Les Écrits
Reading modeÉcrit 11
PDF

11 / 35

Écrit 11

1,241 words6 min read

بِاسْمِهِ  ·  وَاِنْ مِنْ شَىْءٍ اِلاَّ يُسَبِّحُ بِحَمْدِهِ

En Son nom, Gloire à Lui

« Il n’y a aucune chose qui ne chante Sa louange »

( Cet écrit est une ordonnance très important, elle indique des perles sorties des coffres immenses pour quatre signes merveilleux. )

Mon cher frère !

Le sage Coran à enseigner à mon âme poussant au mal quatre questions différentes à divers moments. Je les ai consignées pour qui le désire parmi mes frères qui cherchent à en obtenir un profit ou un enseignement.

Ces questions clarifient des perles du coffre des réalités de quatre versets nobles différents lorsqu’on les scrute. Chaque recherche possède un aspect et un profit particuliers.

Première recherche :

Le Très Haut a dit :

اِنَّ كَيْدَ الشَّيْطاَنِ كَانَ ضَعِيفًا « La ruse de Satan est faible » (al-Nissâ, 76)

Ô mon âme en partie soumise aux suggestions et aux doutes !

Ce que prétend l’imagination et produisent les pensées incontournables sont au-delà des dessins de mon choix. Si ces dessins proviennent du bien et de lumières elles engendrent une chose réelle dans sa forme et son apparence jusqu’à un certain point. Comme par exemple la lumière et la chaleur du soleil qui se reflètent dans un miroir. Si l’image produite est désagréable et opaque, la réalité n’est pas manifeste et surtout concernant son aspect formel ou son apparence comme ce qui est détestable ou vulgaire qui peut apparaître dans le miroir comme agréable et noble. De surcroît, l’image de la vie dans un miroir ne mord pas.

Cela repose sur le fait que l’imagination de la mécréance n’est pas la mécréance. De même, imaginer un blasphème est différent du blasphème lui-même surtout s’il n’est pas délibéré. On peut penser qu’une obligatoire ne soit pas nécessaire dans l’absolu.

Si le coté pernicieux, vulgaire et détestable d’une chose a pour cause une interdiction divine comme l’exprime le dogme des gens de la vérité que sont les gens de la sunna et du consensus. Surtout si la chose imaginée concerne une obligation sans que cela ne soit le fruit d’un choix ou d’une volonté et concernant lequel il n’y aucune interdiction divine. Ainsi, la chose peut ne pas être envisagée comme détestable, ni vulgaire ou pernicieuse bien que sa forme imaginative puisse l’être.

Seconde question :

Un fruit est sorti dans un champ près de la montagne de Bârlâ sous un arbre à pins et à goudrons, je l’ai exposé dans le livre les « Segments ».

Troisième question :

Cette question et la suivante sont des parties des symboles qui clarifient la décadence de la vie actuelle à travers l’inimitabilité du Coran. Comme cela fut rappelé dans le « Segment » 25, ce sont deux exemples parmi des milliers qui démontrent où mènent l’égarement et la violence des centres urbains actuels qui s’opposent aux statuts du Coran.

Le droit du Coran dit : فَلِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ اْلاُنْثَيَيْنِ « La part d’un homme est équivalente à celle de deux femmes » (al-Nissâ, 176). Le propre de la justice et la source de la miséricorde est ici même.

Oui ! Ce jugement est juste. L’homme qui épouse une femme assure ses dépenses de manière générale. Quant à la femme, lorsqu’elle se marie, elle part vivre chez son mari et se repose sur lui pour ses dépenses. Cela compense son héritage moindre que celui de l’homme.

Le statut coranique est plein de miséricorde, car la femme est faible et dans le besoin et nécessite la sollicitude de ses parents et la miséricorde de ses frères qu’elle trouvera en cas de besoin. Tel est ce statut coranique qui implique cette sollicitude de la part de ses parents si elle est atteinte d’une nuisance. Le regard de ses parents est protecteur et tende à lui éviter toute incommodité. D’ailleurs il n’est pas dit que la moitié de son héritage aille à des étrangers et à d’autres personnes inconnues. Cette sollicitude et cette prévenance des parents, ne dénaturent pas la situation difficile et leur angoisse.

Elle trouvera de la part de son frère miséricorde et assistance et se ressentira aucun jalousie ou concurrence. Son propre frère ne doit pas non plus sentir ici une occasion de concurrence, il est possible que leur père dépense cette moitié pour le bien être de sa fille en la plaçant entre les mains d’un proche. Cette miséricorde et cette assistance ne doivent occasionnée aucun trouble et nuisance.

Cette jeune fille fragile et pure, faible et frêle de constitution ne perd pas grand-chose en réalité. Elle obtient en échange une opulence permanente de la part de ses proches ainsi que leur sollicitude et leur miséricorde. Si lui est octroyée une part plus importante que ce qui doit lui revenir normalement, on peut penser que cela est une miséricorde d’Allah supplémentaire. Mais ce n’est pas le cas, mais une injustice à son encontre. Il est possible qu’une voie s’ouvre devant elle et la mène à l’avidité qui s’empare des âmes en cette époque et rien n’est plus abominable. Cela rappelle l’avidité extrême dont faisaient preuve les gens de l’époque d’égarement (avant la révélation) à l’encontre des femmes. C’est ce que confirme le jugement coranique comme cette parole confirme ce statut :

وَمَاۤ اَرْسَلْناَكَ اِلاَّ رَحْمَةً لِلْعَالَمِينَ « Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes », (al-Anbiya, 107).

Quatrième question :

La parole du très Haut dit : فَـِلاُمِّهِ السُّدُسُ « Pour sa mère, un sixième », (al-Nissâ, 11).

La civilisation (al-madaniya), sans le mîm (m) devient l’abjection (al-daniya) comme cela devient une cause d’injustice (comme cela est rappelé dans la question précédente) à l’encontre de la femme lorsqu’on lui donne plus que son droit. Cela engendre un crime odieux. De la part des parents. Ceci fait partie des nombreuses injustices qu’elles subissent.

Oui ! la sollicitude d’un parent, sa douceur qui est la meilleure preuve de la miséricorde du très Haut et sa plus belle expression de respect. Elle est la plus infime et précieuse des réalités de cette existence.

La mère est par excellence la plus généreuse, la plus proche et la plus miséricordieuse des victimes. Elle sacrifie son corps, sa vie et sa tranquillité pour son enfant en lui exprimant sa douceur et sa sollicitude. Au point qu’une poule qui fait partie d’un genre existencié des plus simples, exprime ce genre de compassion. Elle repousse les agressions du chien et l’assaut du lion pour protéger ses poussins en passant outre sa peur et sa couardise.

La protection de la mère est comme une aile étendue sur cette chère réalité et en ce domaine. Celui qui abandonne sa mère commet un crime et une véritable injustice. Il renie un bienfait sachant que cette réalité est digne de respect au point où le trône du miséricordieux en tremble. Tout ce qui s’écarte de cela cache un poison sous un aspect positif pour la vie de l’homme commun. Si cette monstruosité n’est pas saisie par ses zélateurs, les gens de réalisation savent que le jugement du sage Coran est sa parole : فَـِلاُمِّهِ السُّدُسُ « Pour sa mère, un sixième », (al-Nissâ, 11). Ceci est la pure vérité et la justice parfaite.

اَلْبَاقِى هُوَ الْبَاقِى

L’éternel est l’Eternel

Saîd Nûrsî