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Écrit 26

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[Ce vingt-sixième écrit se compose de quatre points de recherche légèrement liés entre eux]

Premier point de recherche

بِاسْمِهِ سُبْحَانَهُ  ·  وَاِنْ مِنْ شَىْءٍ اِلاَّ يُسَبِّحُ بِحَمْدِهِ

 · 

وَاِمَّا يَنْزَغَنَّكَ مِنَ الشَّيْطَانِ نَزْغٌ فَاسْتَعِذْ بِاللهِ اِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

En Son nom, Gloire à Lui

« Il n’y a aucune chose qui ne chante Sa louange »

Au nom de Dieu le Miséricordieux par essence et par excellence

« S’il t’arrive une fois d’être aiguillonné par le Diable, demande protection à Dieu, c’est Lui qui entend tout et Le Savant parfait » (Les détaillées:36)

L’argument du Coran contre le Diable et son parti

Ce premier point de recherche qui arrête Iblîs, qui bat Satan et fait taire les tyrans, est le résultat d’un incident qui arriva réellement et c’est la réponse à un terrible complot satanique. J’avais écrit cet incident en entier il y a dix ans dans le livre « al-lawame’ » (Les brillantes) et je m’en souviens maintenant:

Onze ans avant de composer ce message, j’écoutais un jour un récitateur lire le Coran dans la mosquée Bayzid à Istanbul, pendant les dix derniers jours du mois béni de Ramadan. Et voilà que soudain, j’entends une voix intérieure attirer mon attention sans que je ne voie de personne particulière qui me parle. Je lui prêtais l’oreille et le trouvais en train de dire:

Tu trouves le Coran très élevé et très brillant. Et si tu le regardais d’un regard neutre et le jugeais d’un cerveau neutre ? Je veux dire: Suppose que le Coran soit la parole d’un humain regarde-le selon cette supposition. Lui trouves-tu alors les mêmes avantages et bons côtés?

En réalité, je le suivis et supposais que le Coran est la parole d’un humain. Je l’ai regardé sous cet angle-là et me trouvais soudain dans une profonde obscurité. Les éblouissantes lumières du Coran se sont éteintes et l’obscurité a envahi les lieux. C’était comme si quelqu’un avait touché à l’interrupteur d’électricité.

J’ai alors su que c’était Satan et qu’il voulait me faire tomber dans un gouffre. J’ai cherché refuge auprès du Coran-même et voilà que Dieu m’envoya une lumière dans le cœur et grâce à laquelle je me trouvais fort et capable de me défendre. Alors le débat avec Satan commença ainsi:

J’ai dit: Satan! Juger avec neutralité, sans prendre le parti d’aucun des deux côtés, c’est s’en tenir à une position entre les deux. Mais le jugement neutre auquel tu m’invites -toi et tes élèves parmi les humains– c’est une prise de position opposée. Elle n’est pas neutre, c’est plutôt une déviation temporaire à la religion, car regarder le Coran comme étant parole humaine et tenir un jugement de raison à la lumière de cette supposition, c’est déjà prendre une position opposée et s’en tenir à la chose vaine et y obéir.

Alors Satan a dit: suppose qu’il est parole d’un parti du milieu? Donc ne dis pas que ce sont les paroles de Dieu, ni d’humains.

J’ai dit: Cela aussi ne pourra jamais être possible, car s’il se trouve une somme d’argent disputée et que les deux partis soient situés à un lieu proche l’un de l’autre, alors cet argent doit être mis chez quelqu’un d’autre qu’eux, ou dans un lieu qui leur est accessible. Et le parti qui arrive à prouver qu’il mérite l’argent, le prend alors. Mais si les deux partis sont à des lieux éloignés l’un de l’autre, par exemple si l’un est en Orient et l’autre en Occident, alors selon la règle connue, l’argent doit être laissé chez celui qui tient l’argent de force dans sa main car il est impossible de laisser l’argent en un lieu situé entre eux.

Ainsi, le noble Coran est une chose précieuse et d’un rang élevé et appartient à Dieu et l’éloignement entre les paroles de Dieu et celles des humains est un éloignement absolu, sans limites : c’est l’éloignement entre les mots du Seigneur-et-maître de l’univers et les mots des humains. C’est pourquoi il est impossible de mettre l’argent entre les deux partis, car il n’y a absolument pas de milieu entre eux. Ils sont comme l’existence et le néant : pas de juste milieu entre eux. Voilà pourquoi c’est le parti divin qui met la main sur le Coran. C’est pourquoi il faut accepter la chose telle quelle et expliquer les exemples à la lumière de cela. Cela signifie que c’est entre les mains du Tout-Puissant, sauf si l’autre parti arrive à affronter et à battre toutes les preuves indiquant que ce sont les paroles de Dieu. C’est alors qu’il peut lui tendre la main, autrement, c’est impossible.

Jamais quelqu’un ne pourra ébranler cette perle précieuse stabilisée sur le Trône majestueux par des milliers de preuves stables et incontestables. Personne ne peut oser détruire les preuves des piliers érigés pour faire tomber cette perle précieuse du Trône majestueux.

Alors sache, Satan, que les détenteurs de la vérité et de l’équité jugent les choses par la raison de façon correcte, que tu le veuilles ou non. Leur croyance au Coran s’accroît à la moindre preuve.

Quant à la route vers laquelle tu guides, toi et tes élèves, c’est-à-dire en supposant que le Coran est parole d’humains, même si tu faisais tomber la perle précieuse attachée au Trône une seule fois, à terre, il faudrait alors qu’il y ait une preuve puissante qui batte toutes les autres preuves et qui suffit à contenir toutes les preuves pour pouvoir les soulever de terre et les stabiliser sur le trône de la spiritualité. Rien que par cela, il serait sauvé de l’obscurité de la mécréance et des illusions et il atteindrait la lumière de la croyance, et c’est une chose difficile qu’il est difficile de réaliser de nos jours. C’est ainsi qu’à notre époque, nombreux sont ceux qui perdent la foi suite à ton complot portant le masque du jugement neutre de la raison.

Satan dit: la tournure du Coran ressemble aux paroles humaines. Il se trouve sous forme de débats avec les humains, ce sont donc des paroles humaines. Si c’étaient des paroles de Dieu, elles seraient extraordinaires sur tous les plans, comme cela conviendrait à Dieu et ne ressemblerait pas aux paroles des humains, tout comme la création de Dieu ne ressemble pas à la création des humains!

J’ai alors répondu: notre noble Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) demeura dans le rang humain, en ce qui concerne ses actions et toutes ses affaires – sauf ses miracles et ses qualités – et pourtant, il a suivi par obéissance les méthodes indiquées par Dieu et Ses ordres, comme tout autre humain. Il souffrait du froid et de peines profondes. Cependant, il ne reçut pas de qualités extraordinaires pour qu’il soit un exemple pour la nation par ses actes, un guide pour eux à travers les étapes par lesquelles il est passé et un modèle par ses gestes et silences. S’il fut extraordinaire dans toutes les étapes par lesquelles il passa, il ne lui aurait pas été permis d’être un imam pour tous les gens et un exemple dans toutes ses affaires et il n’aurait pas représenté un symbole de miséricorde pour les univers.

Il en est de même pour le noble Coran: il est l’imam des gens sensibles et le guide des humains et des djinns et le guide des personnes raisonnables vers le bien et l’enseignant des chercheurs de la vérité. Il est nécessaire que le Coran ressemble à la forme du débat des humains et soit du même style, car les humains et les djinns s’en inspirent pour leurs prières ferventes et en apprennent leurs invocations et parlent de leurs problèmes selon son style et en apprennent les mœurs qu’ils doivent suivre. Tous ceux qui y croient, le prennent pour imam et pour référence.

Si le Coran était du style divin tel que l’entendit notre maître Moïse (que la paix soit sur lui) au « Mont Tor », les humains n’auraient pas pu le comprendre ni supporté de l’écouter, ni n’auraient pu en faire leur référence pour leurs affaires. Notre maître Moïse (que la paix soit sur lui), qui est des Prophètes dits de bonne volonté, n’a pu supporter l’audition que d’une partie des mots du Tout-Puissant. Il dit au Seigneur: Est-ce ainsi que vous parlez ? Dieu dit : J’ai le pouvoir de toutes les langues

Mais Satan reprit: Nombreuses sont les personnes qui citent des affaires de religion ressemblant à celles qui figurent dans le Coran. Un humain ne peut-il pas composer un texte, au nom de la religion, qui ressemblerait au Coran ?

Je répondis, en m’inspirant du noble Coran:

Premièrement: Celui qui tient de près à la religion démontre la vérité et dit: la vérité, c’est telle chose… cela représente la volonté de Dieu… Il dit cela par amour pour la religion, il ne peut parler au nom de Dieu à sa guise, et il ne peut dépasser ses limites en prétendant parler au nom de Dieu ou en essayant de parler de Lui en imitant les mots du Tout-Puissant. Il tremblerait de crainte devant la constitution divine:

فَمَنْ اَظْلَمُ مِمَّنْ كَذَبَ عَلَى اللهِ «Qui est plus injuste que celui qui a menti à propos de Dieu» (Les Factions:32).

Deuxièmement: Il est tout-à-fait impossible pour un humain d’entreprendre un tel travail et d’y réussir, c’est impossible à cent pourcent. Des personnes proches peuvent s’imiter, et des personnes d’un même genre ou d’une même race peuvent usurper l’identité l’une de l’autre, et ainsi duper temporairement les gens. Mais personne ne peut duper les gens d’une façon permanente, car les savants et les intellectuels verront sans aucun doute la fausseté et la duperie à une certaine étape ou dans un certain acte. Le mensonge sera découvert un jour et la ruse ne durera pas. Si celui qui veut imiter n’est pas qualifié, comme une personne banale qui veut imiter Avicenne dans le domaine de la science, ou un berger qui veut paraître tel un roi dans son royaume, il ne pourra duper personne, au contraire, il sera la risée de tous car il sera clair qu’il est un trompeur.

Un papillon de nuit, quoi qu’il fasse, ne peut prendre l’apparence d’une étoile pour les astronomes, de même, une mouche, quoi qu’elle fasse, ne peut prendre l’apparence d’un paon pour ceux qui ont une bonne perception. Il est également impossible pour un simple soldat d’usurper l’identité d’un maréchal de l’armée et d’occuper sa fonction pour une longue période, sans être dévoiler. De même, il est impossible pour les chercheurs minutieux de ne pas dévoiler un escroc, un menteur sans croyance qui prétend être le plus honnête et le plus pieux des gens. Il ne pourra cacher sa perturbation et son hésitation et ne pourra cacher sa duperie au regard des gens intelligents.

Il est impossible que ces types de comportements demeurent inaperçus. Tous ceux qui ont un cerveau ne peuvent y croire et verront sans aucun doute que c’est de la folie. Il en est de même pour l’idée de considérer le Coran comme étant parole humaine – à Dieu ne plaise, mille fois à Dieu ne plaise – cela requiert la connaissance de l’essence du Livre évident, qui est l’étoile brillante de vérité, le soleil brillant des perfections qui émet des rayons de vérité dans le ciel du monde islamique, comme il est possible de le voir… La supposition requiert de considérer cette lumière éblouissante comme une lueur qu’apporterait un prétentieux en la formulant selon son âme bestiale par des mythes (à Dieu ne plaise mille fois). Ses proches et ceux qui le suivent de près ne voient pas cela, au contraire, ils le voient comme une étoile brillant haut dans le ciel et une source de vérités ! Cela est totalement impossible. En plus, si tu exagères, Satan, et que tu commets de plus en plus de ruses et de complots, tu n’arriveras toujours pas à réaliser cela, ni tu n’arriveras à en convaincre un cerveau sain. Tu ne fais qu’attirer les gens en leur faisant voir de loin l’étoile brillante comme un papillon de nuit.

Troisièmement: Supposer que le Coran est parole humaine suppose que les vérités et les secrets du livre du discernement, aux qualités élevées et à la clarté miraculeuse, ce livre qui réunit l’humidité et la sécheresse, ce livre qui laisse des traces sublimes dans le monde de l’humanité et dont témoignent d’éblouissantes manifestations et qui a une influence bénie et donne des résultats valeureux –comme nous pouvons le voir. C’est lui qui ravive l’âme de l’humanité, qui la vivifie et la mène au bonheur éternel.

Cette supposition requiert que ce livre qui représente le sage discernement, y compris de ses vérités sublimes, soit une invention de l’Homme, malgré son manque de connaissance et l’absence de toute aide. Cette supposition requiert également que les proches de ce falsificateur, les personnes intelligentes qui le suivent de près, ne puissent remarquer aucun indice de duperie, au contraire, ils doivent toujours le voir comme étant sincère, ferme et sérieux, ce qui est totalement impossible. En plus, celui qui a suivi, toute sa vie, le chemin de la sincérité des actions, de la croyance, de la sécurité, de la fidélité, de l’honnêteté et de la droiture, et qui y a également guidé les autres, celui-ci devrait être –si l’on suit cette supposition- une personne indigne de confiance, infidèle et sans religion… Tout cela n’est qu’un aperçu de l’impossibilité de cette supposition. Ce n’est qu’une absurdité mécréante honteuse pour Satan lui-même, car c’est une affaire où il n’existe pas de compromis. Si le noble Coran n’était pas parole de Dieu –supposition impossible-, il tomberait alors du Trône Suprême sur Terre. Il ne resterait pas au milieu pour devenir sujet à des mythes, alors qu’en réalité, il contient la totalité des vérités. Ainsi, celui qui a annoncé cette chose divine et éternelle, s’il n’était pas un Prophète – à Dieu ne plaise- cette supposition demanderait qu’il chute du plus haut des cieux au niveau le plus bas sur terre, du rang des perfections et des vertus à la nature des comploteurs. Il ne resterait pas au milieu, car celui qui ment à Son propos, chute dans l’abîme la plus profonde.

Voir une mouche comme étant un paon, ou voir les traits élégants d’un paon dans une mouche est une chose vraiment impossible ! Cette affaire est tout aussi impossible. Seule une personne ivre, en état de déraison, peut en considérer la possibilité.

Quatrièmement: Supposer que le noble Coran est parole humaine suppose que le Coran qui est le guide sacré et la lumière guidant la nation mohammadienne, le Coran qui représente la plus grande communauté et la plus grande armée chez les humains et qui peut, grâce à ses sages lois, ses fermes constitutions et ses ordres immuables être la force qui aiderait cette grande armée à envahir les deux mondes et à conquérir à la fois le bas-monde et l’autre monde. Cette conquête se ferait grâce aux systèmes que le Coran leur a donnés pour gérer leurs affaires et leurs vies. Il leur a également donné des armes intellectuelles et matérielles, a instruit les cerveaux des individus –chacun selon son rang-, a dompté leurs cœurs, a soumis leurs âmes, a purifié leur conscience et a utilisé leurs membres –comme nous pouvons le voir. Cette supposition requiert donc que ces paroles soient manigancées, qu’elles n’aient ni force ni puissance ni importance – à Dieu ne plaise, et encore à Dieu ne plaise- cela signifie qu’il faudrait accepter cent suppositions totalement impossibles. En plus, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) est celui qui a passé sa vie à suivre les lois de Dieu et à guider les autres hommes à s’y conformer. C’est lui qui a appris à l’humanité les constitutions de la Vérité, à travers ses actes honnêtes et en montrant la droiture et le chemin du bonheur par ses paroles agréables et raisonnables. Il est celui qui craignait Dieu le plus et qui Le connaissait le mieux et celui qui a parlé de Lui aux gens, comme en témoigne sa méthode pure, jusqu’à avoir groupé le cinquième de l’humanité et la moitié du globe terrestre, le long de mille trois cents cinquante ans où il a été un commandant éclaireur pour la nation. Il toucha le monde entier et devint véritablement une source de fierté pour l’humanité entière. A suivre cette supposition, il aurait fallu qu’il ne connaisse pas Dieu et qu’il ne craigne pas son châtiment et qu’il soit au niveau d’un humain ordinaire, ce qui est tout-à-fait impossible. L’affaire n’accepte pas de compromis, car si le noble Coran n’était pas la parole divine et qu’il avait chuté du Trône suprême, il n’aurait pas pu rester dans une position médiane, mais aurait dû émaner d’un menteur sur Terre.

De là, je te dis, Satan, que si tes complots doublent cent fois en nombre, tu n’arriverais toujours pas à convaincre ceux qui ont une raison saine et un cœur pur.

Satan répondit: Comment ne pourrais-je pas les séduire ? J’ai mené beaucoup de gens et de célébrités à renier le Coran et la prophétie de Muhammad !

Réponse:

Premièrement: A regarder une grande chose de loin, elle paraît très petite, à tel point que celui qui regarde une étoile dirait: c’est comme la lueur d’une bougie.

Deuxièmement: Le regard superficiel voit l’impossible comme étant possible. On raconte qu’un homme âgé regarda le ciel pour voir le croissant de lune indiquant le début du mois de Ramadan. Un poil blanc de ses sourcils tomba devant ses yeux. Il le prit pour le croissant de lune et dit : J’ai vu le croissant de lune!

Ainsi, il est impossible que ce poil soit un croissant. Mais comme il tentait de voir le croissant de lune en particulier, et que ce poil tomba devant lui, il lui parut donc -secondairement- que le poil était la lune, c’est pourquoi cet impossible devint possible.

Troisièmement: La dénégation diffère de la non-acceptation ou le refus. La non-acceptation est la nonchalance ou le fait de fermer les yeux devant les vérités et les nier par ignorance et non suite à un argument. Ainsi, beaucoup d’impossibles peuvent se cacher derrière ce voile, il ne se préoccupe pas de ces choses.

Quant à la dénégation, ce n’est pas la non-acceptation, mais l’acceptation du néant, c’est un jugement. Celui qui entreprend ce jugement doit raisonner. C’est ainsi qu’un diable comme toi peut lui enlever la raison et le duper par la dénégation. Et puis, Satan, tu as dupé ces misérables bêtes qui sont à l’image des humains, tu leur as présenté l’idolâtrie et la dénégation qui créent de très nombreux impossibles dus au doute, à la déroute, au sophisme, à l’entêtement, à la falsification, à l’orgueil, à la négligence, à l’imitation et autres complots qui montrent l’absurde comme étant vrai et l’impossible comme étant possible.

Quatrièmement: Supposer que le noble Coran est parole humaine requiert d’imaginer un livre guidant –comme nous le voyons- les purs de cœur, les honnêtes et les savants qui brillent comme des étoiles dans le ciel de l’humanité. Un livre qui enseigne la vérité, la justice, l’honnêteté, la droiture et la sécurité grâce à l’évidence et la raison. Un livre qui réalise le bonheur dans les deux mondes grâce aux vérités des fondements de la foi et des constitutions des piliers de l’Islam. C’est Le livre de la claire vérité et de la pure réalité; il est la représentation de l’honnêteté, du discours tranchant entre le vrai et le faux que l’absurdité ne peut atteindre de quelque côté que ce soit. Par cette supposition, il faut imaginer ce livre ayant des qualités, des influences et des lumières contraires à sa réalité. Il faudrait donc l’imaginer comme une imposture venant d’un tricheur… Cela est une chose atroce et impossible qui ferait honte même aux sophistes et aux diables. C’est une absurdité de la mécréance qui ferait trembler.

En plus, cette supposition implique qu’il faudrait que le plus croyant, le plus pieux et le plus honnête (par le cœur et la parole) selon le témoignage de la Charia qu’il a apporté et selon l’extraordinaire dévotion dont il a fait preuve –selon l’accord de tous- et l’adoration sincère et selon les mœurs vertueuses qu’il donne, selon l’accord des aimés de Dieu et des ennemis et le consentement des savants dont ils furent les disciples et les chercheurs de la vérité et de la perfection, il faudrait –à suivre cette supposition- que cette personne soit sans religion, non fiable et ne craignant pas Dieu (Dieu nous en garde mille fois). C’est là commettre une atrocité, une déviation profonde allant vers l’obscurité.

Nous pouvons conclure de ce qui précède que: Comme il figura dans « La dix-huitième indication » du « Dix-neuvième Ecrit » : Celui qui ne possède que le pouvoir d’écoute pour comprendre le miracle du Coran, dit: à comparer le Coran au reste des livres que j’ai écoutés, il s’avère qu’il ne ressemble à aucun d’eux et qu’il est d’un niveau différent. C’est pourquoi le Coran est soit en dessous de tous, soit au-dessus de tous. La première possibilité étant impossible, les ennemis, ni même Satan, ne peuvent s’y résoudre. C’est pourquoi le Coran est plus haut que tous les autres livres. Cela signifie que c’est un miracle.

A cet exemple, nous disons, en nous référant à un argument tranchant, appelé «al-sabr wal-taqsim », selon la science des origines et la logique que:

Je m’adresse à toi, Satan, et à vous, les disciples de Satan!

Le noble Coran est soit la parole de Dieu, venant du Trône suprême, du nom suprême, soit il est l’imposture d’une personne qui ne craint pas Dieu et ne croit pas en Lui, ni ne Le connaît (Dieu nous en garde mille fois). Tu ne pourras prononcer cela, après les arguments tranchants précédents. C’est pourquoi il est certain, sans le moindre doute, que le noble Coran est la parole du Seigneur-et-Maître des univers, car l’affaire ne comporte pas de compromis: c’est une impossibilité qui ne peut arriver, comme nous l’avons fermement prouvé et tu l’as écouté toi-même.

Ainsi, Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui), est soit le messager de Dieu et le maître des envoyés et la meilleure de toutes les créatures, ou alors il faudrait le considérer (à Dieu ne plaise mille fois) comme un humain qui ment au sujet de Dieu et qui ne Le connaît pas et qui ne croit pas en Lui ni en Son châtiment et qui chuterait au niveau le plus bas. C’est ce que tu es incapable de dire, Iblîs, ni toi, ni les philosophes européens et les hypocrites asiatiques car personne au monde ne te croirait en t’écoutant dire ces choses.

C’est pourquoi les philosophes les plus corrompus et les hypocrites à la conscience perverse reconnaissent que Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) était d’un intellect exceptionnel et avait des mœurs remarquables.

Tant que l’affaire se résume seulement à deux aspects dont le second est sans aucun doute impossible, personne ne peut donc l’affirmer et une affaire qui ne comporte pas de compromis – comme nous l’avons prouvé par des arguments incontestables- tu es donc obligé Satan, que tu le veuilles ou non, selon la logique et la vérité certaine, de croire que Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) est le Prophète de Dieu, le maître des messagers et la meilleure de toutes les créatures (que la paix et le salut soient sur lui au nombre des anges, des humains et des djinns).

عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ بِعَدَدِ الْمَلَكِ وَاْلاِنْسِ وَالْجَانِّ

Deuxième objection futile de Satan

مَا يَلْفِظُ مِنْ قَوْلٍ اِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ  ·  وَجَاۤءَتْ سَكْرَةُ الْمَوْتِ بِالْحَقِّ ذٰلِكَ مَا كُنْتَ مِنْهُ تَحِيدُ  ·  وَنُفِخَ فِى الصُّورِ ذٰلِكَ يَوْمُ الْوَعِيدِ  ·  وَجَاۤءَتْ كُلُّ نَفْسٍ مَعَهَا سَاۤئِقٌ وَشَهِيدٌ  ·  لَقَدْ كُنْتَ فِى غَفْلَةٍ مِنْ هٰذَا فَكَشَفْنَا عَنْكَ غِطَاۤءَكَ فَبَصَرُكَ الْيَوْمَ حَدِيدٌ  ·  وَقَالَ قَريِنُهُ هٰذَا مَا لَدَىَّ عَتِيدٌ  ·  اَلْقِيَا فِى جَهَنَّمَ كُلَّ كَفَّارٍ عَنِيدٍ

« Il ne prononce pas une parole sans qu’il n’ait à ses côtés un observateur bien prédisposé (à ce rôle) *Et voici venue l’ivresse de la mort en même temps que la vérité. C’est ce que tu as toujours voulu éviter. On souffla alors dans la trompette (de l’Apocalypse) c’est là le jour de l’accomplissement des promesses redoutables * Chaque âme vint alors accompagnée d’un guide et d’un témoin * Tu étais vraiment bien loin de penser à cela. Aussi avons-Nous écarté ton voile et voici que ton regard aujourd’hui est perçant * Son compagnon inséparable (l’un des Anges gardiens) dit (à l’Ange de l’Enfer) : « Voici présent celui qu’on m’a confié » * « Eh vous deux ! Jetez-moi donc en Enfer tout Mécréant entêté qui ne veut rien entendre!» » (Qâf:18-24)

Alors que je récitais ces nobles versets de la sourate (Qâf), Satan a dit:

Pour vous, l’aisance et la clarté du Coran sont les causes les plus importantes de l’élocution, alors que les passages d’un sujet à l’autre manquent de transition et les sauts sont très écartés dans ces versets. Le verset passe de l’agonie de la mort à la résurrection et passe du souffle dans la trompette à la fin du Jugement puis de là, il cite la chute en Enfer. De quelle logique s’agit-il dans ces passages étranges? Nous pouvons voir regroupées, dans le Coran, ces questions éloignées. De quelle aisance et de quelle élocution s’agit-il ?

Réponse: La base la plus importante du caractère inimitable du Coran qui vient après l’élocution suprême, c’est la brièveté. Elle est la base la plus importante et la plus puissante qui compose le caractère inimitable du Coran. Cette brièveté inimitable du noble Coran est fréquente et très agréable en même temps. C’est un trait qui éblouit les savants et les chercheurs minutieux.

Prenons par exemple, le verset du Tout-Puissant:

وَقِيلَ يَاۤ اَرْضُ ابْلَعِى مَاۤءَكِ وَيَا سَمَاۤءُ اَقْلِعِى وَغِيضَ الْمَاۤءُ وَقُضِىَ اْلاَمْرُ وَاسْتَوَتْ عَلَى الْجُودِىِّ وَقِيلَ بُعْدًا لِلْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

« On dit: «O terre, avale ton eau! O ciel, arrête (de pleuvoir) ! » Et l’eau disparut, l’arrêt de Dieu s’accomplit, l’Arche se posa sur le mont Joudy et on dit: « Loin de nous la gent injuste (associatrice)! » (Houd:44)

Ce noble verset montre en quelques courtes phrases l’incident de la grande inondation et ses résultats et l’explique en même temps très brièvement à tel point qu’elle a mené de nombreux chercheurs en rhétorique à se prosterner, tellement son éloquence est magnifique.

Il en est de même pour ce verset du Tout-Puissant:

كَذَّبَتْ ثَمُودُ بِطَغْوٰيهَا  ·  اِذِ انْبَعَثَ اَشْقٰيهَا  ·  فَقَالَ لَهُمْ رَسوُلُ اللهِ نَاقَةَ اللهِ وَسُقْيٰهَا  ·  فَكَذَّبُوهُ فَعَقَرُوهَا فَدَمْدَمَ عَلَيْهِمْ رَبُّهُمْ بِذَنْبِهِمْ فَسَوّٰيهَا  ·  وَلاَ يَخَافُ عُقْبٰيهَا

« Thamoud a tout qualifié de mensonge à cause de leur grande démesure * Quand leur plus grand misérable se mit aussitôt à l’œuvre * Le messager de Dieu leur dit alors : (Respectez) la chamelle de Dieu et son breuvage * Ils le traitèrent de menteur et la tuèrent. C’est alors que leur Seigneur les anéantit à jamais à cause de leur péché et les nivela avec le sol * Et Il ne craint nullement les suites de ce qu’Il a fait » (Le soleil:11-15)

Ces versets annoncent d’une façon inimitable, dans une éloquente brièveté, en quelques courtes phrases, les étranges incidents qui arrivèrent au peuple de Thamoud et quelle fut leur fin. Tout cela fut montré brièvement, avec aisance et clarté, sans porter atteinte à la compréhension.

Prenons encore un exemple, celui du verset du Tout-Puissant:

وَذَالنُّونِ اِذْ ذَهَبَ مُغَاضِبًا فَظَنَّ اَنْ لَنْ نَقْدِرَ عَلَيْهِ فَنَادٰى فِى الظُّلُمَاتِ اَنْ لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اَنْتَ سُبْحَانَكَ اِنِّى كُنْتُ مَنَ الظَّالِمِينَ

« Et l’homme à la baleine (Jonas) quand il s’en alla plein de colère (à cause de la négation obstinée de son peuple), croyant que Nous n’allions pas l’emprisonner (dans le ventre du poisson) Il appela alors dans les ténèbres : « Il n’y a de Dieu que toi, gloire et pureté à Toi ! J’appartenais vraiment aux injustes » (Les Prophètes:87)

De la phrase اَنْ لَنْ نَقْدِرَ عَلَيْهِ « croyant que Nous n’allions pas l’emprisonner » jusqu’à la phrase فَنَادٰى فِى الظُّلُمَاتِ « Il appela alors dans les ténèbres » Il y a plusieurs phrases omises. Mais ces phrases qui ne figurent pas, ne portent pas atteinte à l’aisance du verset qui cite les incidents importants de la vie du Prophète Jonas (que la paix soit sur lui) et laisse le reste à la déduction imaginative.

C’est également le cas dans la sourate de Joseph, car entre le mot فَاَرْسِلوُنِ « Envoyez-moi donc » et يُوسُفُ اَيُّهَا الصِّدِّيقُ « Joseph, toi qui ne dis que la vérité ! » il y a environ huit phrases omises, sans porter atteinte au sens ni à l’aisance du verset.

Les exemples de ces genres de brièvetés inimitables sont très nombreux dans le noble Coran et sont en même temps très agréables.

Quant aux versets qui sont en début de la sourate (Qâf), ils sont d’une étrange et inimitable brièveté. Ils parlent de l’avenir atroce et très long des mécréants: un jour égal la longueur de cinquante mille années. Le verset cite les grands accidents qui arrivent aux mécréants durant leur avenir. Il fait survoler la pensée à la vitesse de l’éclair au-dessus de ces graves incidents et rend cette très longue période de temps comme un registre présent devant les yeux des humains et lègue les incidents non-cités à l’imagination et les présente avec une grande aisance:

وَاِذَا قُرِئَ الْقُرْاٰنُ فَاسْتَمِعُوا لَهُ وََانْصِتُوا لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ « Quand on lit le Coran écoutez-le et faites silence, peut-être serez-vous touchés par la grâce » (L’Enceinte du Paradis:204) Alors dis ce que tu veux, Satan!

Satan dit: Je ne peux faire face à ces preuves et arguments et ne peux me défendre contre eux. Mais il y a beaucoup d’idiots qui m’écoutent et de nombreux diables humains m’apportent l’aide et les renforts et la plupart des philosophes vaniteux et orgueilleux apprennent mes leçons qui assouvissent leur vanité et la renforcent encore davantage. C’est pourquoi je ne me rendrai pas et ne remettrai pas mon arme!

سُبْحَانَكَ لاَعِلْمَ لَنَاۤ اِلاَّ مَاعَلَّمْتَنَاۤ اِنَّكَ اَنْتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ

« Gloire et pureté à Toi ! Nous n’avons de science que ce que Tu nous as enseigné – C’est Toi Le Savant et Le Sage par excellence »

Deuxième point de recherche

[Ce point de recherche fut basé sur l’indécision qui touche toujours ceux qui me servent à cause de la différence de caractères qu’ils voient en moi. Il fut également écrit pour corriger la confiance exagérée de deux de mes élèves à mon sujet et que je ne mérite pas.]

Je trouve qu’une partie des vertus qui reviennent aux vérités du Coran sont décernées aux moyens qui jouent le rôle d’apôtres et aux guides envers ces vérités.

A vrai dire, c’est erroné car la sacralité et l’élévation de la source sont ce qui fait naître une influence dépassant l’influence de nombreuses démonstrations. Tous les gens se laissent guider vers les jugements par cette sacralité.

Quand le guide et l’apôtre cherchent à montrer leur présence et que les regards sont dirigés vers eux –et pas vers les vérités- alors la sacralité de la source disparaît.

C’est en vue de ce secret que j’explique la vérité qui suit à mes frères qui se tournent vers moi beaucoup plus que je ne le mérite:

Un être humain peut porter de nombreuses personnalités, ayant chacune un caractère différent. Par exemple:

Un haut fonctionnaire a une certaine personnalité pendant qu’il occupe son poste, et assume sa haute position. Cette position requiert une certaine dignité pour pouvoir la préserver, ainsi que la responsabilité qu’il porte. Montrer de la modestie devant les visiteurs comporte un genre de servilité et d’abaissement de ce poste. Mais cette même personne a une autre personnalité avec sa famille, et cela demande un caractère différent de celui qu’il a au travail. Plus il est modeste, plus c’est préférable. Mais s’il montre une part de cette dignité à la maison, cela est considéré comme de l’orgueil de sa part.

Une personne a donc une certaine personnalité correspondant à son poste et qui diffère en de nombreux points de sa vraie personnalité. Si ce fonctionnaire mérite ce poste et qu’il possède la volonté d’accomplir sa fonction, les deux personnalités sont donc proches l’une de l’autre. Mais s’il ne mérite pas son poste et qu’il a de faibles moyens, comme si on plaçait un soldat à la place d’un maréchal, les deux personnalités sont très différentes car les qualités banales d’un soldat et ses simples sentiments ne correspondent pas au caractère élevé que requiert le poste de maréchal.

Ainsi, votre pauvre frère ici présent a trois personnalités très distinctes l’une de l’autre, voire extrêmement éloignées.

La première: C’est une personnalité temporaire qui se limite à servir le Coran seul, car je suis un guide au service du sage Coran. Je ne possède pas le caractère élevé et fin que demande le poste de prêche au Coran. C’est plutôt une fine disposition naturelle que requiert ce haut poste, cette position splendide. Toutes les mœurs et vertus de ce genre que vous voyez ne sont pas miennes, mais sont propres à ce poste, alors ne me regardez pas à travers elles.

Deuxième personnalité: Quand je me tourne vers Sa porte, au Tout-Puissant et que je L’implore, Il me fait la grâce de me donner une personnalité spéciale pendant les moments d’adoration, de sorte à ce que cette personnalité fasse naître des traces issues de l’origine de la signification de l’adoration. Cette origine, c’est que l’Homme reconnaisse qu’il a manqué à son devoir envers Dieu et prenne conscience de sa pauvreté face à Dieu et de recourir à Lui avec abaissement et recueillement. Avec cette personnalité, je me vois plus impuissant, plus pauvre et manquant à mon devoir devant Dieu que toute autre personne. Alors si le monde entier se mettait à me louer et à me faire des louanges, personne ne pourrait me convaincre que je suis bon et vertueux.

La troisième: C’est ma vraie personnalité, celle inspirée de « l’ancien Saïd » qui se compose de traits qui sont demeurés dans l’héritage de « l’ancien Saïd ». Elle montre parfois une envie d’orgueil et d’amour du prestige et manifeste de basses mœurs et une façon vile de faire des économies, car je ne suis pas issu d’une famille riche.

Alors, mes frères, je ne révélerai pas beaucoup de défauts de cette personnalité et de ses mauvais états, pour ne pas vous détourner de moi totalement.

Alors, mes frères ! Je ne mérite pas une haute position et n’y suis pas prédisposé car ma personnalité est éloignée des mœurs de la profession de foi et des traces de la mission de l’adoration.

Le Tout-Puissant a montré Son pouvoir miséricordieux envers moi, selon la règle disant que: La faveur divine ne demande pas forcément la disposition de la personne-même. C’est Lui qui asservit ma personnalité, qui ressemble à celle du soldat le plus minime, au service des secrets du Coran, ce qui est considéré aussi élevée que la haute position de maréchal.

Mon âme est donc inférieure à toutes les autres, et mon service est plus élevé que tous les autres.

Alors j’en remercie mille fois Dieu, le Tout-Puissant.

اَلْحَمْدُ ِللهِ هٰذَا مِنْ فَضْلِ رَبِّى

Louange à Dieu, tout cela revient à la grâce de mon Seigneur.

Troisième point de recherche

 · 

يَاۤ اَيُّـهَا النَّاسُ اِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِـنْ ذَكَرٍ وَاُنْثٰى وَجَعَلْـنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَاۤئِلَ لِتَعَارَفُوا

Au nom de Dieu le Miséricordieux par essence et par excellence

« Ô Humains ! Nous vous avons créés à partir d’un mâle et d’une femelle et nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous » (Les Chambres:13)

لِتَعَارَفوُا مُنَاسَبَاتِ الْحَيَاةِ اْلاِجْتِمَاعِيَّةِ فَتَعَاوَنُوا عَلَيْهَا لاَ لِتَنَاكَرُوا فَتَخَاصَمُوا

Cela signifie: Nous avons fait de vous des groupes, des tribus, des nations et des peuples pour que vous vous connaissiez entre vous et non pas pour vous disputer.

Ce point de recherche comporte sept questions:

Premièr sujet: La vérité élevée qu’apporte ce noble verset concerne la vie sociale. C’est pourquoi j’ai dû écrire ce point de recherche avec l’intention de servir le noble Coran et avec l’espoir de bâtir un mur devant les attaques injustes. Je l’ai écrit d’après « l’ancien Saïd » qui est en rapport étroit avec la vie sociale islamique et non pas d’après « le nouveau Saïd » qui cherche à éviter la vie sociale.

Deuxième sujet: Nous présentons un rapport de la modalité de connaissance et de coopération dont parle ce noble verset: L’armée est divisée en régiments, en troupes, en brigades, en bataillons et en détachements pour que chaque soldat connaisse ses devoirs selon ces différentes et diverses relations. Le but est également pour que ces membres de l’armée –sous la constitution de la coopération- accomplissent un travail véritable pour que leur société soit protégée de l’attaque ennemie. Cette division et cette distinction ne vise pas à semer la compétition entre deux équipes ou à susciter la rivalité entre deux brigades ou de mettre deux équipes en opposition.

Il en est ainsi dans la société islamique: elle ressemble à une grande armée. Elle est divisée en tribus et en communautés alors qu’elles ont des milliers de points communs pour s’unir. Elles ont Un même créateur, Un même pourvoyeur de subsistances, un même Prophète, une même qibla, un même Livre et une même patrie, elle a des milliers de points de rencontre et d’unité qui supposent la fraternité, l’amour et l’unité. Cela signifie que la division en communautés et en tribus –comme l’annonce le noble verset- a pour but de se connaître et de coopérer et non pas de s’ignorer et de rivaliser.

Troisième sujet: L’idée du nationalisme s’est propagée et s’est enracinée de nos jours. Les tyrans rusés de l’Europe en particulier suscitent cette pensée sous une forme passive parmi les musulmans pour les séparer et les diriger plus facilement. Puisque la pensée nationaliste apporte un plaisir pour l’âme et contient une force sinistre, nous ne pouvons dire aux spécialistes de la vie sociale: Quittez le nationalisme!

Mais le nationalisme se divise en deux parties:

L’une des deux parties est passive, sinistre, nocive, elle grandit en avalant les autres et engendre l’hostilité envers les autres. Elle agit avec méfiance et cela donne naissance à la rivalité et à la dispute. C’est pourquoi il fut dit dans le noble hadith: (L’Islam efface ce qui le précède) et rejette le fanatisme de la période préislamique. Et le noble Coran donna l’ordre de

اِذْ جَعَلَ الَّذِينَ كَفَرُوا فِى قُلُوبِهِمُ الْحَمِيَّةَ حَمِيَّةَ الْجَاهِلِيَّةِ فَاَنْزَلَ اللهُ سَكِينَتَهُ عَلٰى رَسُولِهِ وَعَلَى الْمُؤْمِنِينَ وَاَلْزَمَهُمْ كَلِمَةَ التَّقْوٰى وَكَانُواۤ اَحَقَّ بِهَا وََاهْلَهَا وَكَانَ اللهُ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمًا

« Et ce parce que ceux qui avaient mécru mirent dans leur cœur la fierté qu’engendre leur grande colère, cette fierté de l’obscurantisme antéislamique. Il fit alors descendre Sa paix et Sa confiance sur le Messager et sur les Croyants et les attacha fermement aux paroles de la piété (la profession de foi). Ils en étaient les plus méritants et les plus dignes et Dieu sait parfaitement toute chose. » (La Victoire: 26). Ce noble verset et ce noble hadith refusent totalement le nationalisme passif et la pensée fanatique car l’ardeur islamique sacrée n’en a pas le besoin.

Quelle appartenance au monde compte trois-cents cinquante millions de personnes et donne à l’individu –autre que l’Islam- ce nombre de frères, des frères éternels?

Tout au long de l’Histoire, il y eut beaucoup de dommages causés par le nationalisme passif dont nous citons:

Les Omeyades ont mêlé une part de nationalisme dans leur politique, alors ils divisèrent le monde islamique, ce qui engendra les nombreux malheurs qu’ils subirent à cause des luttes internes.

Il en est de même pour les peuples d’Europe qui invitèrent au fanatisme et l’encouragèrent à cette époque. Il apporta l’hostilité historique source d’incidents horribles entre les Français et les Allemands et apporta également la grande destruction qu’a causée la guerre mondiale. C’est le l’exemple ultime du désastre qu’apporta cette pensée à l’humanité.

C’est le même cas pour nous: au début de l’âge de la liberté (de l’annonce de la constitution), de nombreuses associations pour les réfugiés se sont formées et à leur tête venaient les Romains et les Arméniens, sous de nombreux noms de clubs qui causèrent la division -les groupes également se sont séparés avec la destruction de la tour de Babel, ainsi que la séparation du peuple de Saba- certains d’entre eux sont même devenus la proie des étrangers et d’autres ont reculé et se sont perdus et déroutés.

Tout cela montre les résultats et les dommages que cause le nationalisme passif.

Quant à maintenant, la haine et l’hostilité entre les groupes et tribus de musulmans –à cause de la pensée nationaliste- représente une perte énorme car ces éléments ont besoin l’un de l’autre à cause de l’injustice dont ils furent victimes, de la grande pauvreté dont ils souffrirent et des étrangers qui les contrôlèrent. Tout cela les écrase. C’est pourquoi le fait qu’ils se considèrent ennemis est une calamité indescriptible, c’est même de la folie et de l’insanité: c’est comme penser aux piqûres des moustiques en oubliant les serpents qui rodent autour d’eux.

En effet, les ambitions de l’Europe qui ne finissent pas et qui n’est jamais satisfaite sont comme les grands serpents à la bouche ouverte, prêts à les avaler. C’est pourquoi, négliger les Européens ou les aider est lié à la pensée raciste passive. Développer le sentiment d’hostilité envers les citoyens des états de l’Est ou de nos frères musulmans du Sud, représente un grand malheur et une grande ruine.

Les gens du Sud ne méritent vraiment pas d’être considérés comme des ennemis. La lumière du Coran n’est arrivée que du Sud, ainsi que la lueur de l’Islam qui a répandu ses rayons chez nous et partout ailleurs.

Considérer ces frères de religion comme ennemis puis prendre l’Islam comme source d’animosité, touche le Coran, c’est l’hostilité envers tous ces citoyens et leurs vies: du bas-monde et de l’autre-monde.

Déclarer l’ardeur nationaliste dans l’intention de servir la société, détruit les piliers des deux vies ensemble. C’est une grande idiotie, aucun rapport avec la jalousie.

Quatrième sujet: le nationalisme positif émane d’un besoin inné de vie sociale. Il mène à la coopération et à l’entraide et produit une force utile à la société. Il devient également un moyen de souder la fraternité islamique.

Cette pensée positive nationaliste doit être au service de l’Islam et doit représenter une forteresse pour lui, un mur protecteur qui l’entoure, et ne pas remplacer l’Islam car l’Islam comporte des milliers de modalités de fraternité qui demeurent éternels dans l’autre monde et dans le monde intermédiaire.

C’est pourquoi la fraternité nationaliste, quoi qu’elle soit solide, ne peut être qu’un voile couvrant la fraternité islamique. Mais remplacer l’Islam par le nationalisme est un crime maladroit et est semblable au fait de mettre des pierres dans un coffre-fort et laisser les diamants à l’extérieur du coffre.

Je m’adresse aux fils de cette nation, les fidèles au Coran!

Vous avez défié le monde entier depuis six cents ans, même plus, depuis mille ans, depuis l’époque abbasside, en levant le drapeau du Coran et en le répandant dans le monde entier. Vous avez fait de votre nationalisme une forteresse protégeant le Coran et une citadelle pour l’Islam et avez obligé le monde à garder le silence envers vous et à accepter votre guidance. Vous avez pris des risques énormes qui ont failli enlever la vie au monde islamique jusqu’à ce que vous soyez devenus la preuve de la vérité du noble verset:

فَسَوْفَ يَاْتِى اللهُ بِقَوْمٍ يُحِبُّهُمْ وَيُحِبُّونَهُ اَذِلَّةٍ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ اَعِزَّةٍ عَلَى الْكَافِرِينَ يُجَاهِدُونَ فِى سَبِيلِ اللهِ

« Dieu fera venir des gens qu’Il aime et qui L’aiment, humbles et doux avec les Croyants, durs avec les Mécréants – Ils combattent sur le chemin de Dieu » (Le Festin:54)

Ne vous laissez donc pas prendre au piège et ne penchez pas vers les pièges des Européens et les déviations de ceux qui imitent les occidentaux. Faites très attention à ne pas faire partie de ceux dont parle ce noble verset à son tout début.

Un cas qui demande l’attention

Le peuple turc est supérieur en nombre à tout autre peuple islamique. Les Turcs sont musulmans dans tous les coins du monde, alors que les autres peuples sont composés de musulmans et de non-musulmans qui cohabitent. C’est pourquoi le peuple turc ne s’est pas divisé comme les autres peuples. Là où se trouve un groupe turc, se trouve l’Islam. Quant à ceux d’entre eux qui ont quitté l’Islam ou qui ne furent jamais des musulmans, ils ne sont plus appelés Turcs, tout comme les Hongrois, à savoir que les autres peuples, même les plus petits, se composent de musulmans et de non-musulmans.

Cher frère turc…

Fais bien attention! Toi en particulier car ton nationalisme s’est mélangé à l’Islam et il est impossible de les séparer. Si un jour tu essaies de le séparer de l’Islam, ce sera alors ta fin. Ne vois-tu pas que toutes les raisons que tu as d’être fier de ton passé sont enregistrées dans le registre de l’Islam? Et que ces causes de fierté ne peuvent en aucun cas être effacées de l’existence ? Ne les efface donc pas de ton cœur en prêtant l’oreille aux soupçons que suscitent les diables humains.

Cinquième sujet: Les peuples éveillés d’Asie ont tenu à leur nationalisme et ont suivi l’exemple de l’Europe sur tous les plans, au point d’avoir sacrifié un grand nombre de leurs sanctuaires en vue de suivre cet exemple.

A vrai dire, chaque peuple a des habits qui lui conviennent et qui sont à sa taille. Et même si le genre de tissu est le même, il y aura sûrement une différence de modèle. Une femme ne peut pas porter l’uniforme du policier et un théologien ne peut porter les habits d’une débauchée.

Imiter aveuglément mène très souvent à la moquerie et au manque de respect car:

Premièrement: Si l’Europe était un magasin ou une caserne militaire, l’Asie serait donc une ferme ou une mosquée. Le propriétaire du magasin pourrait aller au théâtre, mais le paysan n’y prête pas attention. Ainsi, les positions des casernes militaires et des mosquées diffèrent.

Ensuite, l’apparition de plusieurs Prophètes en Asie et l’apparition de la plupart des sages et des philosophes en Europe est un symbole de la destinée divine et un signe de Sa part disant que ce qui éveille les peuples d’Asie et qui les pousse vers l’épanouissement et qui leur permet de réaliser leur volonté, c’est la religion et le cœur. Quant à la philosophie et la sagesse, elles doivent coopérer avec la religion et le cœur et non pas les remplacer.

Deuxièmement: La religion islamique ne se mesure pas au Christianisme car imiter les Européens sur le point de la négligence de leur religion est une imitation aveugle et une grave erreur. Cela car les Européens tiennent à leur religion en premier lieu. La preuve figure dans l’introduction (Wilson*) et (Lloyd George*) et (Vénézélus*) et d’autres semblables à eux parmi les grands de l’Occident. Ils tiennent fermement à leur religion, comme tout prêtre fanatique. Ce sont des témoins à charge prouvant que l’Europe tient à sa religion et peut même être considérée comme fanatique.

Troisièmement: Mesurer l’Islam au Christianisme, quelle que soit grande la différence, est une mesure erronée car à l’époque où l’Europe tenait à sa religion, de manière fanatique, elle n’était pas civilisée et quand elle quitta le fanatisme et l’attachement à sa religion, elle devint civilisée.

Le fanatisme en matière de religion en Europe a suscité des batailles intérieures qui durèrent trois cents ans. Les dictateurs se servaient de la religion comme moyen d’écraser les gens, les pauvres, les penseurs et les hommes de science à tel point qu’il naquit chez le grand public un genre de mécontentement envers la religion.

Quant à l’époque de l’Islam –l’Histoire en est témoin- la religion ne devint une raison de batailles intérieures qu’une seule fois. Et les musulmans – par rapport à l’époque- s’élevèrent brillamment en s’en tenant à la religion et ils se sont unis autour de ce objectif. Le témoin de cela, c’est l’état islamique en Andalousie qui devint la source des grands professeurs d’Europe. Mais quand les musulmans négligèrent leur religion, ils reculèrent et se divisèrent.

De plus, l’Islam est le protecteur des pauvres et du grand public, grâce à la zakat et à l’interdiction de l’intérêt usuraire et d’autres milliers de concepts qui impliquent la pitié envers les gens du grand public.

De plus, l’Islam protège les hommes de science. Il prend la raison et la science comme témoins et les réveille dans les âmes des gens par de nobles versets comme ceux-ci:

اَفَلاَ َيَعْقِلُونَ.. اَفَلاَ يَتَفَكَّرُونَ.. اَفَلاَ يَتَدَبَّرُونَ..

«Que ne se soumettent-ils donc pas à une profonde étude », « Ne méditent-ils donc pas que… », « Est-ce qu’ils ne comprennent rien du tout ? ».

C’est pourquoi l’Islam a toujours été la citadelle des pauvres et la forteresse et le refuge des savants. En Islam, ce genre de rudesse est totalement inutile.

Le secret de la sagesse de l’Islam et la différence essentielle entre lui et les autres religions, dont le Christianisme, est la suivante:

La base de l’Islam, c’est l’unicité pure. L’influence réelle n’est pas liée à des causes ou des intermédiaires qui n’ont pas de valeur en Islam, et ignorent les fondements de l’existence et de la création.

La notion de Prophète acceptée dans le Christianisme donne une importance aux intermédiaires et une valeur aux causes. Cette notion ne brise pas la vanité et l’orgueil, mais donne une part de déisme divin aux moines au point de correspondre aux paroles du Tout-Puissant:

اِتَّخَذُواۤ اَحْبَارَهُمْ وَرُهْبَانَهُمْ اَرْبَابًا مِنْ دُونِ اللهِ «Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme Seigneurs-et-Maîtres à la place de Dieu » (Le Repentir:31)

De là, les grandes personnalités chrétiennes sont toujours religieusement fanatiques, bien qu’elles gardent leur vanité et leur égoïsme, malgré les grandes missions dont ils sont chargés dans le bas-monde. Par exemple: le président des Etats-Unis (Wilson) était un théologien fanatique.

Alors qu’en Islam, qui est la religion de l’unicité pure, ceux qui occupent de hauts postes de l’état, doivent renoncer à leur vanité et à leur égoïsme ou alors ils n’auront pas atteint la vraie piété. C’est pourquoi une partie d’entre eux néglige constamment la religion, voire, quitte totalement la religion.

Sixième sujet: Nous nous adressons à ceux qui exagèrent le problème du racisme et du nationalisme négatif.

Premièrement: De très nombreuses émigrations se sont produites vers tous les coins de la Terre et surtout dans notre pays, depuis la nuit des temps. Et de nombreux peuples ont subi beaucoup de changements et de transformations et ces émigrations vers notre pays ont augmenté, surtout quand il est devenu le centre du gouvernement islamique jusqu’à ce que les autres peuples -comme des papillons- qui rôdent autour de notre pays, s’y sont jetés et y ont habité. Il est donc impossible de distinguer les éléments les uns des autres, sauf à l’ouverture des Tablettes préservées.

Bâtir ses travaux sur le racisme n’a donc aucun sens, au contraire, cela conduit à de mauvaises conséquences. C’est pourquoi l’un des incitateurs au racisme et au nationalisme négatif –qui ne donne aucune valeur à la religion- a dit: Si la religion et la langue sont unes, la nation est donc une.

S’il en est ainsi, il faut donc considérer la langue et la religion comme des liens nationaux et non comme du racisme. Si ces trois éléments sont uns, la nation est alors puissante par essence. Et si l’un de ces éléments est manquant, il est également inclus dans le nationalisme.

Deuxièmement: Nous allons montrer deux avantages parmi des centaines que procure le chauvinisme sacré de la vie sociale des fils de cette nation.

Premier avantage: Ce qui a préservé la nation islamique et son existence -malgré une démographie de vingt ou trente millions- devant tous les pays de la grande Europe, c’est la conception que porte son armée, issue du Coran: « Si je meurs, je suis un martyr et si je combats, je suis un moujahid ». Cette conception a mené les fils de cette nation à accueillir la mort avec un sourire, cela a fait trembler les cœurs des Européens et leur a fait peur.

Sur le champ de bataille, qu’est-ce qui peut donner un tel esprit aux soldats, un esprit de sacrifice, alors que leurs idées sont simples et qu’ils ont de bons cœurs?

Quel racisme peut remplacer cette notion élevée? Et quelle autre pensée peut pousser une personne à sacrifier sa vie et son monde d’ici-bas ?

Deuxièmement: Tous les grands pays européens ainsi que leurs vipères qui ont attaqué la nation islamique ont fait pleurer trois-cents-cinquante millions de musulmans autour du monde qui ont obligé ces pays coloniaux à retirer leur mal et leurs abus pour protéger les musulmans en général, alors ils ont arrêté leur mal.

La force morale et permanente de cette nation peut-elle être sous-estimée ou reniée? Quelle autre force pourrait la remplacer ? C’est là le champ du défi, à eux donc de montrer cette force. C’est pourquoi nous ne devons pas laisser cette grande force nous échapper en vue de tenir à un nationalisme négatif et à un chauvinisme étranger à la religion.

Septième sujet: Nous nous adressons à ceux qui font preuve d’un grand enthousiasme envers le nationalisme négatif:

Si vous aimez véritablement cette nation, et que vous voulez la protéger du mal qui pourrait la toucher, il faut que vous portiez dans vos cœurs une ardeur assez grande et visant la plupart de la nation et non pas une petite partie. Les servir représente un service social temporaire détourné de Dieu –et ils ne méritent ni l’indulgence ni la pitié- et ne pas offrir l’indulgence à leur grande majorité ne représente en rien la fierté et l’ardeur.

La fierté, dans le sens du racisme peut rapporter un bénéfice à deux personnes sur huit : un bénéfice temporaire et ils obtiendront ainsi la fierté qu’ils ne méritent pas. Quant aux six restants, ce sont soit des personnes âgées, des malades, des sinistrés, des enfants, des personnes très faibles ou alors une personne pieuse qui craint Dieu et qui vise l’autre monde. Ceux-ci cherchent une consolation et une lumière qui leur donneraient l’espoir, puisqu’ils se dirigent vers une vie intermédiaire et vers l’autre monde. Ils ont besoin qu’on leur présente la miséricorde et la douceur. Quel chauvinisme permet d’éteindre la lumière de l’espoir chez ceux-ci et de sous-estimer leur consolation? Où est donc la pitié envers la nation et le sacrifice pour son intérêt?

Nous ne désespérons jamais de la présence de Dieu. Dans Sa Toute-Puissance, Il a mis les fils de cette nation ainsi que Sa grande armée depuis mille ans au service du Coran et Il a fait d’eux ceux qui lèvent Son étendard. C’est pourquoi nous avons grand espoir en Sa miséricorde, Il ne vous fera pas de mal en vous causant des malheurs temporaires. Le Tout-Puissant propagera cette lumière et la rendra de plus en plus brillante et fera durer leur profession sacrée.

Quatrième point de recherche

Avertissement: Les quatre points de recherche du « Vingt-sixième écrit » ne sont pas enchaînés, il en est de même pour les dix questions de ce point de recherche, elles ne sont pas enchaînées non plus. C’est pourquoi il ne faut pas chercher le lien qui les unit ni le rapport existant entre elles. Elles sont écrites comme elles ont été données. Ce point de recherche est une partie de sa lettre envoyée à l’un de ses élèves les plus importants et il comporte des réponses à cinq ou six questions.

Premier sujet

Deuxièmement: Tu dis, mon frère, dans ta lettre que les interprètes en expliquant رَبُّ الْعَالَمِينَ « Seigneur-et-Maître des univers », ont dit qu’il existait dix-huit mondes, et tu te renseignes à propos de la raison de ce nombre. Mon frère, j’ignore la raison de ce nombre, mais je me contente de ce qui suit:

Les phrases du noble Coran ne se limitent pas à une seule signification, elles sont jugées comme étant un tout comportant des sens pour chaque classe de l’humanité. Car le noble Coran est un message destiné à toutes les couches d’humains. C’est pourquoi les explications sont jugées comme des particules de cette règle générale. Chaque interprète et chaque connaisseur en matière de religion constitue une partie de cette signification globale. Il se base, dans son interprétation, soit sur ses explorations, ses preuves ou ses références. Un groupe a également dévoilé, dans cette affaire, un nombre de preuves égal à celui-ci.

Exemple: Les aimés de Dieu répètent, dans leurs récitations quotidiennes avec grand soin, les paroles du Tout-Puissant:

مَرَجَ الْبَحْرَيْنِ يَلْتَقِيَانِ  ·  بَيْنَهُمَا بَرْزَخٌ لاَيَبْغِيَانِ « Il a permis aux deux flots (la mer salée et la rivière douce) de se rencontrer * Il y a entre eux un isthme qu’ils n’outrepassent guère » (Le très Miséricordieux:19-20). Ce noble verset a des significations partielles à commencer par le monde de la divinité comprenant le domaine de la certitude et le monde de l’adoration comprenant celui du pouvoir, à terminer par les deux mondes: celui d’ici-bas et l’autre, le monde dont nous sommes témoins et celui dont nous ne savons rien, ainsi que les mers entourant, à l’Est et à l’Ouest. Egalement dans le Nord et le Sud, la mer des Romains et celle de Perse, la mer Rouge, la Méditerranée et la mer Noire – et jusqu’au détroit qui les sépare et d’où sort le poisson nommé Morgane- jusqu’à la Méditerranée, la mer Rouge, le Canal de Suez, les mers d’eau douce, d’eau salée, aux mers d’eau thermale douce espacées et les mers salées se situant sur la surface de la Terre, jointes entre elles. Il y a également ce qu’on appelle les petites mers douces des grands fleuves comme le Nil, Le Tigre, l’Euphrate et les mers salées qui se mélangent à elles.

Toutes ces parties se trouvent dans la signification de ce noble verset, et toutes ces parties sont des significations correctes. Ce sont de vraies significations de ce noble verset et également des significations figuratives.

Ainsi, اَلْحَمْدُ ِللهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ «La louange est à Dieu, Seigneur-et-Maître des univers» groupe également de nombreuses vérités comme citées et les chercheurs de la vérité l’expliquent par différentes clarifications, selon leurs explorations.

Personnellement, je comprends le noble verset comme suit:

Dans le ciel, se trouvent des milliers d’univers. Et il se pourrait que chaque étoile, dans son groupe, constitue un monde à lui. Sur la terre, chaque genre de créatures constitue également un monde à part. Et puis chaque Homme constitue un petit monde. Donc le mot رَبِّ الْعَالَمِينَ « Seigneur-et-Maître des univers » signifie que: chaque monde est directement géré et assumé par la divinité du Tout-Puissant.

Troisièmement: Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit: اِذَاۤ اَرَادَ اللهُ بِقَوْمٍ خَيْرًا اَبْصَرَهُمْ بِعُيوُبِ اَنْفُسِهِمْ ‘Si Dieu veut le bien pour une nation, Il leur fait voir leurs propres défauts’. Et le Prophète Joseph (que la paix soit sur lui) a dit dans le glorieux Coran:

وَمَاۤ اُبَرِّئُ نَفْسِى اِنَّ النَّفْسَ َلاَمَّارَةٌ بِالسُّوءِ «Je ne cherche pas à me disculper. L’âme bestiale est vraiment instigatrice de mal » (Joseph: 53)

En effet, celui qui s’enorgueillit trouve le malheur, par contre, celui qui voit ses propres défauts se trouve chanceux et heureux. Tu es donc heureux, mon frère. Mais parfois, il arrive que l’âme instigatrice se transforme en âme qui ne cesse de faire des reproches ou en une âme apaisée, mais elle soumet ses pulsions aux nerfs et aux veines. Alors ces nerfs et ces veines accomplissent ce travail jusqu’à la fin de la vie. Et malgré la mort de l’âme instigatrice depuis longtemps, ses traces sont toujours visibles. Beaucoup d’aimés de Dieu et de purs de cœur se sont plaint de l’âme instigatrice de mal, bien que leurs âmes soient apaisées. Ils ont demandé l’aide de Dieu contre les maladies du cœur bien que leurs cœurs soient sains et bien illuminés. Ces bonnes personnes ne se plaignent pas de l’âme instigatrice, mais de son influence sur les nerfs. Quant à la maladie, elle ne touche pas le cœur, c’est plutôt une maladie imaginaire. Ce qui t’attaque, mon frère, ce n’est ni ton âme ni les maladies du cœur, mais plutôt l’état que nous avons cité et qui est passé aux nerfs pour la maintenir continuellement jusqu’à la fin de la vie –selon ce que requiert l’humanité- et qui engendre une élévation continuelle.

Deuxième sujet

Les parties des « Lettres de la lumière » comportent la réponse à trois problèmes autour desquels s’était renseigné l’ancien savant. Elles en contiennent la clarification, mais nous ne les citerons ici que d’une façon globale:

Première question: Que veut dire Muhy-din Ibn Arabî quand il dit dans sa lettre à Fakhr-eldine Ar-Razi*: « Connaître Dieu diffère de Le savoir existant» ?

Premièrement: J’ai lu ce qu’il a dit dans l’exemple cité concernant la différence entre le véritable monothéisme et le monothéisme général cité dans « Le vingt-deuxième Segment » où il fait allusion au sens de cette question. Ce sens est expliqué encore plus clairement dans « les deuxième et troisième situations du Trente-deuxième Segment ».

Deuxièmement: Ce qui a poussé Muhy-din Ibn Arabî à dire cela à Fakhr-eldine Ar-Razi, qui fait partie des imams de la théologie scolastique, c’est que: ce que les imams de théologie et de théologie scolastique ont clarifié, concernant les croyances et l’existence de Dieu, le Tout-Puissant et son unicité, n’est pas suffisant, aux yeux d’Ibn-Arabî.

En effet, la connaissance de Dieu déduite par les preuves de la théologie scolastique ne représente pas la connaissance totale et ne donne pas l’apaisement du cœur. Par contre, quand cette connaissance suit la méthode du noble et inimitable Coran, elle devient une connaissance totale et offre l’apaisement total du cœur. Nous demandons à Dieu, Le Très-Haut, Le Puissant de rendre chaque partie des « Lettres de la lumière » telle une lanterne illuminant la voie orthodoxe et lumineuse du noble Coran.

Si la connaissance de Dieu qu’a apprise Ar-Razi grâce à la théologie scolastique, semble déficiente aux yeux d’Ibn-Arabî, il faut dire que la connaissance acquise à travers le soufisme elle aussi est déficiente au même degré, face à la connaissance qu’ont reçue les héritiers des prophètes directement du Coran. Ibn-Arabî dit: لاَ مَوْجُودَ اِلاَّ هُوَ « Il n’y a d’existant que Lui » pour obtenir la présence du cœur permanente devant Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Haut, jusqu’à en arriver à nier l’existence des créatures.

Quant aux autres, pour obtenir la présence du cœur également, ils dirent: لاَ مَشْهُودَ اِلاَّ هُوَ « Il n’y a d’objet de témoignage que Lui ». Ils couvrirent alors d’oubli total les créatures et ont pris une voie étrange.

La connaissance inspirée du noble Coran offre la présence permanente du cœur et elle ne juge pas les créatures comme étant néant ni ne les enferme dans la prison de l’oubli absolu. Au contraire, elle les sauve de la négligence, de l’absurdité et les utilise en vue de l’amour de Dieu, le Tout-Puissant, faisant de toute chose un miroir reflétant la connaissance divine et ouvre en chaque chose une fenêtre menant vers la connaissance divine, comme l’a exprimée Saadi al-Chirazi* par la poésie.

Nous avons montré dans des « Segments » précédents des « Lettres de la lumière » la différence entre ceux qui suivent une méthode inspirée du noble Coran, qui est la méthode la plus correcte et ceux qui suivent la méthode des théologiens scolastiques par un exemple:

Certains obtiennent l’eau par le biais de tuyaux d’un lieu éloigné grâce à un trou qu’ils creusent au pied des montagnes. D’autres trouvent l’eau où qu’ils creusent et la font jaillir où qu’ils soient. Le premier marche dans une route longue et difficile où l’eau est susceptible de diminuer et de disparaître. Quant à ceux qui creusent les puits, ils trouvent l’eau où qu’ils aillent sans difficulté ni obstacle.

Les théologiens scolastiques coupent la chaîne de raisons en prouvant l’impossibilité du «dawr wa tasalsol» à la fin du monde et ensuite, prouvent l’existence de Celui dont l’existence est certaine.

Quant à la véritable méthode du noble Coran, elle permet de trouver l’eau partout et d’en trouver où que l’on creuse. Chaque miracle sublime du Tout-Puissant, comme le bâton de Moïse qui a fait jaillir l’eau là où il frappait. La règle suivante induit tout:

وَفِى كُلِّ شىْءٍ لَهُ اٰيَةٌ تَدُلُّ عَلٰى اَنَّهُ وَاحِدٌ

En chacune de Ses choses se trouve un miracle qui prouve qu’Il est Un

Et puis la croyance ne se réalise pas par la science seule. Il existe de nombreuses spiritualités chez l’Homme qui sont liées à la foi. La nourriture, une fois entrée dans l’estomac, se divise et est distribuée dans les différentes veines, selon les membres du corps. Il en est de même pour les questions de croyance venant de la science dont est convaincue la raison et la compréhension car chacune des spiritualités du corps – comme l’âme, le cœur, le secret de l’âme et leurs semblables – la prennent et l’absorbent selon leur degré. Si l’une des spiritualités perd sa nourriture spéciale, la connaissance est donc manquante et cette spiritualité en demeure privée.

C’est ainsi qu’Ibn Arabî avertit et attire l’attention de Fakhr Eldine Al-Razi vers ce point.

Troisième sujet

Question: Quel est le point de ressemblance entre le noble verset: وَلَقَدْ كَرَّمْنَا بَنِۤى اٰدَمَ « Nous avons effectivement honoré les fils d’Adam » (17 : 70) et le noble verset: اِنَّهُ كَانَ ظَلُومًا جَهُولاً «Il sera toujours un très grand injuste et un très grand ignorant » (33 : 72)

Réponse: La clarification de cette question se trouve dans le « Onzième Segment», « Vingt-troisième Segment» et dans le « Deuxième fruit » de la « Cinquième branche » du « Vingt-quatrième Segment ». Son contenu général en est le suivant:

Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Haut, crée grâce à Son pouvoir absolu beaucoup de choses à partir d’une seule chose. De même, il missionne une chose afin d’entreprendre de très nombreuses missions. Mille et un livres sont donc écrits dans un même registre.

Le Tout-Puissant, le Très-Haut a créé l’Homme, appartenant à un genre regroupant de nombreux genres. Cela signifie qu’Il a voulu accomplir par le biais du genre humain ce qu’accomplissent les différentes catégories d’animaux. Il n’a pas limité les pouvoirs de l’Homme et ses envies par des limites et des restrictions instinctives mais les a laissées libres comme l’air. Par contre, il a limité les pouvoirs et envies de tous les animaux, ce qui signifie qu’ils sont soumis à des restrictions instinctives. Cela signifie que chacun des pouvoirs de l’Homme circulent dans un très grand champ et sont infinis car l’Homme est le reflet de manifestations infinies des attributs du Seigneur-et-Maître des univers. C’est pourquoi il fut donné à ses pouvoirs des moyens infinis.

Exemple: Si on offrait le bas-monde tout entier à l’Homme, il en demanderait davantage, tellement il est avide. Il pourrait faire du mal à des milliers de personnes en vue d’arriver à son propre intérêt!

C’est ainsi que d’infinies mauvaises mœurs se présentent à l’Homme jusqu’à le mener aux niveaux les plus bas des rebelles et des orgueilleux. Il devient ainsi véritablement un « très grand injuste », et ce sans exagéré. Les rangs infinis de l’élévation s’ouvrent devant lui jusqu’à atteindre le rang des prophètes et de ceux qui disent toujours la vérité.

En plus, l’Homme –à l’opposé de l’animal- ignore tout ce qui concerne la vie et est obligé de tout apprendre, il est donc un « très grand ignorant », il aime l’exagération car il a besoin de choses illimitées.

Quant à l’animal, une fois qu’il ouvre les yeux sur la vie, il a seulement besoin de peu choses. Il assimile les conditions de sa vie en un ou deux mois, ou en un jour ou deux ou même en une heure ou deux. C’est comme s’il avait achevé sa croissance dans un autre monde avant d’arriver ici. Par contre, l’Homme ne peut se tenir debout avant un an ou deux, ni ne peut dépendre de lui-même, ni ne connaît si une chose lui est nocive ou utile avant quinze ans. L’exagération dans l’expression « très grand ignorant » indique cela étalement.

Quatrième sujet

Vous vous demandez ce que signifie le noble hadith:

جَدِّدُواۤ اِيمَانَكُمْ بِلاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ Renouvelez votre foi en disant : Il n’y a d’autre divinité qu’Allah, nous l’avons cité dans de nombreux « Segments ». Maintenant, nous allons citer l’un de ses buts:

L’Homme se renouvèle lui-même, comme personne, et renouvèle le monde qui l’entoure, il a donc besoin de renouveler constamment sa foi. Une personne est finalement composée d’un grand nombre de personnes. L’âge d’un individu dépend du nombre d’années ou même de jours qu’il a passés sur Terre. Au fil du temps, chaque individu change, car plus une personne prend de l’âge, plus elle devient comme un modèle et porte chaque jour l’habit d’un individu différent.

L’Homme se renouvèle ainsi et le monde qu’il habite évolue également et ne demeure pas tel quel. L’Homme disparaît et est remplacé. Le monde varie constamment et chaque jour s’ouvre une porte donnant sur un nouveau monde.

D’un côté, la foi est une lumière dans la vie de chaque individu constituant la personne. D’un autre côté, elle illumine les mondes qui sont intérieur. La phrase لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ «Il n’y a d’autre divinité qu’Allah» n’est que l’interrupteur qui allume cette lumière.

L’Homme est contrôlé par l’âme, les penchants, les illusions et Satan. Tous profitent de son imprévoyance et le dupent pour étouffer sa foi jusqu’à obstruer les issues de la lumière de la foi en propageant les doutes et les illusions. Le monde de l’Homme contient tout le temps des mots et des actions conduisant à la désobéissance de la Charia, ce que certains imams considèrent même comme un degré de mécréance.

De là vient le besoin de renouveler sa foi à tout moment, à toute heure, et même chaque jour.

Question: Les théologiens scolastiques attestent de l’unicité après l’avoir prouvée, grâce à la raison, au monde entier auquel ils ont donné le titre de la possibilité et de l’occurrence. Un groupe de Soufis, afin de gagner la présence et la quiétude du cœur, a dit: لاَ مَشْهُودَ اِلاَّ هُوَ «Nul autre objet de témoignage que Lui», après avoir jeté le voile de l’oubli sur les créatures. Un autre groupe a dit: لاَ مَوْجُودَ اِلاَّ هُوَ « Il n’y a d’existant que Lui » et ont ainsi fait appartenir les créatures à un monde imaginaire et les ont jetés dans le néant pour gagner la quiétude et le calme du cœur. Mais tu prends un chemin opposé à ceux-ci et suis une méthode orthodoxe venant du noble Coran et tu as pris comme symbole à cette méthode: لاَ مَعْبُودَ اِلاَّ هُوَ  ·  لاَ مَقْصُودَ اِلاَّ هُوَ « Nul autre voulu que Lui … nul autre adoré que Lui ». Alors veuillez nous clarifier brièvement une seule preuve concernant l’unicité dans cette méthode coranique.

Réponse: Tout ce qui figure dans les « Segments » et les « Ecrits » montre cette méthode orthodoxe.

Maintenant, je vais mentionner brièvement, en réponse à votre demande, l’une de Ses grandes preuves et l’une de Ses longues démonstrations détaillées et incontestables.

Toute chose au monde ramène les choses au créateur de ce monde. Et tout prouve que les effets du monde viennent de Lui. Et chaque acte de création dans l’univers prouve que tous les actes de création sont de Lui. Et chacun des beaux-attributs qui se manifestent sur les choses créées montre que tous les attributs Lui appartiennent. Cela signifie que toute chose est la preuve d’une unicité claire et perçante menant à la connaissance divine.

En effet, toute influence, surtout l’être vivant, est un exemple miniature des créatures et représente un noyau du monde et un fruit du globe terrestre. C’est pourquoi le créateur de cet exemple miniature, du noyau et du fruit, doit forcément être aussi le créateur de toutes les créatures, car le créateur du fruit ne peut être autre que celui qui a créé l’arbre.

Donc tout effet ramène toutes les influences à leur source, et de même, toute action ramène toutes les actions à leur agent. Nous voyons que tout acte de création met en valeur une part des règles de la création, assez grandes pour l’univers entier et dont la force et la grandeur s’étendent des atomes aux galaxies. Cela signifie que l’agent de cet acte de création partielle doit forcément être aussi celui de toutes les actions qui touchent à la loi totale qui englobe l’univers à partir des atomes jusqu’aux galaxies.

Celui qui donne la vie à un moustique est sans aucun doute le même qui donne la vie à tous les insectes, à tous les animaux et à la Terre entière.

Et puis Celui qui fait tourner les atomes par l’attraction, comme un derviche tourneur, doit être Le même que celui qui meut toutes les choses créées, d’un mouvement enchaîné, même le soleil. Cela se justifie par la loi qui gouverne les choses créées: elle est une chaîne –dont les rouages s’attirent entre eux- et les actes y sont liés.

Tout effet ramène donc tous les effets à celui qui les crée. De même, toute action positive ramène toutes les actions à Son agent. De même, tout attribut qui se manifeste chez les créatures ramène tous les attributs à Son nom et prouve que tous sont Ses qualificatifs. Cela est dû au fait que tous les attributs qui se manifestent dans l’univers s’entremêlent comme des cercles entremêlés ou les sept couleurs de la lumière. Chacun soutient l’autre et chacun complète l’autre et l’embellit.

Exemple: L’attribut «al-Muhyi» (Celui qui fait vivre, qui donne la vie) se manifeste en une chose quand la vie lui est donnée. Puis se manifeste aussi l’attribut «Al-Hakim» (Le Sage) car Il met de l’ordre dans le corps de cet être vivant, ce corps qui est l’habitat de son âme. En même temps, se manifeste l’attribut «Al-Karim» (Le Généreux) pour orner ce nid, ce refuge. C’est alors que se manifeste également l’attribut «Al-Rahim» (Le Miséricordieux) pour fournir les besoins de ce corps. En même temps, se manifeste l’attribut «Al-Razzaq» (Le Pourvoyeur des subsistances) et il donne à cet être vivant les subsistances matérielles dont il a besoin, alors qu’il ne s’y attend pas, etc.

L’attribut «Al-Muhyi» désigne donc Celui qui porte également l’attribut «Al-Hakim» qui illumine l’univers et l’englobe. Il porte aussi l’attribut «Al-Rahim» qui offre aux êtres la miséricorde et la pitié; l’attribut «Al-Razzaq» lui appartient également car Il est celui qui couvre Ses créatures de Ses bienfaits, etc.

Cela signifie que chaque attribut, chaque action et chaque effet sont les preuves et le sceau de l’unicité. Chacun prouve que les mots, qui représentent des choses créées écrites dans les registres de l’univers et sur les lignes, au fil des âges, sont de l’écriture de leur Très-Haut Créateur.

اَللّٰهُمَّ صَلِّ عَلٰى مَنْ قَالَ: «اَفْضَلُ مَا قُلْتُ اَنَا وَالنَّبِيُّـونَ مِنْ قَبْلِى لآ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ» وَعَلٰۤى اٰلِهِ وَصَحْبِهِ وَسَلِّمْ

Seigneur, que la paix et le salut soient sur celui qui a dit « La meilleure chose que j’aie dite, moi et les prophètes qui m’ont précédé est: Nulle autre divinité qu’Allah», ainsi que sa famille et ses compagnons.

Cinquième sujet

Deuxièmement: Vous vous renseignez, mon frère, dans votre lettre à propos de la phrase لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ «Nulle autre divinité qu’Allah», suffit-elle à sauver une personne, sans forcément être suivie de la phrase مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللهِ «Muhammad est le Prophète d’Allah»?

La réponse à cette question est longue, mais nous dirons ici:

Les deux phrases constituant la Chahada (La profession de foi) ne se séparent pas. L’une prouve l’autre et la comporte. L’une ne peut être sans l’autre.

Et comme le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) est le dernier des prophètes (que la paix soit sur eux) et l’héritier de tous les messagers, il est donc sans aucun doute à la tête de toute voie qui mène à Dieu. Aucune autre voie que celle de Dieu –Sa voie et Son droit chemin-ne mène au salut.

Tous les imams de la connaissance et de l’authentification disent ce qu’exprime Saadi Al-Chirazi dans son poème qui signifie qu’il est impossible pour quelqu’un de suivre la voie de la clarté sans suivre le Prophète élu (que la paix et le salut soient sur lui). Certains dirent même que: «Toutes les voies sont bouchées, sauf la méthode mohammadienne). Mais parfois, il se peut que certains d’entre eux suivent la voie ahmedienne mais sans savoir si c’est la voie ahmedienne ou si elle y est comprise.

Il se peut parfois qu’ils ne connaissent pas le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), mais que la voie qu’ils prennent soit une partie de la voie ahmedienne.

Parfois, il se peut qu’ils ne pensent pas à la voie mohammadienne, se contentant de لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ «Nulle autre divinité qu’Allah» soit à cause de l’attraction envers autre chose, soit à cause d’une situation d’isolement.

Malgré cela, le côté le plus important de ces affaires est le suivant:

La non-acceptation diffère de l’acceptation du néant. Ce genre de personnes qui tiennent à l’attraction et à l’isolement, ou ceux qui n’ont jamais entendu dire ou qui ne savent pas, ainsi que leurs semblables qui ne connaissent pas le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ou qui ne pensent pas à lui en vue d’arriver à l’accepter et à être satisfaits de lui sont ignorants sur ce point et ne connaissent que la phrase لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ «Nulle autre divinité que Dieu» pour en arriver à connaître Dieu. Ceux-ci appartiennent peut-être aux sauvés. Mais ceux qui entendirent parler du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), qui connurent son invitation, et qui ne crurent pas, sont ceux qui connaissent Dieu mais ne croient pas en Lui. C’est parce que la phrase لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ «Nulle autre divinité qu’Allah» est utile à ce genre de personnes, pour qui l’unicité est salvatrice. Cet état n’est pas issu de la non-acceptation issue de l’ignorance et qui est considérée comme une excuse. C’est donc l’acceptation du néant et c’est une dénégation. Celui qui dénie le Prophète Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui), alors qu’il est le centre de la fierté et de l’honneur de l’humanité grâce à ses miracles et à son influence sublime, n’obtiendra sûrement pas de lumière et ne sera pas croyant en Dieu.

Nous nous contenterons de cela.

Sixième sujet

Troisièmement: Certaines expressions péjoratives concernant la voie de Satan, ont figuré dans le dialogue du « Premier point de recherche» entretenu avec Satan. Malgré la tentative de les atténuer par le mot «à Dieu ne plaise» et en essayant de les montrer comme une supposition impossible, j’ai quand même tremblé vue la gravité de la situation.

Et il y a de légères modifications dans la partie qui vous fut envoyée. Avez-vous corrigé votre exemplaire à la lumière de cela? Je vous lègue cela. Vous pouvez enlever les expressions que vous trouvez exagérées.

Cher frère!

Ce point de recherche est extrêmement important car le maître des athées, c’est Satan. S’il n’arrive pas à arrêter Satan par l’argumentation et la démonstration, au moins ses imitateurs ne le suivront plus. Le noble Coran a employé certaines expressions haineuses des mécréants pour y apporter une réponse. Cela m’a donné le courage de montrer la futilité de cette route satanique et son invalidité totale. J’ai employé –en tremblant- ces expressions qui montrent la stupidité à laquelle a eu recours le parti de Satan, selon leur voie. Je les ai citées sous la forme d’une supposition impossible pour montrer l’impasse que constitue la route de Satan. En les utilisant ainsi, je les ai groupées dans le fond du puits et nous avons occupé la place entière et en avons fait le royaume du Coran et avons travaillé à sa fin. Nous avons dévoilé leurs complots, alors regarde cette victoire à travers cet exemple:

Supposons qu’il y ait un très haut phare, aussi haut qu’un gratte-ciel. Et qu’en dessous, se trouve un puits profond dont le fond se situe au centre de la Terre. Deux groupes de personnes discutent de l’endroit où sera placé le muezzin dont la voix devrait arriver aux gens dans les différents pays du monde. A quelle marche de l’escalier du phare devrait-il se trouver, entre le ciel et le centre de la Terre?

Le premier groupe dit que le muezzin devrait être placé au sommet du phare pour lancer l’appel à la prière. Le monde entier l’entendrait, car il vient de haut, bien que nous ne puissions pas tous le voir. Mais chacun de nous peut néanmoins le voir à une certaine marche de l’échelle en montant et en descendant du phare.

C’est ainsi que nous pouvons savoir que le muezzin monte les marches du phare et qu’où qu’il soit placé, il appartient à un rang élevé.

Quant à l’autre groupe, l’équipe de l’idiot Satan, il dit:

Non, le muezzin devrait être placé au fond du puits et pas au sommet du phare, où on l’a vu. A savoir que personne ne l’a vu au fond du puits, ni n’arriverait à le voir, sauf s’il était une lourde pierre immobile. C’est seulement là qu’il peut être vu.

Le champ de discussion et de dispute entre ces deux groupes opposés est aussi grand que la distance qui s’étend du sommet du phare jusqu’au fond du puits.

Le groupe des illuminés, qui est aussi le parti de Dieu, choisit le sommet du phare pour placer le muezzin afin que les regards s’élèvent dans sa direction. Ils montrent qu’il appartient à un rang élevé par rapport aux hautes marches du phare, pour ceux qui ont un regard défaillant et ne pouvant s’élever aux hautes marches. Ils indiquent ainsi son rang élevé à chacun, selon son horizon et la portée de son regard. C’est pourquoi une petite preuve leur suffit à prouver que ce bon muezzin n’est pas un corps solide comme la pierre, mais qu’il est un humain capable de monter jusqu’aux rangs les plus élevés afin d’être vu en lançant l’appel à la prière de ce point-là.

Quant à l’autre groupe, le parti du Diable, il dit: Soit vous nous le faites voir alors qu’il est au sommet du phare, ou alors il appartient au rang de ceux qui résident au fond du puits. Ils s’arrêtent sur ce jugement d’une infinie stupidité.

Ils ignorent –par stupidité- que ce qui empêche le muezzin d’être vu au sommet du phare revient n’est autre que l’incapacité des gens à porter leurs regards vers un tel rang. Ils veulent contrôler toute la distance, sauf le sommet du phare.

Et pour mettre fin à la discussion entre les deux groupes, un homme se dirigea vers le champ et prononça ce discours destiné au parti du Diable:

Vous, le groupe maudit, si le rang de ce grand muezzin est d’être au fond du puits, il aurait fallu qu’il soit un corps dur comme une pierre sans vie ni force, il n’aurait pas été vu du tout, à quelque niveau que ce soit: du phare ou du puits. Mais puisque vous le voyez à tous les niveaux, il n’est donc en aucun cas un corps solide, irréel, sans vie et doit appartenir au sommet du phare. C’est pourquoi vous devez soit le situer au fond du puits –et vous ne pouvez aucunement le faire, ni n’en convaincre qui que ce soit- car votre champ de défense se limite au fond du puits. Quant au reste du champ, (la grande distance), elle appartient à ce groupe béni qui veut le montrer partout sauf au fond du puits. Ils sortent donc vainqueur de cette polémique.

Ainsi, le point de recherche avec Satan ressemble à cet exemple. Il occupe un champ qui s’étend sur une très grande distance, mais en même temps les coince dans un lieu très étroit, c’est le fond du puits. C’est impossible et totalement insensé et en même temps, il occupe toute la distance au nom du noble Coran.

Si on leur demandait: A quel rang situez-vous le Coran?

Ils diraient: C’est un livre doté d’humanité, guidant aux bonnes mœurs. Alors on leur dirait:

Donc ce sont les paroles de Dieu et vous êtes obligés d’accepter cette vérité car vous ne pouvez prononcer le mot « bonnes », car il n’existe pas dans la voie que vous suivez.

Il en serait de même si on leur demandait: Comment trouvez-vous le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) ?

Ils diraient: C’est un humain qui a de bonnes mœurs et un être intelligent. Alors on leur dirait:

Donc vous devez croire en lui, car s’il a de bonnes mœurs et est intelligent, il est donc le messager de Dieu car le mot « bonnes » n’existe pas dans la voie que vous suivez.

Ainsi, il est possible d’appliquer ce genre de démonstration de la vérité sur le reste des exemples.

Suite à cela, ce «Premier point de recherche» qui comporte le débat avec Satan sauve la foi des croyants grâce à la plus petite preuve, sans qu’ils n’aient besoin de connaître les miracles ahmediens et les démonstrations incontestables qu’ils induisent. Chacun des états ahmediens et chaque trait mohammadien, ainsi que chaque étape prophétique est comme l’un des miracles du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) qui montre et qui prouve qu’il appartient au rang le plus élevé et pas du tout au fond du puits.

Septième sujet

Une affaire comportant une morale:

Je fus obligé de montrer la générosité de Dieu et Sa protection concernant le service consacré au Coran. Sept preuves remonteront le moral à une partie de mes compagnons qui furent sujets aux doutes et qui furent touchés par la langueur lorsqu’il s’agissait de travailler pour le Coran. J’ai dû faire ce travail pour sauver certains de mes compagnons sensibles qui se sont facilement laissé influencer.

Parmi les sept preuves, quatre concernent des personnes qui furent mes amis et qui prirent la position de mes ennemis me reprochant de me consacrer au travail pour le Coran et non envers ma personne. Ils prirent cette position pour un appétit des biens de ce bas-monde, ils furent alors fortement contrariés.

Quant aux trois preuves restantes, elles sont destinées à des personnes qui furent de vrais amis fidèles et qui le sont toujours. Mais ils n’ont pas manifesté de noblesse –que supposent la fidélité et la fraternité- pour gagner l’amour des habitants du bas-monde et leur admiration envers eux, et pour profiter des intérêts du bas-monde et échapper aux catastrophes. Mais ces trois amis ont malheureusement reçu un blâme, contrairement à ce qu’ils attendaient.

La première personne de celles qui furent des amis en apparence et qui manifestèrent une hostilité, est un directeur en charge. Il m’a demandé une copie du livre « Le dixième Segment » avec insistance, alors je la lui ai donnée.

Mais il prit le parti hostile et quitta mon amitié en vue d’être muté à une position supérieure puis il présenta un message au wali (gouverneur), sous forme de rapport et de plainte à mon encontre. Il fut expulsé au lieu d’être muté à un rang plus élevé, ce qui représenta une faveur et une générosité divines au service du noble Coran.

La deuxième personne est un autre directeur en charge, il fut un ami mais il prit la position d’ennemi et de rival, non à ma personne, mais parce que je travaille au service du noble Coran. Il prit ce parti pour obtenir la satisfaction de ses directeurs et celle des gens du bas-monde afin de les attirer vers lui. Mais il reçut un gros coup contraire à ce qu’il souhaitait. Il fut jugé dans un procès auquel il n’avait jamais pensé. Il demanda à un serviteur du Coran de prier Dieu de le sauver, et il eut cette prière.

La troisième personne est un professeur d’école. Il était notre ami en apparence et je lui vouais une amitié sincère mais il prit la position d’ennemi pour être muté à Bârlâ. Mais il ne parvint à ses fins: il fut convoqué à l’armée et éloigné de Bârlâ.

La quatrième personne est un professeur d’école que je trouvais sérieux en matière de religion et il connaissait le noble Coran par cœur. Je lui montrai de l’amitié sincère pour l’amour de Dieu, peut-être Dieu lui offrirait la chance de se mettre au service du Coran. Mais –à peine eût-il parlé à un fonctionnaire- qu’il prit une position hostile envers nous en vue d’attirer vers lui les gens du bas-monde. Mais il reçut un gros coup contraire à ce qu’il souhaitait: son inspecteur le critiqua fortement et l’expulsa de son travail.

Ces quatre personnes ont reçu une bonne leçon, pour avoir pris une position hostile envers le service du Coran.

Quant aux trois autres amis, ils reçurent un avertissement –pas une punition- pour avoir manqué aux principes de l’amitié.

Le premier: C’est l’un de mes élèves sérieux et sincères qui ont une place importante (dans le domaine du travail pour le Coran). C’est une personne respectable qui écrivait régulièrement les «Segments» et les propageait. Mais il cacha les «Segments» qu’il écrivit et arrêta pendant une certaine période de copier et de répandre les «Segments» à cause de l’arrivée d’un grand responsable aux habitudes étranges et à cause de l’occurrence d’un certain incident, pour éviter des problèmes avec les gens du bas-monde. Mais suite à l’interruption du travail au service du Coran, il reçut l’avis d’une amende de mille Lires à payer en un an. Lorsqu’il décida de reprendre la copie, et qu’il retourna à sa situation antérieure, il fut acquitté de ce procès entrepris contre lui et il fut innocenté, Dieu merci. Il fut sauvé de cette amende de mille Lires, surtout qu’il est pauvre.

Le deuxième est un ami fidèle, noble et courageux, il était mon voisin il y a cinq ans. Mais je ne le vis plus pendant des mois et il ne me rendit même pas visite pendant le mois de Ramadan, ni à la fête. Cette négligence de sa part avait pour but d’attirer vers lui les gens du bas-monde, d’obtenir leur satisfaction, surtout celui du responsable qui arriva récemment. Mais il fut déçu et contrarié car ce responsable perdit ses pouvoirs dès que l’affaire du village fut achevée.

Le troisième connaissait le Coran par cœur et me rendait visite une ou deux fois par semaine. Il fut nommé imam d’une certaine mosquée et me quitta afin d’arriver à une position religieuse élevée. Il me quitta et ne me rendit même pas visite à la fête. Mais contrairement à ce qui arrive d’habitude, il n’obtint pas cette position, bien qu’il eût travaillé dur pendant trois mois.

Ces exemples sont nombreux mais je ne veux pas en citer davantage pour ne pas blesser certaines personnes. Ce sont des exemples distincts pouvant être considérés comme de faibles preuves, mais leur convergence n’est pas due au hasard et engendre une conviction et une quiétude. Cela indique que nous travaillons au sein de la miséricorde divine. C’est donc grâce au service du Coran que nous jouissons de la protection divine, et nullement pour notre propre personne, car rien ne fait que je mérite cette miséricorde divine.

Il faut que mes chers amis comprennent bien cela et qu’ils délaissent les illusions et les sources de doute. C’est spécialement pour eux que je le montre, car la générosité divine nous vient grâce au travail mis au service du Coran. Nous ne faisons pas ce travail pour nous en vanter, mais c’est un remerciement à Dieu. L’ordre divin est clair dans Son verset: وَاَمَّا بِنِعْمَةِ رَبِّكَ فَحَدِّثْ « Et quant aux bienfaits de ton Seigneur, raconte-les » (Le plein jour :11).

Huitième sujet

C’est la question du troisième exemple du troisième point de la cinquième des raisons qui entravent la jurisprudence au temps présent du « Vingt-septième Segment ».

Une question importante: Certains savants et chercheurs disent que:

Si les termes coraniques, les évocations transmises et les louanges de Dieu conservées illuminent tous les aspects des spiritualités intérieures de l’Homme et nourrissent son âme, ne serait-il pas préférable que chaque peuple formule tout cela dans sa propre langue pour en faciliter la compréhension? Les termes, à eux seuls, ne donnent pas le but voulu, car en réalité ce sont des moules contenant des significations.

Réponse: Les termes et mots coraniques, ainsi que les évocations prophétiques ne sont pas un habit solide qui peut être changé, mais sont comme la peau vivante du corps. Elle est véritablement devenue vivante au fil du temps et il est incontestable que le changement de la peau fait du mal au corps.

Et puis ces mots bénis pendant la prière et pendant l’évocation et pendant l’appel à la prière sont devenus la bannière de leurs significations islamiques et répondent à la Charia. Dans un tel cas, les titres sont irremplaçables.

Je suis parvenu à cette vérité après une méditation et une étude minutieuse sur une histoire dont j’ai été témoin, et qui est la suivante:

Quand je récitais la sourate Al-Ikhlas (La foi pure et exclusive), le jour de ’Arafa, et que je la répétais cent fois, j’ai remarqué qu’une partie de mes sens spirituels, après avoir reçu leur nourriture par ma répétition, se sont lassés et se sont arrêtés. Puis la force de ma réflexion s’est dirigée vers l’interprétation, puis a pris sa part, s’est arrêtée et s’est lassée. Le cœur qui goûte aux significations relatées et atteignant l’âme, lui aussi s’est tu, après avoir reçu sa part de répétition.

Par contre, avec la persévérance et la répétition continuelle de la lecture, j’ai trouvé qu’une partie des facultés spirituelles chez les humains ne se lasse pas facilement: l’insouciance, nocive pour la force de la réflexion, n’est pas nocive pour les facultés spirituelles de l’homme. Au contraire, il continue à prendre sa part de façon à ne pas avoir besoin d’examiner et de réfléchir au sens. Le sens coutumier, qui est un titre lui suffit, et il se contente du mot et du sens global de ces mots riches et rassasiants. Ils pourraient engendrer une lassitude et un ennui quand la réflexion se dirige vers la signification, car les facultés spirituelles n’ont pas besoin d’apprentissage et de compréhension, mais plutôt de rappel, de guidance et d’encouragement.

C’est pourquoi, le mot qui symbolise la peau suffit à ces facultés spirituelles pour remplir son rôle et mener au sens, surtout que ces mots arabes sont une source jaillissante éternelle. Ils rappellent les paroles divines.

Après avoir essayé cela moi-même, il s’est avéré que:

L’expression, en quelque autre langue que l’arabe, concernant les vérités de l’appel à la prière, des évocations de la prière, la sourate de l’Ikhlas (La foi pure et exclusive) et la Fatiha (première sourate de L’ouverture) qui se répètent toujours est très nocive. La cause en est que les facultés spirituelles permanentes restent privées de leur part permanente, après avoir perdu les sources réelles et éternelles, qui sont les mots divins et prophétiques. En plus, au moins dix hasanat (récompenses) sont perdues pour chaque lettre. Et à cause du manque de quiétude et de la présence du cœur de chacun pendant la prière, les expressions humaines traduites causent, en cas de distraction, une déviance de l’âme et autres malheurs.

Comme l’a dit l’imam Abou-Hanifa (que Dieu soit satisfait de lui): لاَۤ اِلٰهَ اِلاَّ اللهُ «Nulle autre divinité que Dieu» est la bannière de l’unicité. Nous disons également que: La grande majorité des mots servant à l’évocation et la louange de Dieu, surtout les mots de l’appel à la prière et l’évocation sont devenus comme des noms éternisés. On regarde donc leurs significations dans le contexte islamique de la Charia plus qu’on ne regarde leurs sens linguistique. C’est pourquoi, selon la Charia, on ne peut absolument pas les remplacer.

Quant à leurs sens que doit comprendre chaque croyant, n’importe quelle personne peut comprendre et apprendre leur sens global en un temps minime. Comment excuser ce musulman qui passe sa vie à se remplir l’esprit et le cerveau de ce qui ne le concerne pas, et ne consacre pas une petite partie de son temps à comprendre ces significations, qui sont les clés de sa vie éternelle et de son bonheur éternel? Comment peut-il être considéré comme un musulman? Et comment peut-on le juger comme une personne raisonnable?

Est-il raisonnable de gâcher ces mots qui portent ces lumières pour la paresse de ces flemmards?

Quand un croyant dit, dans n’importe quelle langue: «Sobhan Allah» (Gloire à Allah), il sait qu’il glorifie Dieu, le Très-Haut… Une fois ne suffit-elle pas? Par contre, s’il se limite au sens abstrait, dans sa propre langue, il n’apprend donc que selon sa façon de penser et sa compréhension personnelle, et il ne réfléchirait qu’une seule fois à cette phrase. En fait, il répète ce mot béni plus de cent fois par jour, et en plus de cette compréhension de l’intellect, le sens global qui coule dans le mot et s’y mêle est la source de grandes lumières et de grandes richesses. Les mots arabes véhiculent leur propre signification, leur sacralité, leur lumière et leur richesse, car ils sont des mots divins.

Pour conclure: Nul autre terme ne peut remplacer les mots coraniques, qui sont les sources de la sacralité religieuse. Aucun autre terme ne pourra jamais les remplacer ni jouer leur rôle, à cause de leur sacralité, leur élévation et leur continuité, même s’il donne temporairement seule une petite part de leur sens. Quant aux affaires religieuses –sauf les nécessités- elles non plus n’ont pas besoin que l’on substitut leurs mots car ce besoin se dissipe avec les conseils, la guidance et le prêche continuels.

Résultat: L’universalité et la grande portée de la langue arabe classique, ainsi que la clarté inimitable des termes coraniques entravent la traduction de ces termes, c’est pourquoi ils ne sont pas traduisibles, il est même impossible de les traduire. Que celui qui doute de cela se réfère au « Vingt-cinquième Segment », concernant les miracles coraniques pour voir le rang du verset coranique dans sa brièveté, sa structure, sa globalité, sa beauté et sa fine signification. Où en est la traduction qui n’est finalement qu’un sens obturé, manquant et limité?

Neuvième sujet

(Une importante question dévoilant l’un des aspects du gouvernement)

Les personnes qui tiennent à la vérité et à la droiture qu’on appelle «ahl al-sunna wal jama’a» (les gens du modèle prophétique et du consensus) et qui représentent la grande majorité du monde islamique, ont sauvegardé les vérités du Coran et de la foi, dans leur blanche pureté éblouissante, en suivant la noble méthode à la lettre, telle qu’elle est, sans manque et sans ajout. La majorité absolue des aimés de Dieu appartiennent à cette communauté. Mais on vit d’autres aimés de Dieu sur une voie opposée à celle des «ahl al-sunna wal jama’a» s’écartant d’une partie de leurs constitutions. Les chercheurs spécialisés dans les affaires de ces aimés de Dieu se divisent en deux groupes:

Le premier: Ce sont ceux qui ont nié leur position d’aimés de Dieu et leur qualité de bonnes personnes, à cause de leur désaccord avec les principes fondamentaux des «ahl al-sunna wal jama’a». Ils sont même allés plus loin que la dénégation: ils ont jugé certains d’entre eux de mécréants.

Quant à l’autre: Ce sont ceux qui les suivirent et qui confirmèrent leur position d’aimés de Dieu, ils furent satisfaits d’eux. C’est pourquoi ils dirent que la vérité ne se limite pas à la voie des «ahl al-sunna wal jama’a». Ils formèrent donc suite à cette phrase un groupe nouveau qui s’engagea vers la déviation, oubliant que celui qui suit la bonne voie le fait pour lui-même, il ne doit pas nécessairement guider les autres vers la bonne voie. Et si les personnes âgées parmi eux étaient excusables en ce qui concerne les erreurs qu’elles commirent, pour leur état de derviches, elles ne sont pas excusées de suivre le même chemin qu’eux.

Il y a un troisième groupe: Ceux qui ont pris une voie du juste milieu. Ils n’ont pas nié la position d’aimés de Dieu de ceux-ci, mais ils n’ont pas accepté leur voie et leur méthode. Ils dirent : les paroles qu’ils ont prononcées, qui s’opposent aux principes de la Charia proviennent soit de la difficulté des circonstances qu’ils vivent, ce qui leur fait commettre des erreurs, soit ce sont des égarements ressemblant aux versets équivoques dont nous ne connaissons pas la signification ni n’en comprenons la portée.

Le premier groupe, surtout les superficiels qui se fient aux apparences ont nié l’autorité à plusieurs grands aimés de Dieu –malheureusement- avec l’intention de préserver la voie des «ahl al-sunna wal jama’a». Ils les jugèrent déroutés.

Quant aux autres, ceux qui les approuvent, ils ont laissé la voie de la vérité et lui ont tourné le dos, par bonne intention exagérée envers leurs cheikhs. Certains d’entre eux se sont en effet laissé emporter vers la déroute.

Sur ce point, une chose me préoccupait beaucoup:

J’ai invoqué Dieu pour qu’il damne un groupe de déroutés à une période importante, mais une très grande force intérieure m’a empêché de faire l’invocation contre eux, me l’a rendue amère et m’a empêché de la renouveler. Puis j’ai remarqué que ces déroutés persistent dans ses actions absurdes et exagèrent leurs droits en entraînant des gens derrière eux vers le précipice de l’abîme. A cette fin, ils usent d’une force morale qui leur facilite la tâche. Ils réussissent donc leurs actions, pas seulement par l’obligation, mais une partie des croyants se laisse entraîner derrière eux et se font piéger à cause de leur penchant vers ceux qu’ils suivent, alors ces croyants les pardonnent et ne les trouvent pas si corrompus que cela!

Quant je sentis ces deux secrets, je fus pris d’étonnement et de peur, je m’exclamais alors:

Gloire et pureté à Dieu! Une autorité peut-elle aller dans une direction contraire au Droit? Et se peut-il que les chercheurs de la vérité et de l’amour de Dieu puissent suivre le puissant courant de la déroute?

Puis, pendant le jour béni de ’Arafa, en ce fameux jour, je récitais la sourate «Al-Ikhlass» cent fois et la répétais encore et encore, suivant la coutume islamique appréciée. Il me vint au cœur impuissant, grâce à la miséricorde divine venant de cette récitation bénie, la vérité suivante, s’ajoutant à ce qui fut cité dans «La réponse à une question importante»:

A vrai dire, une partie des aimés de Dieu, malgré la raison et les jugements logiques dont ils font preuve, sont des derviches. Ils ressemblent à «Jebali Baba» dont la fameuse histoire remonte à l’époque du Sultan Mohamed Al-Fateh, une histoire pleine de sens.

Une autre partie des aimés de Dieu, bien qu’ils appartiennent aux gens raisonnables, éveillés et matures, dévient parfois de la voie de la raison et des jugements logiques. Une partie de ce groupe est sujet aux confusions. Ils commettent des erreurs sans s’en rendre compte.

Quant aux derviches, une partie d’entre eux est protégée par Dieu, ils ne sont pas déroutés ni ne se laissent entraîner avec les déroutés. Alors qu’une autre partie n’est pas protégée par Dieu, ils font peut-être partie des groupes d’hérésie religieuse et de déroute, il se peut même qu’ils fassent partie des mécréants.

Comme ils ont perdu la raison –que ce soit temporaire ou permanent- ils sont jugés comme de gentils fous bénis, c’est à dire qu’ils ne sont pas jugés. Ce sont des fous bénis et libres d’action, car ils ne sont pas responsables. Et comme ils ne sont pas responsables, ils ne sont pas jugés d’après leur comportement. Bien que leur patronage de derviches soit respecté par les gens, ils suivent ceux qui inventent des hérésies et deviennent un moyen d’égarer les croyants qui prennent la voie de l’hérésie.

Dixième sujet

( Ce passage fut écrit en réponse au rappel de certains amis de la constitution d’une règle concernant les visiteurs )

Que tout le monde sache que celui qui nous rend visite, dans le but de servir des affaires concernant la vie du bas-monde, trouvera là une porte fermée. S’il vient nous voir dans le but de servir sa vie de l’autre monde, cette direction a deux portes: soit il s’imagine que je suis un homme béni, possesseur d’un rang spécial auprès de Dieu et que c’est pour cette raison qu’il vient nous voir, il trouvera là également une porte fermée. Je ne suis pas satisfait de moi-même ni de ceux qui m’admirent. Dieu soit loué mille fois pour m’avoir rendu insatisfait de moi-même.

Quant à l’autre direction, on vient me voir car je suis au service du Coran et je guide les gens à lui, rien de plus. Bienvenue à ceux qui nous viennent par cette porte.

Ceux-ci sont également de trois genres. C’est soit un ami, un frère ou un étudiant.

Les qualificatifs requis pour un ami: Il faut qu’il soit un sérieux partisan de notre travail de propagation des lumières coraniques «Les lettres de la lumière», qu’il ne penche pas vers l’absurde, l’hérésie et la déroute du cœur. Il faut aussi qu’il essaie d’être utile à lui-même.

Les qualificatifs requis pour un frère: Il faut qu’il veuille sérieusement et réellement répandre les Lettres, il faut également qu’il soit de ceux qui font régulièrement les cinq prières et qu’il s’éloigne des sept péchés capitaux.

Les qualificatifs requis pour un étudiant: Il faut qu’il prépare les «Lettres de la lumière» comme s’il en était l’auteur et qu’il leur accorde un grand intérêt. Qu’il les défende comme si elles étaient son royaume et qu’il considère la propagation de ces lumières et le travail à leur fin comme étant l’œuvre de sa vie.

Ces trois rangs sont liés aux trois aspects de ma personnalité.

L’ami se liera à ma propre personnalité; le frère se liera à ma personnalité d’adorateur de Dieu. Quant à l’étudiant, il se liera à moi pour ma position de prêcheur et de guide vers le noble Coran.

Ce genre de rencontre porte trois fruits:

Le premier: En ce qui concerne le prêche au Coran, il recevra les trésors du Coran de ma part ou des «Lettres de la Lumière», même s’il ne s’agit que d’une seule leçon.

Le deuxième: En ce qui concerne l’adoration de Dieu, il partagera avec moi ma récompense dans l’autre monde.

Le troisième: Nous nous dirigerons ensemble vers la miséricorde divine, nos cœurs liés, nous épaulant au service du Coran et en Lui demandant le succès et la guidance vers la bonne voie.

L’étudiant serait présent avec moi, chaque matin, que ce soit par sa chaire ou par son imagination.

Le frère serait présent avec moi pendant mes invocations, par bribes, en chaire et en os, et parfois par son imagination et il partagerait avec moi la récompense de l’autre vie, et ferait partie des autres frères. Nous entrerions tous dans le champ de la miséricorde divine. Quand je dis «Mes frères et mes sœurs», il en fait partie et si je ne le connais pas personnellement, Dieu le connaît mieux et le voit mieux.

L’ami est inclus dans mon invocation car il fait partie des frères en général, tant qu’il accomplit ses devoirs obligatoires et qu’il s’éloigne des péchés capitaux.

Ces trois rangs devront également m’inclure dans leurs gains de l’autre monde.

اَللّٰهُمَّ صَلِّ عَلٰى مَنْ قَالَ: (اَلْمُؤْمِنُ لِلْمُؤْمِنِ كَالْبُنْيَانِ يَشُدُّ بَعْضُهُ بَعْضًا) وَعَلٰۤى اٰلِهِ وَصَحْبِهِ وَسَلِّمْ

سُبْحَانَكَ لاَعِلْمَ لَنَاۤ اِلاَّ مَاعَلَّمْتَنَاۤ اِنَّكَ اَنْتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ

وَقَالُوا الْحَمْدُ ِللهِ الَّذِى هَدٰينَا لِهٰذَا وَمَا كُنَّا لِنَهْتَدِىَ لَوْلاَۤ اَنْ هَدٰينَا اللهُ لَقَدْ جَاۤءَتْ رُسُلُ رَبِّنَا بِالْحَقِّ

اَللّٰهُمَّ يَا مَنْ اَجَابَ نُوحًا فِى قَوْمِهِ،  ·  وَيَا مَنْ نَصَرَ اِبْرَاهِيمَ عَلٰى اَعْدَاۤئِهِ،  ·  وَيَا مَنْ اَرْجَعَ يُوسُفَ اِلٰى يَعْقُوبَ،  ·  وَيَا مَنْ كَشَفَ الضُّرَّ عَنْ اَيُّوبَ،  ·  وَيَا مَنْ اَجَابَ دَعْوَةَ زَكَرِيَّا،  ·  وَيَا مَنْ تَقَبَّلَ يُونُسَ ابْنَ مَتّٰى.. نَسْئَلُكَ بِاَسْرَارِ اَصْحَابِ هٰذِهِ الدَّعَوَاتِ الْمُسْتَجَابَاتِ اَنْ تَحْفَظَنِى وَتَحْفَظَ نَاشِرَ هٰذِهِ الرَّسَاۤئِلِ وَرُفَقَاۤءَهُمْ

مِنْ شَرِّ شَيَاطِينِ اْلاِنْسِ وَالْجِنِّ وَانْصُرْنَا عَلٰى اَعْدَاۤئِنَا وَلاَ تَكِلْنَاۤ اِلٰى اَنْفُسِنَا وَاكْشِفْ كُرْبَتَنَا وَكُرْبَتَهُمْ وَاشْفِ اَمْرَاضَ قُلُوبِنَا وَقلُوبِهِمْ اٰمِينَ اٰمِينَ اٰمِينَ

Seigneur, que la paix soit sur celui qui a dit: « Le croyant est pour le croyant comme un édifice dont les briques se soutiennent les unes les autres », ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

«Gloire et pureté à Toi ! Nous n’avons de science que ce que Tu nous as enseigné – C’est Toi Le Savant et Le Sage par excellence»

« Et ils dirent : « La louange est à Dieu qui nous a guidés à ceci alors que nous n’y étions nullement disposés si Dieu ne nous avait point guidés. Certes les Messagers de notre Seigneur ont effectivement apporté la vérité. »

Seigneur! Tu as exaucé la prière de Noé concernant son peuple, Tu as donné la victoire à Abraham contre ses ennemis, Tu as rendu Joseph à Jacob, Tu as enlevé le mal qui avait atteint Ayoub (Job), Tu as exaucé l’évocation de Zacharia, Tu as accepté Younous, fils de Matthieu; Nous Te demandons, par les miracles de ces invocations exaucées, de nous protéger et de protéger ceux qui propageront ces messages, ainsi que leurs compagnons, contre les Diables parmi les humains et les djinns et accorde-nous de vaincre nos ennemis, ne nous laisse pas dépendre de nous-mêmes, dissipe notre malheur, ainsi que le leur et guéris nos maladies de cœur, ainsi que les leurs. Amen, amen, amen.