxième événement : A la bataille de Badr (durant laquelle, il y eut beaucoup de choses extraordinaires), Okacha Ben MÔsen al Assadi avait cassé son épée. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui donna un gros bâton et lui dit : ‘Prends et frappe l’ennemi’, et le bâton se transforma en une longue épée tranchante, blanche et très dure. Okacha combattit avec cette épée, et fut toujours en sa possession jusqu’à ce qu’il tombe martyr au Yamama à la bataille des apostats. La véracité de cet événement a été établie de manière formelle. Aussi, tout au long de sa vie, Okacha était fier de son épée, et lui avait même donnée un nom : « l’aide », et il était devenu célèbre grâce à son épée « l’aide ». Ces deux détails sont encore des preuves de l’occurrence de cet évènement.
Troisième évènement : Abdbar, qui est un des plus grands savants de son temps, rapporte qu’Abdallah Ben Jahch, le cousin paternel du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait perdu son épée pendant la bataille de Uhoud. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui donna une branche de palmier dénuée de palmes, qui se transforma dans sa main en épée.
Ibn Sayid Nas a dit dans sa « Sira », que l’épée passa de main en main pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’elle fut vendue à Bagha Turki pour deux cents dinars.
Ces deux épées miraculeuses sont comme le miracle du bâton de Moussa (que la paix soit sur lui), sauf que le bâton de Moussa (que la paix soit sur lui) perdit son caractère miraculeux après son décès, alors que les deux épées restèrent des miracles après le décès du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue).
TREIZIEME PREUVE ELOQUENTE
Nous évoquerons ici les miracles relatifs à la guérison de maladies et de blessures, par sa salive bénie. Ces miracles se divisent en deux groupes : ceux qui ont été rapportés par un grand nombre de personnes, et ceux qui ont rapportés par un nombre plus limité de personnes. Mais le travail de recherche des théologiens et des spécialistes du hadîth, nous donne une pleine satisfaction en ce qui concerne la véracité de ces récits.
Nous allons citer quelques-uns de ces nombreux miracles.
Premier exemple : Ce hadîth est rapporté par Qadi Iyadh, d’après Saad Ben Abi Waqas, un des dix compagnons promis aux paradis et qui a servi le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), il fut aussi un chef militaire de l’armée musulmane, à l’époque d’’Omar Ben Khatab (qu’Allah l’agrée). Celui-ci dit : ‘L’Envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) me donna une flèche sans pointe et me dit : ’Tire avec’, l’Envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait utilisé son arc ce jour là jusqu’à qu’il se casse. » C’était le jour de la bataille d’Ôoud. Cette flèche sans pointe fut décochée comme une flèche complète, et s’enfonça dans le corps des infidèles.
Saad Ibn Waqas dit aussi : « Un jour, Qatada (Ben Nomane) fut blessé à l’œil, qui tomba sur sa pommette. L’envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) le remit dans son orbite avec sa main bénie et curative. Cet œil était le meilleur de ses deux yeux. Cet évènement devint célèbre. D’ailleurs, un des petits fils de Qatada se présenta à ‘Omar Ben Abdelaziz en déclamant les vers suivants :
Je suis le fils de celui dont l’œil a coulé sur la joue
Cet œil fut remis par la main de l’Elu de la meilleure des façons
Et il redevint tel qu’il avait été
Quel excellent œil, quelle excellente manière dont il a été remis.
Il a été rapporté que le jour de Dzil Qorda, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait mis sa salive sur la blessure de Qatada qui avait été blessé au visage par une flèche. Il dit pendant que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuyait sa blessure de sa main bénie : « Je ne ressentis aucune douleur, et il n’y avait pas de pus qui coulait.»
Deuxième exemple : Boukhari et Muslim ont rapporté que le jour de Khaybar, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) donna l’étendard à Ali qui avait une conjonctivite. Il cracha dans l’œil d’Ali, qui guérit aussitôt par la permission d’Allah.
Le lendemain, Ali prit la porte en fer de la forteresse, et l’utilisa comme un bouclier, et les musulmans parvinrent à pénétrer dans la forteresse.
Aussi, ce jour de Khaybar, Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) souffla sur la blessure de la jambe de Salma Ben Akwa’ qui guérit.
Troisième exemple : Othman Ben Hounayf rapporte : ‘Un aveugle est venu se plaindre au Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) en lui disant : ‘Ô Envoyé d’Allah, invoque Allah pour que je retrouve ma vue.’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit :
فَانْطَلِقْ وَتَوَضَّأْ ثُمَّ صَلِّ رَكْعَتَيْنِ وَقُلِ اللّٰهُمَّ اِنِّى اَسْئَلُكَ وَاَتَوَجَّهُ اِلَيْكَ بِنَبِىِّ مُحَمَّدٍ نَبِىِّ الرَّحْمَةِ ياَ مُحَمَّدُ اِنِّى اَتَوَجَّهُ بِكَ اِلٰـى رَبِّكَ اَنْ يَكْشِفَ عَنْ بَصَرِى اَللّٰهُمَّ شَفِّعْهُ فِىَّ
‘Si tu veux, j'invoquerai en ta faveur.’ Alors l'aveugle dit : ‘Ô Messager d’Allah, ma cécité est difficile.’ Le prophète lui demanda alors de bien faire les ablutions, ensuite de faire deux unités de prière et d’implorer Allah à la fin avec cette invocation : ‘Ô mon Dieu ! Je te prie et m’oriente vers toi par ton Prophète, le prophète de la miséricorde. Ô Muhammad ! Je m’oriente par toi à Allah pour qu’Il me redonne la vue. Mon Dieu fait qu’il intercède en ma faveur.’ L’homme revint et il avait retrouvé sa vue.’
Quatrième exemple : Le jour de Badr, Abou Jahl coupa la main de Ma’wadz Ben Ghafaraa un des quatorze hommes qui sont tombés martyrs à Badr. Il alla en tenant sa main coupée au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), qui crachat sur sa main et la recolla. Ce hadîth est rapporté par Ibn Wahab, qui est un spécialiste du hadîth) ; Ensuite Ma’wadz retourna au combat jusqu’à ce qu’il tomba martyr.
Dans un autre récit : Le jour de Badr, Khoubeyb Ben Yassaf reçut un coup sur l’épaule, à tel point qu’une partie de son épaule penchait. L’Envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) souffla sur son épaule et il guérit.
Bien que ces deux événements aient été rapportés par un petit nombre de personnes, ils ont été authentifiés par l’imam majestueux Ibn Wahab. De plus, il y eut beaucoup de témoins qui ont vu ce genre de miracles le jour de Badr. De ce fait, personne ne doute de ces évènements.
Ainsi, on compte un millier d’exemples (tirés des hadîths authentifiés) où le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) a opéré avec sa main des miracles de guérison de maladies et d’handicaps.
Ces exemples de miracles mériteraient d’être écrits en lettres d’or et incrustés de diamants.
Tout ce que nous avons évoqué précédemment comme la glorification des cailloux et leurs dévotions dans la main du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue)… La projection de cailloux et de sable comme une catapulte sur le visage des ennemis, jusqu’à ce qu’ils tournent les talonsوَماَ رَمَيْتَ اِذْ رَمَيْتَ « Lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n'est pas toi qui lançais : mais c'est Allah qui lançait » et la fente de la lune en deux en la pointant d’un doigt de la main comme le mentionne le Coran : وَانْشَقَّ الْقَمَر « Et la lune s’est fendue » et le jaillissement de l’eau comme une source entre les dix doigts et l’abreuvement de l’armée avec cette eau, et que cette main est un baume pour les blessures et une guérison pour les maladies, ce qui donne une idée de l’ampleur de la bénédiction de cette noble main, dans laquelle se manifeste la toute puissance divine ; cette main est un lieu d’évocation et de glorification d’Allah, si on y met des cailloux, ils se mettent à évoquer et glorifier Allah, cette main est un arsenal Seigneurial, si on y met du sable celui-ci est projeté et fait des dégâts comme un explosif, cette main est une pharmacie du Très Miséricordieux pour les malades et les blessés, si elle touche quelqu’un atteint par un mal, elle le guérit ; lorsque cette main se dresse, elle devient la manifestation de la Majesté divine et la lune se fend, lorsqu’elle se détourne, elle devient la manifestation de la Beauté divine et elle devient la source de la miséricorde d’où jaillissent dix sources d’eau suaves qui coulent à profusion ; si la main de ce noble Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) est le lieu de manifestation de miracles aussi impressionnants, cela ne montre t-il pas sa position chez Dieu, sa sincérité et la véracité de sa mission, et le bonheur de ceux qui ont eu la chance de prêter allégeance au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) en mettant leur main dans sa main bénie ?
Question : La plupart de ces récits ont été rapportés par beaucoup de personnes, comment se fait il que nous en prenons connaissance que maintenant ?
Réponse : Il y a beaucoup de récits qui ont étés rapportés par beaucoup de personnes, mais qui en dehors des théologiens, ne sont pas connus. Il y a des hadîths avec de nombreuses chaines de transmission mais qui ne sont connus que des spécialistes du hadîth. Et ceci est dans la logique des choses. Chaque branche du savoir a ses fondements, ses théories et ses axiomes, mais ne les connaissent que les spécialistes. Quand au commun des gens, soit ils s’en remettent à un spécialiste, soit ils étudient la branche du savoir et accèdent à ces connaissances qu’ils n’avaient pas.
De la même façon, en ce qui concerne la classification du hadîth, et le fait de connaitre si tel hadîth a peu ou beaucoup de chaines de transmission, cela relève de la compétence des spécialistes du hadîth, des spécialistes de la loi divine « Charia », des spécialistes de la science des fondements de la jurisprudence « Ousoul », et de l’ensemble des théologiens de manière générale. Quant au commun des musulmans, leur ignorance est due soit à l’insouciance, soit au fait qu’ils ne cherchent pas à acquérir ces sciences. Donc, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux mêmes.
Cinquième exemple : L’imam Baroui rapporte que lors de la bataille du fossé, Ali Ben Elhakam se cassa la jambe. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuya sa jambe, et il guérit sur place, sans même descendre de son cheval.
Sixième exemple : Bayhaqi et d’autres rapportent qu’Ali Ben Abi Taleb se plaignait d’une douleur. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) invoqua Allah : « Ô Allah, guéris-le et rétablis-le » et il le frappa avec son pied. Depuis Ali ne s’est plus jamais plaint de cette douleur.
Septième exemple : Charhabil el Ja’fi avait dans sa main une excroissance de chair qui l’empêchait de tenir son épée et les rênes de sa monture. Il s’en plaignit au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui appuya sur son excroissance avec sa main. Quand il ôta sa main, il ne restait plus aucune trace de cette excroissance.
Huitième exemple : Six enfants ont eu la grâce de vivre un miracle du plus noble des Messagers (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Ibn Abi Chayba, un des grands imams du hadîth, rapporte qu’une femme de Khath’am est allée chez le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Elle avait avec elle un petit garçon qui ne parlait pas. On apporta de l’eau, et le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) se rinça la bouche et lava ses mains. Il donna l’eau à la mère et lui ordonna de faire boire à l’enfant cette eau et de le masser avec. Non seulement l’enfant guérit, mais il développa son intelligence, qui devint supérieure à la moyenne.
Selon Ibn Abbas, une femme est venue avec son fils qui était atteint de folie. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) passa sa main sur la poitrine du garçon, qui toussa et évacua une boule noire et il guérit.
Bayhaqi et Nissa-i rapportent qu’une marmite s’est renversée sur le bras d’un jeune garçon Mohammed Ben Hatib. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuya son bras et invoqua Allah pour lui. Il souffla sur son bras en postillonnant sa salive bénie. L’enfant guérit instantanément.
On a amené au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) un petit garçon qui n’avait jamais parlé. Il lui dit : ‘Qui suis-je ?’ L’enfant répondit : اَنْتَ رَسُولُ اللهِ « L’Envoyé d’Allah » Ainsi, Allah le fit parler.
L’Imam de son temps Jalaldine Souyouti, qui a eu la grâce de voir le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) à l’état de veille plusieurs fois, rapporte qu’un homme du Yamama alla voir le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), avec son bébé le jour de sa naissance. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : « Ô enfant qui suis-je ? » Le bébé dit : اَشْهَدُ اَنَّكَ رَسُولُ اللهِ « Tu es l’Envoyé d’Allah », le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : « Tu as dit la vérité, que la bénédiction d’Allah soit sur toi. » L’enfant ne parla plus, jusqu’à ce qu’il grandit, et on le surnomma « Le béni de Yamama », du fait que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait invoqué Allah pour qu’Il le bénisse.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit une imprécation contre un jeune garçon, de mauvais caractère, qui lui avait coupé sa prière. Il dit : « qu’Allah Interrompe tes pas », l’enfant se retrouva allongé malgré lui. Il eut la récompense de sa dureté.
Une femme impudente demanda de la nourriture au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) alors qu’il était en train de manger, il lui donna ce qu’il avait dans les mains. Cette femme qui était sans-gêne lui dit : « Je veux ce qui est dans ta bouche. » Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait l’habitude de ne rien refuser. Dès qu’elle avala la bouchée, un changement s’opéra en elle, et à partir de ce jour, il n’y avait pas à Médine une femme plus pudique qu’elle.
Ainsi, on dénombre environ huit cents exemples de ce genre. Les recueils de hadîths et les biographies du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) n’ont évoqué que les plus importantes.
On a pu donc voir, que la main du noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) est comme l’officine de Loqman, le sage, que sa salive est comme l’eau de la source de vie de Khidr ( que la paix soit sur lui) et que son souffle guérit comme le souffle de Jésus (que la paix soit sur lui). Les humains sont soumis aux épreuves et aux difficultés, et un grand nombre de personnes malades, atteintes de folie, de jeunes enfants ont été guéris par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Taous al Yamani était un grand imam de la génération qui a succédé à celle du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il était connu pour son ascétisme et sa piété. Il a effectué quarante pèlerinages à la Mecque. Il a prié la prière du matin « Sobh » avec les ablutions de la prière de la nuit « ‘Icha » pendant quarante ans. Il a rencontré beaucoup de nobles compagnons. Cet éminent savant dit : « Il n’y a pas eu un fou que l’on a amené au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) sur lequel il a apposé sa main contre sa poitrine, sans que ce fou ne guérisse de sa folie.
Lorsque quelqu’un comme Taous al Yamani qui a rencontré beaucoup de compagnons, nous donne une telle information il n’y a plus de doutes que de nombreux malades (peut être même des milliers) se sont adressés au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et ont guéri.
QUATORZIEME PREUVE ELOQUENTE
Nous aborderons ici les miracles liés à des invocations exaucées. Ce type de miracles a été rapporté par beaucoup de personnes et les exemples sont indénombrables. Pour une grande partie de ces miracles, il y a tellement de personnes qui ont rapporté le miracle, qu’il n’y a aucun doute de l’occurrence de ce miracle. Pour les autres, leur authenticité a été établie par des grands imams.
Parmi de très nombreux miracles de ce genre, nous allons citer quelques exemples.
Premier exemple : Les grands compilateurs de hadîths (Boukhari, Muslim, etc...) ont rapporté que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) invoqua Allah pour la pluie, et la pluie tomba de suite. Ceci se produisit de très nombreuses fois. Quelque fois, il était sur le minbar, il levait les mains pour invoquer Allah, et la pluie tombait avant qu’il ne descende du minbar. L’authenticité de ce récit a été fermement établie, il a la même fiabilité que le récit qui a beaucoup de chaine de transmission.
Aussi parfois, les gens étaient pris d’une grande soif. A chaque fois qu’ils avaient besoin d’eau, un nuage venait déversait son eau, ils buvaient et le nuage repartait.
L’invocation du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) était toujours exaucée, et ceci même avant la prophétie. Abdelmoutaleb, le grand-père du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) demandait à Allah de faire tomber la pluie pour l’amour de son petit-fils, et la pluie tombait. Ceci était très connu, et Abdelmoutaleb le mentionnait dans certaines de ses poésies.
‘Omar (qu’Allah l’agrée) demandait à Allah la pluie par l’intermédiaire de Abbas, l’oncle du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) après son décès. Il disait : « Seigneur ! Nous Te demandions la pluie par l’intermédiaire de notre Prophète et Tu la faisais descendre. Maintenant, Nous Te demandons de nous exaucer par l’intermédiaire de l’oncle de notre Prophète, abreuve-nous donc. » Et Allah leur accordait la pluie.
Les deux cheikhs (Boukhari et Muslim) ont rapporté qu’on a demandé au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) de prier pour la pluie. Il pria pour la pluie, et elle tomba. Ensuite, ils vinrent à lui en se plaignant de la pluie. Il pria pour qu’elle s’arrête, et elle s’arrêta.
Deuxième exemple : Lorsque les croyants étaient peu nombreux, et qu’ils dissimulaient leur foi et leurs adorations, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) pria Allah de renforcer l’Islam soit par ‘Omar (qu’Allah l’agrée), soit par Abou Jahl. Sa prière fut exaucée en la personne d’’Omar. Sa supplication était :
اَللّٰهُمَّ اَعِزَّ اْلاِسْلاَمَ بِعُمَرِ بْنِ الْخَطَّابِ اَوْ بِعَمْرِو بْنِ هِشَامِ
‘Ô Allah, renforce l’Islam par Abou Jahl Ben Hisham, ou par ‘Omar Ibn Khatab.’ Le lendemain, ‘Omar alla chez le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et se convertit à l’Islam. Sa conversion eut un grand impact sur les musulmans et renforça l’Islam. Pour cela, on le surnomma « el Farouq »
Troisième exemple : Le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit des invocations pour plusieurs compagnons. Chaque invocation concernait une requête bien précise. Elles furent toutes exaucées, et chacune de ces invocations est un miracle.
Pour citer un exemple rapporté par Boukhari et Muslim, le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) pria pour Ibn Abbas :
اَللّٰهُمَّ فَقِّهْهُ فِى الدِّينِ وَعَلِّمْهُ التَّاْوِيلَ ‘Ô Allah, donne lui la compréhension profonde de la religion et apprends-lui l’exégèse.’ Il fut nommé après cela l’encreet l’interprète du Coran. ‘Omar (qu’Allah l’agrée) autorisait Ibn Abbas malgré son jeune âge à s’assoir dans le cercle des compagnons âgés.
Boukhari rapporte qu’Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ma mère a dit : « Ô Envoyé d’Allah, mon fils Anas a été à ton service, invoque Allah en sa faveur. » Il dit : اَللّٰهُمَّ اَكْثِرْ مَالَهُ وَوَلَدَهُ وَبَارِكْ لَهُ فِى ماَ اَعْطَيْتَهُ ‘Ô Allah, accrois ses biens, sa descendance, et bénis tout ce que tu lui donnes.’ Et dans la version d’Ikrima, Anas dit : « Par Allah, j’ai beaucoup de biens, et mes enfants et mes petits enfants se comptent aujourd’hui à une centaine. Et dans une autre version : « Personne n’a jamais su l’ampleur de mon aisance matérielle, et j’ai enterré de mes propres mains une centaine de mes enfants, je ne parle pas de mes petits-enfants, ni des enfants qui sont tombés pendant la grossesse. » Tout cela était le fruit de la bénédiction de l’invocation du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue).
L’imam Bayhaqi, ainsi que d’autres imams du hadîth rapportent que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a invoqué Allah pour qu’il accorde Sa bénédiction à Abderrahman Ben ‘Auf un des dix compagnons promis au paradis. Il eut énormément de biens, par la bénédiction de l’invocation du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue). Une fois il a donné en aumône sept cent chameaux chargés de toutes sortes de marchandises. Il les a donnés avec leurs selles et leurs housses. Béni soit le Nom de Celui qui lui a accordé une telle bénédiction.
Boukhari et d’autres rapportent que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait prié pour la bénédiction du commerce de ‘Awra Ben Abi Ja’d, qui dit : « J’allais vendre à Kinassa, le marché de Koufa, je ne retournais pas sans avoir gagné quatre mille. » Boukhari a dit en parlant de lui : « Même s’il avait acheté du sable, il en aurait tiré des gains. »
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a invoqué Allah pour la bénédiction des transactions commerciales d’Abdallah Ben Jaafar. Il ne faisait pas d’achats commerciaux sans réaliser des bénéfices. En son temps, il était célèbre pour sa fortune et sa richesse, et aussi pour sa générosité.
Ces miracles relatifs à la bénédiction des biens, sont très nombreux, nous n’en avons cités que quelques-uns à titre d’exemple.
L’imam Thirmidhi rapporte que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a invoqué Allah en faveur de Saad Ben Abi Waqas, en disant : اَللّٰهُمَّ اَجِبْ دَعْوَتَهُ ‘Ô Allah, exauce Saad quand il t’invoque.’Son invocation était toujours exaucée, et les gens le craignaient, ils avaient peur qu’il invoque Allah contre eux.
Il dit à Abi Qatada : اَفْلَحَ اللهُ وَجْهَكَ اَللّٰهُمَّ بَارِكْ لَهُ فِى شَعْرِهِ وَبَشَرِهِ ‘Qu’Allah t’accorde un visage rayonnant et bénisse tes cheveux.’ Abi Qatada mourut à soixante dix ans alors qu’il en paraissait que quinze. Ce récit est très connu et son authenticité a été établie.
Et lorsque le célèbre poète talentueux déclama ces vers devant le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) :
بَلَغْنَا السَّمَاۤءَ مَجْدُنَا وَسَنَاۤئُنَا · وَاِنَّا نُرِيدُ فَوْقَ ذٰلِكَ مَظْهَرًا
Dans notre gloire, nous sommes parvenus aux cieux
Et nous irons manifestement au delà de cela
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ‘Jusqu’où, Ô Abou Leyla ?’ Il répondit : ‘Jusqu’au paradis, Ô Envoyé d’Allah.’
Ensuite, il se mit à réciter un poème avec des significations très profondes. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui dit : ‘Qu’Allah fasse que ta bouche ne se détériore pas.’ Il ne perdit aucune dent. Il était celui qui avait la plus belle dentition. Et si une dent tombait, elle repoussait. Il vécut cent vingt ans, et certains disent plus que cela.
Dans un récit authentifié, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) invoqua Allah en faveur d’Ali en disant : اَللّٰهُمَّ اكْفِهِ الْحَرَّ وَالْقَرَّ ‘Ô Allah, fais que la chaleur et le grand froid ne lui nuisent pas.’ Du fait de la bénédiction de cette invocation, Ali s’habillait en été avec les vêtements d’hiver, et en hiver avec ses vêtements d’été. Le froid et la chaleur ne lui nuisaient pas.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) pria pour que sa fille Fatima n’ait plus jamais faim. Fatima dit : اَللّٰهُمَّ لاَتُجِعْهَا ‘Depuis, je n’ai plus jamais ressenti la faim.’
Toufeil Ben Amrou demanda au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) un signe pour son peuple. Il dit : اَللّٰهُمَّ نَوِّرْ لَهُ ‘Qu’Allah illumine pour lui.’ Une lumière apparut entre ses deux yeux. Il dit : « Seigneur, je crains qu’ils ne disent que c’est un artifice », la lumière se déplaça pour aller sur l’extrémité de son fouet. Toufeil s’éclairait de sa lumière lors des nuits obscures. On le surnomma « l’homme à la lumière. »
Les chaines de transmission de ces récits ont été établies. Il n’y a absolument aucun doute.
Abou Houreyra dit au Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) : ‘Ô Envoyé d’Allah, j’ai entendu de toi beaucoup de paroles, mais j’oublie.’ Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : « Etends ton manteau. » J’étendis mon manteau, ensuite le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit un geste comme s’il prenait quelque chose dans le monde invisible. Puis il me dit : « Applique ton manteau contre ta poitrine. » Je m’exécutais. Depuis ce jour, je n’oublie jamais.’
Cet évènement est très connu.
Quatrième exemple : Nous allons donner quelques exemples d’invocations exaucées du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) contre certaines personnes.
On avait informé le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) que « Barouiz « l’empereur Perse avait déchiré sa lettre. Il dit : « Ô Allah déchire-le complètement. » L’empereur Perse fut poignardé par son fils « Chirwiya ». Et Saad Ben Abi Waqas disloqua l’empire Perse qui disparut à jamais, alors que l’empire de César et les royaumes des autres rois, restèrent en place pour un certain temps, du fait de leur respect aux lettres que le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) leur avait envoyé.
C’est un évènement auquel fait allusion le Coran. Les notables de Qoraych s’étaient rassemblés à la Mosquée sacrée de la Mecque et s’étaient très mal comportés envers le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui invoqua Allah contre eux, en les citant chacun par leur nom. Ibn Messaoud dit : « ils furent tous tués à la Bataille de Badr. »
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) invoqua Allah contre Modhar, une grande tribu qui l’avait démenti. Cette tribu fut touchée par une sécheresse, Qoraych lui porta assistance, et le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) pria pour eux, et ils reçurent la pluie.
Cinquième exemple : Ce sont des cas d’invocation exaucée contre certaines personnalités. Ces cas sont très nombreux, nous allons cités quelques exemples.
Il invoqua contre Otba Ben Abi Lahab en disant : اَللّٰهُمَّ سَلِّطْ عَلَيْهِ كَلْبًا مِنْ كِلاَبِكَ ‘Ô Allah, inflige-lui une punition avec un de Tes chiens.’ Otba partit en voyage, un lion arriva et chercha Otba dans la caravane. Il le trouva et le mangea. C’est un récit célèbre et certifié authentique.
Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) envoya un escadron avec à sa tête, «’Amr Ben al Adhbat, il y avait Mouhalim Ben Jathama. Celui-ci tua ‘Amr par traitrise. Lorsque le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) en fut informé, il se mit en colère et dit : اَللّٰهُمَّ لاَ تَغْفِرْ لِمُحَلِّمِ ‘Ô Allah, ne pardonnes pas à Mouhalim’. Mouhalim mourut sept jours plus tard. La terre le recracha. On l’enterra de nouveau, et la terre le recracha plusieurs fois. On le coinça entre deux talus du flanc d’un oued, et on le recouvrit de pierres.
Il dit à un homme qui mangeait de la main gauche : ‘Mange avec ta main droite!’ L’homme dit : ‘je ne peux pas!’. Il lui dit : ‘Puisses-tu ne jamais le pouvoir!’. Il ne put jamais plus porter sa main gauche à sa bouche.
Sixième exemple : Nous allons citer d’autres faits extraordinaires (certifiés authentiques) liés à l’invocation du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) et à la bénédiction de son toucher.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a donné quelques-uns de ses cheveux à Khalid Ibn Walid, et à invoqué Allah pour qu’Il lui donne toujours la victoire. Khalid les mit dans son bonnet. Il n’a pas fait un combat sans qu’il ait la victoire.
Salman le Perse était l’esclave de juifs. Pour qu’il soit affranchi, ses maitres lui ont fait un contrat de rachat qui stipulait qu’il devait planter trois cents palmiers, et que la production de dattes des palmiers devait pouvoir rapporter quarante « Ouqiyas » d’or. Le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) planta lui-même ces palmiers sauf un. Tous les palmiers produisirent des dattes sauf celui qui n’avait pas été planté par le Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), qui l’arracha et le replanta, et il donna des dattes. Et dans le livre de Bazar : les palmiers produisirent leurs dattes dans l’année sauf un, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) l’arracha et le replanta, le palmier fit sa production annuelle de dattes. La palmeraie rapporta au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) une quantité d’or de la taille d’un œuf de poule. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) estima et pesa l’or, et en donna aux propriétaires de Salman, quarante « Ouqiyas » d’or. Il lui resta autant d’or qu’il en avait donné. Cet évènement est un des faits extraordinaires les plus importants dans la vie de Salman. Il fut rapporté par des gens dignes de confiance.
Oum Malik avait une outre en cuir qu’elle utilisait pour offrir de la graisse au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui ordonna de ne pas la presser et lui rendit l’outre. Cette outre restait toujours remplie de graisse. Le fils d’Oum Malik lui demanda du cuir, et elle n’en avait pas, si ce n’était l’outre. Elle la vida de sa graisse, pour récupérer le cuir de l’outre, jusqu’à la presser. Après cela, il n’y eut plus jamais de graisse.
Septième exemple : L’eau amère se transforme en eau douce et suave, et exhale une bonne odeur par la bénédiction de l’invocation du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et de son toucher. Nous allons citer quelques exemples.
Bayhaqi et les savants du hadîth rapportent que le puits de Qoba s’épuisait quelquefois. On versa dans le puits de l’eau restante des ablutions du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue), le puits ne s’épuisa plus jamais.
Abou Nou’aym rapporte dans son « Dala-il Nubuwa », ainsi que d’autres spécialistes du hadîth, qu’Anas avait un puits dans sa maison. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) cracha dedans et invoqua Allah. Il n’y avait pas à Médine d’eau aussi suave.
Ibn Majah rapporte qu’on apporta au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) un seau d’eau de Zamzam, il y mit sa main et l’eau devint plus parfumée que le musc.
L’imam Ahmad Ibn Hanbal rapporte qu’on apporta au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) un seau d’eau de puits, il y mit sa main et déversa l’eau dans le puits. L’eau du puits devint plus parfumée que le musc.
Hamad Ben Salma, qui est parmi les rapporteurs dignes de confiance (Muslim rapporte de lui) rapporte que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) remplit un réservoir d’eau sur laquelle il avait fait une invocation. Il donna cette eau à ses nobles compagnons, et leur ordonna de n’utiliser cette eau que pour les ablutions. L’heure de la prière arriva et ils descendirent faire leurs ablutions. Et dès qu’ils portèrent l’eau à leur bouche, elle avait le gout du lait et du beurre.
Nous n’avons cité que cinq exemples parmi de nombreux exemples de ce genre. Si on considère le nombre de miracles de ce genre qui ont été rapportés par les savants connus et reconnus, cela établie de manière catégorique l’authenticité de ces miracles.
Huitième exemple : c’est la brebis qui produit du lait par la bénédiction de l’invocation du Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et l’apposition de ses mains, alors qu’elle était tarie. Il y a de très nombreux exemples. Nous allons en citer trois célèbres et dont l’authenticité a été certifiée.
Il a été rapporté que lors de l’Hégire, le noble Messager (qu’Allah prie sur lui et le salue) et Abou Bakr passèrent par la cachette de Atika Bent Khalid al Khaza’i surnommée Oum Mabed. Celle-ci avait une brebis tarie qui ne produisait pas de lait. Le Prophète lui demanda : ‘Produit-elle du lait ?’ Elle répondit : ‘Elle n’a même pas de sang, alors que dire du lait ?’ Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) toucha le dos de la brebis et essuya ses cotes. Il dit : ‘Amenez moi un récipient.’ Ils se sont mis à traire la brebis. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) et Abou Bakr burent et il restait du lait dans le récipient. Ensuite, le reste des gens qui étaient dans la cachette burent tous et jusqu’à satiété. Et cette brebis est restée fortement bénie.
L’histoire de la brebis d’Ibn Messaoud (qu’Allah l’agrée) :
Ibn Messaoud raconte : « J’étais en train de garder le troupeau de Okba Ben Abi Mo’it, et l’Envoyé d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) passa avec Abou Bakr. Il me dit : ‘Ô Enfant, y’a-t-il du lait ?’ Je lui dis : ‘Oui ! Mais ce troupeau ne m’appartient pas.’ Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) me dit : ‘Y’a-t-il une brebis tarie qui ne donne pas de lait ?’ Je lui amenai cette brebis ; Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui essuya les cotes, et il se mit à traire la brebis dans un récipient. Il but et donna à boire à Abou Bakr.’ Ceci était la cause de la conversion à l’Islam d’Ibn Messaoud (qu’Allah l’agrée).
L’histoire très connue d’Halima Saadiya, la nourrice du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) : Cette année là, une sécheresse avait frappé les terres de sa tribu. Les moutons étaient très maigres, on voyait leurs cotes. Ils ne mangeaient pas à leurs faims. Et lorsqu’on confia le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) à Halima Saadiya, là où paissaient ses moutons il y avait du pâturage, et ses brebis produisirent beaucoup de lait, ce qui n’était pas le cas des moutons de sa tribu. Tout ceci ne fut que la bénédiction du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Les exemples de ce genre sont très nombreux, mais ceux que nous avons cités sont amplement suffisants.
Neuvième exemple : Nous allons aborder certains cas célèbres de faits extraordinaires qui se produisirent après que le Prophète ait passé ses mains sur la tête et le visage de certaines personnes, et qu’il ait invoqué Allah en faveur de ces personnes.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuya la tête de ‘Omeyr Ibn Saad, en le bénissant. Il mourant à l’âge de quatre vingt ans, en ayant aucun cheveu blanc.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) posa sa main sur la tête de Qais Ben Zeyd al Jadzimi, en invoquant Allah pour lui. Il mourut à l’âge de cent ans, et il avait les cheveux blancs sauf à l’endroit où le Messager avait posé ses mains où ils étaient noirs. On le surnomma « le magnifique ».
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuya la tête du petit Abderrahman Ben Zayd Ben Khatab qui était maigre et chétif, en invoquant Allah de le bénir.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuya le sang sur le visage de ‘A-idz Ben Amrou, qui avait été bléssé le jour de Houneyn, et il invoqua Allah pour lui. Il resta sur le visage une tache blanche comme celle des chevaux.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) essuya le visage de Qatada Ben Milhan. Il y avait une lueur brillante sur son visage. Quand on regardait son visage, c’était comme voir un reflet dans un miroir.
Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) éclaboussa le visage de la petite Zeynab Bent Oum Salma avec l’eau de ses ablutions. Quand elle devint une femme, elle avait une beauté de visage sans pareils.
Ces exemples de miracles sont très nombreux. Nous en avons cités quelques-uns rapportés par les grands imams du hadîth. Et même si chaque récit avait une chaine de transmission faible, on considère ces évènements comme authentiques car il y a de très nombreux hadîths qui racontent ce même genre d’événements, meme si il y a des différences dans les détails de l’évènement dans les différents récits.
Exemple : Si tu entends : « La maison d’untel s’est effondrée. » Ensuite, tu entends quelqu’un d’autre dire que la maison d’un autre s’est effondrée. Après, tu entends un autre dire : « La Maison d’untel (autre que le premier) s’est effondrée. » Et ainsi de suite, tu vas entendre plusieurs versions différentes d’un même évènement. Si tu rassembles toutes les versions, ce dont tu peux être sûr, c’est qu’une maison s’est effondrée. C'est-à-dire que toutes les versions prises ensembles certifient de l’authenticité de l’évènement. C’est pour cela que nous disons que même si chacun de ces miracles avait une faible chaine de transmission, et était classé « faible » (ce qui n’est pas le cas), considérés tous ensemble, on ne peut que reconnaitre l’authenticité de l’occurrence de l’évènement.
Ainsi, si on applique le même raisonnement à chaque catégorie de miracles Ahmadiens, il n’y a aucun doute sur l’occurrence de ces miracles.
De plus, si les mains du Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ses doigts, sa salive, son souffle, ses paroles (ses invocations) ont produit de nombreux miracles, le reste de son corps, ses perceptions et ses aptitudes n’ont pas moins été à l’origine de beaucoup de faits extraordinaires, qui sont répertoriés dans les livres d’histoire et de biographie du Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et qui viennent appuyer les signes de la prophétie.
Quinzième preuve éloquente
Les animaux, les morts, les djinns, les anges connaissent le noble Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cela est démontré par certains miracles relatifs à ces différentes catégories, qui confirment la prophétie, comme nous l’avons vu dans les miracles relatifs aux arbres, aux pierres, au soleil et à la lune, qui mettent en évidence qu’ils connaissent le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et qui confirment la prophétie.
Cette quinzième preuve éloquente se décompose en trois parties.
Première Partie
Cette partie concerne la connaissance du Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par les animaux et les miracles relatifs à cela, qui sont très nombreux. Nous allons cités quelques exemples connus, qui ont beaucoup de chaines de transmission et qui sont reconnus par les théologiens.
Premier évènement : C’est l’évènement célèbre de la grotte. Lorsque le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) était recherché par les Qouraych, il se réfugia avec Abou Bakr, dans une grotte. Allah ordonna à deux pigeons d’établir leurs nid à l’entrée de la grotte, et dans une autre version du hadîth, à une araignée d’y tisser sa toile. Lorsque les Qouraych demandèrent à Oubey Ibn Khalaf (un des notables Qouraych que le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) tua le jour de Badr) de rentrer dans la grotte, il leur dit : « Il n’y a pas besoin, il y a une toile d’araignée. Il me semble que cette toile date d’avant la naissance de Mohammed. » Et du fait des deux pigeons, les Qouraych dirent : « S’ils y étaient, ces deux pigeons n’auraient pas fait leurs nids à l’entrée de la grotte », alors que le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et Abou Bakr entendaient leurs paroles. Ensuite, ils s’éloignèrent.
Ibn Wahab rapporte que le jour de la conquête de la Mecque, un pigeon fit de l’ombre au Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), qui invoqua Allah de lui accorder Sa bénédiction.
Aïcha (Qu’Allah l’agrée) dit : « Nous avions un animal domestique. Lorsque le Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) était chez nous, cet animal restait à sa place et ne faisait pas de va-et-vient. Dès que le Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sortait, il faisait à nouveau des va-et-vient.C'est-à-dire que cet animal manifestait son respect au Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) en restant immobile.
Deuxième événement : c’est l’histoire très célèbre du loup. Cette histoire est relatée à travers de nombreux canaux de transmission. On trouve donc de nombreuses chaines de transmissions avec à leur tête des compagnons très connus comme Abou Saïd al Khoudri, Salma Ben Akwa’, Ibn Abi Wahab, Abou Houreyra et Ôban le berger de l’histoire. Ceux-là rapportent par divers canaux de transmission que pendant qu’un berger gardait ses moutons, un loup vint et s’empara d’une brebis, que le berger lui retira aussitôt. Le loup s’assit et dit : « Ne crains-tu pas Allah, tu t’interposes entre moi et ma subsistance. » Le berger dit : « Chose étrange ! Un loup qui parle ! » Le loup dit alors : « Veux-tu que je t’informe de ce qu’il y a de plus étrange que cela ? L’Envoyé d’Allah à Yathrib (Médine) qui vous informe du passé... Des portes du paradis qui se sont ouvertes à lui...Qu’il vous y appelle... »
Tous les hadîths qui parlent de cet évènement concordent sur le fait que le loup a parlé. La version qui a la chaine de transmission la plus solide, est celle d’Abou Houreyra (qu’Allah l’agrée), dans laquelle le berger dit : « Et qui va s’occuper de mes moutons ? » Le Loup dit : « Je les garderai jusqu’à ton retour.» Le berger confia ses moutons au loup. Ensuite, le berger se mit en route pour rencontrer le Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et raconter son histoire, il se convertit à l’Islam. Le Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) était en expédition. Alors le berger revint, et trouva le loup en train de garder son troupeau, et il ne manquait pas un seul mouton. Alors, le berger égorgea pour lui un mouton pour le récompenser de ses conseils
Dans une autre version, le berger prit le loup et alla voir Abou Soufian et Safwan Ben Oumaya. Il les trouva alors qu’ils avaient attrapé une gazelle. La gazelle s’échappa et rentra dans l’enceinte sacrée de la Mecque, et le loup s’éloigna. Abou Soufian s’étonna et le loup dit : « Plus étonnant que cela, Mohammed Ben Abdallah est à Médine et il vous appelle au paradis. » Abou Soufian s’exclama : « Par Lat et ‘Ozza, si on raconte cela à la Mecque, elle va se vider de ses habitants. »
Du point de vue des preuves de son authenticité, cette histoire du loup est largement satisfaisante.
Troisième évènement : C’est l’histoire du chameau relatée à travers cinq ou six canaux, d’après de célèbres compagnons : Abou Houreyra, Thaalaba Ben Malik, Jaber Ben Abdallah, Abdallah Ben Jaafar, Abdallah Ben Abi Oufa et leurs semblables. Ils sont tous d’accord sur le fait qu’un chameau est venu au Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ce chameau s’est prosterné devant lui par révérence et vénération, et il a parlé avec lui.
Ils ont tous rapporté par des canaux de transmission différents que le chameau s’était rebellé et était dans un jardin. Personne ne pouvait pénétrer l’enceinte du jardin sans que le chameau ne s’en prenne à lui. Le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) entra dans le jardin, et l’appela. Le chameau posa ses lèvres à terre et se soumit au Messager (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui lui posa sa bride.
Dans une autre version du récit du chameau, après un certain temps, le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demanda des nouvelles du chameau, ils l’informèrent qu’ils l’avaient égorgé.
Et dans une autre version : « Il s’est plaint que vous avez voulu l’égorger, après avoir fait un travail très pénible pendant le voyage. » Ils dirent : « Oui, c’est vrai. »
Aussi, la chamelle du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) nommée « ‘Adhba » cessa de manger et de boire après son décès, jusqu’à ce qu’elle mourut. Et Abou Ishaq Isfaraani a évoqué l’histoire de la chamelle ‘Adhba et de son entretien avec le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue).
Il a été rapporté dans les recueils de hadîths authentiques, que le chameau de Jaber Ben Abdallah était fatigué lors d’un voyage, et n’arrivait plus à continuer ; Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) tapa le chameau légèrement, et le chameau marcha avec un tel enthousiasme que Jaber avait du mal à tenir les rênes, et ceci du fait de la bienveillance du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) envers le chameau.
Quatrième évènement : Boukhari et les autres compilateurs de Hadîths ont rapporté qu’ « Une nuit, on entendit à Médine un bruit étrange, les habitants sortirent alors dans la direction du bruit. Sur le chemin ils rencontrèrent le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), qui les avait précédés et revenait de la direction du bruit et les rencontra en chemin. Il montait, sans selle, un cheval appartenant à 'Abû Talha et portait un sabre suspendu à son cou. Il répétait: "N'ayez pas peur, n'ayez pas peur". Puis il dit: ‘Nous avons trouvé ce cheval très rapide.». Ce cheval était connu pour être très lent. Après cette nuit, le cheval n’était plus rapide.
Un récit authentique rapporte qu’un jour, lors d’un voyage, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) avait dit à son cheval au moment de la prière : ‘Ne bouge pas, qu’Allah te bénisse, jusqu’a que nous finissions notre prière.’ Il mit le cheval en direction de la Mecque, et le cheval resta complètement immobile jusqu’à ce que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) ait achevé sa prière.
Cinquième évènement : Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) utilisa un lion pour envoyer un message à une caravane. Il envoya ce lion avec une lettre pour Mou’adz Ben Jabal qui était au Yémen. Il rencontra sur la route Mou’adz, Il lui fit comprendre qu’il était envoyé de la part du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) et qu’il avait une lettre pour lui. Il poussa un rugissement et s’écarta de la route. Ensuite, il s’éloigna et poussa un autre rugissement. » Et dans une autre version, la caravane s’était égarée à son retour. Mou’adz vit le lion et dit : « Je le voyais me faire des signes avec sa patte, jusqu’à qu’il m’ait remis sur le bon chemin. »
‘Omar rapporte que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) s’était réuni avec ses compagnons. Un bédouin, qui avait attrapé un lézard fit irruption dans le cercle dit : « Qui est celui là ? » On lui dit : « Il est l’Envoyé d’Allah. » Le bédouin reprit : « Par Lat et ‘Ozza, je ne croirais pas en toi, à moins que ce lézard croit en toi. » et il lâcha le lézard devant le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui dit : « Ô lézard ! » Et le lézard répondit d’un langage clair que tout le monde à pu entendre : « Me voici… » Et le bédouin devint croyant.
D’après Oum Salama, ‘le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) était dans le désert, une gazelle l’appela : ‘Ô Envoyé d’Allah…’ Jusqu’à la fin du hadîth. Elle courra vers lui en disant : ‘J’atteste qu’il n’y a nul autre dieu qu’Allah, et j’atteste que tu es le Messager d’Allah.’
Ces exemples de miracles d’animaux sont très nombreux. Nous avons choisi des exemples très connus et dont l’authenticité a été établie.
Ô toi, être humain ! Ô toi qui ne connais pas ce noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et qui ne lui obéis pas ! Médite ces exemples, et ne t’abaisse pas jusqu’à devenir moins qu’un loup ou un lion, car ces animaux connaissent le Messager et lui obéissent.
Deuxième partie
Cette partie concerne la connaissance du Messager par les morts, les djinns et les anges. Les évènements relatifs à cela sont très nombreux. Nous allons citer quelques exemples connus, et relatés par les imams dignes de confiance. Nous allons évoquer, en premier, les exemples relatifs aux morts. En ce qui concerne les djinns et les anges, les récits sont très nombreux.
Premier exemple : C’est un récit rapporté par Hassan Basri, qui était un grand savant aussi bien dans les sciences exotériques qu’ésotériques, il est un des plus sincères disciples de l’imam Ali (qu’Allah anoblisse son visage) et il fait partie de la génération qui a succédé à celle du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). « Un homme est venu au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et lui a raconté comment il a perdu sa fillette (qui a décédé) dans telle vallée. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) s’apitoya et parti avec lui vers la vallée, où il appela la fillette par son nom : ’Ô unetelle réponds par la permission d’Allah !’ Elle sortit en disant : « Me voici ! » Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui dit : ’Tes parents se sont convertis à l’Islam, si tu veux, je te fais retourner parmi eux.’ Elle répondit : « Je n’ai pas besoin d’eux, j’ai trouvé Allah, il est préférable pour moi de rester avec Lui. »
Deuxième exemple : L’imam Bayhaqi et l’imam Ibn ‘Adi rapportent d’après Anas « qu’un jeune Ansar décéda. Sa mère était âgée et aveugle, et c’était son unique fils. Nous l’enveloppâmes dans son linceul et nous présentâmes nos condoléances à sa mère qui s’exclama : « Mon fils ! » Nous lui dîmes : « Oui. » Elle dit : « Ô Allah ! Tu sais que j’ai émigré vers Toi et Ton Messager, en espérant que Tu m’aides dans toutes les difficultés. Alors, ne me fais endurer une telle calamité. » Nous n’étions pas parti, que le linceul se souleva du visage du défunt, qui mangea et nous mangeâmes avec lui. »
D’ailleurs, l’imam Busayri fait allusion à ce miracle dans son célèbre poème panégyrique « Burdah ».
Troisième évènement : L’imam Bayhaqi et d’autres rapportent le récit suivant, d’après Abdallah Ben Abdallah al Ansari : « Nous étions en train d’enterrer Thabet Ben Qais, qui avait été tué à la bataille du Yamama. Quand nous fîmes rentrer son corps dans sa tombe, nous l’entendîmes dire :
مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللهِ اَبوُ بَكْرِ الصِّدِّيقُ وَعُمَرُ الشَّهِيدُ وَعُثْماَنُ الْبَرُّ الرَّحِيمُ
« Mohammed est l’Envoyé d’Allah, Abou Bakr le véridique, ‘Omar le martyr, et Othman le pieux et le miséricordieux. » Nous le regardions, surpris, alors qu’il était mort. » Il annonça le martyr d’’Omar, avant que celui-ci n’accède au Califat.
Quatrième évènement : l’imam Tabarani et Abou Nou’aym dans son « Dalail Nubuwa » rapportent d’après No’mane Ben Bachir que Zayd Ben Kharija tomba mort dans une des ruelles de Médine. On l’enleva, et on l’enveloppa dans son linceul ; Les convives et les femmes qui criaient autour de lui l’entendirent dire : « Taisez vous, Taisez vous. » On découvrit son visage. Il dit : « Mohammed est l’Envoyé d’Allah… » Puis il dit : « Que la paix soit sur toi, Ô Envoyé d’Allah, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction… » Puis il redevint mort tel qu’il était.
Même les morts attestent de la véracité du Message du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ces pauvres malheureux qui ne croient pas au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne seraient-ils pas plus morts que ceux qui sont décédés ?
* * *
En ce qui concerne le service des anges au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et leurs apparitions, la croyance des djinns et leur obéissance au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), tout cela a été authentifié à travers des récits qui ont de nombreuses chaines de transmission. Et cela est mentionné dans le Saint Coran, à plusieurs reprises. Cinq mille anges étaient, comme les nobles compagnons, sous les ordres du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), à la Bataille de Badr. Cela est mentionné dans le Coran. D’ailleurs, les anges qui ont participé à la bataille de Badr, ont gagné un rang prestigieux et honneur par rapport aux autres anges, comme les compagnons de Badr. Dans ce sujet, il y a deux aspects.
L’existence des djinns et des anges et leurs relations avec nous ont été établies de manière catégorique comme celles des animaux et êtres humains dont personne ne doute. D’ailleurs nous avons apporté des preuves catégoriques de cela, dans notre « vingt neuvième Segment. » Nous vous invitons à vous reporter à ce chapitre pour ces preuves.
Il a été rapporté que certains musulmans ont parlé à des djinns et a des anges. Ceci est une des manifestations des miracles du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), à travers le lien spirituel qui le relie à ces musulmans.
Boukhari et Muslim, ainsi que les autres compilateurs de hadîths, rapportent, d’après ‘Omar (qu’Allah l’agrée) : «Pendant que nous étions assis un jour avec le Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), un homme vint à nous. Il était habillé d’un vêtement excessivement blanc. Ses cheveux étaient très noirs. Il n’y avait pas de signe de voyage sur cette personne. Aucun d’entre nous ne le connaissait. Il interrogea le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sur l’Islam, la foi « Imen » et la Bienfaisance « Ihsan » et le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) répondit à ses questions, et ensuite il me dit: « Ô ‘Omar, sais-tu qui posait ces questions? » Je dis: «Allah et Son Messager savent mieux.» Il dit: « C’était Jibrîl (l’ange Gabriel). Il était venu vous enseigner votre religion.»
Il a été rapporté dans des hadîths dont l’authenticité a été établie, que les compagnons voyaient Jibrîl (que la paix soit sur lui) chez le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sous la forme de Dahiiya Ben Kalbi (qu’Allah l’agrée) qui était d’une grande beauté. Parmi les compagnons qui ont vu Jibrîl (que la paix soit sur lui), il y a Amrou, Ibn Abbas, Oussama, Hareth, Aïcha la véridique et Oum Salama (qu’Allah les agrée). Ils dirent : « Nous voyions Jibrîl chez le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). De très nombreuses fois, il était sous la forme de Dahiya Ben Kalbi. » Est il possible que des gens d’une telle valeur, prétendent l’avoir vu, alors qu’ils ne l’auraient pas vu ?
Dans un hadîth authentique, Saad Ben Abi Waqas, un des dix compagnons promis au paradis et le conquérant de la Perse, a dit qu’il a vu, à la bataille de Badr, Jibrîl et Mikaïl à la droite et à la gauche du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sous la forme de deux hommes habillés en blanc, qui assuraient sa protection. Lorsqu’un tel héros de l’Islam comme Saad dit qu’il les a vus, va-t-on le contredire ?
Abou Soufian Ben Hareth Ben Abdelmoutaleb, le cousin du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), a vu le jour de Badr, un homme en blanc sur un cheval blanc (et une autre couleur), entre ciel et terre.
Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a montré à Hamza, Jibrîl qui était dans la Kaaba. Hamza s’évanouit alors.
Ces cas de visions d’anges sont très nombreux, et constituent une catégorie de miracles Ahmadiens. Ils nous font comprendre que les anges gravitent autour de la lumière du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) comme les papillons.
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En ce qui concerne la vision et la rencontre des djinns, c’est un phénomène qui est vécu par le commun des gens, alors pourquoi le démentirait-on pour les compagnons (qu’Allah les agrée tous)? Et ceci d’autant plus que les récits rapportés à ce sujet ont été authentifiés.
Abdallah Ibn Messaoud a vu des djinns une nuit, à l’intérieur d’un palmier. Il a entendu leur conversation et les décrits comme les hommes de grande taille de « Zut », une tribu du Soudan.
On peut citer aussi un évènement connu, relaté et accepté par les compilateurs de hadîths : Celui de la destruction de « Ghoza » par Khalib Ben Walid. Ghoza était un endroit où il y avait un ou trois arbres et dans lequel une idole avait construit. La tribu de « Ghatafan » adorait cette idole. Lorsque Khalid détruisit l’idole, une femme noire, en sortit les cheveux en l’air. Khalid la découpa avec son épée. Il fit part de cet évènement au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui lui dit : ‘C’est elle Ghoza.’ C’était donc elle que les gens adoraient, et elle se trouvait à l’intérieur de l’idole. Elle ne sera plus jamais adorée.
‘Omar Ben Khattab (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Nous étions assis avec le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lorsqu’apparut un vieillard avec un bâton à la main. Il salua le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui lui rendit son salut. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « C’est la tonalité d’un djinn, qui est tu ? » Il répondit : « Je suis Hama. » Dans une version longue du hadîth, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui apprit quelques sourates du Coran. Bien que cet évènement n’ait pas été retenu par les savants du hadîth, d’autres imams l’ont classé « authentique ». De toute façon, nous n’avons pas besoin d’insister, les exemples de ce genre sont très nombreux.
Ceux qui se sont illuminés par la lumière du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), qui ont été éduqués et imprégnés par ses enseignements se comptent par milliers, comme le cheikh Kiylani. Ainsi, de nombreux saints, pôles, savants et purifiés ont vu les djinns et les anges, et ont parlé avec eux.
Cela est attesté par de nombreux récits aux nombreuses chaines de transmissions.
En effet, le fait de voir les anges et les djinns et de converser avec eux est un des effets de l’éducation spirituelle du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de sa guidance exceptionnelle.
Troisième partie
La protection du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par Allah (qu’Il soit exalté) de la nuisance des hommes est un miracle évident, et une réalité à laquelle fait allusion le Coran dans le verset : وَاللهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ « Dieu te protégera des hommes » (5 ; 67)
Il y a beaucoup de miracles en relation avec ce verset. En effet, lorsque le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a proclamé sa Prophétie, il n’a pas eu contre lui un seul groupe particulier ou un seul peuple, ou une seule personnalité politique ou un seul dirigeant, mais il a vu se liguer contre lui tous les rois, toutes les religions, et Allah était son seul protecteur. Son propre oncle, son peuple et sa tribu étaient ses ennemis pendant vingt trois ans, et il n’a jamais eu de garde du corps malgré qu’il fût exposé à de nombreux dangers. Allah l’a préservé de la nuisance des gens et l’a protégé jusqu’à ce qu’il nous quitte et ce, dans la plus grande sérénité. Ceci est la preuve évidente, aussi claire que le soleil en plein jour, de la réalité exprimée par le noble verset : وَاللهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ « Dieu te protégera des hommes »
Nous allons évoquer, à titre d’exemple, certains évènements dont l’authenticité a été établie.
Premier évènement : Les biographes du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et les spécialistes du hadîth sont unanimes quant à l’occurrence de cet évènement. Les notables Quraych s’étaient réunis pour préméditer l’assassinat du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Iblis (satan) vint sous la forme d’un vieillard et leur suggéra, pour qu’il n’y ait pas de disputes, que l’on prenne un jeune par tribu, et que tous ces jeunes tuent le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) en même temps. Ainsi, ils réunirent deux cent hommes qui sous la tutelle de Abou Jahl et Abou Lahab se dirigèrent vers la maison du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ali était chez lui, et le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui avait ordonné de dormir dans son lit à sa place. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) les attendit. Les Quraych vinrent et encerclèrent la maison. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sortit, marqua un temps d’arrêt devant eux, et Allah voila leur vue. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) déposa même du sable sur leur tête. Ainsi, il se délivra de cette situation.
Et lorsque le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) était dans la grotte Allah le protégea en le mettant à l’abri des regards. Une araignée tissa sa toile, et deux pigeons firent leurs nids à l’entrée de la grotte.
Deuxième évènement : C’est l’histoire de Souraqa Ben Malik. Pendant l’Hégire, les Quraych donnaient une récompense pour la capture du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et d’Abou Bakr. Soraqa partit à leur recherche. Il les trouva et les poursuivit. Lorsqu’il se rapprocha d’eux, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) invoqua Allah contre lui. Les pieds de sa monture s’enfoncèrent dans le sol, et Soraqa tomba. Il remonta sur sa monture et continua sa course. Il se rapprocha d’eux jusqu’à ce que la récitation du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui fût audible. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne regardait pas en arrière, mais Abou Bakr regarda en arrière et dit au Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : « Il nous rattrape ! » Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui dit (comme dans la grotte) : « Ne t’afflige pas, Allah est avec nous ! » Les pieds de la monture de Soraqa s’enfoncèrent une deuxième fois dans le sol et Soraqa tomba à nouveau. Il releva sa monture, et une sorte de fumée sortait des pieds de sa monture. Soraqa les interpella en leur demandant la sécurité. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui garantit cela, et il lui ordonna de n’indiquer à personne où ils étaient, ensuite il s’éloigna.
Dans un autre récit, un berger qui avait entendu parler d’eux et qui les avait aperçus, partit informer les Qouraych et dès qu’il parvint à la Mecque, il oublia ce pourquoi il était sorti, et il retourna chez lui. Une fois arrivé, il se souvint de la raison pour laquelle il était sorti.
Troisième évènement : Les imams du hadîth ont rapporté, à travers plusieurs chaines de transmissions, qu’à la bataille de Ghatafan et de Anmar, un chef de tribu, Ghourath Ben Hareth al Mouharabi avait tenté d’assassiner le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne s’était pas rendu compte de sa présence, jusqu’à ce qu’il se tienne au dessus de lui levant son épée pour le frapper. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : ‘Ô Allah délivre-moi de lui comme tu veux.’ Ghourath fut soudainement immobilisé par une douleur dans son dos au milieu des épaules, et son épée tomba de ses mains.
Il a été rapporté qu’un bédouin s’était emparé de l’épée du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) pour le tuer. Il lui dit : « qui m’empêchera de te tuer ! » Le Prophète répondit ‘Allah !’ C’est alors que l’épée tomba de la main du bédouin ! Et aussitôt, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) la reprit et dit au bédouin: ‘qui m’empêchera de te tuer !’ Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lui pardonna. Il repartit chez les siens, et leur dit : « Je reviens de chez le meilleur des hommes. »Un évènement similaire se produisit le jour de Badr. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) s’était isolé des compagnons pour faire ses besoins. Un hypocrite le suivit, et comme dans l’histoire précédente il leva son épée au dessus du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) pour le tuer. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le fixa du regard et l’Hypocrite se mit à trembler et lâcha son épée.
Quatrième évènement : Les commentateurs du Coran ont expliqué que la cause de la révélation des versets suivant :
اِنَّا جَعَلْنَا فِى اَعْنَاقِهِمْ اَغْلاَلاً فَهِىَ اِلَى اْلاَذْقَانِ فَهُمْ مُقْمَحُونَ · وَجَعَلْنَا مِنْ بَيْنِ اَيْدِيهِمْ سَدًّا وَمِنْ خَلْفِهِمْ سَدًّا فَاَغْشَيْنَاهُمْ فَهُمْ لاَ يُبْصِرُونَ
« Nous avons mis à leurs cous des carcans qui leur arrivent jusqu'aux mentons, les rendant incapables de mouvoir leurs têtes * Nous leur avons barré les voies par-devant et par-derrière et Nous leur avons bandé les yeux, au point qu'ils ne peuvent plus rien voir. » (Sourate Ya Sin, v.8-9) était qu’Abou Jahl avait juré, que s’il voyait Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prosterné, il le frapperait avec un rocher. Alors que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) était prosterné, Abou Jahl vint avec un rocher pour le jeter sur lui. Les Qouraych contemplaient la scène. Le rocher tomba des mains d’Abou Jahl, et sa main resta bloquée au niveau de son cou. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) acheva sa prière, et la main d’Abou Jahl se délia, soit par la permission du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), soit parce qu’il avait accompli sa prière.
Walid Ben Moughra vint au Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) pour le tuer avec une grosse pierre. Allah lui voila la vue, et il ne voyait plus le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il entendit sa voix et il se dirigea vers ses compagnons qui l’appelaient, ne les voyant pas non plus. Quand le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sortit de la mosquée, Walid retrouva la vue.
Abou Bakr, le véridique rapporte que lorsque la Sourate « Que périssent les mains d’Abou Lahab » fut révélée, Oum Jamil, la femme d’Abou Lahab, surnommée la « porteuse de bois » partit à la recherche du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui était à la mosquée à coté d’Abou Bakr. Elle avait dans ses mains une poignée de pierres. Lorsqu’elle les trouva, elle ne voyait qu’Abou Bakr, Allah avait voilé son regard du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Elle dit : « Où est ton compagnon ? On m’a informé qu’il me destine au feu. Par Allah, si je le trouve je le frapperai avec cette poignée de pierres en pleine bouche ! »
Ainsi, celle qui est sans aucun doute une buche de l’enfer, ne voyait pas cette personnalité immense qu’Allah a élevée à un très grand degré.
Cinquième évènement : Il a été rapporté que Amer Ben Toufeyl et Arbad Ben Qais on été envoyés au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Amer dit à son compagnon : « Je ferais une diversion, et toi tu frapperas Mohammed. » Toufeyl ne fit rien, et lorsque Amer lui demanda des explications, il répondit : « Par Allah, à chaque fois que je m’apprêtais à le frapper, je te trouvais entre moi et lui, aurais-je dû, donc, te frapper ? »
Sixième évènement : Chayba Ben Othman al Hachabi parvint au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le jour de Hounein. Le jour de Ohoud, Hamza avait tué son père et son oncle. Il se dit : « Aujourd’hui, je vais prendre ma revanche sur Mohammed. » Lorsqu’il y eu la mêlée, il arriva derrière le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et leva son épée pour le frapper. Il dit : « Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a été bon avec moi, il m’a appelé et a mis sa main sur ma poitrine, alors qu’il était la personne que je détestais le plus. Dès qu’il l’enleva, il devint la personne que j’aimais le plus. Il me dit : « A présent combats. » Je me mis devant lui, je frappais avec mon épée et je le protégeais avec ma personne, et si à ce moment là mon père s’était mis à travers mon chemin, je n’aurais pas hésité à le tuer. »
Foudhala Ben Amrou a dit : « J’avais voulu tuer le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) l’année de la conquête de la Mecque. Il était en train de faire le « tawaf » autour de la Kaaba, et je me rapprochais de lui. Il dit Foudhala ? Je répondis : Oui ! Et il ajouta : « A quoi étais tu en train de penser ? » « A rien. » répondis-je. Il rigola, demanda à Allah de me pardonner et mit sa main sur ma poitrine. Mon cœur s’apaisa, et par Allah dès qu’il enleva sa main il n’y avait rien qui m’était plus aimée que lui. »
Septième évènement : Des juifs avaient comploté contre lui, lorsqu’il s’était assis sur un mur. Un des leurs voulait jeter sur lui une meule. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se leva avant et s’éloigna. Et leur tentative échoua par la protection d’Allah.
Il existe de très nombreux événements similaires. Boukhari, Muslim, et les autres compilateurs de hadîths rapportent qu’Aïcha a dit : « On surveillait le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) jusqu’à ce le verset وَاللهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ « Dieu te protégera des hommes » soit révélé. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sortit et dit :
ياَ اَيُّهاَ النَّاسُ انْصَرِفوُا فَقَدْ عَصَمَنِى رَبِّى عَزَّ وَجَلَّ
‘Ô Gens, éloignez vous. Je suis protégé par mon Seigneur, qu’Il soit honoré et exalté !’
* * *
Ainsi, toutes les catégories d’existants de l’univers connaissent le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et ont un lien ou une relation avec lui. Et le Prophète a produit des miracles en rapport avec chaque catégorie d’existants.
En effet, si un haut fonctionnaire et inspecteur du Roi, connu par tous les départements de l’administration, visite un de ces départements, il sera accueilli chaleureusement. Par contre un inspecteur qui relève du ministère de la Justice ne sera bien accueilli que par le département de la justice, ou un inspecteur général des armées ne sera pas connu de l’administration civile. Nous citons ces exemples pour faire comprendre que tous les départements de la monarchie divine connaissent très bien le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) à commencer par les anges jusqu’aux animaux, et aux araignées. Il est sans aucun doute le Sceau de la prophétie, le Messager du Seigneur de l’univers. Contrairement aux messages des autres prophètes et messagers qui sont restreints à une nation, son message est universel et concerne tous les existants, et toutes les nations,
SEIZIEME PREUVE
Nous aborderons ici, les prodiges qui ont eu lieu avant la prophétie. Ces prodiges font donc partie des signes de la prophétie. Ils se répartissent en trois catégories.
Première catégorie
Cette catégorie concerne les annonces de l’avènement de la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans les écritures saintes : La Thora, l’Evangile, le Zabour (les Psaumes) et les feuillets des autres prophètes (que la paix soit sur eux).
En effet, on ne pourrait concevoir que ces livres célestes ne mentionnent pas celui qui va illuminer la moitié du monde habité, celui qui va abroger les autres religions, et qui va marquer l’univers de sa trace indélébile. Il est impensable que ces livres aient pu omettre cette personnalité bénie absolument incontournable. Comment ces livres qui relatent certains évènements passés, ne parleraient pas du plus grand évènement de l’histoire de l’humanité : l’envoi de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? En cherchant dans les anciens livres révélés, on trouve la mention du dernier des prophètes (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et là il y a deux attitudes : il y a ceux qui nient la prophétie, pour ne pas s’avouer l’abrogation et l’altération de leur livre saint, et ceux qui croit au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), prenant conscience que leur religion et leur livre saint a été sujet à l’introduction de légendes et à toute une série de falsifications. De toutes façons, aussi bien le négateur que le croyant sont d’accords qu’il n’y a aucun verset dans ces livres saints qui réfute explicitement la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et cela va dans le sens de la confirmation de la véracité de la Prophétie (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). A notre tour, nous allons mettre en évidence trois preuves catégoriques de la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Première preuve : Le plus grand des messagers (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) mettait au défi les juifs et les chrétiens, en récitant les versets :
قُلْ فَاْتوُا بِالتَّوْرٰيةِ فَاتْلوُهَاۤ اِنْ كُنْتُمْ صاَدِقِينَ
قُلْ تَعَالَوْا نَدْعُ اَبْنَاۤءَنَا وَاَبْنَاءَكُمْ وَنِسَاءَنَا وَنِسَاءَكُمْ وَاَنْفُسَنَا وَاَنْفُسَكُمْ
ثُمَّ نَبْتَهِلْ فَنَجْعَلْ لَعْنَةَ اللهِ عَلَى الْكاَذِبِينَ
« Dis-leur : Apportez la Thora et lisez-la, si vous êtes de bonne foi ! » « Appelons nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres, joignons-nous tous à eux et adjurons Dieu de maudire ceux d'entre nous qui sont des menteurs. » (Sourate Ali Imran, v.93, 61) C’est comme s’il leur disait à travers le Saint Coran : « Regardez et cherchez dans vos livres, vous trouverez ma description, et mes caractéristiques. »
Aussi, après ce défi clair et manifeste, aucun rabbin, ni aucun prêtre chrétien ne s’est présenté pour démontrer le contraire de ce qu’avançait le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et si il y avait eu ne serait-ce qu’une infime chose de ce genre, les négateurs et les hypocrites parmi les juifs pleins de haine et de jalousie (et Dieu sait combien ils sont nombreux à chaque époque et dans chaque endroit) l’aurait proclamé haut et fort.
Le défi portait sur le fait qu’ils n’avaient rien à redire sur les commandements d’Allah transmis par le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) leur livrait une lutte sans merci. Et eux, faute d’avoir produit une contre argumentation, ils furent astreints à la guerre, la destruction et l’exil. Ils n’ont pas pu démontrer des lacunes ou des incohérences obligeant le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) à les reconnaitre. S’ils avaient pu produire une contre argumentation, cela aurait été plus facile que de mettre en péril leurs personnes, leurs biens et leurs demeures.
Deuxième preuve : Les versets de la Thora, de l’Evangile et du Zabour (Psaumes) sont mélangés avec des paroles qui leurs sont étrangères. Cela est dû aux mauvaises traductions et à la confusion des commentaires erronés avec les versets. C’est pour cette raison, que l’on ne trouve pas dans ces versets l’inimitabilité qui est propre au Saint Coran. De plus, il y a de très nombreuses falsifications et altérations introduites dans ces livres par des ignorants et des gens mal intentionnés. Le célèbre érudit Rahmatoullah el Hindi a mit les théologiens juifs et chrétiens devant le fait accompli, en leur exposant des milliers de falsifications dans leurs livres saints.
Et malgré les falsifications, le célèbre savant contemporain Hossein Jasr (qu’Allah lui fasse miséricorde) a pu extraire de ces livres saints cent dix preuves de la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il les a exposées et a établi leur caractère authentique dans son livre « Arrissalatoul hamidiyah », qui a été traduit en turc par le défunt Ismaïl Haqqi al Manastiri (qu’Allah lui fasse miséricorde)
De plus, de très nombreux théologiens juifs et chrétiens ont confirmé que la description de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se trouve dans leurs livres. A cet effet, Héraclius, l’empereur des byzantins avait dit : « Issa (Jésus, que la paix soit sur lui) avait annoncé la venue de Mohammed» (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).On peut citer aussi parmi ceux qui reconnurent la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : Muqawqis le Copte, Ibn Soria, Ibn Akhtab, et Kaab Ben Asad,Zoubir Ben Batiyah, et d’autres théologiens juifs, dont les plus éminents parmi eux dirent : « Oui, la description de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est bien mentionnée dans nos livres ».
Ainsi, de nombreux théologiens juifs et chrétiens cessèrent de polémiquer et de s’entêter pour se convertir à l’Islam, après avoir vu la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leurs livres, et ils l’ont montré à d’autres théologiens qui se sont pliés devant une telle preuve. On peut citer : Abdallah Ben Salam, Wahb ben Mounibah, Abi Yassir, Chamoul l’homme de Touba’ la tribu qui a cru au Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avant son avènement, et les deux fils de Saaya : Asyad et Thaalaba qui s’étaient opposés à leur tribu Banou Nadhir lorsque celle-ci avait fait la guerre au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ils les avaient interpelés en leur disant : « Par Allah, c’est le prophète qui vous a été annoncé par Ibn Hayban », et Ibn Hayban était un gnostique, un homme de Dieu qui avait fait escale chez les Banou Nadhir. Il leur dit : « Prochainement, un prophète va apparaitre, et cet endroit est le lieu où il va émigrer. » Mais les Banou Nadhir n’ont pas tenu compte de cet avertissement, et ils coururent à leur perte.
On peut citer encore les théologiens juifs suivants : Ibn Yamin, Moukheyriq, Kaab al Ahbar, et il y aussi de nombreux théologiens juifs qui ont vu les indications du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et les preuves de la prophétie dans leurs livres mais il n‘ont pas cru pour autant.
Et parmi les théologiens chrétiens qui ont cru au Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il y a le moine Bahira, que nous avons évoqué précédemment. C’était lorsque le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), âgé de douze ans, était parti avec son oncle en Syrie. Bahira avait invité les gens de la caravane à manger, pour honorer le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ensuite, il vit que le nuage qui accompagnait la caravane était resté au dessus de l’endroit où était stationnée la caravane. Il dit : « je veux aussi la personne qui est restée », et on envoya chercher le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il dit à son oncle Abi Taleb : « Retournez à la Mecque, les juifs sont envieux et ils comploteraient contre lui. On trouve sa description dans la Thora. »
Le clergé d’Abyssinie a aussi cru au Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ainsi que Najachi leur roi car ils virent la description du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leur livre. Le grand théologien chrétien Dhaghatir évoqua publiquement la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) aux Romains, il mourut martyr.On peut parler aussi du célèbre savant chrétien Hareth Ben Abi Chamr al Ghassani, des chefs spirituels de la Syrie, ainsi que ses rois comme l’homme d’ « Iliya », Héraclius, Ibn Nator, Jarod,et leurs semblables qui ont lu dans leurs livres saints la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), si ce n’est qu’Héraclius n’a pas divulgué sa foi de peur de perdre son pouvoir et son autorité.
Et les exemples de ce genre sont nombreux comme le cas de Salman le Perse, qui était chrétien et ayant lu la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il partit à sa recherche et dès qu’il le vit, il se convertit à l’Islam, comme se convertirent également l’éminent savant Tamim, Najachi le célèbre roi d’Abyssinie, les chrétiens d’Abyssinieet Ousaqifa Najran.Tous ont été d’accord pour dire : « Nous avons cru, nous avons vu la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans nos livres. »
Troisième preuve : Nous allons citer à titre d’exemple certains versets de la Thora, de l’Evangile et du Zabour (les Psaumes) qui annoncent la venue du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Un des sens d’un verset du Zabour est :
اَللّٰهُمَّ ابْعَثْ لَنَا مُقِيمَ السُّنَّةِ بَعْدَ الْفَتْرَةِ
« Ô Allah, envoies nous l’instaurateur de la Tradition, après cette période de relâchement. »Et « l’instaurateur de la Tradition » est un des noms du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Et dans l’Evangile : Le Messie a dit :
قاَلَ الْمَسِيحُ اِنِّى ذَاهِبٌ اِلٰى اَبِى وَاَبِيكُمْ لِيَبْعَثَ لَكُمُ الْفاَرَقْلِيطَا
« Je retourne chez mon Père et votre Père, afin qu’Il vous envoie le Paraclet. »C'est-à-dire pour vous envoyer Ahmed.
Dans un autre verset de l’Evangile :
اِنِّى اَطْلُبُ مِنْ رَبِّى فَارَقْلِيطًا يَكُونَ مَعَكُمْ اِلَى اْلاَبَدِ
« Moi, je demanderai à mon Seigneur, et Il vous donnera le Paraclet qui sera pour toujours avec vous. »
Le Paraclet : Celui qui distingue le Vrai du faux. C’est un des noms du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans ces livres.
Et dans la Thora, on trouve :
اِنَّ اللهَ قَالَ ِلاِبْرَاهِيمَ اِنَّ هَاجَرَ تَلِدُ وَيَكُونُ مِنْ وَلَدِهَا مَنْ يَدُهُ فَوْقَ الْجَمِيعِ وَيَدُ الْجَمِيعِ مَبْسُوطَةٌ اِلَيْهِ بِالْخُشُوعِ
Allah dit à Abraham : « Agar enfantera, et de son enfant sera issu celui dont la main est au dessus de tous, et les mains de tous se déploient vers lui en signe d’humilité. »
Dans un autre verset de la Thora :
وَقاَلَ ياَ مُوسٰى اِنِّى مُقِيمٌ لَهُمْ نَبِيًّا مِنْ بَنِى اِخْوَتِهِمْ مِثْلَكَ وَاُجْرِى قَوْلِى فِى فَمِهِ وَالرَّجُلُ الَّذِى لاَ يَقْبَلُ قَوْلَ النَّبِىِّ الَّذِى يَتَكَلَّمُ بِاِسْمِى فَاَنَا اَنْتَقِمُ مِنْهُ
« Ô Moïse, Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai Mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. Et si quelqu'un n'écoute pas Mes paroles qu'il dira en Mon nom, c'est Moi qui lui en demanderai compte. »
On trouve aussi dans la Thora :
قاَلَ مُوسٰى رَبِّ اِنِّى اَجِدُ فِى التَّوْرَيةِ اُمَّةً هُمْ خَيْرُ اُمَّةٍ اُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ يَاْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَيُؤْمِنُونَ بِاللهِ فَاجْعَلْهُمْ اُمَّتِى قاَلَ تِلْكَ اُمَّةُ مُحَمَّدٍ
Moïse dit : « Mon Seigneur, j’ai vu que tu as mentionné dans la Thora la meilleure nation que tu ais suscité parmi les gens, la nation qui ordonne le Bien et qui condamne le Mal et qui crois en Dieu, fais que cette nation est la mienne. » Dieu dit : « C’est la nation de Mohammed. »
Avertissement : Ces livres ont exprimé le nom de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par des noms syriaques et des noms hébreux, comme par exemple : « Mishfah, Mounhamana, hamyata», ainsi que d’autres noms dont la signification renvoie à « Mohammed » dans la langue arabe. Quant au nom explicite : « Mohammed», on ne le trouve que très rarement. La jalousie et la haine a poussé les juifs à l’effacer.
Dans la Zabour on a le verset :
ياَ دَاوُدُ يَاْتِى بَعْدَكَ نَبِىٌّ يُسَمّٰى اَحْمَدَ وَمُحَمَّدًا صَادِقًا سَيِّدًا اُمَّتُهُ مَرْحُومَةٌ
« Ô David ! Viendra après toi un prophète nommé Ahmed et Mohammed, il sera véridique et un maitre, et Je ferai miséricorde à sa nation. »
Le verset de la Thora qui va suivre, a été falsifié et altéré, et si nous le connaissons c’est grâce à des gens comme Abdallah Ben ‘Amrou Ben ‘As qui était une des sept personnes qui étaient très versées dans les anciennes écritures. On peut citer aussi, Abdallah Ben Salam un célèbre théologien juif qui a précédé ses pairs dans la conversion à l’Islam et le rabbin Kaab al Ahbar. Dans le verset en question, Dieu interpelle Moussa (Moïse, que la paix soit sur lui), pour ensuite s’adresser au Prophète qui va venir :
ياَ اَيُّهاَ النَّبِىُّ اِنَّاۤ اَرْسَلْناَكَ شَاهِدًا وَمُبَشِّرًا وَنَذِيرًا وَحِرْزًا لِْلاُمِّيِّينَ اَنْتَ عَبْدِى وَرَسُولِى سَمَّيْتُكَ الْمُتَوَكِّلَ لَيْسَ بِفَظٍّ وَلاَ غَلِيظٍ وَلاَ صَخَّابٍ فِى اْلاَسْواَقِ وَلاَ يَدْفَعُ باِلسَّيِّئَةِ السَّيِّئَةَ بَلْ يَعْفوُ وَيَغْفِرُ وَلَنْ يَقْبِضَهُ اللهُ حَتّٰى يُقِيمَ بِهِ الْمِلَّةَ الْعَوْجَاۤءَ بِاَنْ يَقُولُوا لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ
« Ô toi le Prophète, nous t’avons envoyé comme Témoin, Porteur de bonne nouvelle et Avertisseur et Protecteur des illettrés, tu es Mon serviteur et Je t’ai appelé le Confiant. Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, et ne la fera point entendre dans les rues. Il ne rend pas le mal par le mal, au contraire, il est indulgent et pardonne, il ne mourra pas (Allah ne reprendra pas son âme) tant qu’il n’aura pas établie la religion droite et que les gens ne disent : Il n’y a de dieu qu’Allah. »
Et dans un autre verset de la Thora :
مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللهِ مَوْلِدُهُ بِمَكَّةَ وَهِجْرَتُهُ بِطَيْبَةَ وَمُلْكُهُ باِلشَّامِ وَاُمَّتُهُ الْحَمَّادُونَ
« Mohammed est l’Envoyé d’Allah. Il naitra à la Mecque, il émigrera vers Tayba, et ses possessions s’étendront jusqu’à la Syrie, et ses fidèles proclament la louange de Dieu. » Et le mot « Mohammed » a été mentionné en syriaque.
Et dans un autre verset de la Thora :
اَنْتَ عَبْدِى وَرَسُولِى سَمَّيْتُكَ الْمُتَوَكِّلَ
« Tu es Mon Serviteur et Mon Messager, et Je t’ai surnommé le confiant. » Ce verset s’adresse au Prophète qui va succéder à Moïse et de la lignée des fils d’Ismaël, qui sont les frères des fils d’Isaac.
Et dans un verset de la Thora :
عَبْدِىَ الْمُخْتاَرُ لَيْسَ بِفَظٍّ وَلاَ غَلِيظٍ
« Voici Mon serviteur, lélu. Il ne criera point, il n'élèvera point la voix. » Et l’élu est un nom du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Il y a diverses caractéristiques inhérentes au « guide de l’humanité » qui ont été annoncées par ‘Issa (Jésus, que la paix soit sur lui) dans l’Evangile :
مَعَهُ قَضِيبٌ مِنْ حَدِيدٍ يُقاَتِلُ بِهِ وَاُمَّتُهُ كَذٰلِكَ « Il aura avec lui un bâton de fer, avec lequel il combattra, ainsi que ses fidèles » Le bâton de fer désigne l’épée. On parle ici de celui qui va venir avec l’épée et ses fidèles pratiqueront la lutte armée pour faire triompher la vérité. Le Coran les mentionne à la fin de la Sourate « Fath » :
وَمَثَلُهُمْ فِى اْلاِنْجِيلِ كَزَرْعٍ اَخْرَجَ شَطْئَهُ فَاٰزَرَهُ فاَسْتَغْلَظَ فَاسْتَوٰى عَلٰى سُوقِهِ يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ
« […] dans l'Évangile ils sont comparés à une semence qui germe, se gonfle de sève et grandit pour se dresser sur sa tige, faisant l'admiration des laboureurs et soulevant le courroux des infidèles. » (Sourate « Fath », v.29)
Effectivement, il y a de nombreux versets dans l’Evangile, semblables à ce verset du Coran.
Dans le Trente troisième chapitre du cinquième livre de la Thora, il y a ce verset : « Il dit: Le Seigneur est venu du Sinaï, Il s'est levé sur eux de Séir, Il a resplendi de la montagne de Paran, Et Il avait dans Sa droite des milliers d’étendards purs. »
Bien que ce verset nous parle de la Prophétie de Moussa (que la paix soit sur lui), et de la manifestation du Vrai sur le mont Sinaï, ce verset annonce aussi ‘Issa (Jésus, que la paix soit sur lui) par « Il s'est levé sur eux de Séir » et la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par la manifestation de la Vérité sur le mont Paran, qui est une montagne du Hedjaz. Les «milliers d’étendards purs » sont à mettre en parallèle avec la fin de la Sourate « al-Fath » :
ذٰلِكَ مَثَلُهُمْ فِى التَّوْرٰيةِ « Telle est l'image qu'on donne d'eux dans la Thora ». Ils désignent les compagnons du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ils sont des étendards purs c'est-à-dire des saints vertueux.
Dans le quarante deuxième chapitre du livre du prophète Esaie, Allah (qu’Il soit glorifié) dit qu’Il va nous envoyer Son élu à la fin des temps, qu’Il va assister avec le saint esprit : Jibra-il qui va l’enseigner, et à son tour l’élu enseignera les hommes. Il jugera entre les hommes avec équité. C’est une lumière qui fera sortir les gens des ténèbres vers la lumière. « Et je vous en annonce des nouvelles avant qu'elles arrivent, je vous les prédis. » Ces versets nous décrivent clairement le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Dans le quatrième chapitre du livre du prophète Michée : « Il arrivera, à la fin des temps, que les fidèles d’une nation bénie afflueront sur la montagne sacrée de l’Eternel. Ils s'y rendront en foule provenant de toutes les contrées, ils s’y rassembleront pour adorer Le Seigneur sans rien lui associer. »
En fait, ce verset parle du mont « Arafat » et les foules désignent les pèlerins qui gravissent la montagne sacrée pour adorer Allah, et la « nation bénie » désigne la nation de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Dans le soixante douzième chapitre des Psaumes : « Il dominera d'une mer à l'autre, Et du fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui, les habitants du désert fléchiront le genou, Et ses ennemis lécheront la poussière. Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Saba offriront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront. Ils prieront pour lui sans cesse, ils le béniront chaque jour. Les hommes fleuriront dans les villes comme l'herbe de la terre. Son nom existait avant la création du soleil. Son nom subsistera toujours, aussi longtemps que le soleil son nom se perpétuera. »
Ces versets sont très explicites dans la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Y’a-t-il eu après le prophète de Dieu Daoud (David, que la paix soit sur lui), un prophète autre que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), qui a propagé la religion en Orient et en Occident, à qui les rois payaient un tribut, à qui se sont soumis les rois et les chefs d’états par amour et humilité, qui est l’objet des prières et des bénédictions de un cinquième de l’humanité et qui a illuminé le monde à partir de sa ville ?... Y’at’il quelqu’un d’autre que lui ?
On peut citer aussi, le verset vingt du quatorzième chapitre de l’Evangile selon Jean : « Je ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient. Il n'a rien en moi. »
L’expression « Prince du monde » est la fierté du monde, c’est le titre connu du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Le verset sept du seizième chapitre de l’Evangile selon Jean nous dit : « Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous. »Y’a-t-il un autre consolateur après ‘Issa (que la paix soit sur lui) autre que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? Il est celui qui a sauvé l’humanité de la disparition et de la destruction définitive. En ce sens, il a consolé l’humanité. Il est le maitre des mondes, et la fierté de l’univers.
Le verset huit du seizième chapitre de l’Evangile selon Jean nous dit : « Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. » Qui d’autre que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a changé la corruption de ce monde en justice ? Qui d’autre que lui a sauvé les gens de l’erreur, des péchés et du polythéisme ? Qui d’autre que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a bouleversé les fondements de la politique et la manière de gouverner dans ce monde ?
Verset onze du seizième chapitre de l’Evangile selon Jean : « Le temps de l’arrivée du prince du monde est venu » ou « le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. » Le « prince du monde » désigne nécessairement le maitre de l’humanité Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Verset treize du seizième chapitre de l’Evangile selon Jean : « l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. »
Ce verset concerne sans aucun doute le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Qui d’autre que lui a appelé les gens à la Vérité ? Qui d’autre que lui ne parle que sous l’effet de la révélation et transmet ce qu’il a entendu de Jibrîl (que la paix soit sur lui) ? Qui d’autre que lui nous a fourni des informations détaillées sur le jugement dernier et la vie de l’au-delà ?
Dans les feuillets des prophètes, on trouve les noms du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) « Mohammed» le Louangé, « Ahmed » le Très louangé, « Mokhtar » le Choisi et « Mustafa » l’Elu, mais en langue syriaque et hébraïque :
Dans les feuillets de Chou’eyb (que la paix soit sur lui), on trouve mentionné « Mishfah » qui signifie « le Louangé » soit « Mohammed» en arabe. Dans la Thora, on parle de « Mounhamana » qui signifie « Mohammed ». Dans le « Zabour » (les Psaumes), on trouve « Hamyata » le prophète sacré et « Mokhtar » l’Elu. Il y a aussi dans la Thora « Hatim, Khatim » le sceau. L’expression « Mouquim Sunna » l’Instaurateur de la Tradition revient dans la Thora et le Zabour. Dans les feuillets d’Abraham et la Thora, on a « Mazmaz ». On trouve aussi dans la Thora « Ouhida »
Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avait dit :
اِسْمِى فِى الْقُرْاٰٰنِ مُحَمَّدٌ، وَفِى اْلاِنْجِيلِ اَحْمَدُ، وَفِى التَّوْرٰيةِ اَحْيَدُ
« Mon nom est Mohammed dans le Coran, Ahmed dans l’Evangile et Ouhid dans la Thora, j’ai été nommé Ouhida dans la Thora car je vais écarter (en arabe « ouhayid ») de ma communauté le feu de l’Enfer. » Et parmi les dénominations de la prophétie, on trouve dans l’Evangile : « L’homme à la barre de fer et au bâton.» Et il est évident qu‘une des spécificités de la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de sa communauté est la lutte armée. Il est « l’Homme à la couronne ». En effet, cette expression que l’on trouve dans l’Evangile ne peut désigner que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) car le turban est un vêtement caractéristique des arabes et des sages. Et le turban est la couronne des arabes. On trouve aussi dans l’Evangile l’expression « Paraclet », ce qui signifie d’après l’Evangile : Celui qui distingue la Vérité de l’erreur. C’est bien un nom du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui a appelé les gens à la Vérité. Issa (Jésus, que la paix soit sur lui) a dit dans l’évangile : « Je dois partir pour que le prince du monde puisse venir. » Qui d’autre que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est venu après Issa - Jésus (que la paix soit sur lui), et a dirigé le monde, et a distingué le Vrai du faux, et a guidé les gens vers le Bien et la vertu ? Et Jésus (que la paix soit sur lui) rappelait toujours que sa mission allait prendre fin, et qu’elle était l’introduction d’un autre prophète qui allait venir après lui. D’ailleurs, cela est mentionné dans le Coran : Souviens-toi également de Jésus, fils de Marie, qui disait :
وَاِذْ قاَلَ عِيسَى ابْنُ مَرْيمَ يَابَنِۤى اِسْراَۤئِيلَ اِنِّى رَسُولُ اللهِ اِلَيْكُمْ مُصَدِّقًا لِمَا بَيْنَ يَدَىَّ مِنَ التَّوْرٰيةِ وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَاْتِى مِنْ بَعْدِى اسْمُهُ اَحْمَدُ
«Ô fils d'Israël, je suis le messager de Dieu envoyé vers vous. Je viens confirmer le Pentateuque qui m'a précédé, et vous annoncer la venue après moi d'un Prophète du nom d'Ahmad.» (Sourate Saf, v.6)
En effet, Jésus (que la paix soit sur lui) a annoncé maintes fois la venue du Prince du monde, et son maître. Il l’a désigné par plusieurs noms en syriaque et en hébreu ; les spécialistes de ces langues, nous disent que ces noms signifient en arabe « Mohammed» Le Louangé, « Ahmed » le Très louangé, « Fariq bayna al Haq wal Batil » Celui qui distingue le Vrai de l’erreur.
Question : Pourquoi Jésus (que la paix soit sur lui) a annoncé la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) beaucoup plus de fois que les autres prophètes (que la paix soit sur eux) qui eux, ont juste donné l’information seulement ?
Réponse : Le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a lavé le prophète jésus (que la paix soit sur lui) des ignobles accusations des juifs, et il a mis en évidences les horribles falsifications de la religion, et ceci d’autant plus qu’il est venu avec une Loi (Charia) souple et tolérante en remplacement de la Loi rigide des fils d’Israël, qui n’ont pas cru en Jésus (que la paix soit sur lui). Cette Loi est synthétique, complète, ses commandements englobent tous les aspects de la vie, elle vient combler toutes les lacunes de la loi de jésus (que la paix sur lui). C’est en ce sens Jésus (que la paix soit lui) a annoncé la venue du noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) en le désignant par le terme de « Prince du monde ».
Ainsi, nous avons mis en évidence l’intérêt que portent la Thora, l’Evangile, les Psaumes et les feuillets des prophètes au Prophète de la fin des temps. De nombreux versets y font allusion. Nous en avons cité quelques uns. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est mentionné dans ce livre par différents noms et diverses désignations. Il est évident que la seule personne à qui correspondent parfaitement tous ces versets des Ecritures Saintes relatifs au Prophète de la fin des temps, est Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Deuxième catégorie
Parmi les signes de la prophétie, il y a le fait que pendant la période préislamique des devins, des saints et des gnostiques ont annoncé la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et l’ont même annoncée publiquement. Ces prédictions nous sont parvenues, et certaines sont sous forme de vers poétiques. Ces annonces sont très nombreuse, nous allons citer quelques-unes d’entre elles qui sont très répandues et très connues, et qui sont acceptées par les historiens.
Le roi de Toba’ (Yémen) avait lu la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans les anciennes Ecritures, il crut en lui, et exprima sa foi publiquement sous forme de vers :
شَهِدْتُ عَلٰى اَحْمَدَ اَنَّهُ رَسُولٌ مِنَ اللهِ باَرِى النَّسَمِ
فَلَوْ مُدَّ عُمْرِى اِلٰى عُمْرِهِ لَكُنْتُ وَزِيرًا لَهُ وَابْنَ عَمٍّ
J’atteste qu’Ahmed est
Envoyé par Allah comme un souffle de vie
Si Allah me prête vie jusqu’à son avènement
Je serai pour lui un ministre et un cousin
C'est-à-dire je serai pour lui comme Ali (qu’Allah l’agrée).
Qis Ben Saad était connu pour être le plus éloquent des orateurs arabes qui n’avaient pas leur équivalent. Il évoqua la prophétie Ahmadienne avant son avènement dans les vers suivants :
اَرْسَلَ فِينَاۤ اَحْمَدَ خَيْرَ نَبِىٍّ قَدْ بُعِثَ · صَلّٰى عَلَيْهِ اللهُ ماَعَجَّ لَهُ رَكْبٌ وَحُثَّ
Ahmed nous sera envoyé
Il sera le meilleur des prophètes
Que la prière d’Allah soit sur lui
La caravane pour le rejoindre ne s’est pas mise en route
Kaab Ben Laeyi, un des aïeux du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avait déclamé les vers suivants :
عَلٰى غَفْلَةٍ يَاْتِى النَّبِىُّ مُحَمَّدٌ · فَيُخْبِرُ اَخْبَارًا صَدُوقًا خَبِيرُهَا
A notre insu viendra le Prophète Mohammed
Il nous apportera des informations sures et sincères
Seif Ben Dzi Yazan, un des rois du Yémen, avait lu la description du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans les anciennes Ecritures, il crut en lui et il avait le désir ardent de le rencontrer. Le grand père du Prophète que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) partit au Yémen avec une caravane de Quraych. Seif les interpella et dit :
اِذَا وُلِدَ بِتِهَامَةَ وَلَدٌ بَيْنَ كَتْفَيْهِ شَامَةٌ كَانَتْ لَهُ اْلاِماَمَةُ وَاِنَّكَ ياَعَبْدَ الْمُطَّلِبِ لَجَدُّهُ
« Un enfant naitra au Hedjaz, il aura un grain de beauté entre les deux épaules. Sachez qu’il sera le Guide et sache Abdelmoutaleb que tu es son grand père. »
Lorsque le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) reçut la révélation pour la première fois, il fut pris de peur et de panique.Khadija l’emmena chez son cousin Waraqa Ben Nawfel, et lui dit : « Ô mon cousin, écoutes l’histoire du fils de ton frère. » Waraqa lui dit : « Ô fils de mon frère, qu’est ce que tu as vu ? » Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) l’informa de ce qu’il avait vu. Waraq dit : « C’est l’ange chargé de la révélation qui était descendu sur Moussa. Hélas, je ne suis plus jeune ! J’aurai aimé être vivant lorsque ton peuple te chassera…»
بَشِّرْ ياَ مُحَمَّدُ اِنِّى اَشْهَدُ اَنَّكَ اَنْتَ النَّبِىُّ الْمُنْتَظَرُ وَبَشَّرَ بِكَ عِيسٰى
Waraqa lui dit : « Reçois la bonne nouvelle, Ô Mohammed, j’atteste que tu es le Prophète attendu, qui a été annoncé par Jésus. »
Lorsque le gnostique ‘Athkalan Houmeyri rencontra les Qouraych avant l’apparition de la prophétie, il les questionna : « Y a t’il quelqu’un parmi vous qui prétend être prophète ? Ils lui répondirent : « Non.» Plus tard, à l’époque de la prophétie, il leur posa la même question. Ils lui répondirent : « Oui, il y en a un parmi nous qui prétend être prophète. » Ce à quoi ‘Athkalan répondit : « Le monde l’attendait. »
Un théologien chrétien Ibn ‘Ala avait annoncé la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avant son apparition. Ensuite, à l’époque du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il le rencontra et lui dit :
وَالَّذِى بَعَثَكَ باِلْحَقِّ لَقَدْ وَجَدْتُ صِفَتَكَ فِى اْلاِنْجِيلِ وَبَشَّرَ بِكَ اِبْنُ الْبَتوُلِ
« Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, j’ai vu ta description dans l’Evangile, et le fils de la Vierge a annoncé ta venue. »
Le roi d’Abyssinie, Najachi que nous avons évoqué précédemment, avait dit :
لَيْتَ لِى خِدْمَتَهُ بَدَلاً عَنْ هٰذِهِ السَّلْطَنَةِ
« Que j’aimerais être à son service en échange de mon royaume. »
* * *
Après avoir évoqué ces annonces de la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par ces gnostiques inspirés par Allah, nous allons évoquer les paroles des devins, qui par l’intermédiaire des djinns, ont rapporté clairement l’information de la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ils ont été nombreux à prophétiser la venue du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Nous allons citer les récits qui ont le plus de chaines de transmissions et qui sont le plus mentionnés dans les livres d’histoire et de biographies prophétiques. Cependant, ces récits étant relativement longs, nous allons en évoquer que des résumés.
Le devin qui n’avait qu’une seule main, une seule jambe et un seul œil avait de très nombreuses fois annoncé la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et ceci à tel point que les chaines de transmissions sont très nombreuses.
Le devin de Syrie, nommé « satih » : Celui-ci était une étrangeté de la nature. Son corps n’avait pas de membres, ni d’os, sauf sa tête. Son visage était enfoncé dans sa poitrine. Il eut une très longue vie. Il était connu pour ses nombreuses prédictions. Kisra, l’empereur Perse fit un rêve étrange (en rapport avec la naissance du Messager que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il vit les quatorze balcons de son palais se fissurer et tomber. Il envoya le savant « Mawizan » à satih pour lui demander l’interprétation du rêve. Celui-ci lui répondit : « Vous aurez encore quatorze rois, ensuite votre dynastie s’éteindra et votre état disparaitra. Une religion nouvelle apparaitra, ce qui sera la cause de la disparition de votre religion et de votre état. » Ainsi satih a prédit de manière explicite l’avènement du Prophète de la fin des temps.
On peut citer aussi Sawad Ben Qarib Dawsi, Khanafir, AfiI Najran (un des rois de Najran), Jadzal Ben Jadzal al Kundi, Ibn Khoulsa Dawsi, Fatima Bent No’mane Najariyya, et leurs semblables. Ces devins célèbres ont tous prédit l’avènement du Prophète de la fin des temps, Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cela a été relaté en détails dans les livres d’histoire et de biographie prophétique.
Saad Ben Bent Kariz, un des proches d’Othman Ben ‘Affan, avait reçu l’information de la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) à travers les devins qui l’ont reçu du monde invisible. A l’apparition de l’Islam, il orienta Othman vers la foi en lui disant : « Va chez Mohammed et crois en lui. » Othman partit et se convertit à L’Islam. A cette occasion, Saad composa les vers suivant :
هَدَى اللهُ عُثْمَانَ بِقَوْلِى اِلَى الَّتِى · بِهَا رُشْدُهُ وَاللهُ يَهْدِى اِلَى الْحَقِّ
Par mes paroles, Allah guida Othman vers ce qui
Lui donnera sa droiture, c’est Allah qui guide vers la Vérité.
* * *
Il y a eu aussi le cas de certaines personnes qui reçurent l’information de la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) en entendant des voix provenant du monde invisible. Nous allons citer deux exemples.
Une voix de djinn interpella Dziyab Ben Hareth. Cela a été la cause de sa conversion à l’Islam ainsi que d’autres conversions :
ياَ ذَيَابُ ياَ ذَيَابُ اِسْمَعِ الْعَجَبَ الْعُجَابَ
بُعِثَ مُحَمَّدٌ بِالْكِتَابِ يَدْعُو بِمَكَّةَ فَلاَ يُجَابُ
Ô Dziyab, Ô Dziyab !
Ecoute cette nouvelle qui est tout à fait extraordinaire
Mohammed a été envoyé avec le Livre
Il appelle les gens à Dieu à la Mecque et personne ne répond à son appel
Ibn Qora al Ghatafani a entendu une voix mystérieuse dire :
جَاءَ الْحَقُّ فَسَطَعَ وَدُمِّرَ باَطِلٌ فَانْقَمَعَ
La Vérité est venue, elle resplendit
Le Faux a été brisé, il est détruit
Ainsi, ces phénomènes de voix du monde invisible et ces devins qui ont annoncé la prophétie sont très nombreux.
* * *
En plus des prédictions des devins et de ces voix mystérieuses annonçant la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il y eut aussi des voix provenant des statues et des bêtes sacrifiées pour les idoles.
Par exemple, la statue de la tribu « Mazan » avait mis en garde de la prophétie Ahmadienne en disant : هٰذَا النَّبِىُّ الْمُرْسَلُ جَاۤءَ باِلْحَقِّ الْمُنْزَلِ « C’est un Prophète envoyé, il est venu avec la Vérité révélée. »
De la même façon, la cause de la conversion à l’Islam d’Abbas Ben Mardes était qu’un jour sa statue qui était surnommée « Dhimar » lui dit :
اَوْدٰى ضِمَارُ وَكَانَ يُعْبَدُ مُدَّةً قَبْلَ الْبَيَانِ مِنَ النَّبِىِّ مُحَمَّدٍ
On suppliait Dhimar et on l’adorait
Ceci était avant que le Prophète Mohammed ne manifeste la Vérité
‘Omar (qu’Allah l’agrée) avant sa conversion à l’Islam, avait entendu une voix provenant d’un veau qui avait été sacrifié pour une idole, disant :
ياَ اٰلَ الذَّبِيحْ اَمْرٌ نَجِيحْ رَجُلٌ فَصِيحْ يَقُولُ لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ
Ô vous les gens du sacrifice, une affaire qui vous mènera à la réussite, un homme éloquent qui dit : Il n’y a nul autre dieu qu’Allah.
Ces récits que nous avons rapportés des livres d’Histoire et de biographie prophétique sont fiables. Les évènements similaires sont très nombreux.
* * *
Nous avons vu que les devins, les gnostiques, des voix mystérieuses, les statues, et les bêtes sacrifiées pour les idoles, ont confirmé le Message Ahmadien. Cela a même été la cause de conversions à l’Islam. De la même façon, on a trouvé gravé sur des pierres et sur des tombes :
مُحَمَّدٌ مُصْلِحٌ اَمِينٌ « Mohammed, le Réformateur Digne de confiance », ce qui a été la cause de conversions à l’Islam.
En effet, l’expression مُحَمَّدٌ مُصْلِحٌ اَمِينٌ « Mohammed, le Réformateur Digne de confiance » correspond parfaitement au Prophète Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Excepté quelques hommes, il n’y avait personne d’autre qui s’appelait Mohammed. Et cette expression n’était pas appropriée à ces exceptions.
Troisième catégorie
Ce sont les signes et les évènements qui sont apparus lors de la naissance du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ainsi, tous ces évènements qui sont apparus lors de la naissance du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et avant sa mission, constituent des miracles. Ces miracles sont très nombreux, nous en allons en rapporter quelques-uns qui sont très connus et dont l’authenticité a été établie par les savants du hadîth.
La mère du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a vu une lumière sortir avec lui le jour de sa naissance. La mère d’Othman Ben al ‘As et la mère de Abderrahmane Ben ‘Auf qui ont assisté à l’accouchement ont vu cette lumière. Elles dirent : « Nous avons vu, lors de la naissance du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), une lumière qui a illuminé ce qui est entre l’Orient et L’Occident »
Les plus grandes statues qui étaient dans la Kaaba ont eu la tête renversée.
Le palais de Kisra a tremblé et quatorze de ses balcons s’écroulèrent
Des églises s'écroulèrent autour du lac Sawa où elles plongèrent. Le feu sacré des Perses s'éteignit et cela ne s'était pas produit depuis 1000 ans. Ce feu était allumé à Istikhrabad et les rois mages l’adoraient.
Ces quatre évènements indiquent que ce nouveau né abolira le culte des statues, détruira l’Empire Perse et interdira les cultes qui ne sont pas autorisés par Allah.
L’évènement de l’éléphant. Bien que cet évènement n’eut pas lieu la nuit de la naissance du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il se produisit peu de temps avant sa naissance et il fait partie des signes de la prophétie. Le Coran mentionne cet évènement : « Ne sais-tu pas le traitement que ton Seigneur a infligé aux gens de l'Éléphant? » (Sourate al-Fil, v.1) Abraha, le roi d’Abyssinie voulait détruire la Kaaba. Il conduisit une armée vers la Mecque avec à sa tête un énorme éléphant appelé « Mahmoud ». Arrivé aux environs de la Mecque, l’éléphant ne voulait plus avancer. Ils essayèrent de le faire avancer, mais en vain. Ils retournèrent. C’est alors qu’Allah leur envoya des volées d’oiseaux, chacun transportant une pierre d’argile entre ses serres. Les oiseaux bombardèrent l’armée d’Abraha qui fut défaite et humiliée. Cette histoire est relatée dans les livres, elle est très connue et elle fait partie des signes de la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) du fait que sa tribu et la terre la plus aimée par lui, la Kaaba, ont été miraculeusement sauvées de la destruction par Abraha.
Le fait qu’Allah envoyait un nuage au dessus de lui pour lui faire de l’ombre pendant ses voyages. Il a été rapporté que Halima Saadiya voyait un nuage lui faisant de l’ombre, alors qu’il était enfant. Son mari témoigna de cela aussi. Il parla de cela, et ce fait était très connu.
D’ailleurs, le moine Bahira avait constaté ce nuage ainsi que les gens qui accompagnaient le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors âgé de douze ans, lors du voyage en Syrie.
Et dans un hadîth, Khadija et ses servantes avaient vu lors du retour du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) de Syrie, deux anges qui lui faisaient de l’ombre comme le nuage. Elle en parla à son serviteur Maysara qui lui dit qu’il constata cela tout au long du voyage.
Il a été rapporté que lors de l’un de ses voyages, avant la révélation, il s’assit sous un arbre sec. La verdure poussa autour de l’arbre et l’arbre reprit vit, il s’épanouit et ses branches s’étendirent.
Parmi les faits du temps de l’enfance (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) du Prophète qui sont connus : Lorsqu’il mangeait avec son oncle Abou Talib et sa famille, ceux-ci étaient rassasiés et n’avaient plus faim. Et lorsqu’ils mangeaient en son absence, ils n’étaient pas rassasiés.
Oum Ayman, la servante du Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et sa nourrice, ont dit : « Je n’ai jamais vu le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se plaindre de la faim ou de la soif, que cela soit enfant ou bien adulte. »
La bénédiction qui a touché les moutons et la chamelle de la mère de lait du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) Halima Saadiya, contrairement aux autres membres de sa tribu. Il n’y a aucun doute sur l’authenticité de ce récit.
Les mouches ne se posaient ni sur son corps, ni sur ses vêtements, et ne lui nuisaient pas. D’ailleurs, AbdulQadir Keylani (qu’Allah sanctifie son secret) hérita ceci de son illustre Grand-Père (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car les mouches ne se posaient pas sur lui aussi.
Des pluies d’étoiles filantes eurent lieu après la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans ce monde et particulièrement la nuit de sa naissance. Nous avons expliqué dans le « quinzième Segment » que les étoiles filantes sont provoquées par les anges qui lapident les démons avec des météores. Et ces lapidations avaient pour but d’empêcher les démons djinns d’espionner. Aussi, du fait de l’apparition du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans notre monde, il fallait empêcher la prolifération des paroles des devins qui reçoivent des informations enrobées de mensonges de la part des djinns. Ainsi, il n’y aurait plus de doute sur la provenance de la révélation, et on ne pourrait pas l’attribuer à quelqu’un d’autre. Les devins étaient très nombreux avant la prophétie. Mais après la descente du Saint Coran, la divination fut abolie une fois pour toute. D’ailleurs, un grand nombre d’entre eux se convertirent car ils n’arrivaient plus à rentrer en contact avec leur informateur djinn. Le Saint Coran a rompu leurs canaux d’information. Ce type de divination a réapparu en Europe, avec les médiums qui prétendent rentrer en contact avec les esprits…
Au final : Beaucoup d’évènements et beaucoup de gens ont confirmé la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avant son apparition. Il était celui qui était destiné à être le maitre du monde, celui qui allait marquer le monde de manière indélébile, celui qui allait transformer ce monde en un champ de semence pour la vie de l’au-delà, celui qui allait affirmer sa position suprême vis-à-vis des créatures, celui qui allait guider les djinns et les hommes vers la droiture et le bonheur, celui qui allait les sauver de la destruction, celui qui allait gouverner et conquérir le monde, celui qui allait apprendre et enseigner les desseins du Seigneur de l’univers, celui qui allait connaitre et faire connaitre le Créateur… La venue d’une telle personnalité était ardemment désirée et impatiemment attendue par toute chose, toutes sortes et catégories de créatures se préparaient pour l’accueillir chaleureusement et porter aux autres la bonne nouvelle de sa venue. En effet, comme nous l’avons vu dans les preuves et exemples précédents, chaque catégorie de créatures a manifesté des miracles en relation avec sa nature pour souhaiter la bienvenue au Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). C’est comme s’ils lui disaient par le langage du miracle : « Tu es sincère dans ta prédication. »
DIX-SEPTIEME PREUVE ELOQUENTE
Après le Saint Coran, le plus grand miracle du Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est sa personne bénie, avec tout ce qu’elle rassemble en nobles caractères et qualités élevées. D’ailleurs, aussi bien ses ennemis que ses sympathisants reconnaissent que sa valeur et sa position sont les plus élevées, et qu’il est le plus affable et le plus courtois des hommes. Le très courageux Ali (qu’Allah l’agrée) a dit : « Dans les cas d’extrêmes difficultés, nous nous en remettions au Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). »Il en était ainsi du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), personne ne pouvait rivaliser avec lui dans toutes les vertus et les qualités louables comme le courage.
Nous n’avons donné qu’un petit aperçu de ce grand miracle qu’est la personnalité du Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Celui qui veut les détails n’a qu’à se reporter au livre « Chifa fi houqouq al Mustafa »de Qadi ‘Iyadh, le maghrébin.
* * *
Ensuite, il faut citer aussi un autre immense miracle du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) la magnifique « Charia » (Loi divine) dont il n’y a pas d’équivalent ni avant, ni après le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ce qui a été reconnu par ses sympathisants et ses ennemis.
Pour avoir un aperçu et quelques détails de ce miracle, reportez-vous a notre trente-troisième « Segments », notre trente-troisième écrit, à notre trente et unième « scintillement » et notre treizième « lueur ».
Un des grands miracles du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est la fente de la lune en deux. Ce miracle a été rapporté par un si grand nombre de personnes, que le doute est totalement écarté et son authenticité a été catégoriquement établie. Les diverses chaines de transmissions aboutissent à Ibn Messaoud, Ibn Abbas, Ibn ‘Omar, l’imam ‘Ali, Anas, Houdeyfa, et de nombreux éminents compagnons (qu’Allah les agrée tous), sans parler de la mention de ce miracle dans le Coran : اِقْتَرَبَتِ السَّاعَةُ وَانْشَقَّ الْقَمَرُ « L'Heure du Jugement dernier approche et la Lune se fend » (Sourate Qamar, v.1) Même les mécréants n’ont pas démenti ce miracle, mais ils ont dit : « C’est un sorcier. » Donc l’évènement a bien eu lieu, puisqu’il a été aussi reconnu par les mécréants qui l’ont attribué à la sorcellerie.
Se reporter à l’épitre de la fente de la lune qui est l’appendice de « l’épitre de l’ascension. »
* * *
Aussi, il faut parler du grand miracle de « l’ascension », qui est pour les gens des cieux ce qu’est le miracle de la « fente de la lune » pour les gens de la Terre. Nous avons abordé cela dans « l’épitre de l’ascension » dans le « trente et unième propos » dans lequel nous avons mis en évidence la véracité de cet évènement. Nous allons évoquer ici, ce qui précède l’ascension, le voyage nocturne du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) de la Mecque à Jérusalem, la description de Jérusalem à la demande des Qouraych le lendemain matin de l’ascension, et les miracles qui se sont déroulés pendant ce voyage.
Le matin suivant la nuit de l’ascension, le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) informa les Qouraych de son voyage nocturne. Ils le démentirent en disant : « Si tu es vraiment parti à Jérusalem, décris nous ses portes, ses murailles et ses rues. »
Le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « Je me suis attristé. Alors Allah me l’apporta et je la regardais. » C'est-à-dire qu’Allah lui a apporté Jérusalem qu’il a décrit dans les moindres détails. Les Qouraych surent que l’information était vraie mais ils continuèrent à défier le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) en lui disant : « Quand va venir la caravane que tu as aperçu pendant ton voyage. » Il leur répondit : « Mercredi. » Les Qouraych attendirent donc le mercredi l’arrivée de la caravane. Le temps de cette journée s’écoulait et la caravane ne venait toujours pas. Alors le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demanda à Allah de rallonger cette journée. Le soleil s’arrêta et il y eu une heure de plus.
Vois comment la Terre a ralentit son activité pour confirmer la parole du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et vois comment le soleil atteste de la véracité du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Malheureux celui qui ne croit pas à ce noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) pour qui la Terre a ralentit son activité et le soleil s’est arrêté pour confirmer sa parole. Bienheureux ceux qui ont eu l’honneur d’exécuter ses ordres et qui ont dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi. » Médite cela et dit :
اَلْحَمْدُ ِللهِ عَلَى اْلاِيمَانِ وَاْلاِسْلاَمِ Louange à Allah pour la foi et pour l’Islam.
DIX-HUITIEME PREUVE ELOQUENTE
Le plus grand des miracles du noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le Saint Coran qui comprend une centaine de preuves de la prophétie. Nous avons mis en évidence quarante aspects de l’inimitabilité du Coran dans le « vingt-cinquième Segment ». Nous invitons le lecteur à se reporter à ce « Segment » pour l’exposé du caractère miraculeux de cet immense trésor. Nous nous limiterons ici à développer trois points précis.
Premier point
Question : On peut dire que le secret de l’inimitabilité du Coran réside dans son éloquence exceptionnelle. Mais sur mille spécialistes de la rhétorique, un seul pourra percevoir le caractère miraculeux du Coran, alors ne faudrait il pas que chaque catégorie de personnes puisse appréhender son caractère miraculeux à son niveau ?
Réponse : En fait, l’inimitabilité du Coran se situe sur plusieurs niveaux en relation avec les différentes catégories de gens. Mais chaque catégorie ne pourra appréhender l’inimitabilité du Coran que selon une méthode bien déterminée et une modalité particulière.
Par exemple, l’inimitabilité de la rhétorique coranique est évidente pour les spécialistes de la rhétorique et de la langue arabe.
Par exemple, le style extrêmement raffiné et unique du Coran est évident pour les spécialistes de la poésie et des arts littéraires. De toute façon, chaque catégorie de gens peut apprécier le style coranique. Personne ne peut imiter ce style, ses nombreuses répétitions ne lassent pas, et il ne se démode pas avec le temps. Au contraire, c’est un style souple qui garde toujours sa fraicheur, sa jeunesse et sa vigueur. C’est un style unique basé sur une prose rythmée, et une poésie en prose, ce qui rend ce style raffiné, élevé, agréable et savoureux en même temps.
Aussi, le Coran est un miracle dans ce qui a trait aux informations de l’inconnaissable. A ce niveau, il est un défi aux devins et aux personnes qui prétendent avoir des informations du monde invisible.
On retrouve aussi l’inimitabilité du Coran au niveau de l’Histoire. En effet, le Coran raconte aux historiens et aux érudits qui s’intéressent aux événements du monde, l’histoire des nations disparues. Il évoque même les évènements futurs que ce soit dans ce bas monde ou dans l’au-delà. A ce niveau, c’est un superbe défi aux historiens.
L’inimitabilité du Coran interpelle aussi les spécialistes de sciences sociales, sciences politiques et de la gouvernance. Le Coran est, entre autres, une constitution sacrée. En effet, la magnifique Charia (Loi divine) émane du Saint Coran. Et cela est un des aspects les plus forts du caractère inimitable du Coran.
Le Coran s’adresse aussi à ceux qui prétendent détenir les connaissances divines des réalités spirituelles de l’univers. Il leur fait sentir qu’ils ne peuvent rivaliser avec la science sacrée divine des réalités spirituelles.
Ceux qui cheminent dans les voies de la sainteté et du soufisme, savent que les versets du Coran constituent un trésor d’arcanes mystiques dont ils ne peuvent se passer.
Ainsi, chaque catégorie parmi les quarante catégories de personnes, peut percevoir l’inimitabilité du Coran à son niveau. Et même le commun des gens qui n’ont pas une connaissance approfondie du Coran arrive à saisir le caractère inimitable du Coran. Ils disent : « Le style de ce Coran est un style complètement différent des styles des autres livres. » et même les ennemis et les détracteurs du Coran reconnaissent l’inimitabilité de son style.
Le Coran a eu un impact et une influence indéniable sur les gens, qui ont tenté de relever le défi du caractère inimitable du Coran sous deux optiques différentes :
Les sympathisants du Coran, qui par leur fort amour ont essayé d’imiter le style coranique, et de se rapprocher le plus possible de son style raffiné.
Les opposants et les détracteurs du Coran qui ont tout essayé mais en vain pour démontrer que le style coranique n’est pas inimitable.
Ainsi, des milliers de textes ont été produits pour essayer de reproduire le style coranique. Si on compare les meilleurs de ces textes avec le Coran, ils ne peuvent en aucun cas se mesurer au Coran. Et si on soumet ces textes à n’importe quel auditeur, il dira sans hésitation, aucun de ces textes ne ressemblent au style coranique. Personne n’a pu surpasser le style coranique. Le diable lui-même a échoué dans sa tentative.Il est indéniable que le style coranique est unique et inimitable.
Même le commun des musulmans, le « Monsieur tout le monde » qui n’a pas beaucoup d’instruction et qui ne connait pas les significations du Coran, perçoit le caractère inimitable du Coran. En effet, il ne se lasse jamais de la lecture du Coran. Au contraire, la lecture du Coran le pousse à lire toujours plus du Coran, et il a toujours plus de plaisir à lire le Coran. Ce qui n’est pas le cas des plus beaux chants, si on les écoute beaucoup de fois, viendra un jour où on s’en lassera. Sans aucun doute, le Coran n’est pas la parole d’un être humain.
Aussi, les jeunes enfants qui apprennent le Coran perçoivent l’inimitabilité du Coran dans leur capacité à le mémoriser malgré leur jeune âge. Malgré qu’il y ait beaucoup de versets qui se ressemblent, ils arrivent à mémoriser le texte coranique avec facilité et aisance, alors qu’il leur serait très difficile d’apprendre une page d’un autre livre.
Les malades et les mourants, qui au moment de l’agonie crient des mots vulgaires sous l’effet de la douleur, se calment dès qu’on leur lit du Coran, et les versets coulent dans leurs ouïes comme une fontaine. A ce moment, ils voient donc que rien n’est comparable au Coran.
Pour récapituler ce qui précède, le caractère inimitable du Coran est perceptible par tout le monde. Chaque catégorie parmi les quarante catégories de personnes peut ressentir et saisir l’inimitabilité du Coran. Même les gens qui n’ont pas étudié, et qui ne peuvent donc appréhender le Coran comme ceux qui ont approfondi leurs connaissances, perçoivent le caractère inimitable du Coran.
Aussi, dans le Coran retranscrit dans le style d’écriture de « Hafedh Othman », il existe une correspondance entre les mots placés en vis-à-vis.
Par exemple, la parole : وَثَامِنُهُمْ كَلْبُهُمْ « […] et leur chien le huitième. » dans la Sourate « Al-Kahf » a une correspondance avec le mot قِطْمِيرٍ « Qitmir » dans la Sourate « al-Fatir ». Si on perçait les pages, et avec un léger décalage, on percevrait la correspondance entre les deux mots, nous faisant comprendre qu’il s’agit du nom du chien.
Le mot مُحْضَرُونَ « Mouhdharoun » est mentionné deux fois dans la sourate « Ya Sin », et l’un est placé au dessus de l’autre. Les deux mots مُحْضَرُونَ « Mouhdharoun » sont placés en vis-à-vis du mot مُحْضَرِينَ « Mouhdharin » de la Sourate « Saffat ». Si on perçait l’un des deux mots, en se décalant légèrement on verrait apparaitre le même mot.
Le mot مَثْنٰى « Mesna » à la fin de la sourate « Saba » est en face du même mot dans la sourate «Al-Fatir ». Ce mot مَثْنٰى « Mesna » apparait trois fois dans le Coran, et deux de ces trois mots sont en face l’un de l’autre. Ceci n’est pas une coïncidence.
Ces cas de correspondance sont très nombreux dans le Saint Coran. Un mot peut être mentionné six fois dans le Coran, et en faisant un trou dans les pages et en déviant légèrement, on peut voir la correspondance avec le même mot dans les autres pages.
J’ai eu l’occasion de voir un Coran dans lequel on trouvait dans chaque page et dans la page située en vis-à-vis des phrases soulignées en rouge. A ce moment là, je me suis dit : « Cela doit être un autre aspect de l’inimitabilité du Coran. » Ensuite, j’ai jeté un coup d’œil sur ces phrases dans le Saint Coran, et j’ai pu constater que pour un grand nombre de ces phrases, la correspondance avec la phrase de la page d’en face portait sur une signification bien précise.
Il faut savoir que le Saint Coran a été ordonné et agencé sous la direction du Messager que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). On voit donc que même dans la transcription du Coran, en plus du coté artistique et calligraphique, il y a un aspect miraculeux qui participe au caractère inimitable du Coran. Car cette disposition des phrases et leur correspondance ne peut pas être qu’une simple coïncidence, ou le produit d’un esprit humain. Si ce n’avait été les maisons d’édition, lorsqu’on refermerait les pages, chaque phrase se superposerait parfaitement avec sa phrase correspondante.
Aussi, on peut voir que dans les longues et moyennes Sourates médinoises, qu’il y a une répétition innovante et harmonisée du nom de Majesté « Allah ». Et la plupart du temps, il se répète un nombre bien déterminé de fois, cinq, six, sept, huit, neuf ou onze fois, ce qui laisse apparaitre dans chaque feuille et chaque double-page du Coran une disposition harmonieuse.,,,
Deuxième point
La magie et la prestidigitation étaient très répandues à l’époque de Moussa (Moïse, que la paix soit sur lui), c’est pour cela que ses grands miracles ressemblaient à cela. A l’époque d’Issa (Jésus, que la paix soit sur lui), la médecine était très en vogue. C’est pour cette raison que les miracles d’Issa portaient sur la guérison. A l’époque où le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est apparu, il y avait quatre choses qui étaient très répandues dans la péninsule arabique :
La rhétorique et l’éloquence
La poésie et l’art oratoire.
La voyance et les pratiques divinatoires.
La connaissance des évènements passés et des évènements mondiaux.
Le défi posé par le Saint Coran porte sur ces quatre domaines.
Les rhétoriciens et ceux qui maitrisent l’élocution ont été déstabilisés, et sont restés bouche bée face à l’éloquence miraculeuse du Coran, qui les laissa dans la perplexité et l’étonnement.
Les poètes et les orateurs sont restés ahuris face au Coran. Même les fameuses « mou’alaqates », les meilleures compositions poétiques que l’on écrivait en lettres d’or et que l’on accrochait au mur de la Kaaba, ce qui faisait la fierté de leurs auteurs, ont été reléguées en arrière plan.
Le Coran a mis fin aux devins et aux voyants, qui n’étaient plus en mesure d’avoir des informations du monde invisible, du fait que leurs djinns ont été chassés des cieux par les anges. Ceci ferma la porte des pratiques divinatoires à jamais…
Le Coran a aussi débarrassé l’histoire des nations disparues et des évènements du monde de tout ce qui relève de la légende, de l’invention et du mensonge. Il a tiré au clair les évènements passés et les évènements mondiaux.
Ainsi, les spécialistes de ces quatre domaines ont été stupéfaits par la grandeur du Saint Coran, qui les a plongés dans la perplexité et la vénération. Et ils se sont mis entre les mains du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) en devenant ses disciples. Ils se sont placés sous sa direction et l’ont pris pour guide. Aucun de ces spécialistes a pu contredire le Coran sur quoi que ce soit, même les petites Sourates.
Question : Comment peut-on être sûr que personne n’a pu relever le défi et que personne ne peut produire un texte semblable au Coran? Comment être sûr que cela est impossible ?
Réponse : S’il avait été possible de rivaliser avec le Coran, les négateurs auraient essayé de produire un texte semblable. Personne n’aurait hésité, et ceci d’autant plus qu’il était urgent de relever le défi pour sauver leurs religions, leurs biens, leurs personnes et leurs familles. Si la contestation avait été possible, personne ne serait resté silencieux. Et surtout, les mécréants et les hypocrites auraient répandu l’information, ils l’auraient propagée dans toutes les directions, comme ils propagent tout ce qui est hostile à l’Islam…Et s’il avait été possible de produire un texte égal au Coran, ils auraient répandu la nouvelle et les copistes auraient consigné ce texte en plusieurs exemplaires. L’Histoire et ses livres sont à notre disposition, nous n’y voyons aucun texte visant à rivaliser avec le Coran, excepté les fragments de textes ridicules de Mousaylima l’imposteur. Et il faut rappeler que le Saint Coran a défié les négateurs pendant les vingt trois ans de sa révélation. Pendant ces vingt trois ans, ses versets miraculeux ont résonné à leurs oreilles. Ce défi pourrait être formulé de la façon suivante :
Le Saint Coran est devant vous, trouvez un « Illettré » comme Mohammed el Amine et demandez-lui de produire un texte similaire.
Et si vous n’en êtes pas capables, reconnaissez que Mohammed est un grand « Savant » et qu’il n’est pas illettré !
Si vous en êtes incapables, rassemblez-vous, ramenez les plus savants et les plus éloquents parmi, unissez-vous et entraidez-vous pour produire un texte semblable au Coran, et amenez vos témoins en dehors d’Allah.
Si vous en êtes incapables, rapportez toutes les « anciennes écritures » éloquentes, inspirez-vous-en pour relever le défi, et appelez même les anciennes générations !
Si vous en êtes incapables encore, nous réduisons le défi à dix Sourates, donc, essayez de produire dix Sourates semblables au Coran.
Si vous en êtes incapables, essayez de produire des paroles éloquentes dont le niveau d’éloquence égale celui du Coran, même si ces paroles sont des histoires inventées.
Si vous en êtes incapables, alors produisez une seule Sourate semblable à celle du Coran, et que cette Sourate soit courte…
Si vous en êtes incapables :
Sachez que vos religions et vos personnes sont en péril et courent un grand danger dans ce bas monde et dans l’au-delà.
Ainsi, le Saint Coran a mis au défi les hommes et les djinns. Ce défi ne s’est pas limité à vingt trois ans seulement, mais il s’est prolongé jusqu’à mille trois cents ans, et il est toujours d’actualité, il le sera tant que l’humanité existera.
S’ils avaient pu relever le défi, les mécréants n’auraient pas choisi la voie de la guerre et de la destruction, mettant leurs biens, leurs personnes et leurs familles en périls. Ils auraient choisi la voie facile de la contestation par l’argumentation. Mais relever ce défi est au-delà des possibilités humaines. Aussi, est-ce que quelqu’un d’intelligent (et Dieu sait que les gens de la péninsule arabique sont intelligents, et particulièrement les Quraych) aurait exposé sa personne, ses biens et sa famille au danger en choisissant le chemin de la guerre et de la destruction alors qu’il aurait pu emprunter le chemin la contestation en demandant à un lettré de produire ne serait-ce qu’une seule Sourate semblable au Coran, et ainsi il aurait pu affranchir très facilement sa personne, et ses biens du défi coranique ?
En résumé, comme l’a dit « Jahedh », lorsque la riposte par l’argumentation n’est pas possible, il ne reste plus que la confrontation avec les épées.
Question : Certains théologiens ont dit : « Il n’est pas possible de faire un verset équivalent à un verset coranique, il n’est pas possible de composer une phrase équivalente à une phrase coranique et il n’est pas possible de fournir un mot équivalent à un mot coranique, alors comment cela pourrait il être possible pour une Sourate ? Et à ce jour on ne connait personne qui a pu tenir tête au Coran, personne ne peut rivaliser avec le Coran. » On peut dire que ces propos sont risqués et exagérés, et que la raison humaine ne les accepte pas, car beaucoup d’expressions et de phrases coraniques ressemblent aux phrases employés par les gens. Quelle est donc, la signification de ces propos, et quelle en est la sagesse ?
Réponse : Il y a deux points de vue pour aborder le caractère inimitable du Coran.
C’est le courant majoritaire et prépondérant que suivent la majorité des savants. Ce point de vue dit que les subtilités de l’éloquence coranique et l’excellence littéraire du Coran sont supérieures aux capacités humaines.
C’est le courant minoritaire. Selon ce point de vue, il serait possible de rivaliser avec une seule sourate du Coran. Cela serait dans les possibilités humaines, mais Allah (qu’Il soit glorifié) en a empêché les créatures, pour que le Coran soit le miracle du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). On peut expliciter ce point de vue par des exemples :
Se tenir debout et s’assoir font partie des capacités de l’être humain. Si le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit a quelqu’un, tu ne pourras plus te tenir debout, et que cette personne n’arrive plus à se tenir debout, cela constitue un miracle.
Les tenants de ce point vue qui sont minoritaires, sont appelés les partisans de « l’empêchement » c'est-à-dire que les hommes et les djinns ont été empêchés par Allah (qu’Il soit glorifié) de contrecarrer le Coran. Si Allah (qu’Il soit glorifié) ne les avait pas empêchés, ils auraient eu la capacité de produire un texte semblable au Coran.
Ainsi, les théologiens d’accord avec ce point de vue, disent : La parole qui dit : « Il n’est pas possible de rivaliser avec le Coran, ne serait-ce qu’avec un seul mot » est vrai, on ne peut pas le faire. Car Allah (qu’Il soit glorifié) a empêché les créatures de cela, pour réaliser le miracle de l’inimitabilité du Coran. Il ne leur sera pas possible d’aller à l’encontre de la volonté divine, ils ne pourront rivaliser avec le Coran en quoi que ce soit.
Quant au premier point du vue, celui qui est majoritaire et qui a été accepté par la majorité des théologiens, a une approche bien particulière :
Il existe des relations et des correspondances entre les mots et les phrases du Saint Coran. Un seul mot peut renvoyer à dix autres endroits du texte coranique. Et à chacun de ces endroits, on peut déceler dix nuances du mot en question, et établir dix relations avec d’autres mots. Nous avons évoqué cela dans notre commentaire du Coran « Icharat al i’jaz fi madhan al ijaz » dans Sourate « Fatiha » et l’introduction de la Sourate « Baqara » : الۤمۤ · ذٰلِكَ الْكِتَابُ لاَ رَيْبَ فِيهِ « Alif - Lâm – Mîm * Voici le Livre qui n'est sujet à aucun doute. C'est un guide pour ceux qui craignent le Seigneur »
Nous allons illustrer cela par un exemple. Imaginons un grand palais. On veut orner les murs de ce palais avec des sculptures originales et des magnifiques peintures, chacune de ces décorations reposant sur des socles. Ainsi, pour décorer ces murs, il faut avoir une vue d’ensemble de ces peintures et sculptures, et les connaitre parfaitement pour les disposer harmonieusement les uns par rapport aux autres.
Prenons un autre exemple dans le corps humain : La prunelle des yeux est placée dans le corps humain à l’endroit en adéquation avec les relations entre l’œil et l’ensemble du corps humain et les relations de la prunelle des yeux avec chaque organe et sa fonction.
Analyse ces deux exemples, et tu comprendras comment les anciens ont mis en évidence l’existence de relations, d’affinités, de liens entre les mots, les phrases et les versets du Coran. Les spécialistes de l’aspect littéraire du Coran ont été très prolifiques sur le sujet. Ils ont établi des preuves : En effet, chaque lettre du Coran a ses propres arcanes, et il faudrait une page entière pour les expliquer.
Le Saint Coran est la parole du Seigneur de l’univers et du Créateur de toute chose. Ainsi, chaque mot du Coran est potentiellement un germe, c'est-à-dire que chaque mot est la graine à partir de laquelle va pousser un arbre sémantique, ou bien que chaque mot est le cœur d’une structure composée de significations et d’arcanes.
On peut dire qu’effectivement, les mots des paroles des êtres humains sont des mots que l’on retrouve dans les phrases et les versets du Coran. Mais les nobles versets, les mots, et les phrases coraniques sont placés d’après une disposition très précise et parfaite qui repose sur une science subtile et la connaissance des relations et des liens qui existent entre eux.
Troisième point
Un jour, Allah (qu’Il soit glorifié et exalté) m’a comblé en suscitant dans mon cœur une méditation profonde sur la nature du Saint Coran. Je vais retranscrire ici cette méditation et j’en donnerai un commentaire :
سُبْحاَنَ مَنْ شَهِدَ عَلٰى وَحْدَانِيَّتِهِ وَصَرَّحَ بِاَوْصاَفِ جَمَالِهِ وَجَلاَلِهِ وَكَمَالِهِ
الْقُرْاٰنُ الْحَكِيمُ الْمُنَوَّرُجِهَاتُهُ السِّتُّ الْحَاوِى لِسِرِّ اِجْمَاعِ كُلِّ كُتُبِ اْلاَنْبِيَاۤءِ وَاْلاَوْلِيآءِ وَالْمُوَحِّدِينَ الْمُخْتَلِفِينَ فِى اْلاَعْصَارِ وَالْمَشَارِبِ وَالْمَسَالِكِ الْمُتَّفِقِينَ بِقُلُوبِهِمْ وَعُقُولِهِمْ عَلٰى تَصْدِيقِ اَسَاسَاتِ الْقُرْاٰٰنِ وَكُلِّيَاتِ اَحْكَامِهِ عَلٰى وَجْهِ اْلاِجْماَلِ وَهُوَ مَحْضُ الْوَحْىِ بِاِجْمَاعِ الْمُنْزِلِ وَالْمُنْزَلِ وَالْمُنَزَّلِ عَلَيْهِ وَعَيْنُ الْهِدَايَةِ بِالْبَداَهَةِ وَمَعْدَنُ اَنْوَارِ اْلاِيمَانِ بِالضَّرُورَةِ وَمَجْمَعُ الْحَقَاۤئِقِ باِلْيَقِينِ وَمُوصِلٌ اِلَى السَّعَادَةِ بِالْعَيَانِ وَذُو اْلاَثْمَارِ الْكَامِلِينَ باِلْمُشَاهَدَةِ وَمَقْبوُلُ الْمَلَكِ وَاْلاِنْسِ وَالْجَانِّ بِالْحَدْسِ الصَّادِقِ مِنْ تَفَارِيقِ اْلاَمَارَاتِ وَالْمُؤَيَّدُ بِالدَّلاَۤئِلِ الْعَقْلِيَّةِ بِاِتِّفَاقِ الْعُقَلاَۤءِ الْكاَمِلِينَ وَالْمُصَدَّقُ مِنْ جِهَةِ الْفِطْرَةِ السَّلِيمَةِ بِشَهَادَةِ اِطْمِئْنَانِ الْوِجْدَانِ وَالْمُعْجِزَةُ اْلاَبَدِيَّةُ اَلْبَاقِى وَجْهُ اِعْجَازِهِ عَلٰى مَرِّ الزَّمَانِ بِالْمُشَاهَدَةِ وَالْمُنْبَسِطُ داَۤئِرَةُ اِرْشَادِهِ مِنَ الْمَلإِ اْلاَعْلٰۤى اِلٰى مَكْتَبِ الصِّبْيَانِ يَسْتَفِيدُ مِنْ عَيْنِ دَرْسٍ اَلْمَلٰۤئِكَةُ مَعَ الصَّبِيِّينَ وَكَذَا هُوَ ذُو الْبَصَرِ الْمُطْلَقِ يَرَى اْلاَشْيَاۤءَ بِكَمَالِ الْوُضُوحِ وَالظُّهُورِ وَيُحِيطُ بِهَا وَيُقَلِّبُ الْعَالَمَ فِى يَدِهِ وَيُعَرِّفُهُ لَنَا كَمَا يُقَلِّبُ صَانِعُ السَّاعَةِ السَّاعَةَ فِى كَفِّهِ وَيُعَرِّفُ لِلنَّاسِ فَهٰذاَ الْقُرْاٰٰنُ الْعَظِيمُ الشَّانِ هُوَ الَّذِى يَقُولُ مُكَرَّرًا: «اَللهُ لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ هُوَ» «فَاعْلَمْ اَنَّهُ لآ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ»
Gloire à Celui dont le Saint Coran a attesté de Son unicité et a décrit Sa beauté, Sa Majesté et Sa perfection. Ce Saint Coran illumine les six directions, il renferme le secret de l’ensemble des livres révélés aux prophètes, des saints et de tous ceux qui proclament l’unicité d’Allah. Bien que ceux-là diffèrent dans leurs époques, leurs cheminements et leurs saveurs spirituelles, leurs cœurs et leurs raisons s’accordent sur la véracité des fondations du Coran et sur la globalité des ses commandements qui embrassent toute chose. Le saint Coran est la quintessence de la révélation et de la descente, il est le lieu de jonction entre Celui qui l’a fait descendre, celui qui l’a descendu et celui sur qui il est descendu. Le Saint Coran est la source principale de la guidée et la matière première des lumières de la foi, qui rassemble les réalités de la certitude. Il nous fait voir le bonheur de nos propres yeux, il nous fait gouter aux fruits de l’excellence par la contemplation, comblant l’ange, l’être humain et le djinn, leur suscitant une intuition profonde qui leur permet de distinguer les signes, consolidés par les preuves rationnelles établies par les sages et les hommes d’excellence, et en accord avec leurs saines natures, ce qui se traduit par l’apaisement de la conscience. Le caractère inimitable du Coran est un miracle éternel qui peut être perçu à toutes les époques. Le cercle des enseignements du Coran s’étend de la haute assemblée des anges jusqu’aux petits enfants. Le Saint Coran a une vision absolue, tout est clair et manifeste pour lui, il cerne et maitrise parfaitement toute chose, comme l’horloger manipule la montre dans sa main. Il nous fait comprendre le monde. Comprends que l’importance du Saint Coran est immense, il dit à maintes reprises : « Allah, il n’y a de dieux que Lui », « Alors, saches qu’il n’y a de dieux qu’Allah »
Nous allons commenter cette méditation
Les six directions éclairées et illuminées signifient que les choses douteuses et illusoires ne l’approchent pas car :
Derrière lui, il y a le trône immense d’Allah, sur lequel le Coran repose, c'est-à-dire la lumière de la révélation.
Devant lui, il y a le bonheur des deux demeures : c’est la finalité du Coran qui nous relie avec la vie de l’au-delà et l’éternité. On veut parler ici, de la lumière du paradis et de la lumière du bonheur éternel.
Au dessus de lui, scintille son caractère inimitable et brille son sceau.
Au dessous de lui, se trouve le support des preuves éclatantes et des arguments imparables : c’est la lumière de la guidée.
A sa droite se trouve l’expression des intelligences et leur adhésion à la vérité du fait que soit répété l’expression suivante : « Ne vont-ils pas réfléchir »
A sa gauche, la conscience témoigne de ce que le cœur reçoit comme exhalaisons et insufflations spirituelles jusqu’a dire émerveillée : « Béni soit Allah »
Comment les choses douteuses et illusoires pourraient y trouver place ?
Le Coran renferme le secret de l’ensemble des livres révélés aux prophètes, des saints et de tous ceux qui proclament l’unicité d’Allah malgré les différences dans leurs époques, leurs cheminements et leurs saveurs spirituelles : Tous les gens de raison, dotés d’un esprit brillant et d’un cœur sain adhèrent aux commandements du Saint Coran et à ses principes, ils le citent dans leurs livres. Ils sont en quelques sortes les principes fondamentaux qui découlent de l’arborescence céleste coranique.
Le saint Coran est le support de la révélation divine, et il n’est que pure révélation qu’Allah (qu’Il soit glorifié) a descendue sur le cœur de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Les miracles du noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) démontrent que le Coran est une révélation. Etant de Dieu, et provenant de Son trône immense, le Coran est manifestement inimitable, et le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le réceptacle de cette révélation. Mais il fut troublé la première fois qu’il reçut la révélation. Et à la deuxième révélation, en voyant toute la vénération et le respect dont il a fait l’objet, il devint évident que ce phénomène était une révélation divine par l’intermédiaire d’un ange.
Ensuite, ce Saint Coran est la source principale de la guidance, car son contraire est l’égarement évident et la mécréance.
Il est la matière première des lumières de la foi : La lumière est l’opposé des ténèbres denses. Nous avons parlé de cela à plusieurs reprises.
Le Saint Coran rassemble les réalités de la certitude : L’imagination et les légendes ne sauraient y trouver place. Au contraire, le Coran avec ses métaphores sublimes, et sa superbe législation « Charia » a façonné la réalité du monde musulman. Et même dans le domaine de l’inconnaissable, comme dans le domaine du connu, le Coran n’a jamais avancé une vérité qui était contraire à la réalité.
Les fruits que l’on peut cueillir dans le Saint Coran sont des fruits pleins de vie et de vitalité. Il ne faut pas s’étonner que les racines de l’arbre coranique soient ancrées dans les réalités spirituelles dont les prolongements aboutissent à la vie. Si le fruit est plein de vie, c’est que l’arbre est plein de vie. On reconnait l’arbre à ses fruits. Donc, si tu veux, considère les fruits produits par le Coran que sont les purs, les hommes lumineux, les saints, les vertueux et les hommes d’excellence à toutes les époques.
Le Saint Coran est le lieu de la satisfaction des anges, des hommes et des djinns, cela résulte d’une intuition profonde qui nait à partir des multiples signes, du fait qu’ils se rassemblent autour de la psalmodie du Coran comme les papillons autour de la lumière.
Du fait que le Saint Coran soit une révélation divine, il est consolidé par des preuves rationnelles, et ce qui témoigne de cela est que les sages et les hommes d’excellence comme les théologiens scolastiques, les grands philosophes comme Ibn Sina (Avicenne) et Ibn Rochd (Averroès) ont démontré par leurs raisonnements et leurs argumentations que le Coran est une révélation divine.
Le Coran est en accord avec la saine nature humaine, tant que celle-ci n’a pas été polluée par des maladies intérieures ou des intérêts égoïstes. En effet, les lumières du Coran apaisent la conscience et procurent la paix du cœur. C’est comme si la saine nature humaine disait au Saint Coran : « Je ne me réaliserai pas sans toi. » Et nous avons démontré cette réalité à plusieurs endroits dans nos épitres
Le Coran est de toute évidence un miracle éternel et intemporel. Son caractère inimitable est démontré à chaque instant, sa lumière ne s’amenuise pas comme les autres miracles. Ce miracle est toujours d’actualité et le sera pour toujours.
L’éducation du Coran s’adresse à tout le monde. Dans une assise d’une leçon du Coran, on peut retrouver Jibrîl (lange Gabriel, que la paix soit sur lui) assis cote à cote avec un jeune enfant. Une même leçon peut réunir un grand philosophe comme Ibn Sina et un homme illettré. Et il se peut que cet homme du fait de la force de sa foi et de sa sincérité, puisse tirer du Coran plus de bénéfice spirituel qu’Ibn Sina.
Le Saint Coran a une clairvoyance pénétrante du fait qu’il cerne toute l’existence, et que tous les existants sont exposés devant lui comme un livre ouvert, il nous fait connaitre les différentes catégories et mondes. Comme l’horloger qui tient une montre dans sa main, la manipule, l’ouvre et la tourne comme il veut, l’univers est entre les mains du Saint Coran qui nous le fait connaitre, et nous montre ses composantes.
Ainsi, l’Immense Coran proclame l’unicité d’Allah :
فَاعْلَمْ اَنَّهُ لآ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ « Alors, sache qu’il n’y a de dieu qu’Allah »
اَللّٰهُمَّ اجْعَلِ الْقُرْاٰنَ لَنَا فِى الدُّنْيَا قَرِينًا وَفِى الْقَبْرِ مُونِسًا وَفِى الْقِيٰمَةِ شَفِيعًا وَعَلَى الصِّراَطِ نُورًا وَمِنَ النَّارِ سِتْرًا وَحِجاَباً وَفِى الْجَنَّةِ رَفِيقاً وَاِلَى الْخَيْرَاتِ كُلِّهَا دَلِيلاً وَاِمَامًا. اَللّٰهُمَّ نَوِّرْ قُلُوبَنَا وَقُبوُرَنَا بِنوُرِ اْلاِيمَانِ وَالْقُرْاٰٰنِ وَنَوِّرْ بُرْهَانَ الْقُرْاٰٰنِ بِحَقِّ وَبِحُرْمَةِ مَنْ اُنْزِلَ عَلَيْهِ الْقُرْاٰنُ عَلَيْهِ وَعَلٰۤى اٰلِهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ مِنَ الرَّحْمٰنِ الْحَنَّانِ اٰمِينَ
Ô Allah, fais que le Coran soit pour nous dans ce bas monde un compagnon, et dans la tombe un intime, et le jour de résurrection un intercesseur, et sur le « Sirat » une lumière, et un voile qui nous protège du feu, et dans le paradis un accompagnateur, et un guide dans toutes les œuvres de bien. Ô Allah, illumine nos cœurs et nos tombes avec la lumière de la foi et du Coran, et illumine les preuves du Coran par la vérité et la sacralité de celui sur qui est descendu le Coran, que la prière et le salut du Très Miséricordieux, de l’Affectueux soient sur lui, ainsi que sa famille, Amin.
DIX-NEUVIEME PREUVE ELOQUENTE
Nous avons établi de manière certaine et avec des preuves catégoriques dans les « preuves éloquentes » précédentes que le plus noble des messagers (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a confirmé son message avec des milliers d’arguments probants qui sont les preuves éclatantes de l’unicité divine, qui mène vers le bonheur éternel. Nous allons aborder dans cette « preuve éloquente » de manière globale et résumée les preuves éclatantes de l’unicité divine. En effet, le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le guide vers la connaissance de Dieu. Donc, nous nous devons de connaitre ces preuves.
Nous allons nous intéresser aux grandes lignes de l’aspect de guide spirituel vers l’unicité divine du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est en lui-même un signe de l’existence du Créateur et de Son unicité. Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dont on ne peut douter de sa sincérité a proclamé l’unicité de Dieu et Son existence. Nous allons démontrer à travers quinze fondements la sincérité, la droiture et la légitimité du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Premier fondement
Le message du Prophète n’est pas en contradiction avec la réalité de l’univers. Au contraire, l’harmonie qui existe dans l’univers et les créatures sont la preuve de l’unicité divine. Et l’annonce du bonheur éternel et du bien absolu est confirmé par la perfection divine qui se manifeste dans la création. Le message du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est au diapason avec l’univers, ceci est un signe de sa sincérité.
Deuxième fondement
Ce guide sincère et digne de confiance a produit des milliers de miracles, bien plus que les prophètes qui l’ont devancé, et il a apporté une loi « Charia » souple et large qui reste invariable et qui n’est pas abrogée. Sa prédication est globale, elle concerne les djinns et les hommes. Il est sans aucun doute le plus illustre des messagers (que la paix soit sur eux), Il est la synthèse de toutes les sagesses et le secret des miracles de tous les prophètes (que la paix soit sur eux). Ainsi, le fait qu’il ait la force de tous les prophètes réunis, ce dont témoignent ses miracles, est une preuve de sa sincérité et de la véracité de sa mission.
Aussi, les purs, les saints, les vertueux sont parvenus à l’excellence en suivant son éducation élevée et en se conformant à sa loi « Charia ». Il est leur guide et leur maitre. Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le secret de leurs prodiges et de leurs véracités, il est la source de leurs savoirs et de leurs sagesses. Ils ont emprunté un chemin dont les portes ont été ouvertes par le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et il les a laissées ouvertes. Si on considère l’ensemble de leurs prodiges et de leurs sciences, cela indique la sincérité de leur professeur, de sa pureté et de la véracité de sa mission.
Ce qui constitue aussi une preuve de l’unicité divine : Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a manifesté une quantité innombrable de miracles éclatants, de prodiges exceptionnels et a manifesté les signes de la prophétie, et chacun de ces évènements a confirmé indéniablement son authenticité, et de ce fait, même si toutes les créatures de l’univers se réunissaient pour contredire la véracité de sa mission, ils ne le pourraient pas.
Troisième fondement
Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a appelé l’humanité à l’unicité divine et au bonheur éternel. Sa personnalité bénie était dotée d’une grande noblesse de caractère, il avait des prédispositions très élevées pour l’accomplissement de sa mission, et il avait toutes les qualités pour être digne de transmettre la Loi « Charia » et la religion. Même ses ennemis les plus acharnés étaient obligés de le reconnaitre, et ne pouvaient le nier.
En effet, la noblesse et la beauté de ses caractères, son excellente prédisposition, ses qualités et ses grandes vertus étaient inhérentes à sa personnalité, sa mission et sa religion. De ce fait, il n’y avait aucun doute qu’il était un exemple d’excellence pour les créatures. Il représentait les meilleurs caractères qu’il incarnait, il était le modèle parfait. Ainsi cette excellence qui émanait de sa personnalité et de sa religion divine a appuyé très fortement sa mission et prouvait son imperturbable sincérité.
Quatrième fondement
Ce Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui a appelé l’humanité à l’unicité divine et au bonheur éternel, qui est la source de l’excellence et qui nous inculque les vertus, ne parle jamais de lui même ou selon sa passion, il parle sous l’effet de la révélation divine. Il reçoit la révélation de son Seigneur majestueux et il la transmet. Sa prophétie a été confirmée par des milliers de signes, comme nous l’avons dit dans les fondements précédents et nous avons apporté un éclaircissement sur une partie de ces signes :
C’est le Seigneur de l’univers (qu’Il soit glorifié) qui est l’auteur de tous ces miracles et Il les a réalisés à travers la main du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) pour montrer que le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) parle pour Lui et dans Sa voie, et qu’il transmet Sa parole claire.
Le Saint Coran qui lui a été révélé, a manifesté un miracle d’inimitabilité apparente et cachée, pour montrer que le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a reçu la révélation du Seigneur de l’univers.
La noble personnalité du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et tout ce qui se dégage d’elle comme sincérité, piété, sérieux dans les ordres d’Allah, sa fidélité et sa loyauté, montre que dans toutes ses situations et dans toutes les étapes qu’il ne parlait pas en son nom propre ou à partir de sa réflexion personnelle, mais qu’il parlait au nom d’Allah le Seigneur de l’univers.
Des personnes réalisées spirituellement et intellectuellement l’ont écouté. Leurs dévoilements et leurs sciences les ont convaincues. Ils crurent et eurent la certitude que le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne parlait pas sous l’effet de la passion, qu’il n’était qu’une révélation inspirée, et qu’il est le transmetteur fidèle du Seigneur de l’univers. Il appelle les gens à la droiture par la révélation divine.
Ainsi ? La sincérité de ce guide (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est la base solide de quatrième fondement.
Cinquième fondement
De plus, ce transmetteur fidèle de la parole intemporelle d’Allah voyait les esprits, parlait avec les anges, et guidait aussi bien les djinns que les humains. Non seulement le Messager évoluait dans le monde des esprits et des anges qui est bien plus élevé que celui des hommes et des djinns, mais il évoluait aussi dans des mondes supérieurs à ces mondes là, et il avait accès aux affaires divines. Les miracles que nous avons évoqués précédemment, et toute sa noble vie (qui nous a été rapportée à travers des chaines de narrateurs ininterrompues et fermement établies) nous démontrent cela. Ni les djinns, ni les esprits, ni les anges ne sauraient s’immiscer dans la transmission et la révélation. Même les anges rapprochés ne peuvent approcher la transmission, excepté Jibrîl (que la paix soit sur lui) qui se présentait à lui. Il devint son compagnon, et il l’accompagnait la plupart du temps.
Sixième fondement
Ce guide (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le maitre des djinns, des hommes et des anges. Il est la lumière des fruits de l’arbre des êtres, il est le plus parfait. Il représente la miséricorde divine, l’amour seigneurial, la preuve éclatante attachée à la Vérité, le flambeau qui illumine la réalité, la clef du code des créatures. Il est le sauveur, celui qui explique les sagesses du monde, et qui appelle au Détenteur de la fonction divine. Il est le guide habile qui nous montre les beautés de la fabrication Seigneuriale. Cette personnalité bénie réunit toutes les qualités, il est le modèle le plus parfait qui manifeste toutes les qualités d’excellence des créatures. Tous ces attributs du noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) nous font comprendre que le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le centre de l’univers, c’est à dire qu’il est le lieu où se pose le regard du Créateur de l’univers. Il a posé son regard sur lui et Il a créé l’univers. Donc, « S’il n’avait pas existé, l’univers n’aurait pas existé. »
En effet, ce qu’a apporté le noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) aux djinns et aux hommes comme réalités spirituelles du Coran et lumières de la foi, est largement suffisant. Cela est appuyé par sa personnalité bénie, la noblesse et l’excellence de sa moralité exceptionnelle.
Septième fondement
Le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le flambeau qui a éclairé la réalité, la preuve qui a fait apparaitre la Vérité. Il a amené une religion droite, de laquelle découle une loi « Charia » globale, qui synthétise ce qui dans toutes les constitutions assure le bonheur dans les deux demeures (ce bas monde et l’au-delà). Il a exposé de manière parfaite la réalité de l’univers et sa fonction ainsi que les qualités du Créateur majestueux et ses attributs. Celui qui analyse cet Islam, ce monothéisme pur et sa loi globale et la manière dont elle nous fait comprendre l’univers, acquerra la certitude que cette religion a été structurée par le Créateur de ce bel univers qui a pour finalité de nous Le faire connaitre. C’est exactement comme un architecte qui a construit un somptueux palais, il donnera à ce palais un style qui lui est propre comme une signature pour faire connaitre son habilité exceptionnelle. De la même façon, cette immense religion, sa loi large et souple, son caractère globale et son excellence fait apparaitre clairement que Celui qui lui a imprimé cette forme et cette structure ne peut être que Celui qui a élaboré l’univers et qui l’a conçu. En effet, Celui qui a structuré cet univers merveilleux avec cette magnifique organisation, est Celui qui a élaboré cette religion parfaite avec sa belle organisation.
Huitième fondement
Celui qui est paré de ces belles qualités que nous avons évoquées, et dont le message s’appuie sur des bases solides, ce Messager bien aimé (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) parle au nom du monde de l’inconnaissable et du mystère et s’adresse au monde manifesté, il interpelle les djinns et les hommes, son discours s’adresse à toutes les générations à venir. Il lance un appel vibrant qui a été entendu par tout le monde, à toutes les époques, où que l’on se trouve, où que l’on soit… Effectivement, nous entendons cet appel !
Neuvième fondement
La portée du discours de cet éminent personnage (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est tellement élevée qu’il traverse toutes les époques. En effet, chaque époque entend l’écho de ses paroles.
Dixième fondement
Il faut considérer aussi la façon d’être du Messager dans sa biographie. Il transmettait à la lumière de ce qu’il voyait, et même dans les situations de danger, il transmettait ce qu’il voyait sans aucune hésitation, sans être perturbé, avec sérénité et une totale confiance. Il défiait à lui tout seul le monde.
Onzième fondement
Il a lancé son appel de toutes les forces que lui a donné Allah, jusqu’à ce que la moitié de la Terre et un cinquième de l’humanité répondent à ses ordres. Ils disent à chaque parole qui émane de lui : « Nous avons entendu et nous avons obéi. »
Douzième fondement
Il a lancé son appel avec une sincérité sans faille et un sérieux parfait. Il a poussé son éducation très loin. Les règles de son éducation ont marqué et façonné toutes les époques et ont influencé tous les pays.
Treizième fondement
Lorsqu’il parle, il est plein d’assurance et de sérénité, et il transmet les commandements divins en ayant une totale confiance de leur véracité et leur droiture. Son appel est clair. Si le monde entier se liguait contre lui, il ne pourrait le faire renoncer à son appel et à un seul des commandements divins. L’histoire de sa vie bénie témoigne de cette réalité.
Quatorzième fondement
Il lance son appel avec une grande sérénité, et une assurance absolue. Il est parfaitement confiant dans la transmission de son message, il ne faisant aucune concession, il n’avait aucune hésitation face à n’importe quelle difficulté, il n’avait ni peur, ni angoisse. Au contraire, il était parfaitement calme et d’une totale sincérité. Il appliquait les commandements divins d’abord sur lui-même, il s’y soumettait et ensuite il les enseignait aux autres. Son ascétisme rigoureux, son indépendance vis-à-vis des gens, son éloignement des ornements de ce monde périssable en témoignent, et sont reconnus par ses amis et ses ennemis.
Quinzième fondement
Il était celui qui craignait le plus Allah (qu’Il soit glorifié), il était le plus humble face à Ses ordres. Il était le plus dévot et le plus pieux face à Ses interdictions, ce qui nous montre qu’il est le loyal transmetteur du Détenteur de l’autorité suprême, de la prééternité à l’éternité. Il est Son Envoyé bien-aimé et Son plus sincère serviteur, et le transmetteur de Son message.
En résumé, ce que nous pouvons tirer de ces quinze fondements :
Ce noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui possède toutes les caractéristiques que nous avons évoquées, a proclamé l’unicité divine, il a usé de toutes les forces que lui a données Allah pour lancer son appel, et toute sa vie bénie tourne autour de :
فَاعْلَمْ اَنَّهُ لآٰ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ Il n’y a de dieu qu’Allah.
اَللّٰهُمَّ صَلِّ وَسَلِّمْ عَلَيْهِ وَعَلٰۤى اٰلِهِ عَدَدَ حَسَنَاتِ اُمَّتِهِ
سُبْحَانَكَ لاَعِلْمَ لَنَاۤ اِلاَّ مَاعَلَّمْتَنَاۤ اِنَّكَ اَنْتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ
Ô Allah accord- lui Tes prières et Tes salutations, ainsi qu’à sa famille, autant de fois que les bonnes actions de sa nation.
« Gloire à Toi ! Nous ne savons rien d'autre que ce que Tu nous as enseigné, Tu es, en vérité, l'Omniscient, le Sage. »
Le cadeau divin et les effets de l’assistance divine
Du fait de ce qu’Allah nous a accordés comme privilèges, et conformément au noble verset : وَاَمَّا بِنِعْمَةِ رَبِّكَ فَحَدِّثْ « Quant aux bienfaits de ton Seigneur, racontes les ! » (Sourate Douha, v.11), nous disons :
Les effets de l’aide divine et des touches de la miséricorde divine se sont manifestés tout au long de la composition de cette épitre :
Le « trente et unième Segment » et le « dix neuvième » de l’épitre Ahmadienne, nécessitaient une recherche dans des livres, et l’inspiration ne me venait pas. Lorsqu’une idée traversait soudainement mon esprit, elle me stimulait pour écrire, mais à un moment où ma mémoire était arrivée au bout de ses limites. Ses capacités avaient diminué et j’étais saturé sous la pression des calamités et des épreuves. Je ne pouvais pas composer cette épitre en citant fidèlement les textes : « Untel a dit… Il a été dit que… », car je n’avais pas les ouvrages de référence de hadîths et de biographie prophétique sous la main…. Malgré cela, je me suis dit : « Je place ma confiance en Allah. » J’ai commencé mon épitre m’en remettant à Lui seul. Et la grâce divine m’a permis de réussir mon entreprise. En effet, ma mémoire devint prodigieuse, elle dépassait de loin celle de « l’ancien Saïd. » J’ai écris environ quarante pages à une vitesse extraordinaire, en a peu près quatre heures, j’ai écrit aussi, quinze pages en une heure, et la plupart des textes que j’ai retranscrits étaient issus des livres de hadîths : Boukhari, Muslim, Bayhaqi, Tirmidhi, « Chifa » du Qadi ‘Iyadh, Abou Nou’eym, Tabari et leurs semblables. Et à chaque fois que je citais un hadîth, mon cœur se serrait et tremblait fortement, de peur de commettre une erreur sur un noble hadîth.
Mais j’avais la certitude que l’assistance divine était avec moi, et que cette épitre était une nécessité impérieuse. Par la grâce d’Allah, j’ai retranscris les hadîths de manière correcte et juste. Et si j’ai pu commettre certaines erreurs sur des mots de hadîths ou sur des noms de rapporteurs, je prie mes chers frères de bien vouloir les corriger, et d’être indulgents face à ces erreurs.
Saîd Nûrsî
En effet, nous écrivions les brouillons sous la dictée de notre professeur, et il n’avait sous la main aucun ouvrage de référence. Il ne revenait jamais sur ce qu’il nous avait dictés. A la fin, la dictée était très rapide, nous écrivions environs quarante pages en seulement deux ou trois heures. Nous avions été aussi très étonnés du succès de notre entreprise découlant de la grâce divine. Ce fut un prodige qui fait partie intégrante des miracles du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Abdallah Jawouch - Serviteur et domestique
Souleyman Sami - Serviteur Copiste (brouillon)
Hafedh Khaled - Frère dans la foi Copiste (brouillon)
Hafidh Taoufiq - Copiste (brouillon, Texte définitif)
Premier appendice
De l’épitre des « miracles Ahmadiens »
[J’ai inclus le « quatorzième » propos de l’épitre Ahmadienne qui aborde le thème du miracle de la fente de lune.]
·
« Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ! »
Ce « quatorzième propos lumineux » comprend quatorze projections :
Première projection : Il y a trois indices majeurs qui nous font connaitre notre Seigneur :
Le livre de l’univers sur lequel nous nous sommes appuyés dans la « lueur »treize (des « lueurs » du Mesnevi arabe (de Nursi).
Les verstes de ce grand livre, qui parachève les recueils de poèmes relatifs à la prophétie de Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Le Saint Coran.
Maintenant, il nous faut connaitre la deuxième grande preuve parlante : Le sceau des prophètes et le maitre des Messagers (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) que nous devons écouter avec humilité.
Sache que cette preuve parlante est dotée d’une personnalité immense, et si tu dis : « Qui est-il ? Quelle est sa nature ? »
On te répondra : Sa grandeur est telle que l’étendue de la Terre est une mosquée pour lui, La Mecque est son « mihrab » et Médine est son « minbar ». Il est le guide de tous les croyants qui sont alignés en rang derrière lui. Son discours interpelle l’humanité pour son bonheur. IL est le chef des prophètes, il les purifie et les confirme avec sa religion qui est la synthèse des fondements de leurs religions. Il est le maitre des saints, il les oriente et les éduque avec son message. Il est le pole autour duquel sont centrés les cercles d’évocation d’Allah des prophètes, les meilleurs, les véridiques, des justes et de ceux qui s’accordent sur sa parole. Il est l’arbre lumineux dont les racines solides et plein de vitalité sont les prophètes et leurs principes élevés, et dont les branches souples, verdoyantes, aux fruits subtils sont les saints et leur connaissance divine. Il ne fait pas une affirmation, sans que l’ensemble des prophètes avec leurs miracles et l’ensemble des saints avec leurs prodiges corroborent, il est le point culminant de l’excellence. Et lorsqu’il a dit : « Il n’y a de dieu qu’Allah », il a appelé à l’unicité divine, tous les cercles d’évocation d’Allah où l’on répète cette parole avec perfection, du passé et du futur, résonnent à nos oreilles. C’est comme si tous les évocateurs avec leurs différents cheminements et tempéraments spirituels disaient : « Tu es véridique, tu parles par Allah, le Vrai. » Et si quelqu’un voulait réfuter ses affirmations, il devrait faire face à un front de témoins innombrables qui sont eux-mêmes auteurs de miracles et prodiges.
Deuxième projection : Sache que le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est la preuve lumineuse qui a guidé et orienté l’humanité vers l’unicité divine. Il est le solide support de la prophétie et de la sainteté. De plus, dans les livres célestes, il y a des centaines d’allusions au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il est annoncé dans la Thora, l’Evangile, et les Psaumes, sans parler des milliers de signes qui l’ont accompagné et dont on a pu témoigner. Aussi, il a produit de nombreux miracles : la fente de la lune en deux, le jaillissement d’eau de ses doigts en abondance, les arbres venaient à lui répondant à son appel, la pluie qui tombe après son invocation, le rassasiement d’un grand nombre de personnes avec une petite quantité de nourriture, le lézard, le loup, l’antilope, le chameau et la pierre qui parlent, et des milliers de miracles qui ont été mis en évidence par les spécialistes du hadîth. Et la perfection de la « Charia » qui conduit au bonheur des deux demeures, le confirment aussi.
Sache qu’en plus de tous ces sublimes signes, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est comme le soleil, il est en lui-même et par lui-même un signe éclatant. En effet, il rassemble les caractères les plus nobles et les qualités louables, au plus haut niveau. Sa personnalité hors du commun est un miracle en elle-même du fait qu’elle réunit les meilleures prédispositions et les aptitudes les plus élevées.
Son ascétisme rigoureux, sa piété intense, sa profonde dévotion traduisent la ferveur de sa foi. Son comportement, la perfection de son sérieux, sa parfaite vigueur témoignent de sa parfaite assurance. De même, la force de son aspiration dans ses faits et gestes témoigne de son imperturbable sérénité. Donc, le fait qu’il soit dans la Vérité est aussi clair que le soleil.
Troisième projection : Sache que le contexte spatio-temporel a une influence considérable sur le jugement des intelligences. Donc, si tu veux, je t’invite à faire un voyage dans le temps par l’imagination. Allons au meilleur des siècles et à l’époque bienheureuse de la prophétie pour aller rendre visite au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui est alors en plein dans son apostolat. Ouvre tes yeux et regarde ! La première chose qui apparait à nos yeux est une personne exceptionnelle, avec un physique d’une beauté extraordinaire, et un excellent comportement. Il tient dans sa main un noble livre miraculeux. Il prononce un discours plein de sagesse. Son discours est éternel et a une portée universelle. Il s’adresse à tous les fils d’Adam, à tous les êtres humains et les djinns et à toutes les créatures.
Quel merveilleux discours! En effet, il parle d’une affaire importante, il nous rapporte des nouvelles immenses. Il nous explique et résout le mystère du secret de la création du monde. Il nous dévoile le secret de la sagesse des créatures. Il répond à trois questions existentielles qui préoccupent les intelligences et les plongent dans la perplexité. Ces questions sont celles que chacun se pose : « Qui suis-je ? D’où je viens ? Vers où vais-je ? »
Quatrième projection : Regarde ! Et vois comment de cette personne lumineuse émergent et se répandent les lumières de la Vérité. La nuit de l’être humain est devenue aussi claire que le jour, et son hiver est devenu un printemps. C’est comme si les créatures s’étaient transformées. Le monde est devenu joyeux et souriant après qu’il ait été renfrogné et compressé. Et si tu portes ton regard vers les créatures qui sont en dehors de la lumière de sa guidée, c’est le désastre général. Tu vois les créatures entre elles comme des inconnues, des étrangers, voire des ennemis, il y a de l’hostilité entre elles. Les êtres inanimés ressemblent à des cimetières angoissants. La séparation et la disparition est le lot quotidien de la vie des animaux qui sont des orphelins qui pleurent.
Voilà, tu vois le sort des créatures lorsque tu sors du périmètre de sa lumière, alors regarde maintenant par sa lumière et observe les créatures à travers le prisme de sa religion et dans le cadre de sa loi « Charia » ! Comment les vois-tu ? Vois comment le monde change. Le désastre général est devenu une mosquée, un lieu de l’évocation d’Allah, de méditation, où l’on exprime la reconnaissance, ceux qui étaient des inconnus et des ennemis sont devenus des amis et des frères. Les êtres inanimés qui étaient silencieux et morts sont devenus vivants et conviviaux, ils obéissent aux ordres du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ils se mettent même à parler manifestant ainsi un signe de la puissance du Créateur. Et les êtres vivants animés qui étaient comme des orphelins pleurant sont devenus des évocateurs d’Allah fervents, remerciant Allah par leurs glorifications de les avoir affranchis de leur condition.
Cinquième projection : Ainsi, la lumière a provoqué le changement et la métamorphose des créatures. Elle les a fait sortir de la banalité, de l’absurdité et de l’arbitraire. Les créatures sont devenues les reflets des noms divins, elles sont devenues comme les pages d’un livre. Le monde s’est élevé pour devenir le livre de la sagesse universelle.
Considère comment l’Homme s’est élevé, et comment il est sorti de la bestialité, de l’impuissance, de la pauvreté (matérielle et morale), des séquelles des souffrances du passé et de la peur de l’avenir. Sa raison s’est illuminée et il s’est élevé jusqu'à devenir le représentant d’Allah sur Terre. Par la lumière de cette Personne bénie (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), il est passé de la déchéance au bonheur.
Si cette personne n’avait existé, les hommes et les créatures auraient été déchus et seraient retournés au néant, ils n’auraient plus ni valeur, ni importance. La création est belle et merveilleuse. Mais si nous pouvons le dire, c’est grâce à cette Personne exceptionnelle, extraordinaire, qui nous fait connaitre la valeur des choses. S’il (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’avait été, la création ne signifierait rien à nos yeux.
Sixième projection : Et si tu dis : Qui est ce personnage qui est devenu le soleil de l’univers et qui nous a dévoilés par sa religion la manifestation de la perfection divine dans les créatures ? Et que dit-il ?
On te répondra : Regarde et écoute ce qu’il dit. Il nous informe et nous annonce le bonheur éternel et une miséricorde infinie. Il le proclame et appelle les gens à cela. IL est l’indicateur des attributs de la Seigneurie. Il nous dévoile et nous fait connaitre les secrets des noms divins.
Observe-le du point de vue de sa fonction de messager, tu verras qu’il est la preuve flagrante de la Vérité, le flambeau de la réalité, le soleil de la guidée qui nous fait parvenir au bonheur.
Puis observe-le du point de vue de sa dévotion et de sa servitude. Tu verras qu’il est le modèle par excellence de l’amour et de la miséricorde. Il est le représentant de la miséricorde du Seigneur, il a hongré l’humanité, et il a illuminé les fleurs des fruits de l’arbre de la Création.
Puis considère comment sa lumière a atteint l’Orient et l’Occident à la vitesse de l’éclair. Environ la moitié des habitants de la Terre, soit un cinquième de l’humanité l’ont suivi et pris comme guide. Ils se sacrifieraient corps et âmes pour lui. Serait-il possible que l’égo et l’âme s’opposent sans falsifier le message d’un tel personnage, surtout que le fondement de son appel est basé sur la parole : « Il n’y a de dieu qu’Allah » avec tous les niveaux de signification qu’elle comporte ?
Septième projection : Si tu veux savoir ce qui l’anime, c’est la force divine. Considère les changements qu’il a opérés dans la vaste péninsule arabique. Ne vois-tu pas comment il a transformé ces peuples bédouins qui vivent dans ce désert très étendu, comment il a changé leur mentalité tribale et sectaire, comment il les a débarrassés de leurs mauvais caractères en un temps très court, pour les revêtir des bons caractères ? Ainsi, ils sont devenus les enseignants de l’humanité et les professeurs des nations civilisées.
Son pouvoir n’est pas seulement temporel. Il a conquis les cœurs et les esprits, il a captivé les âmes Il est devenu ainsi, le bien aimé des cœurs, la lumière des intelligences, l’éducateur des âmes et le sultan des esprits.
Huitième projection : Si quelqu’un plein de sagesse et animé d’une immense détermination voulait enlever une petite mauvaise habitude, comme fumer par exemple, de tous les individus d’un petit groupe, cela serait extrêmement difficile, voire impossible. Le noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a enlevé de nombreuses mauvaises habitudes à de grands peuples qui étaient très sectaires dans leurs traditions, très entêtés et très hostiles au changement, et il n’a pas employé toute sa force et toute sa détermination, et ceci en un temps très court. Il a remplacé ces mauvaises habitudes par des mœurs raffinées, et il a complètement enraciné en eux des qualités rares et élevées. Ce genre de changements radicaux qu’il a réalisé se compte par milliers. A ceux qui n’ont pas vu cette époque heureuse, nous les mettons au défi, qu’ils prennent une centaine de philosophes et qu’ils aillent dans la péninsule arabique, qu’ils œuvrent pendant une centaine d’années, leur sera-t-il facile de réaliser un centième de ce que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a réalisé en une année, en tenant compte des conditions de son époque ?
Neuvième projection : Sache que dans la nature humaine, il est difficile de faire des déclarations (qui sont sujettes à débat) mensongères et se maintenir dans le mensonge sans aucune gêne, aucune hésitation, sans aucune incohérence qui trahirait, et sans parler de la simulation et la motivation quotidienne pour maintenir le mensonge, et cela en étant sous le regard des détracteurs. Cela serait difficile même pour une personne de moindre importance et d’une fonction de moindre portée, qui n’a pas l’estime et la considération d’autrui, dans un petit groupe, et même si le mensonge porte sur quelque chose de futile. Alors qu’en serait-il pour une personne d’une haute stature, qui a une position et une considération immenses, qui évolue dans un grand groupe, et qui en faisant des déclarations très graves sur un sujet très important devrait faire face à une opposition très forte, ce qui menacerait sa sécurité ?
Ainsi, tu vois le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) parler sans prêter attention à ses opposants, sans hésitation, sans gêne, sans peur, sans confusion, et il parle avec une conviction profonde, avec gravité, avec un style qui a un impact sur ses détracteurs les plus sectaires, semant la confusion dans leurs esprits et les ridiculisant. Donc, serait-il possible qu’une telle personne pourrait ruser et mentir à ce point ? Que non ! اِنْ هُوَ اِلاَّ وَحْىٌ يُوحٰى « Ce n'est en fait qu'une révélation inspirée » (Sourate Najm, v. 4)
En effet, la vérité n’a pas besoin du mensonge et de la fraude pour être mise en évidence.
Dixième projection : Regarde et écoute ! Il exprime des réalités terribles et immenses, il évoque des sujets qui attirent les cœurs et qui saisissent les consciences. Et on sait que le désir ardent de connaitre la réalité des choses a poussé beaucoup de gens passionnés à sacrifier leurs vies. Et si on disait : Accepterais-tu de sacrifier la moitié de ta vie et la moitié de tes biens pour qu’une personne descende de la lune ou de mercure et qu’il t’informe sur celles-ci et qui puisse te révéler ce à quoi tu seras confronté dans ton avenir ? Chose étrange ! Tu serais prêt à sacrifié la moitié de tes biens et de ta vie, et tu ne prêtes pas attention à ce noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) alors qu’ont témoigné pour lui les prophètes, les véridiques, les saints et les savants.
Il nous informe d’événements extraordinaires et merveilleux. Il nous annonce les grands évènements cosmiques :
اِذَا الشَّمْسُ كُوِّرَتْ · اِذَا السَّمَاۤءُ انْفَطَرَتْ · اَلْقَارِعَةُ
« Lorsque le soleil s'éteindra » (81 ; 1) « Lorsque le ciel se déchirera » (82 ; 1) et « Le fracas » (101 ; 1)
Et il nous informe de l’avenir, ces prédictions ne se limitent pas à ce bas monde, le devenir de ce bas monde par rapport à ce qu’il a annoncé est comme la goutte d’eau par rapport à un océan sans rivage. Et il nous a annoncé le bonheur, là aussi il ne parle pas du bonheur de ce bas monde qui est négligeable au regard du bonheur annoncé par le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) c’est comme le rapport qu’il y a entre l’éclair fugace et un soleil éternel.
Onzième projection : Sous le voile des créatures, il y a des secrets merveilleux. Allah a donné la connaissance de ces choses extraordinaires et merveilleuses à une personne qui elle aussi est extraordinaire et merveilleuse. Donc, cette personne a contemplé ces choses et il nous en informe.
Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) contemple les réalités spirituelles des choses, ensuite il nous en informe, il est un porteur de bonnes nouvelles et un avertisseur. Il nous renseigne sur ce qui nous vaut l’agrément d’Allah qui nous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés, et de Ses exigences.
Hélas pour les insouciants ! Quel perte pour les égarés ! Chose étrange que cette folie de la plupart des gens ! Comment se fait il qu’ils soient aveugles face à la Vérité ? Ils ne se préoccupent pas des paroles du noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors que pour un homme de cette stature on doit être prêt à sacrifier corps et âme, et à délaisser ce bas monde.
Douzième projection : Sache que ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dont la personnalité et l’importance sont connues comme la preuve irréfutable de l’unicité divine et le signe de la Vérité au niveau de la réalité de l’unicité. Il est le symbole éclatant du bonheur éternel, car par sa prédication et sa guidée, il mène au bonheur éternel. De même, par ses invocations et sa dévotion, il nous apprend comment trouver ce bonheur éternel. Et dans le chapitre approprié, nous réitérerons ce secret, en rapport avec le thème du rassemblement (le jour de la résurrection).
Pour donner une image, il est en train de célébrer une grande prière avec un très grand nombre de fidèles. Non seulement, les gens de la péninsule arabique prient derrière lui, mais les fidèles du monde entier. Il est l’Imam qui guide la prière, dans le « mihrab » de son temps, et les officiants alignés en rang derrière lui sont les meilleurs des fils d’Adam, d’Adam (que la paix soit sur lui) jusqu’à la fin du monde. Chaque rang est constitué par les croyants de la même époque et tous les fidèles disent « Amin » à ses prières. Ecoute bien ce qu’il fait dans cette prière avec ce groupe immense. Il adresse une grande supplication qui est très importante car sa portée est générale dans la mesure où elle concerne la Terre, les cieux et toutes les créatures qui disent par leur langage : « Oui Ô Seigneur exauce sa prière, car nous tous avec l’ensemble de Tes noms qui se manifestent en nous, nous te demandons de lui accorder ce qu’il demande. » Puis considère comment il s’incline devant Allah, exprimant sa pauvreté extrême, son désir ardent, sa tristesse profonde et son amour jusqu’à provoquer les pleurs et les sanglots de toutes les créatures qui accompagnent sa prière. Pour quel but et quelle finalité s’humilie-t-il ? Si l’objet de sa demande et de sa prière n’est pas exaucé, non seulement l’être humain mais aussi, le monde et toutes les créatures tomberont au plus bas de l’échelle. Elles n’auront plus aucune valeur, ni aucun sens. Par sa prière, les créatures gravissent les degrés jusqu’à se réaliser et se parfaire. Considère avec quelle intensité il supplie et implore le secours divin, manifestant sa clémence, son amour et sa tristesse et suscitant l’émotion du Trône divin et des cieux. C’est comme si le Trône et les cieux disaient : « Amin, Ô Allah, Amin. » Prends conscience qu’Allah est Le Tout Puissant, Celui qui entend tout, Le Généreux, Le Savant, Le Voyant, Le Tout Miséricordieux, et qu’Il entend les prières les plus inaudibles des animaux les plus imperceptibles ayant les plus infimes besoins. Et Il exauce ces prières en répondant à leurs besoins de manière visible. De même, Allah perçoit la plus infime lueur d’espoir, de l’être vivant le plus insignifiant avec le plus bas des desseins, et Il lui fait manifestement parvenir l’objet de sa demande de là où il ne s’attendait pas. Allah lui exprime d’une manière infiniment sage, Sa générosité, Sa Miséricorde. Lorsqu’on considère tout cela, on comprend que la supplication du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est une éducation et un objet de méditation de la part de Celui qui entend tout, Le Savant, Le Voyant, Le Sage.
Treizième projection : Quelle chose étrange ! Il faut s’interroger sur la demande de cet homme qui est apparu sur Terre, et qui a réuni derrière lui les meilleurs fils d’Adam, il lève les mains, s’orientant vers le Trône immense, faisant une supplication à laquelle les hommes et les djinns disent : « Amin», alors que l’on connait son importance, il est le plus noble des êtres humains, il est la perle unique de l’univers et de tous les temps, la fierté des créatures à chaque instant, il intercède avec les saints noms divins manifestés et reflétés dans les créatures, et ces noms demandent la même chose que lui. Alors écoute bien ! Il demande la permanence, la rencontre, le paradis et l’agrément. Et cela est dans l’ordre des choses, car Allah organise l’univers en établissant un rapport entre les causes et leurs effets. Ainsi, le bonheur éternel avec tout ce qu’il comporte comme miséricorde, assistance divine, sagesse, et justice a des causes qui l’induisent. Si Allah n’avait pas établi ce système de causalité, l’invocation de cet homme lumineux aurait suffit et Allah aurait construit pour lui et ceux de l’espèce humaine un paradis, comme Il fait émerger miraculeusement des jardins luxuriants à chaque printemps. Ainsi, les saints noms divins sont les causes qui impliquent le bonheur éternel, avec tout ce qu’il comporte comme miséricorde, assistance divine, sagesse, justice et existence de l’au-delà. De la même façon, la prophétie est la cause de l’ouverture de l’aide divine dans ce bas monde, lieu de l’épreuve et de la servitude, comme son invocation est la cause de l’obtention des récompenses et des gratifications dans l’au-delà.
Il n’est pas concevable que cette superbe organisation, cette vaste misé-ricorde, et cette structure harmonieuse dont لَيْسَ فِى اْلاِمْكَانِ اَبْدَعُ مِمَّا كَانَ
« il n’est pas possible de faire mieux », aboutiraient à une invocation qui ne serait pas exaucée, et la perte de tout espoir du bonheur dans la vie de l’au-delà. On ne peut imaginer qu’Allah accepte et exauce parfaitement les prières des voix les plus inaudibles, des êtres les plus insignifiants aux plus infimes besoins, et en même temps Le Meilleur Etre à qui on puisse adresser une demande n’exaucerait pas les prières des voix les plus élevées, aux besoins les plus impérieux. Non, ce serait manquer de respect à Allah que de penser cela, et ce n’est pas concevable.
Ô mon compagnon dans ce voyage extraordinaire, ce que tu as vu ne te suffit-il pas ? De toute façon, ce n’est pas possible de tout cerner, et si nous restions cent ans dans la péninsule arabique nous ne pourrions appréhender et voir un pour cent des changements extraordinaires et du caractère merveilleux du rôle du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Revenons en arrière et voyons comment les bénéfices spirituels de l’époque du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ont débordé dans les différentes époques qui lui ont succédé. En effet, on voit que les fleurs de chaque époque se sont épanouies avec le soleil du bonheur de l’époque du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et chaque époque a produit des fruits comme Abou Hanifa, Chafii, Abou Yazid Bistami, Djouneyd, Cheikh Abdulqadir Kiylani, l’imam Ghazali, Chah Naqshband, l’imam Rabbani, et leurs semblables, des milliers de fruits illuminés par la sainte effusion offerte par cette personne lumineuse. Nous détaillerons cela à un autre moment. Nous adressons nos prières et nos salutations à cet être lumineux, le guide, celui qui produit des miracles à travers des prières et un salut relatif à une certaine catégorie de miracles :
عَلٰى مَنْ اُنْزِلَ عَلَيْهِِِ الْفُرْقَانُ الْحَكِيمُ مِنَ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيمِ · مِنَ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ، سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ اَلْفُ اَلْفِ صَلاَةٍ وَاَلْفُ اَلْفِ سَلاَمٍ بِعَدَدِ حَسَنَاتِ اُمَّتِهِ. عَلٰى مَنْ بَشَّرَ بِرِسَالَتِهِ التَّوْرٰيةُ وَاْلاِنْجِيلُ وَالزَّبُورُ · وَبَشَّرَ بِنُبُوَّتِهِ اْلاِرْهَاصَاتُ وَهَوَاتِفُ الْجِنِّ وَاَوْلِيَاۤءُ اْلاِنْسِ وَكَوَاهِنُ الْبَشَرِ · وَانْشَقَّ بِاِشَارَتِهِ الْقَمَرُ · سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ اَلْفُ اَلْفِ صَلاَةٍ وَسَلاَمٍ بِعَدَدِ اَنْفَاسِ اُمَّتِهِ · عَلٰى مَنْ جَآئَتْ لِدَعْوَتِهِ الشَّجَرُ، وَنَزَلَ سُرْعَةً بِدُعَاۤئِهِ اْلمَطَرُ، وَاَظَلَّتْهُ الْغَمَامَةُ مِنَ الْحَرِّ · وَشَبَعَ مِنْ صَاعٍ مِنْ طَعَامِهِ مِاٰۤتٌ مِنَ الْبَشَرِ، وَنَبَعَ الْمَآءُ مِنْ بَيْنِ اَصَابِعِهِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ كَالْكَوْثَرِ، وَاَنْطَقَ اللهُ لَهُ الضَّبَّ وَالظَّبْىَ وَالْجِذْعَ وَالزِّرَاعَ وَالْجَمَلَ وَالْجَبَلَ وَالْحَجَرَ وَالْمَدَرَ صَاحِبِ الْمِعْرَاجِ وَمَا زَاغَ الْبَصَرُ · سَيِّدِنَا وَشَفِيعِنَا مُحَمَّدٍ اَلْفُ اَلْفِ صَلاَةٍ وَسَلاَمٍ بِعَدَدِ كُلِّ الْحُروُفِ الْمُتَشَكِّلَةِ فِى اْلكَلِمَاتِ الْمُتَمَثِّلَةِ بِاِذْنِ الرَّحْمٰنِ فِى مَرَايَا تَمَوُّجاَتِ الْهَوَاۤءِ عِنْدَ قِرَاءَةِ كُلِّ كَلِمَةٍ مِنَ الْقُرْاٰٰنِ مِنْ كُلِّ قَارِئٍ مِنْ اَوَّلِ النُّزُولِ اِلٰۤى اٰخِرِ الزَّماَنِ. وَاغْفِرْ لَناَ وَارْحَمْناَ يَآ اِلٰهَنَا بِكُلِّ صَلاَةٍ مِنْهَا. اٰمِينَ
« A celui sur qui est descendu le sage « Forqan » de la part du Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Le Seigneur du Trône immense, notre maitre Mohammed, mille milliers de prières et mille milliers de salutations, et autant de fois que les bonnes actions de sa communauté.
La Thora, l’Evangile et les Psaumes ont annoncé son message, les signes, les voix des djinns, les Saints, et les devins ont annoncé sa prophétie, la lune qu’il a pointé du doigt, s’est fendue en deux, notre maitre Mohammed, mille milliers de prières et de salutations, et autant de fois que les souffles de sa communauté.
A celui pour qui les arbres se sont déplacés répondant à son appel, la pluie tombait aussitôt après son invocation, les nuages le couvraient de leurs ombres pour le protéger de la chaleur, à celui qui a rassasié avec un Sa’ de nourriture cent hommes, et qui a fait à trois reprises jaillir de ses doigts de l’eau, qui coulait à flots comme le kawthar, à celui pour qui Allah a fait parler le lézard, l’antilope, le tronc d’arbre, le chameau, la montagne, la pierre et la boue sèche, l’homme de l’ « Ascension », notre maitre et intercesseur Mohammed, mille milliers de prières et salutations autant de fois que les lettres des mots reflétés par la permission du Tout Miséricordieux dans le miroir des effets de la passion lors de la lecture de chaque mot du Coran, de chaque lecteur, de la première révélation jusqu’à la fin des temps, Ô notre Dieu, pour chacune de ces prières, pardonne-nous et fais-nous miséricorde, Amin. »
Sache qu’on ne saurait ni dénombrer, ni délimiter les signes de la prophétie Ahmadienne. Et les plus grands théologiens en ont établi une classification. Malgré mes faibles capacités et mes lacunes, j’ai pu montrer certaines lueurs de ce soleil dans l’épitre turc intitulée : « Lueurs de la connaissance du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) » et dans le « dix-neuvième Segment ». Aussi, j’ai montré de manière globale les aspects de l’inimitabilité du plus grand miracle du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : Le Coran. J’ai mis en évidence, malgré ma compréhension limitée, quarante aspects de l’inimitabilité du Coran dans l’épitre « Lawami’ ». J’ai développé un de ces aspects : La rhétorique exceptionnelle du Coran, sur environ quarante pages dans mon commentaire en arabe intitulé : « Icharat el i’jaz » (donc si tu veux réfere-toi à ces trois ouvrages).
Quatorzième Projection : Sache que le Saint Coran est l’océan des miracles et le plus grand des miracles dans la mesure où il confirme la prophétie Ahmadienne et l’unicité divine. Il avance des arguments, des preuves éclatantes, faisant apparaitre une argumentation qui nous suffit et nous permet de nous passer d’autres preuves.
Ici, nous aborderons ce sujet et nous ferons allusions aux lueurs du caractère inimitable du Coran, qui a une grande influence sur certains.
Le Coran est l’interprète éternel des créatures,
il est le traducteur de leurs différents langages dans lesquels ils expriment les versets constitutifs de l’univers, et il est le commentaire du livre du monde.
Il nous dévoile les trésors cachés des noms divins inscrits dans les pages des cieux et de la Terre.
Il est la clé de la réalité des affaires impliquées dans les lignes contingentes.
Il est l’expression de l’inconnaissable dans le monde manifesté.
Il est le coffre qui renferme les conversations éternelles de glorifications et les déversements éternels de la miséricorde.
Il est les fondations, l’architecture et le soleil du monde spirituel islamique.
Il est la clarté du monde de l’au-delà.
Il est une parole explicative, un commentaire clair, une preuve catégorique,
Il est l’interprète brillant de l’Essence d’Allah, de Ses attributs, Ses noms et Ses effets.
Il est l’éducateur des êtres humains.
Il est pour l’élite de l’humanité c'est-à-dire les musulmans comme l’eau et la lumière.
Il est la véritable sagesse d’une certaine catégorie d’hommes.
Il guide l’Homme vers ce pourquoi il a été créé.
Il est pour l’être humain : Un livre de Loi « Charia », un livre de sagesse, un livre de prières et de dévotions, un livre d’obligation et de prédication, un livre du rappel de Dieu et un livre de réflexion.
Il est à la fois un seul livre et plusieurs livres qui traitent des besoins spirituels fondamentaux de l’être humain.
Il est une sainte demeure remplie de livres et d’épitres. Ainsi, chacun peut trouver et boire à la source qui lui correspond, les saints, les véridiques, les gnostiques et les savants peuvent y trouver leur cheminement dans une épitre qui convient à la saveur spirituelle et à la lumière de leur source appropriée.
Comprends donc cette lueur de l’inimitabilité du Coran dans ses répétitions que les imbéciles prennent pour des défauts de la rhétorique.
Le Coran est le livre de rappel de Dieu, un livre de prières, et un livre qui lance des appels. De ce fait, non seulement les répétions sont judicieuses et éloquentes, mais elles sont nécessaires, et ce n’est pas comme le pensent les imbéciles. Les répétitions du rappel de Dieu sont des illuminations, les répétitions des prières apportent une stabilité et les répétitions des appels sont des confirmations.
Sache que personne ne peut lire le Coran en entier à chaque instant. Dans ce Coran se trouvent les médicaments et la guérison de chacun à chaque instant. C’est pour cela que Le Sage, Le Tout Miséricordieux a incorporé de nombreux objectifs coraniques dans de nombreuses Sourates et surtout les plus longues d’entre elles. Et en quelque sorte, cela raccourci ces Sourates. Ainsi, pour faciliter la voie de chacun, sans priver qui que ce soit, les thèmes de l’unicité divine et du rassemblement (le jour de la résurrection) et l’histoire de Moussa (Moïse, que la paix soit sur lui) reviennent à plusieurs reprises dans le Coran.
Sache que les besoins corporels comme les besoins moraux humains diffèrent selon les instants. A chaque instant, une catégorie de besoins est comme « Il est Allah » pour l’Esprit, comme la passion pour les besoins corporels. A chaque heure ; une catégorie de besoins est comme « Au nom d’Allah ».
La répétition des versets et des mots se veut être une répétition de ces besoins, et c’est aussi une allusion à l’ampleur de ces besoins et un avertissement de ne pas s’enfoncer dans ces besoins afin d’éveiller les consciences. Ces répétions sont là pour susciter le désir ardent de répondre à ces besoins, en remuant les pulsions de ces besoins, ce qui permet de savourer cette nourriture spirituelle.
Sache que le Coran est le fondement de cette grande religion, et la base de la civilisation islamique. Il induit les changements et une certaine dynamique dans les sociétés humaines. Il est la réponse à toutes les questions qui se posent pour les différentes classes sociales. Et tout ce qui est fondamental a besoin d’être répété, afin qu’il soit bien fixé dans les esprits.
Sache que le Coran traite de questions très importantes et évoques des réalités spirituelles très précises, il appelle les cœurs à y croire, et les intelligences à les connaitre. Donc, pour que ces réalités soient ancrées dans les cœurs et fixées dans les esprits, il faut les répeter dans les Sourates et de différentes manières.
Sache que chaque verset a un intérieur et un extérieur, une limite et un projet divin. Chaque histoire a différents aspects, des règles, des leçons à tirer et des objectifs. Ainsi, lorsque l’histoire est évoquée une fois, c’est sous un aspect, et dans un autre endroit la même histoire sera évoquée sous un autre aspect. L’histoire dans une Sourate aura tel objectif, et dans une autre sourate, elle aura un autre objectif. Il se peut que la répétition n’ait lieu que dans une Sourate.
Le fait que le Coran aborde certains sujets et se taise sur d’autres, est un des aspects de son caractère inimitable et non une imperfection critiquable comme se l’imaginent les négateurs.
Si on dit : Pourquoi le Coran n’appréhende pas l’univers comme le fait la philosophie et les philosophes ? Il aborde certaines questions de manière globale, et il en évoque d’autres superficiellement, sans rentrer dans les profondeurs, en les adaptant à la compréhension du commun des hommes ?
Nous disons, en réponse : Les philosophes ont emprunté le chemin de la vérité, mais ils se sont égarés. Tu as pu comprendre à travers les leçons des propos précédents que le Saint Coran appréhende l’univers de manière à aboutir à l’essence d’Allah, Ses beaux noms et Ses attributs. Ce qui se dégage de ce livre, c’est qu’il est le grand livre de l’univers, qui vise à nous faire connaitre Son créateur.
Le Saint Coran parle des existants pour leur Créateur et pas pour eux même, et en même temps il s’adresse à tout le monde.
Et du fait que le Saint Coran s’adresse à tous les existants en leur présentant une argumentation et des preuves, il faut que son discours soit abordable et à la portée de tout le monde.
Le Coran est un guide, donc son éloquence va de pair avec la perception du commun des gens, et elle est adaptée à la leurs sensibilités et se met au niveau de leur compréhension. Cela est plus judicieux. Il n’y aurait aucun intérêt à utiliser un langage qui obscurcirait leurs visions, brouillerait leurs esprits et les perturberait. Le discours coranique doit avoir un impact sur tout le monde, de ce fait son langage est simple, clair, explicite, et synthétique, il n’a pas besoin de rentrer dans les détails. De plus, Le commun des gens n’est pas dépassé par ce discours, et il ne s’en lasse pas. Et ses métaphores sont parlantes pour tous.
Le Coran s’adresse à toutes les catégories d’êtres humains. De ce fait, il ne faut pas que son discours soit inadapté pour la grande majorité en les induisant en erreur et suscitant leurs polémiques mettant en avant les vérités premières de leurs visions superficielles. Il ne contredit pas ce qui est reconnu et perceptible par eux. Il ne va pas évoquer ce qui leur est inutile et ne les concerne pas.
Par exemple : il évoque le soleil pas pour le soleil en lui-même, mais par rapport à ce que le soleil illumine et ceux pour qui le soleil est une lampe, à sa fonction, son importance et sa position centrale dans l’univers et dans l’ordre de la création, pour refléter la connaissance du Créateur Majestueux. Le Coran nous donne une vision de l’ordre de l’univers et de la perfection de ses interrelations, pour nous renvoyer au Sage qui l’a créé et au Savant qui l’a conçu. Allah dit dans le Coran : وَالشَّمْسُ تَجْرِى « Et le soleil qui vogue », ce qu’il faut comprendre ici, c’est qu’Il fait allusion à la toute puissance divine qui gère l’alternance du jour et de la nuit, le remplacement de l’été par l’hiver. Le Coran nous parle ici du soleil pour attirer notre attention sur la grandeur du Créateur et la singularité de Sa seigneurie. Ainsi, la course du soleil n’est pas la finalité du Coran, lorsqu’il met en évidence l’ordre cosmique et l’interrelation qui s’y trouvent.
Le Coran dit aussi : وَجَعَلَ الشَّمْسَ سِراَجاً « Et il a placé le soleil comme un luminaire. » (Sourate Nouh, v.16). Ainsi, cette expression « luminaire », nous donne une image où le monde est un palais, et les choses sont tout ce qui va avec ce palais comme éléments et ornements, avec ses restaurants pour les habitants du palais, et leurs tables servies. Tout cela il nous fait ressentir et percevoir la main généreuse et clémente qui a préparé cela pour Ses invités et Ses serviteurs. Le soleil est un luminaire, sa fonction est d’éclairer, il a été ordonné et mis à notre service. L’expression « luminaire » nous renvoie donc, à la miséricorde du Créateur inhérente à la grandeur de Sa Seigneurie. Elle nous fait comprendre Sa bienfaisance qui découle de l’étendue de Sa miséricorde, et elle nous fait ressentir la générosité inhérente à la grandeur de Son autorité.
Maintenant, écoute ce que dit le philosophe « Tharthar » à propos du soleil : « C’est un immense bloc de feu, qui tourne sur lui-même tout en se déplaçant, et qui a laissé échapper des morceaux qui ont formé notre Terre et les autres planètes. Ces différents corps immenses tournent autour de lui par gravité. Sa grosseur est telle que… Sa nature est telle que… »
A part la perplexité angoissante et cette pénible angoisse, quel profit as-tu tiré de cette information ? Elle ne t’a procuré ni une science profonde, ni une expérience spirituelle, ni un épanouissement humain et ni un profit religieux.
Analyse avec ces critères les questions philosophiques qui, dans la forme, sont élaborées mais qui, dans le fond, sont vides et relèvent de l’ignorance. Ne sois pas trompé par leur brillante apparence, et ne t’oppose pas à l’inimitable Coran.
اَللّٰهُمَّ اجْعَلِ الْقُرْاٰٰنَ شِفَاۤءً لَنَا وَلِكَاتِبِهِ وَاَمْثاَلِهِ مِنْ كُلِّ دَاۤءٍ، وَمُونِساً لَنَا وَلَهُمْ فِى حَيَاتِنَا وَبَعْدَ مَمَاتِنَا، وَفِى الدُّنْياَ قَريِنًا، وَفِى الْقَبْرِ مُونِسًا، وَفِى الْقِيَامَةِ شَفِيعًا، وَعَلَى الصِّرَاطِ نُوراً، وَمِنَ النَّارِ سِتْراً وَحِجَاباً، وَفِى الْجَنَّةِ رَفِيقًا، وَاِلَى الْخَيْراَتِ كُلِّهاَ دَلِيلاً وَاِمَامًا، بِفَضْلِكَ وَجُودِكَ وَكَرَمِكَ وَرَحْمَتِكَ يَاۤ اَكْرَمَ اْلاَكْرَمِينَ وَيَاۤ اَرْحَمَ الرَّاحِمِينَ، اٰمِينَ · اَللّٰهُمَّ صَلِّ وَسَلِّمْ عَلٰى مَنْ اُنْزِلَ عَلَيْهِ
الْفُرْقاَنُ الْحَكِيمُ وَعَلٰۤى اٰلِهِ وَصَحْبِهِۤ اَجْمَعِينَ، اٰمِينَ
Ô Allah fais que le Coran nous soit une guérison pour tous les maux, qu’il nous tienne compagnie dans notre vie et après notre mort, qu’il soit un compagnon dans ce bas monde, un ami intime dans la tombe, un intercesseur le jour de la résurrection, une lumière sur le Sirat, un voile et une protection contre le feu, un camarade au Paradis, et un guide pour toutes les œuvres de bien. Par Ta grâce, Ta bonté, Ta générosité, et Ta miséricorde, Ô Toi le plus Généreux des généreux, le plus Miséricordieux des miséricordieux, Amin. Ô Allah accorde Tes prières et Tes salutations à celui sur qui est descendu le « Fourqan Hakim », ainsi qu’à sa famille, et l’ensemble de ses compagnons, Amin.
Remarque : Nous avons traité dans le « Mathnawi arabi nouri » quinze des quarante aspects du caractère inimitable du Coran, à travers les six « gouttes » de la quatorzième « projection », et particulièrement la sixième « précision » de la quatrième « goutte ».
C’est pour cette raison que nous avons abordé ici, le sujet que de manière globale. Celui qui désire approfondir le sujet peut se référer au « Mathnawi ».
اَلْبَاقِى هُوَ الْبَاقِى
L’éternel est l’Eternel
Saîd Nûrsî
LE MIRACLE DE LA FENTE DE LA LUNE
Appendice
Dix-neuvième et trente et unième propos
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اِقْتَرَبَتِ السَّاعَةُ وَانْشَقَّ الْقَمَرُ · وَاِنْ يَرَوْا اٰيَةً يُعْرِضُوا وَيَقُولُوا سِحْرٌ مُسْتَمِرٌّ
« Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ! »
« L’Heure du Jugement dernier approche et la Lune se fend !* Mais, chaque fois qu'un miracle se produit sous leurs yeux, les impies s'en détournent en disant : «C'est la magie qui continue!» (Sourate Qamar, v.1-2)
Les philosophes matérialistes et ceux qui les suivent aveuglément ont voulu effacer et dénigrer le miracle de la fente de la lune qui est aussi clair que la pleine lune. Ils essaient de le discréditer avec des arguments fallacieux tel que : Si la fente de la lune s’était vraiment produite, le monde le saurait, et tous les livres d’histoire l’auraient mentionnée. »
Réponse : La fente de la lune est un miracle qui est venu pour confirmer la prophétie. De ce fait, elle s’est produite face à ceux qui ont entendu parler de l’apostolat du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et qui ont refusé de croire. Elle s’est produite la nuit, un moment où prévaut l’insouciance. De plus, ce phénomène a pu être visible, malgré les différents points d’observation et la présence de nuages qui empêchaient la visibilité de la lune. Aussi, il faut préciser que les moyens et les techniques d’observation de la civilisation actuelle n’existaient pas. Donc, on ne pouvait exiger que la fente de la lune soit visible par tout le monde, à tous les endroits et on ne pouvait exiger qu’elle soit mentionnée dans les livres d’histoire.
Prête attention, nous allons développer cinq points parmi d’autres très nombreux, qui vont dissiper le brouillard du doute vis-à-vis de ce miracle éclatant.
PREMIER POINT : Le fait que les infidèles étaient à cette époque intransigeant, est historiquement connu et célèbre. Lorsque le Coran révéla : وَانْشَقَّ الْقَمَرُ « et la Lune se fend » et que son écho parvint à tous les horizons, il n’y a pas eu un seul infidèle, (alors qu’ils refusaient de croire au Saint Coran), qui a démenti ce noble verset. C'est-à-dire qu’il n’y a pas un seul infidèle qui a nié l’occurrence de l’évènement. Si cet évènement ne s’était pas produit à cette époque, et si cet évènement n’était pas authentique aux yeux des infidèles, ils l’auraient réfuté avec la plus grande véhémence pour démontrer la fausseté de l’apostolat du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils auraient manifestement démenti le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Aucun livre d’histoire ou de biographie du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’a rapporté des propos d’infidèles démentant et contestant l’événement de la fente de la lune. La seule chose qui est évoquée est ce que mentionne le Coran :
وَيَقُولُوا سِحْرٌ مُسْتَمِرٌّ «C'est la magie qui continue!» Les infidèles qui étaient témoins du miracle ont attribué cela à la sorcellerie et la magie. Ils ont même cherché à savoir si les gens d’autres horizons l’avaient vu ou non. Le lendemain matin, des caravanes arrivèrent du Yémen et d’autres endroits, ils les questionnèrent. Les gens des caravanes dirent qu’ils avaient vu la fente de la lune. Les infidèles s’exclamèrent alors : « La sorcellerie de l’orphelin d’Abi Taleb est parvenue au ciel ! »
DEUXIEME POINT : Les plus grands théologiens comme Saad Taftazani ont dit : « La fente de la lune a été rapportée par un très grand nombre de rapporteurs, il est impossible que tous ces rapporteurs se soient mis d’accord pour un mensonge. Son degré d’authenticité est similaire à celui du jaillissement de l’eau d’entre les doigts du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui a abreuvé l’armée, aux pleurs du tronc sur lequel s’appuyait le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans ses discours et qui ont été entendus par tous les fidèles dans la mosquée. L’authenticité de cet évènement est fermement établie, comme le passage de la comète il y a mille ans.
Ainsi, il ne peut y avoir de doutes sur l’occurrence de la fente de la lune. Comme beaucoup de phénomènes cosmiques, beaucoup de personnes en ont témoignée. Ceux qui réfutent l’évènement ne font que s’entêter dans leur sottise. De plus, le phénomène n’est pas impossible. La fente de la lune relève du possible comme la montagne s’ouvre pour former un volcan.
TROISIEME POINT : Les miracles viennent pour confirmer l’apostolat du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), afin d’apporter des preuves satisfaisantes aux négateurs. Car on ne peut les contraindre et les forcer à la Foi. Les miracles ont été produits pour conforter et rassurer ceux qui ont entendu l’appel du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sur la véracité de la prophétie. En effet, si les miracles avaient été réalisés dans tous les endroits ou s’ils étaient manifestés naturellement, cela aurait obligé les gens à accepter et se soumettre. Cette procédure est contraire à la sagesse d’Allah l’infiniment Sage, Le Détenteur de la majesté et de la générosité, et contredit le secret qu’il y a dans le fait qu’Allah a assigné la responsabilité à l’homme. Ce secret de la responsabilité rentre dans le domaine de la raison qui n’est pas dénué de volonté, et qui donc a des choix à faire.
Si le Généreux Créateur avait laissé ce miracle de la fente de la lune pendant deux heures, et l’aurait montré au monde entier et l’aurait fait ainsi rentré dans les annales de l’histoire comme l’auraient souhaité les philosophes, les mécréants auraient dit que ceci est un phénomène astronomique habituel. Ceci ne serait pas une preuve de la véracité de la prophétie, ni un miracle propre au plus grand des messagers (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ou bien cela serait un miracle évident qui obligerait la raison à la foi, et il n’y aurait plus de choix. De ce fait, les âmes les plus vils comme le vulgaire charbon tel qu’Abou Jahl aurait la même valeur que les âmes élevées et pures comme le diamant tel qu’Abou Bakr (qu’Allah l’agrée). Ainsi, il n’y aurait plus le secret de l’assignation par Allah de la responsabilité à l’Homme.
C’est pour toutes ces raisons que ce miracle s’est produit la nuit, à un moment où prévaut l’insouciance, alors que le ciel était complètement dégagé de tout nuage et de tout ce qui pouvait voiler la vue de ce miracle. Cet évènement n’est pas rentré dans les annales de l’histoire.
QUATRIEME POINT : Ce miracle s’est produit la nuit, à un moment d’insouciance. On peut affirmer sans aucun doute que tout le monde ne l’a pas vu et ceci à tous les endroits. Et ceux qui l’ont vu ont démenti leurs yeux. Et s’ils y avaient cru, un évènement tel que celui-ci rapporté par une seule personne n’aurait pas de valeur pour l’Histoire.
Dans une des versions du miracle, la lune après s’être fendue descendit vers la Terre. Les théologiens spécialisés ont répondu par rapport à cela que peut être ce rajout a été introduit par certains hypocrites pour décrédibiliser l’évènement, et diminuer son importance.
Au même moment, les nuages de l’ignorance couvraient le ciel de l’Angleterre, le soleil se couchait en Espagne, l’Amérique était en plein jour, et l’Aube se levait en Chine et au Japon. Et dans les autres pays, il y eut d’autres causes qui empêchaient de voir la lune. Dans ces pays personne n’a pu témoigner de ce miracle immense.
Sachant cela, certains diront : « L’histoire de l’Angleterre, la Chine, le Japon, l’Amérique, et les autres pays ne mentionne pas cet évènement, donc il ne s’est pas produit. » Ce ne sont que des balivernes, N’est-ce pas une malédiction pour ceux qui survivent des miettes de l’Europe.
CINQUIEME POINT : La fente de la lune n’est pas un évènement qui s’est produit de sa propre initiative, selon des causes naturelles et par pure coïncidence. Cet évènement a été réalisé par Le Sage Créateur, Le Seigneur du soleil et de la lune. C’est un évènement extraordinaire qui déroge aux lois universelles pour confirmer le message du Bien aimé d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et pour proclamer la véracité de sa mission. Ainsi, Allah (qu’Il soit glorifié et exalté) a fait apparaitre ce miracle en accord avec Sa sagesse qui implique le secret de la guidée, de la responsabilité de l’Homme, et la sagesse de la transmission du message, afin d’apporter les preuves à qui Il veut en le faisant témoin de cet évènement, alors que cet évènement a été occulté pour d’autres, conformément à Sa sagesse (qu’Il soit glorifié et exalté) et Sa volonté. On veut parler ici, de tous ceux qui n’ont pas reçu le message du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ceux qui vivaient dans les autres endroits du globe, de ceux qui n’étaient pas en mesure de voir la lune à cause des nuages ou de ce qui pouvait voiler la visibilité, ou bien le soleil se levait ou bien ils étaient en plein jour. Pour d’autres, le soleil se couchait, ou il y avait d’autres causes de l’absence de visibilité de la lune.
Si le miracle avait été visible par tous les gens du monde entier, cela aura fait apparaitre à tout le monde les signes du plus grand des messagers (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et le miracle de la prophétie, qui serait devenue alors une évidence, ce qui obligerait tout les gens à reconnaitre la prophétie et à y croire. Il n’y aurait donc plus de choix et le secret de la responsabilité du choix n’aurait plus lieu d’être. Alors que la foi implique la liberté de la raison dans son choix (de croire ou de ne pas croire) et ne prive pas la raison de ce choix. Si ce miracle était apparu comme un phénomène céleste, il n’aurait plus de relation avec la prophétie Ahmadienne, et il perdrait sa spécificité et sa particularité
En résumé, il n’y a aucun doute sur la fente de la lune. L’authenticité de cet évènement a été fermement établie. Nous allons présenter six preuves catégoriques de son occurrence parmi de nombreuses autres : Le consensus des nobles compagnons (qu’Allah les agrée) qui sont honnêtes, la concordance des théologiens spécialisés dans le commentaire du Coran dans l’explication du verset : وَانْشَقَّ الْقَمَرُ « Et la lune se fend », les hadiths relatifs à la fente de la lune rapportés par les véridiques spécialistes du hadith avec de nombreuses chaines de rapporteurs et selon divers canaux de transmission, le témoignage des gens du dévoilement et l’inspiration des saints véridiques et vertueux, la confirmation des théologiens scolastiques malgré leurs différentes méthodes et leurs différentes écoles, l’acceptation de la « oumma » qui jamais ne se rassemblera sur l’erreur comme le précise un noble hadith.
Tout cela montre la fente de la lune et la prouve catégoriquement et aussi clairement que la lumière du soleil en plein jour.
Bref, jusque là, nous avons mené cette étude du point de vue scientifique, ce qui était imposé par la confrontation des opinions. Nous allons maintenant aborder le sujet du point de vue de la foi :
Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a scellé la prophétie, il est la lune qui illumine le ciel de la prophétie. Sa sainteté et sa dévotion l’ont élevé au degré de bien-aimé d’Allah, et ses plus immenses prodiges et ses plus grands miracles sont apparus lors du « Mi’râj » l’ascension, c'est-à-dire le déplacement d’un corps terrestre vers les hauts horizons célestes dans lequel on fit connaitre le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) aux habitants des cieux. Cela a confirmé son immense sainteté et qu’il est le bien-aimé, et sa supériorité sur les gens des cieux et l’assemblée des anges. De la même manière, Allah (qu’Il soit glorifié) a fendu la lune suspendue dans le ciel et en relation avec la Terre, par un geste de son serviteur qui se trouvait sur Terre. Allah a produit ce miracle pour confirmer la prophétie de son serviteur bien aimé. Ainsi, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est devenu comme les deux parties lumineuses de la lune, et il s’est élevé à l’apogée des perfections avec les ailes lumineuses de la sainteté et de la prophétie, jusqu’à qu’il parvienne à se rapprocher d’Allah d’« une distance de deux arcs ou moins que cela ». Il est devenu ainsi la fierté des gens des cieux comme il est la fierté des gens de la Terre.
Prières et salutations sur lui, ainsi que sur sa famille et ses compagnons, autant de fois que ce que contiennent les cieux et la Terre.
عَلَيْهِ وَعَلٰۤى اٰلِهِ الصَّلاَةُ وَالتَّسْلِيمَاتُ مِْلأَ اْلاَرْضِ وَالسَّمٰوَاتِ
سُبْحَانَكَ لاَعِلْمَ لَنَاۤ اِلاَّ مَاعَلَّمْتَنَاۤ اِنَّكَ اَنْتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ
« Gloire à Toi ! Nous ne savons rien d'autre que ce que Tu nous as enseigné, Tu es, en vérité, l'Omniscient, le Sage »
Ô Allah, par la vérité de celui pour qui, par son geste, la lune s’est fendue en deux, fais que mon cœur et les cœurs des étudiants sincères des « épitres de la lumière » soit comme la lune qui réfléchit la lumière du soleil : Le Coran…Amin, Amin.
Extrait de l’appendice de l’épitre des
« miracles ahmadiens »
[Cette étude (qui consolide les recherches sur les signes de la prophétie Ahmadienne) est une réponse aux questions soulevées par « la première problématique » des trois « problématiques » importantes posées à la fin du « troisième fondement » de l’épitre de l’ascension. C’est en quelque sorte un résumé de la table des matières.]
Question : Pourquoi Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a été particularisé par le miracle de « l’ascension » ?
Réponse : votre première question a été traitée en détail dans le « trente-troisième Segment » du livre des « Segments ». Nous le traiterons ici dans les grandes lignes en reprenant l’index des « perfections » du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) », ce qui était le plus adéquat pour cette « ascension extraordinaire. »
Les livres saints comme la Thora, l’Evangile et les Psaumes renferment des allusions à la prophétie du noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) malgré qu’ils aient été sujet à des falsifications tout au long des époques. A notre époque, le grand savant Hussein Jasr a extrait de ces livres cent dix allusions, qu’il a recensé dans le livre intitulé « rissalatou hamidiya ».
De très nombreux devins ont prédit l’avènement du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avant son apparition. Cela été fermement établi par l’histoire, et les nombreux récits qui s’y rapportent ont été formellement authentifiés. On peut citer par exemple les deux célèbres devins Chiq et Satih qui ont prédit la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avant son apparition et qui ont dit qu’il était le Prophète de la fin des temps.
Les évènements de la nuit de sa naissance : La chute des idoles de la Kaaba, la fissuration du palais de Kisra, et les centaines de faits extraordinaires similaires et de signes connus et mentionnés dans les livres d’histoire.
Le jaillissement de l’eau d’entre ses nobles doigts pour abreuver l’armée, les pleurs du tronc sec qui se trouvait dans la mosquée prophétique à cause de la séparation d’avec le Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ce en présence d’un très grand nombre de nobles compagnons, la fente de la lune en deux à quoi fait allusion le noble verset : وَانْشَقَّ الْقَمَرُ « Et la lune se fend », et les milliers de miracles similaires dont l’authenticité a été établie par les théologiens spécialisés et mentionnés dans les biographies et livres d’histoire.
Les sympathisants et les ennemis du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont d’accord qu’il n’y a aucun doute que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) possédait les meilleures caractères et au plus haut point, et que sa prédication est caractérisée par les qualités louables au plus haut degré. Ses relations sociales et son comportement avec les gens témoignent de cela. Sa superbe loi « Charia » renferme les plus excellentes des vertus. Les nobles caractères inhérents à sa religion de droiture le prouvent.
Nous avons montré dans la « deuxième allusion » du « dixième Segment » que le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est arrivé au plus haut degré de la servitude et à la dévotion la plus élevée dans sa religion répondant ainsi à la volonté d’Allah de manifester sa fonction de divinité en accord avec Sa sagesse.
Il est donc naturellement le plus noble des guides vers la beauté et la perfection absolue du Créateur, et le meilleur connaisseur du fond de la volonté d’Allah (qu’Il soit glorifié) dans la manifestation de cette beauté par l’intermédiaire d’un envoyé, comme le requiert la sagesse et la réalité.
Aussi, il est à la fois le témoin et le plus grand indicateur de la perfection de l’œuvre divine dans la beauté absolue du Constructeur du monde. Et par sa grande prédication et sa voix la plus forte, il satisfait la volonté d’Allah (qu’il soit magnifié et exalté) en attirant l’attention sur la perfection de l’œuvre divine et en la proclamant.
Il est aussi évidemment le plus parfait de ceux qui ont proclamé le monothéisme dans tous ses degrés. Il a satisfait la volonté du Seigneur de l’univers en proclamant l’unicité divine suivant les nombreuses classes de créatures.
Il est aussi de toute évidence le plus beau et le plus poli des miroirs qui reflète les contours de la beauté du Roi de l’univers et les subtilités de Sa bonté sans failles (comme le montrent ses actions remarquables). De ce fait, il est la meilleure créature d’Allah, la plus aimée d’Allah et celle qu’Allah fait aimer aux créatures. Il satisfait le vouloir d’Allah (qu’Il soit glorifié) en Lui offrant la vision de cette sainte beauté et sa manifestation comme le requiert la réalité et la sagesse.
Il est celui, qui de toute évidence, est le plus grand connaisseur des trésors du monde de l’invisible du Constructeur de ce monde, ces trésors pleins de miracles merveilleux et des joyaux les plus précieux. Il était la meilleure personne pour parler de ces trésors et les décrire. De ce fait, il satisfait la volonté d’Allah (qu’Il soit glorifié) en dévoilant ces trésors cachés.
Il est aussi de toute évidence le meilleur éducateur par le Saint Coran pour les hommes, les djinns, les entités spirituelles « rouhanis » et les anges. Il est la personne la plus importante qui a mis en évidence les significations des « traces » du Constructeur de cette création, qu’Il a orné avec les plus beaux ornements, et dans laquelle Il a établi des créatures dotées de sens pour percevoir, ainsi ces créatures peuvent voir, réfléchir, et raisonner. Donc, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) satisfait la volonté d’Allah dans la mesure où il déchiffre les significations de ces « traces » et donne leurs valeurs aux gens de la réflexion et de la contemplation.
Il est aussi de toute évidence, celui qui était le plus à même de dévoiler les réalités du Coran afin de faire apparaitre la finalité et les objectifs des changements de la création. Il était le plus disposé à percer le mystère déconcertant des créatures, pour répondre à trois questions existentielles : « Qui suis-je ? », « D’où je viens ? », et « Vers où je vais ? » Il accomplit la volonté d’Allah qui l’a envoyé pour décoder ces énigmes pour les gens doués de perception.
Il est aussi de toute évidence, le plus complet pour exposer les objectifs divins du Saint Coran, et le meilleur pour tracer le chemin qui mène à l’agrément d’Allah (qu’Il soit glorifié). Il satisfait Sa volonté car il fait connaitre aux êtres dotés de perception ce qui leur vaudra l’agrément d’Allah par l’intermédiaire de la révélation, après leur avoir fait connaitre le Créateur à travers Ses œuvres, en leur faisant aimer Ses œuvres car ells constituent de grands bienfaits à leur égard.
Il est aussi ce grand personnage, qui s’est acquitté de sa mission consistant à délivrer le message du Saint Coran. Il a rempli parfaitement sa mission et de la meilleure des façons. Il a satisfait la volonté du Seigneur de l’univers en orientant l’être humain de la multiplicité vers l’unité, du périssable vers l’immuable. Allah (qu’Il soit glorifié) l’a créé et a fait de lui le fruit de la création, il lui a donné d’énormes prédispositions pour réaliser la totalité de la servitude. Il les a éprouvés par les sens qui les tournent vers la multiplicité et ce bas monde.
Les plus nobles des créatures sont les êtres vivants, les plus nobles des êtres vivants sont ceux dotés de perception, et les plus nobles des êtres dotés de perception sont les fils d’Adam, qui sont les plus parfaits. Ainsi, celui qui parmi les fils d’Adam anoblis, remplit parfaitement les fonctions évoquées précédemment et dans toutes leurs dimensions, il n’y aucun doute qu’il réalisera son « mi’raj » son immense ascension et qu’il se rapprochera d’Allah d’« une distance de deux arcs ou moins que cela », et il frappera à la porte du bonheur éternel, il ouvrira les coffres de la vaste miséricorde divine, et il pourra voir de ses propres yeux les réalités invisibles de la foi.
Celui qui contemple les créatures dispersées dans l’univers, s’apercevra que la beauté sur une action de protection, et que la splendeur aboutira à un acte d’embellissement. Naturellement, cette protection et cet embellissement impliquent l’existence d’une volonté de protéger et un objectif d’embellissement, c'est-à-dire de la part du Constructeur pour Ses constructions. Ainsi, cette ferme volonté indique de toute évidence l’existence d’un désir fort et élevé, d’un amour sacré du Créateur envers sa créature.
C’est pour cette raison qu’évidemment la créature la plus aimée de ce Créateur Généreux qui aime Ses créatures, est celui qui rassemblera toutes ces qualités, et qui manifestera parfaitement dans son essence les subtilités de la création, et qui les connaitra et les fera connaitre, qui se fera aimer, et qui admirera avec émerveillement et respect la beauté des autres créatures.
Qui est-ce qui a inspiré aux cieux et à la terre de répéter en écho : « Gloire à Allah …A la volonté d’Allah…Allah est Le Plus Grand… », ainsi que les oraisons d’émerveillement, de glorification, de proclamation de grandeur de ce qui a été incrusté dans les créatures comme grâces qui les ornent, charmes qui les embellissent, et de subtilités et perfections qui les illuminent ? Qui a remué les créatures avec les mélodies du Saint Coran provoquant une attraction irrésistible de la Terre et de la mer envers elles dans un désir violent plein d’admiration et d’estime qui aboutit à la méditation et à la proclamation des formules de glorification et de l’Unicité divine ? Est-ce que cette personnalité bénie peut être quelqu’un d’autre que Mohammed, le digne de confiance (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)?
Sur le plateau de la balance des bonnes actions, ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) aura autant de bonnes actions qu’en aura accomplies sa nation conformément au principe : « Celui qui est la cause d’une bonne action est comme celui qui accomplit cette bonne action. » L’ensemble des prières accomplies par les fidèles de sa nation font partie de ses perfections morales. La miséricorde divine se déverse indéfiniment sur lui, et il reçoit un amour de Dieu sans limites, sans parler de ce qu’il récolte comme fruits et récompenses spirituelles immenses pour avoir accompli sa mission de messager de Dieu. Il n’y a aucun doute que ce noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ira au paradis, au lotus de la limite, au trône immense et qu’il se rapprochera « d’une distance de deux arcs ou moins que cela ». En effet, il est la source de la vérité, l’essence véritable et la sagesse elle-même.
اَلْبَاقِى هُوَ الْبَاقِى
L’éternel est l’Eternel
Saîd Nûrsî
Seizième étape de l’épitre du « signe suprême »
A propos de « l’épitre Ahmadienne »
Chaque chercheur de vérité dans ce bas monde devrait avoir ce discours intérieur : J’arriverai à connaitre mon Roi et mon Créateur à travers les créatures de l’univers. En premier, je dois visiter l’homme le plus parfait de l’existence, le plus grand homme qui a guidé vers le Bien et que même ses ennemis ont reconnu, celui qui a la plus grande renommée et la parole la plus véridique, celui qui a la position la plus élevée et l’intelligence la plus vive. Celui-ci ne peut être que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), qui a éclairé avec ses vertus et son Coran quatorze siècles. Mais pour pouvoir accomplir cette noble visite et commencer à me mettre en route pour le trouver, je dois d’abord me transposer au meilleur des siècles, à l’époque du bonheur, l’époque de la prophétie…Ainsi, avec son intellect, il se transpose à cette époque, et il constate que cette époque est véritablement devenue grâce au Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) l’époque du bonheur, l’époque de l’âge d’or de l’humanité. Car le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), avec sa lumière, a transformé complètement son époque, il a transformé des peuples bédouins qui étaient noyés dans l’ignorance et l’illettrisme en professeurs chargés d’enseigner le monde et en maitres.
Ce chercheur de vérité devrait se dire aussi : « Je dois avant tout acquérir un minimum de connaissances sur cette personnalité miraculeuse, et je dois vérifier la crédibilité de ses propos et la véracité de ses affirmations. Ensuite, à partir de cela, je pourrais connaitre mon Créateur (qu’Il soit glorifié). » Il effectue donc des recherches, et il trouve d’innombrables preuves catégoriques et formelles qui confirment la véracité de la Prophétie. Nous allons donner un aperçu de neuf d’entres elles :
Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est caractérisé par les meilleures prédispositions et les qualités louables, qui sont reconnues par ses contradicteurs. Il a aussi produit des centaines de miracles comme la fente de la lune, il a pointé la lune de son doigt et la lune s’est fendue en deux comme le mentionne le Coran : وَانْشَقَّ الْقَمَرُ « Et la lune se fend » (Sourate Qamar, v.1). Il a défait l’armée des ennemis avec une petit poignée de sable qu’il a jetée et le sable est rentré dans les yeux de tous les hommes de cette armée, ce qui est mentionné dans le Coran : وَمَا رَمَيْتَ إِذْ رَمَيْتَ وَلٰكِنَّ اللهَ رَمٰى « Ce n’est pas toi qui a lancé, mais c’est Allah qui a lancé » (Sourate Anfal, v.17). Ses compagnons se sont abreuvés de l’eau jaillissant comme le « kawthar » d’entre ses cinq doigts bénis, alors qu’ils étaient assoifés. Il réalisa des centaines d’autres miracles. Ces récits nous ont été rapportés avec des chaines ininterrompues de narrateurs et leur authenticité a été formellement établie. A ce sujet, le chercheur pourra consulter le « dix-neuvième écrit » de l’épitre « des miracles Ahmadiens ». En effet, cette épitre met en évidence trois cent miracles du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) avec des preuves irréfutables et des chaines de transmission fiables.
Prenant connaissance de cela, le chercheur de vérité se dira alors : « Une personne avec une telle noblesse de caractère, avec de tels mérites et qui a produit d’aussi nombreux miracles éclatants, est certainement véridique dans ses paroles. Il est absolument impossible (avec tout le respect qu’on lui doit) qu’une telle personne se rabaisse à la ruse, au mensonge et à l’imposture qui caractérisent les corrupteurs.
Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a apporté le Coran qui est un miracle. Le caractère miraculeux du Coran porte sur sept aspects. C’est Le Roi de l’univers qui est L’Auteur du Coran auquel se sont soumis et ont cru plus de trois cent millions d’êtres humains et à toutes les époques. Le « vingt-cinquième Segment » de l’épitre « des miracles coraniques », qui lui-même est le soleil des « épitres de la lumière », a avancé des arguments très forts qui démontrent que le Saint Coran est un miracle comportant quarante aspects et que c’est vraiment la parole du Seigneur de l’univers. Pour avoir les détails du caractère inimitable du Coran, le chercheur devra se référer à cette épitre célèbre. Puis il pourra conclure : « Le dépositaire de la parole d’Allah, l’interprète des actes divins, le transmetteur de cette nouvelle de la plus haute importance à l’ensemble de l’humanité, est la vérité elle-même. Il n’est absolument pas possible qu’un mensonge provienne de lui ou qu’il soit sujet au doute.
Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a été envoyé avec la Loi sacrée « Charia », la religion naturelle, la pure servitude, l’invocation sincère et un appel global et une foi profonde. Il n’y a pas eu de cas similaire et il n’y en aura pas. Il n’existe pas quelqu’un de meilleur et de plus parfait que lui, et il n’y en aura pas.
En effet, cette loi « Charia » émanant d’un illettré (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a administré un cinquième de l’humanité (avec toutes les différences entre les humains) avec vérité, justice à travers ses lois nombreuses et spécifiques. Personne n’a amené quelque chose de comparable.
Aussi, cet « Islam » qui provient des actes, des paroles, et des états spirituels d’un illettré (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), est le guide et la référence de trois cent millions d’êtres humains et à toutes les époques. L’Islam est leur directeur de conscience, il illumine et poli leurs cœurs, il éduque et purifie leurs âmes, Il est le support de la découverte de leurs esprits et de leur élévation. Personne n’a amené quelque chose de comparable à l’Islam.
On peut citer aussi la supériorité du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans toutes les sortes d’adorations que comprend sa religion, sa piété immense, sa crainte scrupuleuse d’Allah, ses efforts constants, son observance exceptionnelle des subtilités de la dévotion, même dans les moments les plus difficiles, sa réalisation de la pure servitude sans qu’il n’imite qui que ce soit dans toutes ses dimensions et de la manière la plus parfaite, proclamant l’unicité de Dieu du début jusqu’à la fin. Sans aucun doute, on n’a jamais vu quelqu’un de semblable.
On peut considérer aussi « Jouchan el kabir » qui est une des milliers de prières (supplications) du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il y a une connaissance de Dieu très élevée. Si l’on prend l’ensemble des gnostiques et des saints, aucun n’est arrivé à ce niveau de connaissance spirituelle (gnose), ni n’a pu formuler une telle prière et ceci du début des temps et tout au long des périodes qui se sont succédées. Il apparait clairement que cette prière (supplication) n’a pas de semblable. On peut regarder par exemple la brève explication de l’un des quatre vingt dix neuf extraits du « Jouchan el kebir » au début de l’épitre « Munajat », on ne pourra que conclure que cette prière « Jouchan » n’a pas son équivalent, et qu’elle est le summum de la connaissance du Seigneur.
Aussi, dans la transmission de son message et dans l’appel à la vérité, le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a manifesté une force, une détermination et un courage inégalables. Il n’a jamais eu ne serait-ce qu’un atome d’hésitation, et il n’a jamais été assailli par l’angoisse. Il n’a jamais eu peur de quoi que ce soit, malgré l’hostilité des grands états, des grandes religions, de son peuple et de sa tribu, même son oncle était son ennemi farouche. Il a défié tout seul le monde entier, et Allah lui a donné la victoire et l’a honoré en couvrant la tête de ce bas monde avec la couronne de l’Islam. Dans la transmission des messages d’Allah, qui peut se comparer à Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ?
De plus, le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a été doté d’une foi extrêmement forte et enracinée en lui par une certitude inébranlable et exceptionnelle. Sa croyance et sa doctrine sont extrêmement élevées et ont rempli le monde lumière. Les idées, les croyances, les sagesses des sages, le savoir des chefs spirituels qui étaient en vigueur à l’époque n’ont eu aucune influence sur lui, et n’ont provoqué en lui aucun doute, ni aucune hésitation, ni aucun affaiblissement, ni aucune perturbation. En effet, ils n’ont pu ébranler ni sa certitude, ni sa foi, ni sa confiance en Dieu, ni sa sérénité. Alors qu’ils étaient ses opposants, ses détracteurs et ses négateurs. De plus, il est la source d’inspiration de tous les saints et vertueux qui se sont élevés dans la morale et qui ont gravi les échelons spirituels, et en premier lieu les nobles compagnons avec leur haute stature spirituelle qui ont compris qu’il était au summum de la spiritualité. Cela nous montre encore que dans sa foi en Dieu, Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’a pas son pareil.
Ainsi, il n’existe pas de loi qui puisse se mesurer à la « Charia », il n’y a pas de religion qui puisse rivaliser avec l’Islam et son monothéisme strict. La pure servitude du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’a pas d’équivalent, sa prière est superbe et magnifique, son message est universel et global, sa foi est miraculeusement surhumaine. De cela, le chercheur de vérité comprendra que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne peut être ni un menteur, ni un imposteur.
Le consensus des prophètes (que la paix soit sur eux) et le fait qu’ils expriment les mêmes réalités spirituelles sont des preuves formelles de l’existence de Dieu et de son unicité, et cela atteste aussi de l’authenticité du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de la véracité de son message. Car tous les indices de la véracité du message de ces prophètes (que la paix soit sur eux) et tous les fondements de leurs prophéties : Leurs qualités sanctissimes, leurs miracles, leurs missions se retrouvent dans le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et même dans des meilleures dispositions, comme cela est confirmé historiquement. Les prophètes (que la paix soit sur eux) ont annoncé à travers la Thora, l’Evangile, les Psaumes et les Feuillets de la venue de cette personnalité bénie, ils ont porté la bonne nouvelle aux gens de l’avènement du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). D’ailleurs l’épitre « des miracles Ahmadiens » a clairement mis en évidence plus de vingt allusions claires et manifestes de la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans les écritures saintes. Donc, en annonçant la venue du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et en révélant qu’il allait parachever la mission de la prophétie et de l’appel à Dieu, et à travers leurs miracles et leurs prophéties, les prophètes (que la paix soit sur eux) ont confirmé le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), et ont consolidé sa prédication. Ainsi, à travers tout cela, le chercheur de vérité comprendra que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est un vrai prophète.
Des milliers de saints sont parvenus à la vérité et à la réalisation spirituelle avec tout ce que cela comporte comme perfections morales, dons, dévoilement et contemplation. Ils ont pu réaliser cela en se conformant aux prescriptions du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), en suivant son éducation et en s’inspirant de lui. D’une certaine manière, cela montre l’unicité d’Allah. Et le fait qu’ils aient tous pris le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) comme professeur et guide prouve la véracité de son message. Ainsi, le chercheur de vérité peut voir le témoignage de tous ces gens qui ont cru à la lumière de sa sainteté et qui ont adhéré à tout ce que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a révélé du monde de l’invisible avec la lumière de sa foi (dans ses trois niveaux : La science de la certitude, l’œil de la certitude et la vérité de la certitude). Ainsi, il devient évident pour le chercheur et aussi clair que la lumière du soleil en plein jour que Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) que ce grand guide spirituel est véridique et authentique.
Des millions de théologiens spécialistes, de purifiés, d’érudits véridiques, de sages croyants qui ont gravi les degrés de l’excellence, ont étudié les enseignements de ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Malgré qu’il soit illettré, ils ont puisé chez lui le savoir des saintes réalités spirituelles, des sciences élevées, et la connaissance de Dieu (gnose). D’une certaine manière, tout cela démontre l’unicité d’Allah qui est la base de l’apostolat du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ainsi, ils sont tous d’accord sur la véracité de la prophétie et ils ont établi des preuves irréfutables et ils attestent de la véracité du plus grand des enseignants, de la rectitude du professeur suprême et de la fiabilité de ses paroles. Leur témoignage est donc un argument aussi clair que le jour de sa sincérité et de la crédibilité de son message. Et l’ouvrage des « épitres de la lumières » avec ses différentes parties et sa centaine d’exemples, constitue une preuve de plus de l’authenticité et de la véracité de ce Prophète bien aimé (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Ce grand groupe de personnes que l’on désigne par « la famille et les compagnons » sont les plus célèbres des êtres humains après les prophètes pour leur perspicacité, leurs instructions, leurs perfections morales élevées, leurs meilleures positions, leurs grandes renommées, leurs attachements très forts à la religion, et la concordance de leurs visions. Si tu t’enquiers de cela et que tu mènes des investigations sur le noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), sur ses idées et sa manière d’agir, avec persistance, désir ardent, et sérieux, tu constateras qu’ils sont unanimement d’accord que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est celui qui dans ce bas monde a les paroles les plus véridiques, la position la plus élevée, et celui qui est le plus attaché à la vérité. Leur consensus et leur foi profonde dans le Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est une preuve claire comme la lumière du soleil en plein jour.
Cet univers est la manifestation de Celui qui l’a construit, conçu, formé, créé, organisé, et qui le gère en établissant la mesure, la forme et la limite de toute chose. C’est comme si cet univers était un palais somptueux, ou un grand livre, ou une superbe exposition, ou une célébrité notoire. Mais cela implique l’existence de celui qui va nous expliquer les significations que renferme ce grand livre et les objectifs divins qui se profilent derrière les créature de l’univers, celui qui va nous enseigner les sagesse du Seigneur dans les changements et les variations, et nous donner des leçons sur les conséquences des mouvements fonctionnels, celui qui va nous faire découvrir la nature et les aptitudes de chaque créature. Cela implique qu’il soit un grand prédicateur, un professeur éminent, et un enseignant brillant. A partir de ce point de vue, le chercheur de vérité comprend maintenant que l’univers témoigne de la véracité de ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de sa droiture, et qu’il est la meilleure personne pour assumer parfaitement ces fonctions et ces missions (par rapport à l’univers), qu’il est le meilleur envoyé du Seigneur de l’univers.
Il faut donc comprendre que ce superbe et parfait univers, et les créatures qu’il contient est la manifestation de l’Etre suprême doté de sagesse et de perfection. Ainsi à travers la beauté et la splendeur de Sa création, Il se fait connaitre et aimer. Il faut Le remercier et Le louanger de Ses innombrables bienfaits et délices. Il incite les créatures à l’adoration en reconnaissant Sa Seigneurie et en réalisant la servitude caractérisée par l’amour, la reconnaissance de Ses faveurs, et le remerciement pour son éducation, le don de Ses subsistances qui traduisent Sa bienveillance et Sa compassion (Il octroie Ses nourritures aux saveurs variées et toutes sortes de délices manifestant Son hospitalité Seigneuriale). Il invite les créatures à la foi, à la soumission, à l’obéissance, en reconnaissant Sa fonction de divinité qu’Il manifeste à travers les changements de période, l’alternance du jour et de la nuit, Sa gérance parfaite, Ses procédures majestueuses, Sa puissance impressionnante et la sagesse de Ses créations. Il manifeste Sa justice en couvrant toujours les justes de Sa protection, et en faisant disparaitre le Mal et les nuisances des oppresseurs et des menteurs en les anéantissant par des châtiments célestes.
La créature la plus aimée d’Allah, Son serviteur le plus sincère est forcément celui qui œuvre sincèrement pour réaliser les objectifs divins cités précédemment, celui qui déchiffre le secret de la création de l’univers, et dévoile son mystère, qui agit toujours au nom de son Créateur, tirant sa force de Lui et n’ayant recours qu’à Lui dans toute chose, c’est celui dont l’assistance et la réussite lui viennent d’Allah (qu’Il soit glorifié). Est-ce que celui-ci peut être quelqu’un d’autre que Mohammed le Quraych (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ?
A ce stade, le chercheur de vérité se dira : « Ces neuf réalités prouvent indiscutablement la véracité de ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il n’y a nul doute qu’il est le pole de la noblesse de l’humanité, il est l’axe autour duquel est centrée la fierté du monde, il est digne qu’on l’appelle le plus noble des fils d’Adam, et qu’on le surnomme la fierté des mondes. Il a dans sa main l’ordre du Très Miséricordieux, le Saint Coran dont la majesté de son autorité spirituelle domine sur la moitié de la Terre. De plus, la perfection de sa personnalité et ses qualités élevées montrent qu’il est le plus grand être humain de l’existence. Ainsi, le dernier mot par la grâce de notre Créateur (qu’Il soit glorifié) revient à Mohammed (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). »
Les fondements du message de ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et toute sa vie, sont un témoignage de l’existence de Celui qui est nécessaire à l’existence, prouvent Son unicité, exposent Ses qualités majestueuses, et manifestent Ses beaux noms, et confirment tout cela en le proclamant haut et fort. L’apostolat du Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) s’appuie sur les milliers de réalités spirituelles qui forment les fondements de la religion, et sur la force qu’Allah a donné à Son Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) pour réaliser des centaines de miracles absolument merveilleux.
Ainsi, ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) surnommé « le Bien aimé d’Allah » est le soleil qui éclaire l’univers, et la preuve de l’existence de notre Créateur (qu’Il soit glorifié) et de Son unicité. Pour appuyer et confirmer cela, nous allons présenter trois types de grands groupes consensuels, qui ne trompent pas et qui ne se font pas tromper :
Premier consensus : C’est le consensus de ceux qui sont connus et sont distingués par le nom de la « Famille de Mohammed » (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ce groupe lumineux a à sa tête l’imam ‘Ali (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Si le voile (qui couvre le monde de l’inconnaissable) était ôté, cela ne rajouterai rien à ma certitude. » Et qui a derrière lui des milliers de grands saints à la clairvoyance (spirituelle) aiguisée et à la vision qui perçoit le monde invisible, comme Cheikh Kiylani (qu’Allah sanctifie son secret) qui voyait avec sa clairvoyance perçante le Trône immense et Israfîl alors que celui-ci est loin de la Terre.
Deuxième consensus : c’est le consensus du groupe connu sous le nom des « nobles compagnons » célèbre dans le monde (qu’Allah les agrée tous). Leurs consensus portent sur leur croyance, leur adhésion sincère et leur foi forte et profonde à ce noble Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cela les a conduits à d’énormes sacrifices, ils ont sacrifié leurs âmes, leurs biens, leurs pères et leurs parents. Ils étaient un peuple bédouin qui vivait dans un milieu illettré, vide de toute manifestation de vie sociale et d’idées politiques. Ils n’avaient ni guidée, ni livre lumineux. Ils étaient noyés dans les ténèbres de l’époque antéislamique. En un temps très court, ils sont devenus des professeurs enseignants, des chefs politiques, des gouvernants justes pour les nations qui avaient porté au plus haut niveau la civilisation, les sciences, les relations sociales et la politique. Ils ont gouverné en Orient et en Occident, et les étendards de leur justice flottaient sur Terre et sur mer.
Troisième consensus : c’est l’adhésion et la croyance d’innombrables éminents savants de cette communauté, qui sont très profonds et spécialisés dans leurs sciences. Ils ont emprunté des chemins divers, et ils sont des milliers à chaque époque à hériter de leurs prédécesseurs les sceptres de la maitrise de leurs sciences respectives. Quel consensus unit cet ensemble de théologiens qui sont parvenus au degré de la science de la certitude !
Ainsi, le chercheur de vérité pourra juger que le témoignage de l’unicité divine par ce Prophète illettré (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas le simple témoignage d’un individu, c’est un témoignage universel, général et total, inébranlable. Même si l’ensemble des démons se réunissaient pour réfuter ce témoignage et l’effacer, ils n’y arriveraient pas.
Ainsi se termine le voyage de chercheur de vérité qui s’était transposé avec son esprit à l’époque du bonheur, où il a pu collecter quelques tranches de vie de cette école lumineuse dans la « seizième étape au niveau de la premier station ».
On pourrait résumer tout cela comme suit :
لاَۤ اِلٰهَ إِلاَّ اللهُ الْوَاجِبُ الْوُجُودِ الْوَاحِدُ اْلاَحَدُ الَّذِى دَلَّ عَلَى وُجُوبِ وُجُودِهِ فِى وَحْدَتِهِ: فَخْرُ عَالَمٍ وَشَرَفُ نَوْعِ بَنِى اٰدَمَ، بِعَظَمَةِ سَلْطَنَةِ قُرْاٰنِهِ، وَحَشْمَةِ وُسْعَةِ دِينِهِ، وَكَثْرَةِ كَمَالاَتِهِ، وَعُلْوِيَّةِ اَخْلاَقِهِ، حَتّٰى بِتَصْدِيقِ أَعْدَاۤئِهِ. وَكَذَا شَهِدَ وَبَرْهَنَ بِقُوَّةِ مِئَاۤتِ الْمُعْجِزَاتِ الظَّاهِرَاتِ الْبَاهِرَاتِ الْمُصَدَّقَةِ الْمُصَدِّقَةِ، وَبِقُوَّةِ اٰلاَفِ حَقَاۤئِقِ دِينِهِ السَّاطِعَةِ الْقَاطِعَةِ، بِاِجْمَاعِ اٰلِهِ ذَوِى اْلاَنْوَارِ، وَبِاِتِّفَاقِ اَصْحَابِهِ ذَوِى اْلاَبْصَارِ، وَبِتَوَافُقِ مُحَقِّقِى أُمَّتِهِ ذَوِى الْبَرَاهِينِ وَالْبَصَاۤئِرِ النَّوَّارَةِ
« Il n’y a de dieu qu’Allah, Le Seul, L’Unique. Celui qui a montré la nécessité de Son existence et Son unicité est la fierté du monde, la noblesse du genre adamique, avec l’immense autorité de son Coran, sa grande modestie, sa moralité parfaite et ses caractères élevés qui sont même reconnus par ses ennemis. Aussi, il a témoigné et son témoignage est consolidé et renforcé par des preuves éclatantes, qui s’appuient sur des centaines de miracles manifestes et merveilleux qui confirment la prophétie, sur des milliers de réalités spirituelles de sa religion resplendissante, sur le consensus des hommes de lumière, et de l’unanimité des compagnons dotés de clairvoyance, et l’accord des sommités intellectuelles de cette communauté, avec leurs preuves et toute la richesse et la diversité de leurs points de vue. »